COMPTE À REBOURS - À trois mois du premier tour, Eric Zemmour aurait réussi à lever 9 millions d'euros pour faire campagne, selon ses équipes. En revanche, il n'arrive pas à faire décoller le nombre de ses parrainages, bloqué autour de 300.

Certes, l'argent est le nerf de la guerre. Mais s'il ne recueille pas les 500 parrainages obligatoires pour être officiellement candidat à l'élection présidentielle, même des millions ne serviront à rien à Eric Zemmour. Dans la même journée, ce jeudi 6 janvier, l'ex-journaliste et son entourage se sont félicités d'avoir levé 9 millions d'euros pour faire campagne. Dans le même temps, ils ont indiqué ne pas avoir atteint le nombre de promesses de signatures d'élus requis pour être sûr d'être présent sur la ligne de départ le 11 mars prochain, date de la publication officielle des candidats. 

Confirmant une information d'Europe 1, l’entourage d’Eric Zemmour a ainsi revendiqué jeudi auprès de LCI avoir récolté environ 9 millions d’euros pour la campagne présidentielle à la date du 31 décembre 2021. Cet argent proviendrait des dons et des adhésions au parti Reconquête, qui compterait 75.000 adhérents. Toutefois, ce montant, déclaratif, est impossible à vérifier. 

Selon les informations de LCI, le candidat souhaite également emprunter de l'argent auprès d’un établissement bancaire. Si les banques étaient frileuses pour prêter au polémiste, "avec 9 à 10 millions d’euros, on peut faire une belle campagne déjà", se rassure l'un de ses proches. 

"300 promesses" de parrainages

Mais dans le même temps, Eric Zemmour a avoué être en difficulté dans sa récolte de parrainages auprès des élus, affirmant s'appuyer sur "300 promesses" de parrainages à ce stade. "C'est à la fois beaucoup parce qu'on n'a pas d'élus, mais en même temps ce n'est rien puisqu'il en faut 500 et que tout le monde nous dit qu'il en faut 600, voire 700 (promesses) car les gens se rétractent au dernier moment", a-t-il confessé.

Le polémiste a réclamé un coup de pouce de l'Association des maires de France (AMF). "Je fais un appel à David Lisnard", le président de l'AMF. "Je lui propose de demander aux maires de faire un 'pool' de signatures et de donner les signatures à tous les candidats qui sont au minimum, je ne sais pas, à 5 ou 8% dans les sondages, c'est lui qui décidera. Que les noms (des maires) ne veuillent plus rien dire puisque ce sera décidé par tous les maires. Je pense que ce serait une mesure démocratique et je ne parle pas seulement pour moi", a-t-il estimé.

Plus tard dans la journée, Davis Lisnard a rappelé que son association n'avait pas de compétence en la matière. "La règle de parrainage des candidats à l'élection présidentielle est du seul ressort législatif, en l’occurrence de la loi organique, donc de la compétence du gouvernement et du Parlement". Aussi, il a souligné que son association "ne donne jamais une directive à ses membres, dans aucun domaine" et qu'elle "ne peut se substituer à eux dans l’exercice de leurs compétences".

Le 1er décembre dernier, le responsable des parrainages du souverainiste avait indiqué à LCI avoir recueilli 270 signatures et avait expliqué qu'il s'appuyait dans sa mission sur un réseau de "500 à 600 ambassadeurs sur tout le territoire national, organisés autour de référents départementaux et régionaux". La collecte des parrainages démarre officiellement le 30 janvier, jusqu'au 4 mars, date limite de leur dépôt.


J.F

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