Nicolas Sarkozy encourage sa famille politique à répondre "à l'appel au rassemblement d'Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle".
Une prise de position critiquée au sein des Républicains et qui va à l'encontre de la position adoptée lundi par le parti en prévision du second tour.

Nicolas Sarkozy n'appelle pas seulement à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. Dans un communiqué publié ce mardi, l'ancien président de la République souhaite également que sa famille politique réponde "à l'appel au rassemblement d'Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle". Une prise de position qui ne fait pas l'unanimité au sein des Républicains, et qui va à l'encontre de la position officielle adoptée lundi par le parti. 

Dans une motion votée à 87%, ils écrivent qu'"aucune voix" ne doit aller à Marine Le Pen mais n'appellent pas clairement à voter pour le chef de l'État. Surtout, alors que dimanche Emmanuel Macron a dit "tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France" afin de rassembler autour de lui toutes les sensibilités, ils rappellent que "les Républicains ne sont fongibles ni dans le macronisme, ni dans le lepénisme".

Le parti unique voulu par Macron est un danger majeur."
Aurélien Pradié

"Le parti unique voulu par Macron est un danger majeur", a ainsi confirmé le secrétaire général des Républicains et député Aurélien Pradié sur Twitter quelques minutes après la sortie du silence de Nicolas Sarkozy. "Pour notre démocratie, pour nos valeurs, pour le boulevard qu’il ouvre aux extrêmes. Jamais je ne l’accepterai." 

"La responsabilité de la droite républicaine, c’est d’incarner une alternative crédible au macronisme qui divise les Français. Se fondre dans un rassemblement autour d'Emmanuel Macron, c’est laisser aux seuls extrêmes les rôles d’opposants, et donc leur offrir à terme le pouvoir", a ajouté le député et secrétaire général adjoint du parti Pierre-Henri Dumont. 

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a également rappelé qu'il s'agissait d'un avis personnel et en aucun cas celui de sa famille politique. "Nous ne reconstruirons pas la droite en nous diluant dans le macronisme. Nous rebâtirons sur la fidélité à nos convictions", a-t-il écrit sur Twitter.

Le député du Vaucluse Julien Aubert a lui regretté une prise de position tardive et indiqué qu'il ne suivrait pas cet appel. Lui aussi à contre-courant de son parti, il a déjà annoncé qu'il voterait blanc, refusant de prendre part au front républicain contre Marine Le Pen. 


Justine FAURE

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