Élection présidentielle 2022

Présidentielle : que proposent Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour les jeunes et les étudiants ?

Maëlane Loaëc
Publié le 14 avril 2022 à 19h03, mis à jour le 14 avril 2022 à 19h27
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Source : JT 20h Semaine

Resté discret jusqu'alors, le thème de la jeunesse pourrait s'imposer dans la bataille électorale, suite à plusieurs protestations étudiantes contre les finalistes de l'élection.
Emmanuel Macron et Marine Le Pen proposent plusieurs mesures axées sur le pouvoir d'achat, la formation et l'emploi des vingtenaires.

Depuis mercredi, des centaines d'étudiants se mobilisent sur des campus de Paris, Nancy ou encore Reims, pour protester contre l'affiche du second tour de la présidentielle. Nombre d'entre eux ont voté pour Jean-Luc Mélenchon et renvoient dos à dos les deux finalistes, incapables à leurs yeux de s'atteler à leurs préoccupations, en particulier sur les volets écologiques et sociaux. De leur côté, Emmanuel Macron et Marine Le Pen déploient plusieurs propositions pour garantir davantage de pouvoir d'achat aux jeunes, lutter contre la précarité étudiante et favoriser l'insertion à l'emploi. 

Emmanuel Macron mise sur le contrat d'engagement jeune et une "grande réforme des bourses"

Pour sa part, le président-candidat refuse d'étendre le RSA aux 18-25 ans, lui préférant le dispositif du contrat d'engagement jeune mis en place à la toute fin de son quinquennat, début mars, destiné à quelque 400.000 "décrocheurs" de moins de 26 ans, sans emploi ni études depuis plusieurs mois. En contrepartie d'une allocation financière de 200 à 500 euros, versée sur six à douze mois, les bénéficiaires suivent 15 à 20 heures d'accompagnement par semaine pour découvrir un métier, se former ou trouver un emploi.

Sur le volet des étudiants, il souhaite ouvrir davantage de places dans le supérieur, en fonction des besoins, et "lancer une grande réforme des bourses et des aides au logement étudiantes", à l'heure où, selon lui, 40% des jeunes qui ne vivent plus avec leurs parents "sont en dessous du seuil de pauvreté", comme il l'expliquait vendredi au média en ligne Brut. 

Quant aux APL, leur versement serait automatisé pour éviter le non-recours, et pour les étudiants en situation de handicap, il propose une aide spécifique "pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois", a-t-il précisé à L'Étudiant. Il souhaite également de développer des "jobs étudiants adaptés, en lien avec les universités et les Crous", comme des emplois au sein des bibliothèques universitaires.

Au sujet de Parcoursup, la plateforme d'orientation post-lycée mise en place sous son mandat, Emmanuel Macron s'est félicité d'avoir mis fin à un "tirage au sort injuste", mais reconnaît des lacunes et promet "plus de visibilité, plus d’informations sur l’insertion des filières et plus d’accompagnement". Le candidat marcheur souhaite aussi faire du lycée professionnel une "voie d'excellence", et développer son Pass Culture de 500 euros pour tous les jeunes de 18 ans.

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La candidate du RN prévoit de nombreux avantages pour les moins 30 ans, sans conditions de ressources, au rang desquelles une dotation à la création d'entreprise et l'exonération d'impôts sur le revenu, ainsi que sur les sociétés pendant cinq ans, pour lutter contre le chômage des jeunes.

Elle souhaite également rendre les transports ferroviaires gratuits pour les 16-25 ans, mais aussi instaurer une "priorité nationale" pour la location de logements étudiants, dont elle aimerait par ailleurs élargir le parc en en construisant 100.000 supplémentaires dans les zones où la demande est la plus forte. Pour soulager ceux qui travaillent en parallèle de leurs études, elle propose aussi un complément de revenu pour tous à hauteur de 20%, plafonné à 200 euros, et à 30%, plafonné à 300 euros, pour les boursiers.

Sur le volet de l'insertion, Marine Le Pen mise sur l'alternance, que ce soit en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, en allouant un "chèque formation" aux entreprises qui embaucheraient un jeune en alternance, d'un équivalent de "50% de ce que coûterait la formation d’un jeune s’il était scolarisé dans une filière générale", soit "une hausse de 230 euros de la rémunération mensuelle pour tous les moins de 18 ans et de 330 euros pour les 18–25 ans", a-t-elle précisé à L'Étudiant

De manière générale, elle désire "inciter les jeunes à entrer sur marché du travail tôt" : "Tous ceux qui le feront avant 20 ans, avec un emploi significatif, pourront partir (à la retraite) à 60 ans avec 40 annuités", a-t-elle déclaré mardi dans le 20H de TF1.  

Quant au baccalauréat, la candidate du RN propose de supprimer sa réforme pour instaurer un "examen terminal national" dont le niveau serait rehaussé, ainsi que le rétablissement des anciennes séries, supprimées par Jean-Michel Blanquer.


Maëlane Loaëc

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