Élection présidentielle 2022

Présidentielle : les propositions de Marine Le Pen sur les référendums, "c’est se foutre du monde", attaque Richard Ferrand

M.L
Publié le 14 avril 2022 à 23h40
JT Perso

Source : TF1 Info

Le président LaREM du Parlement s'est indigné sur LCI de la place des référendums dans le programme de Marine Le Pen.
Légiférer par ces consultations en faisant l'impasse sur le Parlement "est juste inconstitutionnel", a-t-il jugé, en insistant sur l'importance de la Constitution.

Depuis le début de la campagne, Marine Le Pen promet une "révolution référendaire", en misant sur le recours au référendum pour faire voter un certain nombre de lois, en se passant du Parlement, à commencer par la "priorité nationale" qu'elle veut inscrire dans la Constitution. Des propositions impossibles à réaliser, selon la partie adverse. "Faire en sorte de vivifier la démocratie, c'est un enjeu, (...) mais dans ce que raconte Madame Le Pen, c’est se foutre du monde", s'est irrité jeudi sur LCI Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale et soutien d'Emmanuel Macron.

"Ce qu’elle prétend mettre sur la table est juste inconstitutionnel", a-t-il avancé, une ligne que partagent des juristes. "Ses amis disent que si le peuple le veut, la Constitution, on n'en a rien à faire. Je ne le crois pas", a-t-il poursuivi, pointant une "démarche démagogique"

"Elle veut faire croire qu'on pourrait décider de violer tous les textes, toutes les institutions"

En rappelant que la Constitution française a été rédigée en 1958 par le général De Gaulle, et que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a "cimenté nation française" après la Révolution, il a livré une nouvelle charge contre la candidate d'extrême droite : "Elle veut faire croire qu'on pourrait décider, comme ça, de violer tous les textes, toutes les institutions pour flatter ceux qui se disent qu'il faut faire un référendum sur ceci ou cela".

Quant au modèle de la Suisse, qui a souvent recours aux référendums et a instauré le référendum d'initiative citoyenne (RIC), une demande des Gilets jaunes reprise par Marine Le Pen, il ne convainc pas le parlementaire, qui pointe que la participation des citoyens helvètes à ces référendums est souvent basse. "Avec 50%, 40%, 30% de participation, on peut se demander quelle est la valeur du résultat", a-t-il glissé, y voyant "un problème de légitimité".

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Le président de l'Hémicycle, qui a participé à l'organisation de la consultation nationale du "Grand débat" en 2019, après la crise des Gilets jaunes, a martelé que le Parlement était "utile", et s'est dit en faveur d'une autre initiative pour renforcer le lien entre élus et électeurs : "Que les parlementaires, dès qu’ils se seront saisis d’un texte, aillent vers les Françaises et les Français dans tous les départements pour présenter la loi envisagée" et qu'ensuite, "ils ramènent (à l'Assemblée nationale) l’essence des débats qui ont eu lieu pour infléchir le cours des choses"


M.L

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