Un SMS circulant sur les réseaux sociaux assure que le second tour de l'élection présidentielle est un "référendum pour ou contre l'écologie".
Dans ce message, Marine Le Pen est accusée de vouloir mettre fin à l'Accord de Paris.
L'équipe de la candidate du Rassemblement national a saisi la commission nationale de contrôle de la campagne électorale.

Marine Le Pen a demandé vendredi à la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle (CNCCEP) de saisir l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, a priori à l'origine d'envois de SMS que la candidate d'extrême droite juge mensongers. Les SMS litigieux, qui comportent un lien qui renvoie vers le site du candidat Macron, affirment que Marine Le Pen souhaite la "fin de l'Accord de Paris".

"La diffusion de cette allégation est parfaitement fausse de telle manière qu'il est nécessaire d'y apporter un correctif immédiat", estiment les avocats de la candidate RN, dans un courrier envoyé à la CNCCEP. "Transformer l'élection présidentielle en un référendum écologique fondé sur un faux sorite relève d'un élément susceptible d'altérer la sincérité du scrutin et portera atteinte au résultat de l'élection", affirment encore les conseils de la candidate, en relevant que la diffusion du SMS est, selon eux, "massive".

Emmanuel Macron pas au courant

Outre l'arrêt de la diffusion du message, les équipes de Marine Le Pen ont demandé à la Commission "de rendre un avis circonstancié sur cette manœuvre pour intervenir auprès des autorités compétentes si cela était nécessaire". Contactée par l'AFP vendredi après-midi, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron n'a pas indiqué si elle était à l'origine du SMS mis en cause.

Interrogé après son dernier meeting de la campagne à Figeac (Lot), Emmanuel Macron a dit ne pas être au courant. Marine Le Pen "a dit beaucoup de choses pour s'enlever les sparadraps qui l'encombraient", a ajouté le président sortant, estimant que le débat avait "montré que l'esprit de responsabilité pour le pays et d'unité pour le pays" était de son côté. "Le Front national (devenu Rassemblement national) n'a pas changé", a-t-il insisté.


Idèr NABILI

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