Élection présidentielle 2022

Port du voile, Russie... Ce qu'il faut retenir du face-à-face entre Jordan Bardella et Olivier Véran sur LCI

Idèr Nabili
Publié le 18 avril 2022 à 23h39
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Source : TF1 Info

Le président du RN par intérim et soutien de Marine Le Pen, Jordan Bardella, a débattu ce lundi sur LCI avec le ministre de la Santé et soutien d'Emmanuel Macron, Olivier Véran.
Réforme des retraites, interdiction du port du voile, guerre en Ukraine... Retour sur les temps forts de ce face-à-face.

Ce lundi 18 avril, à deux jours du débat du second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Olivier Véran et Jordan Bardella, soutiens des finalistes, se sont livrés à un face-à-face sur LCI. Pendant près d'une heure et demie, le ministre de la Santé et le président du Rassemblement national (RN) par intérim ont évoqué les sujets d'actualité et détaillé les programmes des deux finalistes de l'élection présidentielle.

Réforme des retraites

Parmi les thématiques les plus clivantes : la réforme des retraites. "Nous devons travailler un petit peu plus pour financer davantage de dépenses sociales", a souligné Olivier Véran, alors qu'Emmanuel Macron entend progressivement porter l'âge de départ à la retraite à 65 ans en 2030, avec une clause de revoyure à 64 ans en 2027. "La règle, ce sera 4 mois d'augmentation par an", a précisé le ministre des Solidarités et de la Santé. "En retour, les pensions seront à 1100 euros minimum", et seront toutes augmentées "de 4 à 4,5% dès cet été."

Une réforme fustigée par Jordan Bardella. "De notre point de vue, il est inenvisageable de faire travailler les Français jusqu'à 65 ans", a indiqué le soutien de Marine Le Pen. La candidate du RN souhaite abaisser l'âge de départ à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler avant l'âge de 20 ans, tout en augmentant le minimum retraite à 1000 euros. "Des millions de Français travaillent dans des conditions difficiles et ont envie d'arriver à la retraite sans avoir le dos cassé", a justifié Jordan Bardella.

Port du voile

Olivier Véran et Jordan Bardella ont également échangé autour du port du voile, que Marine Le Pen compte interdire dans l'espace public. "C'est devenu un outil militant pour les fondamentalistes islamistes", a estimé le président du RN par intérim. "Nous avons la volonté d'agir sur cette question et d'interdire le voile comme signe religieux manifeste de l'idéologie islamique. Ce n'est pas la priorité, nous ne ferons pas cela demain matin, mais c'est un objectif à terme. Il faut légiférer."

Opposé à cette mesure, Olivier Véran a reproché à Marine Le Pen de ne pas assumer cette loi auprès des principales intéressées. "La première personne venue voir Marine Le Pen pour lui demander si elle aura le droit de porter le voile, elle lui a répondu : 'pas vous, pas les grands-mères'", selon le ministre de la Santé. "Vous allez donner mandat à des policiers de courir derrière des femmes qui portent le voile ? Avec des critères d'âge ?", a demandé Olivier Véran à Jordan Bardella. "C'est absurde."

Offensive russe en Ukraine

Les deux soutiens des finalistes de la présidentielle ont ensuite été rattrapés par l'actualité. Au moment de leurs échanges, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé le début de l'offensive russe contre l'est de l'Ukraine. L'occasion pour Olivier Véran de reprocher à Jordan Bardella les relations du Rassemblement national avec la Russie.

"La France a une histoire avec la Russie, mais elle n'a pas d'histoire commune avec Monsieur Poutine", a dénoncé celui qui reproche à Marine Le Pen de "chercher l'alliance" avec le président russe. "Qu'est-ce qui peut bien lier Madame Le Pen à Monsieur Poutine ?", a encore demandé Olivier Véran. "C'est cette volonté de faire imploser l'Union européenne. Je crois plutôt à cette Europe qui nous protège et nous défend."

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"Nous avons condamné sans la moindre ambiguïté l'agression de l'Ukraine par la Russie", a assuré de son côté Jordan Bardella. "Monsieur Véran, à la différence d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen n'a pas Vladimir Poutine au téléphone chaque semaine. Marine Le Pen n'a pas reçu Monsieur Poutine au fort de Brégançon comme l'a fait Emmanuel Macron en 2018."


Idèr Nabili

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