Une photo devenue virale ce dimanche montre Valérie Hayer au milieu d'un groupe de militants d'extrême droite.
À ses côtés, les hommes portent des vêtements qui font référence à la mouvance néonazie et suprémaciste blanche.
La tête de liste du groupe Renaissance aux élections européennes dit avoir été "piégée" par ce groupuscule.

Le cliché est tellement surprenant que certains ont cru à un montage. Sur une image devenue virale ce dimanche 12 mai, Valérie Hayer apparait tout sourire, en tenue décontractée, prenant la pose avec quatre hommes. Sauf qu'il ne s'agit pas de militants du parti de la majorité présidentielle. Autour de la tête de liste du parti Renaissance pour les élections européennes, deux hommes arborent des symboles caractéristiques des mouvances de l'ultradroite.

Un "piège tendu par des militants" néonazis, selon la candidate

À la gauche de la candidate (à droite sur la photo), l'homme porte un tee-shirt noir dont le graphisme fait référence aux SS du Troisième Reich. Le second a quant à lui revêtu un haut noir sur lequel est inscrit en anglais le slogan suprémaciste blanc "the white race". 

Le cliché aurait été pris ce samedi dans la capitale, à en croire les canaux Telegram néonazis qui le diffusent. Soit, en marge de la manifestation de l'ultradroite organisée comme chaque année pour commémorer la mort de l'un d'entre eux, en 1994.

Cette photo de Valérie Hayer a été diffusée ce dimanche 12 mai 2024 dans des canaux Telegram d'extrême droite
Cette photo de Valérie Hayer a été diffusée ce dimanche 12 mai 2024 dans des canaux Telegram d'extrême droite - Telegram

Alors comment expliquer que la candidate, qui décrit l'extrême droite comme un "risque majeur" ait pu poser avec des membres de ce groupuscule ? Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, Valérie Hayer confirme l'authenticité de la photo, mais indique qu'elle a été prise ce dimanche et non pas en marge de la manifestation parisienne. "Ce dimanche, j'ai été interpellée par des hommes me réclamant une photo", explique-t-elle en guise d'introduction.

"Je n'ai par principe pas l'habitude de refuser et je l'ai accepté comme je le fais à chaque fois." Quitte à poser avec des néo-nazis ? La candidate macroniste assure avoir été "piégée" et ne pas avoir eu "le temps de voir les inscriptions racistes sur leurs tenues". "Ce sont des méthodes indignes, celles de l'extrême droite que je condamne de toutes mes forces et que je combattrai sans relâche", conclut-elle.


F.S.

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