NUPES, l'union de la gauche pour les législatives

Législatives : Carole Delga affirme être "la femme à abattre" du camp Mélenchon

A.B. avec AFP
Publié le 22 mai 2022 à 9h16
JT Perso

Source : TF1 Info

La présidente socialiste de la région Occitanie a affirmé dans une interview être devenue "la femme à abattre" pour le camp de Jean-Luc Mélenchon.
Carole Delga est une farouche opposante de l'alliance Nupes conclue à gauche autour de LFI pour les législatives.
L'élue socialiste confirme vouloir de son côté organiser à la rentrée des "états généraux de la gauche".

Le ton monte entre Carole Delga et l'alliance Nupes. La présidente socialiste de la région Occitanie, farouche adversaire de cet accord conclut à gauche autour de LFI pour les législatives, affirme au Journal du Dimanche être devenue "la femme à abattre" pour le camp de Jean-Luc Mélenchon. "Les candidats de la Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale ndlr) n’ont pas le droit de me contacter. La France insoumise le leur interdit", affirme Mme Delga dans cet entretien au JDD.

"Pour certains Insoumis, je suis la femme à abattre", ajoute-t-elle, en réaffirmant qu'elle soutiendrait des candidats de gauche en dehors de cet accord LFI-PS-PCF-EELV-Générations qu'elle qualifie de "tripatouillage électoral" et de "soumission à Jean-Luc Mélenchon".

Un "manque de respect pour les Français"

"Dans cette Nupes, il y a des désaccords profonds, des omissions majeures ! Les signataires sont divisés sur les questions internationales, énergétiques, économiques, sur l’État de droit et la laïcité. Rien que ça ! C’est un manque de respect pour les Français", fustige-t-elle. L'élue socialiste confirme vouloir de son côté organiser à la rentrée des "états généraux de la gauche" pour "refonder la promesse républicaine par un projet de société juste et durable".

Interrogée pour savoir si le poste de Première ministre lui avait été proposé, elle répond avoir été "testée" par des proches du président Macron, mais "ma réponse a été rapide : je ne peux être Première ministre d’un gouvernement de droite". Elle reconnaît qu'Élisabeth Borne, choisie pour Matignon, "a un passé à gauche" mais ajoute qu'elle "porte aujourd’hui un projet néolibéral qui va fracturer encore plus ce pays".

Carole Delga, présidente de Régions de France, indique aussi que la nouvelle cheffe du gouvernement a accepté sa demande de recevoir l'ensemble des présidents de région fin juin-début juillet. "Je lui lance un appel : que ce gouvernement mette en place un vrai partenariat avec les élus locaux", déclare-t-elle.


A.B. avec AFP

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