Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Législatives : condamné pour violences conjugales, Jérôme Peyrat (LaREM) retire sa candidature en Dordogne

A.B. avec AFP
Publié le 18 mai 2022 à 18h13
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le candidat LaREM aux législatives a annoncé, mercredi, retirer sa candidature.
Son investiture par la majorité présidentielle avait provoqué de vives critiques.
Jérôme Peyrat avait été condamné en 2020 dans une affaire de violence envers une ex-compagne.

Il a finalement décidé de jeter l'éponge. Le candidat LaREM aux législatives, Jérôme Peyrat, a annoncé à l'AFP mercredi qu'il retirait sa candidature dans la 4e circonscription de Dordogne. Son investiture avait provoqué de vives critiques, l'ex-candidat ayant été condamné en 2020 pour les violences envers une ex-compagne. 

"J'entends que ma candidature aux élections législatives pourrait porter atteinte à ma famille politique. Je la retire", a-t-il indiqué avant d'appeler "chacune et chacun à regarder précisément les faits qui me sont reprochés, la décision de justice et les autres décisions prises dans cette affaire". 

Des remous dans la majorité

Jérôme Peyrat avait été condamné en septembre 2020 à une amende de 3000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne, causant 14 jours d'Incapacité Temporaire Totale (ITT). Selon France Bleu, la victime avait écopé de son côté d'amendes de 500 et 800 euros pour des appels et SMS malveillants à l'ex-candidat et sa famille. 

"L'alliance de la mauvaise foi, des raccourcis partisans et de la bonne conscience à peu de frais, amplifiée par des canaux digitaux où l'anonymat le dispute à l'ignorance des procureurs d'occasion, amalgame un épisode de ma vie sur lequel je me suis largement expliqué, avec une violence qui m'est totalement étrangère", affirme cet ancien conseiller à l'Élysée dans son communiqué.

Son investiture avait provoqué des secousses jusque dans la majorité avec la candidature dissidente de la députée LaREM sortante, Jacqueline Dubois. Elle a aussi valu une polémique au délégué général du parti présidentiel Stanislas Guerini pour des propos tenus sur France Info mercredi matin. Il avait alors décrit Jérôme Peyrat comme "un honnête homme" et avait assuré ne pas croire qu'il "soit capable de violences sur les femmes". "Si j'avais la conviction ou même le soupçon qu'on a affaire à quelqu'un qui puisse être violent et coupable de violences sur les femmes, jamais je n'aurais accepté cette investiture-là", avait-il également avancé.

Mais face à la polémique provoquée par ces propos, il est revenu sur ses propos sur Twitter dans l'après-midi. "Je mesure que les propos que j'ai tenus ce matin sur France Info (...) ont pu heurter et blesser. Je veux réaffirmer ici avec force un engagement total de la majorité présidentielle pour soutenir la libération de la parole des femmes", a-t-il ainsi assuré.

La question des violences faites aux femmes secoue la campagne pour les élections législatives depuis quelques jours. Outre le retrait de Jérôme Peyrat, le candidat investi par LFI à Vénissieux, Taha Bouhafs a également décidé de renoncer, le 10 mai dernier, visé par des accusations de violences sexuelles.


A.B. avec AFP

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