Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Législatives 2022 : Ensemble ! tente de lutter contre les candidatures dissidentes

Aurélie Loek
Publié le 24 mai 2022 à 17h11
JT Perso

Source : TF1 Info

Dans plusieurs circonscriptions, le ou la candidate investi par le camp présidentiel est fragilisé par une candidature dissidente.
Pour tenter de les contrer, les cadres de la majorité ont rappelé via un communiqué les candidats officiels.
Une cinquantaine de communiqués a été envoyée.

Ensemble, mais en ordre. Les candidats investis pour les législatives ont été officiellement annoncés par le Ministère de l'Intérieur après la clôture du dépôt de candidature vendredi. Mais à moins de trois semaines du premier tour, certains candidats du camp présidentiel sont moins identifiés sur leur circonscription que des concurrents qui se revendiquent eux-mêmes de la majorité. Celle-ci tente donc de clarifier la situation.

L'opposition face à ceux qui "cherchent à semer le doute"

Lundi, Richard Ferrand, François Bayrou, Edouard Philippe et Stanislas Guerini, les quatre cadres et représentants des différents partis qui soutiennent le Président de la République, sous la bannière Ensemble!, ont cosigné et envoyé des communiqués de presse pour rappeler le nom de celui ou de celle qui défend officiellement le projet du chef de l'État dans chaque circonscription.

Décidés à s'opposer à ceux qui "cherchent à semer le doute", les cadres dans le communiqué montrent leur soutien à des candidats fragilisés par d'autres qui sont entrés en dissidence et qui s'affichent "majorité présidentielle" malgré tout. "Nous appelons clairement et unanimement toutes celles et ceux qui souhaitent soutenir le candidat d'Emmanuel Macron à voter pour le candidat qu'il soutient", invite le document.

De possibles exclusions

Si une cinquantaine de communiqués ont été envoyés, le camp présidentiel certifie qu'il n'y a pas autant de dissidences, car certains documents auraient été diffusés par prévention. Selon le Figaro, une vingtaine de personnes, parfois précédemment élues, auraient perdu leur investiture. 

C'est le cas par exemple de Jean-Charles Larsonneur, député sortant siégeant au sein du groupe Agir dans la 2e circonscription du Finistère et qui n'a pas été reconduit. De même pour Nathalie Elimas, ancienne secrétaire d'État chargée de l'éducation prioritaire durant le gouvernement Jean Castex et députée dans la 6e circonscription du Val-d'Oise. Celle-ci a décidé de maintenir sa candidature et se dit toujours "loyale" au camp présidentiel. 

Elle avait démissionné du gouvernement début mars après des accusations de harcèlement moral. Autre cas emblématique, le député sortant de la 5e circonscription des Français de l'étranger, Stéphane Vojetta a été sommé de s'effacer au profit de l'ancien Premier ministre Manuel Valls dont il a dénoncé le parachutage.

Dans le communiqué envoyé par la majorité et destiné à "clarifier la situation", les cadres préviennent : "Si d’autres candidats se revendiquent comme appartenant à la majorité présidentielle, il s’agit d’une usurpation. Des procédures seront engagées à leur encontre, car cette confusion ne peut persister." Contacté, le camp de la majorité a précisé que ces sanctions seront prises au cas par cas et pourraient amener à des exclusions. Dans le cas où la personne a déjà été sanctionnée et exclu, comme c'est le cas pour le député Stéphane Vojetta, rien n'a pour le moment était déterminé.


Aurélie Loek

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