Principale préoccupation des Français lors de la campagne présidentielle, le pouvoir d'achat s'invite dans celle des législatives.
À cinq jours du premier tour, que proposent les principales formations politiques pour faire face à l'inflation ?
Tour d'horizon.

C'est la préoccupation majeure d'une grande partie des Français : le pouvoir d'achat. Alors que l'inflation ne cesse de grimper, portée par les prix de l'énergie, les principales formations politiques rivalisent de propositions pour limiter la casse sur le porte-monnaie des Français. À quelques jours du premier tour des élections législatives, ce dimanche 12 juin, que proposent-elles ?

La majorité prépare son projet de loi

Bien décidé à obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale, le gouvernement a d'ores et déjà préparer son projet de loi pour répondre à la hausse des prix. Ce texte, qui doit être présenté en Conseil des ministres le 29 juin, prévoit notamment la prolongation du "bouclier tarifaire" sur les prix du gaz et de l'électricité. Il doit également permettre la création du "chèque alimentaire", promesse d'Emmanuel Macron, versé aux ménages les plus modestes.

Le projet de l'exécutif consiste aussi à tripler le montant maximal de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (Pepa), dite "prime Macron", pour la porter à 6000 euros. Durant la campagne présidentielle, le chef de l'État s'était aussi montré favorable au dégel du point d'indice des fonctionnaires à l'été et à une réindexation des retraites sur l'inflation. Enfin, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé ce mardi sur France Bleu le versement "à la rentrée" d'une aide "directement sur le compte en banque" des plus modestes.

La Nupes veut augmenter le Smic et bloquer les prix

En réponse à ce projet de loi, la Nupes, l'alliance des principales formations de gauche portée par Jean-Luc Mélenchon, a présenté fin mai son "plan d'urgence pour le pouvoir d'achat". Le troisième de la dernière élection présidentielle propose de bloquer les prix des produits de première nécessité, de revaloriser le point d'indice des fonctionnaires de 10%, d'augmenter les petites retraites, de porter le Smic net à 1500 euros nets mensuels, ou encore d'encadrer les loyers.

Si l'alliance de La France insoumise, du Parti communiste, d'Europe Écologie-Les Verts et du Parti socialiste bénéficie de la majorité à l'Assemblée nationale, elle compte également créer une allocation d'autonomie pour les jeunes et une "garantie dignité" pour que "personne n'ait un revenu inférieur au seuil de pauvreté", a précisé Jean-Luc Mélenchon. Les prix des transports collectifs seraient en outre plafonnés.

Les Républicains pour une hausse des salaires de 5%

De leur côté, les Républicains restent sur la ligne de Valérie Pécresse, qui se présentait à la présidentielle comme "la candidate du pouvoir d'achat". Le parti dirigé par Christian Jacob propose d'augmenter "de 5% le salaire net de 90% des ménages en divisant par deux la CSG pesant sur le travail", ou encore de "défiscaliser et d'exonérer de charges sociales la participation et l'intéressement".

Face à la hausse des prix à la pompe, l'actuel principal groupe d'opposition au palais Bourbon envisage la mise en place d'un "ticket-carburant, sur le modèle du ticket-restaurant", de 100 euros par mois, "afin de soutenir ceux qui sont contraints d'utiliser leur voiture pour aller travailler". LR souhaite enfin "rétablir les allocations familiales pour tous et relever le plafond du quotient familial à 3000 euros".

Le Rassemblement national fidèle aux propositions de Marine Le Pen

Durant la campagne présidentielle, Marine Le Pen a placé le pouvoir d'achat en tête de ses priorités, un moyen pour elle de se différencier des thématiques historiques du Rassemblement national, prisées par Éric Zemmour. Pour lutter contre l'inflation, le parti dirigé par Jordan Bardella propose toujours d'exonérer d'impôts sur le revenu les jeunes de moins de 30 ans et de baisser la TVA à 5,5% sur le gaz, le fioul, l'électricité et les carburants.

En outre, le RN défend le "doublement des allocations aux familles monoparentales", la "réindexation des retraites sur l'inflation", "la revalorisation des petites retraites" et la suppression de la TVA sur une centaine de produits de première nécessité.


Idèr NABILI

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