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Législatives : la suppléante de Mathilde Panot (LFI) est l'infirmière condamnée pour "violences" lors d'une manifestation en 2020

Aurélie Loek
Publié le 19 mai 2022 à 13h18
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

La candidate LFI à sa réélection dans le Val-de-Marne a annoncé avoir investi comme suppléante Farida Chikh.
Cette infirmière s'était fait remarquer durant une manifestation de soignants à Paris en 2020.
Des vidéos la montraient lancer des projectiles et insulter des policiers.

Les surprises des investitures n'en finissent pas. Mathilde Panot, de la France insoumise, a annoncé avoir officiellement déposé sa candidature à sa réélection dans une des circonscriptions du Val-de-Marne. Dans le même temps, la députée a présenté sa suppléante, Farida Chikh. Une femme qui n'est pas totalement inconnue des médias.

Cette infirmière hospitalière s'était fait remarquer lors d'une manifestation de soignants à Paris, en juin 2020. Durant cette journée de mobilisation, le rassemblement a commencé à dégénérer à l'arrivée du cortège sur l'esplanade des Invalides. Cette mère de deux enfants, qui travaille à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), avait alors été interpellée quelques minutes après avoir jeté des projectiles et fait des doigts d'honneur en direction des forces de l'ordre.

Farida Chikh avait été par la suite condamnée à une peine d'amende de 1000 euros avec sursis pour "violences n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail" contre plusieurs dépositaires de l’autorité publique. "C'était une réaction surdimensionnée qui n'était pas réfléchie", a tenté de se justifier la prévenue à la barre. C'était trois mois après le début de l'épidémie de Covid-19, "j'étais exténuée, j'avais perdu la moitié de mes patients, ce n'est pas contre la police que j'ai jeté le bitume, c'était symbolique".

Elle avait également dénoncé les conditions de travail à l'hôpital, assurant que c'était de là que s'étaient nourries sa colère et sa frustration. L'État doit prendre conscience des "doigts d'honneur" qu'il adresse à l'hôpital depuis des années, avait insisté l'infirmière lors de son procès. "Ça fait plus de 20 ans qu'on est en train de voir l'hôpital dépérir. Lorsque je ne peux pas réconforter mon patient, je suis en échec."

L'opposition de gauche, dont la France insoumise, s'était plus particulièrement indignée des images de l'interpellation de l'infirmière. Sur la vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, elle est arrêtée sans ménagement. On l’entend notamment implorer plusieurs fois les policiers : "Donnez-moi ma Ventoline, je suis asthmatique". La polémique avait alors obligé l'exécutif à se mobiliser pour défendre l'action des forces de l'ordre. 


Aurélie Loek

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