Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Législatives 2022 : Les Républicains vont-ils garder leur bastion des Alpes-Maritimes ?

Samuel AZEMARD
Publié le 28 avril 2022 à 14h50, mis à jour le 28 avril 2022 à 16h11
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Les 12 et 19 juin prochains auront lieu les élections législatives pour restructurer l’Assemblée nationale.
En 2017, Les Républicains avaient réussi à remporter 6 circonscriptions sur 9 dans le département.
Avec le score obtenu par Valérie Pécresse au premier tour de l’élection présidentielle, les enjeux ne sont plus les mêmes.

Amenés à s'exprimer dans les urnes les 12 et 19 juin prochains, les électeurs vont-ils changer la couleur politique des Alpes-Maritimes ? En 2017, le groupe Les Républicains avait remporté six circonscriptions sur les neuf de ce département. Les trois
autres étant obtenues par La République En Marche. Autre preuve de la forte implantation des LR dans les Alpes-Maritimes, les trois mandats consécutifs d’Eric Ciotti pour la 1ʳᵉ circonscription. 

Mais les résultats catastrophiques de son parti à l’élection présidentielle inquiètent. Au premier tour, Valérie Pécresse n’a obtenu que 5,59% dans le département. De quoi surprendre les élus de droite. Pour le second tour, c’est Emmanuel Macron qui l'a emporté dans les Alpes-Maritimes, d’une courte tête avec 50,13% des voix. Désormais, le défi pour LR est de maintenir sa position de force dans le département alors que Christian Estrosi, maire de Nice et ancien membre des Républicains, est devenue une figure de proue du macronisme.

L'unité LR en péril ?

Dès 20h02, le 24 avril, soir du second tour de l’élection présidentielle, les élus LR ont lancé la bataille des législatives. De David Lisnard, maire de Cannes, à Eric Ciotti, tous se définissent comme la seule alternative d’opposition au président Emmanuel Macron.

Le soutien de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron lors du second tour de la présidentielle a alimenté la fracture chez Les Républicains. Même s’il ne parle pas des législatives, pour certains élus LR, ce soutien est clairement un appel. Jean-François Copé, maire LR de Meaux, se dit par exemple favorable à un "pacte de gouvernement" avec la majorité.

Des candidats déjà déclarés

Eric Ciotti veut repartir pour un quatrième mandat dans la première circonscription du département. Mais Christian Estrosi, ennemi de toujours, souhaite trouver la personne idéale pour piquer ce siège à celui qui a terminé deuxième de la primaire. Il semblerait que Graig Monetti, chef de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, aurait les faveurs du "patron". Sans annoncer sa candidature, Graig Monetti se dit tout de même "prêt" sur les ondes de France Bleu Azur lundi 25 avril. "Je suis prêt, je suis préparé, je suis en forme, je suis à Nice", affirme-t-il.

Lire aussi

Dans la 6e circonscription des Alpes-Maritimes, deux candidats se sont manifestés. La députée sortante LR, Laurence Trastour-Isnart et Bryan Masson pour le Rassemblement National vont se disputer cette partie du département. Mais Henri Trompier, patron départemental d'Agir, mouvement "proche" d'Emmanuel Macron, veut, lui aussi, rentrer dans la course.

Avec 49,87% dans les Alpes-Maritimes à la présidentielle, le Rassemblement national réussira-t-il à transformer l'essai et obtenir cette fois-ci des députés dans le département ?


Samuel AZEMARD

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info