Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Législatives : "Une cohabitation serait impossible", assure Richard Ferrand sur LCI

Maëlane Loaëc
Publié le 14 juin 2022 à 23h44
JT Perso

Source : TF1 Info

Le président de l'Assemblée Nationale et candidat LREM a affirmé que la perspective de voir Jean-Luc Mélenchon entrer à Matignon serait inenvisageable.
Invité sur LCI, il a fait valoir des visions "irréconciliables" entre le leader de la Nupes et Emmanuel Macron, en particulier sur la position à adopter face au conflit en Ukraine.

Alors que le leader de la Nupes Jean-Luc Mélenchon aspire à devenir Premier ministre à l'issue des législatives, "une cohabitation serait impossible", a assuré sur LCI Richard Ferrand, président de l'Assemblée Nationale et soutien d'Emmanuel Macron. Le député sortant, candidat à sa réélection dans la 6e circonscription du Finistère, a ainsi estimé que l'arrivée à Matignon du chef de file insoumis serait inenvisageable, à cause de ses positions "irréconciliables" avec la macronie. 

"Personne ne veut en France de la conflictualité. La perspective d'une cohabitation, tant souhaitée par Monsieur Mélenchon, serait impossible", car "sur des enjeux de fond, de sécurité, qui relèvent de la crédibilité économique et sociale, on est dans une situation où tout le monde est aux antipodes", a-t-il défendu. "Donc l'heure est au rassemblement autour du président de la République et non pas aux postures et aux jeux polémiques."

Richard Ferrand a toutefois reconnu que la Constitution autorise le scénario d'une cohabitation : "constitutionnellement, tout est possible". Mais "ce serait impossible au plan politique, tant les points de vue sur le plan notamment international, à un moment où nous vivons une guerre, semblent irréconciliables", a-t-il insisté, se focalisant en particulier sur la position de la France dans la négociation face à Vladimir Poutine dans le cadre du conflit en Ukraine.

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Emmanuel Macron, qui a entamé ce mardi un déplacement en Europe de l'Est et qui pourrait marquer une étape à Kiev, "contribue chaque jour à veiller à ce que les tensions diminuent, pour que tôt ou tard une sortie de guerre soit enfin possible", mais serait bien en peine de le faire s'il devait s'entourer de Jean-Luc Mélenchon, a assuré le patron du Palais du Bourbon. 

"Comment voulez-vous créer un rapport de force (face au dirigeant russe, NDLR) avec celui qui aspire à être premier ministre et qui est poutinophile notoire depuis toujours", a-t-il tancé, reprenant des attaques livrées depuis le début du conflit en Ukraine et tout au long de la campagne présidentielle contre Jean-Luc Mélenchon, accusé par ses détracteurs d'une trop grande proximité avec le régime du Kremlin. 

"Les Français et les Françaises savent bien que nous ne pouvons pas nous permettre de rajouter de la crise à la crise", a ajouté le député macroniste, assurant qu'un "rassemblement est en train de s'opérer chaque jour que nous menons campagne". Quant à la perspective d'une majorité absolue pour le camp présidentiel, "je le crois", a-t-il lancé, assurant qu'"il y aura une majorité utile parce que nécessaire".


Maëlane Loaëc

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