Introduire "une part de proportionnelle" aux élections législatives "serait bon pour la démocratie", estime Emmanuel Macron dans "La Tribune dimanche" et "La Provence".
Mais le sujet divise sa majorité.

Emmanuel Macron avait promis en 2017 d'introduire une "dose de proportionnelle" aux élections législatives. En 2022 il avait remis l'idée sur la table, ouvrant même la porte à une proportionnelle intégrale, avec un nombre de sièges proportionnel au total des suffrages obtenus. Ce dimanche dans une interview publiée dans La Tribune dimanche et La Provence, le chef de l'État confirme : "Si une majorité se dégage pour introduire une part de proportionnelle, oui. C'est l'engagement que j'ai pris. Je pense que ce serait bon pour la démocratie."

Des négociations en ce sens ont été ouvertes par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, favorable à une dose de proportionnelle. "Une dose de proportionnelle aux élections législatives permettra une meilleure représentation des Français et l’émergence d’une culture de recherche du consensus", a-t-elle commenté sur X ce dimanche, disant souhaiter parvenir à une "proposition commune" avec tous les groupes parlementaires. C'est aussi un combat de longue date du président du MoDem François Bayrou, qui très régulièrement remet le sujet sur la table et rappelle le président de la République à ses engagements. Mais tout le monde n'y est pas favorable au sein de la majorité.  Le chef des députés Renaissance Sylvain Maillard est contre, tout comme la ministre des relations avec le Parlement Marie Lebec. 

Dans cet entretien, Emmanuel Macron dit avoir des regrets de ne pas avoir pu "mener à son terme la réforme institutionnelle stoppée en 2018", percutée par l'affaire Benalla, et qui prévoyait notamment la réduction du nombre de parlementaires et l’introduction d'une dose de proportionnelle. Interrogé sur la situation de majorité relative qui prévaut à l'Assemblée depuis 2022, le chef de l'État estime que les Français "ont voulu aussi quelque chose qui ressemble davantage à un système proportionnel" et cela "nous oblige à trouver des compromis et c'est une bonne chose"


J.F.

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