"Les résultats ne sont pas à la hauteur de nos atteintes", Zemmour ne passe pas le 1er tour des législatives

Publié le 12 juin 2022 à 21h59, mis à jour le 12 juin 2022 à 22h18

Source : TF1 Info

Eric Zemmour, éliminé dès le premier tour dans sa circonscription du Var, a reconnu sa défaite.
Il a fustigé l'échec de "l'union des droites", qui aurait laissé le champ libre à la gauche.
Le fondateur et président de Reconquête! a cependant assuré qu'il allait continuer à "se battre".

Eric Zemmour va de désillusion en désillusion. Après avoir recueilli 7% des suffrages au premier tour de la présidentielle, le fondateur et dirigeant du parti d'extrême droite Reconquête! a été éliminé dès le premier tour aux élections législatives. Il avait tenté de s'implanter dans la 4e circonscription du Var. Finalement, il n'aura obtenu que 23,3% des voix, arrivant en troisième position, derrière la candidate de la majorité présidentielle, Sereine Mauborgne (28,5%) et le candidat RN Philippe Lottiaux (24,7%).

"La gauche a eu le champ libre"

"Les résultats ne sont pas à la hauteur de nos atteintes", a reconnu Eric Zemmour, tout en assurant avoir désormais "poser un drapeau" partout en France. Qualifiant ce soir de premier tour des élections législatives comme d'un "soir très important" pour Reconquête!, le candidat perdant a rappelé que son parti était jeune, puisque fondé "il y a à peine six mois"

Face à la défaite, Eric Zemmour a rapidement pointé les responsables, ceux qui ont refusé "l'union des droites". "Nous avons proposé l'union aux autres partis de droite, ils n'en ont pas voulu. La gauche a eu le champ libre et on en voit le résultat ce soir", a-t-il souligné. Il a par ailleurs renvoyé dos à dos Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, les qualifiant comme les "deux faces d'une même pièce", dénonçant "l'islamo-gauchisme de Jean-Luc Mélenchon et la gauche technocratique d'Emmanuel Macron".

"Notre politique aujourd'hui, c'est 50 nuances de gauchisme", a dénoncé Eric Zemmour. Face à ce constat, le candidat perdant a assuré que son parti allait continuer à se battre et défendre "notre identité, l'ordre, le travail, la liberté". S'apprêtant à "cinq années de travail", l'ancien polémiste a assuré qu'il souhaitait rester présent dans la vie politique française.


Aurélie LOEK

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