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Législatives : Mélenchon "optimiste" sur un accord, mais il met en garde les partis de gauche

Julien Moreau
Publié le 30 avril 2022 à 12h30
JT Perso

Source : RUTH ELKRIEF 2022

Jean-Luc Mélenchon est optimiste concernant les négociations à gauche en vue des législatives.
Il est persuadé qu’un accord sera trouvé rapidement.
L’ancien candidat à l’élection présidentielle en profite pour mettre en garde les plus réticents.

Lors d’une interview accordée au JDD, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé son optimisme sur les négociations menées par LFI avec EELV, le PS, le PCF et le NPA, qui ont comme objectif d’aboutir à un accord commun pour les prochaines élections législatives.

La date butoir fixée par les protagonistes pour lier définitivement cette alliance, ce dimanche 1er mai, approche et si rien ne semble fixé, Jean-Luc Mélenchon reste positif : "Je pense que nous allons trouver un accord. Nous aimerions que cela soit réglé dimanche. Pour le moment, tout flotte, tout bouge. Je prends cela de manière décontractée", a-t-il rapporté dans les colonnes du JDD.

Jean-Luc Mélenchon, futur Premier ministre en juin ?

"Pour nous, le rapport de force est bien meilleur qu’il y a cinq ans. Macron est plus faible. L’Union populaire élargie, c’est 11 millions de voix. Notre victoire est possible", a déclaré le membre de la France insoumise.

Concernant le slogan qu’il ne cesse de répéter, "Élisez-moi Premier ministre", Jean-Luc Mélenchon a affirmé que personne, dans les tractations avec les autres partis de gauche, n’a remis en cause l'idée qu’il deviendrait le Premier ministre du pays si la coalition venait à l’emporter. 

Il faut qu'ils sortent de la lose

Jean-Luc Mélenchon

Interrogé sur la fracturation nécessaire des autres partis qui pourrait être déterminante dans le processus de mise en place de la coalition, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’il souhaitait justement l’inverse. "Sinon, c’est comme un crash dans l’espace, avec des boulons qui se baladent partout et qui cassent tout. Nous leur proposons une bataille pour gagner. C’est fédérateur, non ? Il faut qu’ils sortent de la lose", et "assument la volonté de gagner", a déclaré le député de la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône.

"Mais je mets en garde : les gens n’accepteront pas deux fois de se faire voler la victoire par ceux qui refuseront de construire cette nouvelle majorité […] Pourtant, nous garantissons à chacun l’existence d’un groupe à l’Assemblée nationale. Quoi de plus ? Les mauvais perdants seront jugés sévèrement", a-t-il ajouté.

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En effet, les tractations bilatérales, ont connu certaines accélérations, mais surtout des blocages successifs depuis dix jours. "Pour certains de nos partenaires, gagner, c’est une chimère. Ils ont la culture permanente de la défaite. Alors ils se laissent absorber par les enjeux internes. La proximité du congrès d’EELV et leur mode interne d’organisation compliquent la tâche. Nous participons à des réunions où ils débattent entre eux, plutôt que de se mettre d'accord avec nous", a ajouté Jean-Luc Mélenchon. La convention de désignation des candidats de l'Union populaire aura lieu le 7 mai.


Julien Moreau

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