Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

VIDÉO - Législatives : pourquoi l'Assemblée nationale compte-t-elle précisément 577 députés ?

Julien Arnaud, avec Matthieu Desmoulins
Publié le 8 juin 2022 à 17h51, mis à jour le 8 juin 2022 à 18h06
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Source : TF1 Info

Chaque semaine, jusqu'aux élections législatives des 12 et 19 juin, le service politique de TF1 et LCI vous propose de découvrir les coulisses de cette campagne.
À quatre jours du premier tour, notre journaliste vous explique notamment d'où vient le nombre actuel des députés siégeant au Palais Bourbon.

Plongez dans les coulisses de la campagne. Jusqu'au premier tour des élections législatives 2022, le 12 juin 2022, les journalistes du service politique de TF1 et LCI vous proposent un tour d'horizon des à-côtés de la bataille pour ce scrutin qui oppose l'actuelle majorité présidentielle d'Emmanuel Macron, la Nouvelle union populaire (Nupes) associant les partis de gauche derrière Jean-Luc Mélenchon, la droite "traditionnelle" sous la houlette des Républicains ainsi que le Rassemblement national de Marine Le Pen et le mouvement Reconquête conduit par Éric Zemmour.

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Pourquoi l'Assemblée compte-t-elle 577 députés ?

Pourquoi avons-nous très précisément 577 députés ? En fouillant un peu, il se trouve qu’en 1962, il y avait 482 députés. Ce nombre n’a cessé d’augmenter pour atteindre 577 en 1986.

Depuis, les 577 ont été fixés dans la Constitution en 2008 comme étant un maximum. Concrètement, le nombre de députés est fixé par le nombre d’habitants et les circonscriptions découpées à l’échelle du département. 

Chaque circonscription compte 125.000 habitants. Par exemple, le département qui compte le plus de circonscriptions, soit 21, c’est le Nord. En revanche, la Lozère et la Creuse ne comptent qu’une seule circonscription, donc un seul député. 

À noter : la réforme institutionnelle voulue par Emmanuel Macron au début de son premier quinquennat prévoyait de réduire d'un tiers le nombre de députés et de sénateurs. Un projet de réforme d'ampleur qui a été abandonné, suscitant notamment l'hostilité de la droite sénatoriale. 

Les ministres mouillent la chemise

Ils ne ménagent pas leurs efforts d’ici au 1er tour des législatives. Les ministres, même quand ils ne sont pas candidats, ont décidé de s’investir dans la campagne et d’aller soutenir des candidats "Ensemble".  Selon les données récoltées auprès de leurs entourages, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, aura effectué 21 déplacements pour soutenir 25 candidats (Maud Bregeon, Quentin Bataillon, Charles Sitzenstuhl,  Benjamin Haddad, Olivia Grégoire, Clément Beaune … )  et publié une cinquantaine de vidéos de soutiens. 

Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, aurait de son côté effectué plus de 25 déplacements. Sébastien Lecornu (Armées) s’est surtout déplacé dans l’Eure, "son" département et a envoyé  environ 25 vidéos de soutiens à des candidats. Enfin, Rima Abdul Malak, la ministre de la Culture, a participé par exemple à un tractage au marché de Clichy, un déplacement à Lyon auprès des quatre candidats de la majorité présidentielle, à Strasbourg ou encore ce jeudi en Gironde.  

Qui veut la tête du RN ?

À qui reviendra la présidence du Rassemblement National ? Officiellement, le mandat par intérim de Jordan Bardella court jusqu'en septembre 2022. Dans les statuts du RN adoptés l’an dernier, il est bien stipulé à l’article 10, paragraphe 4 : "Le président peut se mettre en disponibilité pendant un délai maximum de 12 mois en cas de candidature à l’élection présidentielle".

Pour la suite, plusieurs questions se posent : quand faire l’annonce pour organiser un congrès en octobre ? Marine Le Pen, qui a annoncé son intention de se consacrer à la vie parlementaire, devra-t-elle siéger à nouveau à la présidence durant quelques semaines ? "Et surtout un point en particulier. Normalement, le président du parti est le candidat à la présidentielle. Compliqué, quand certains espèrent que Marine Le Pen soit candidate une quatrième fois", confie-t-on en interne. C’est donc une autre campagne qui attend le RN. 


Julien Arnaud, avec Matthieu Desmoulins

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