Municipales à Biarritz : Macron siffle la fin de la partie

La rédaction de LCI
Publié le 30 janvier 2020 à 8h26
Jean-Baptiste Lemoyne et Didier Guillaume.

Jean-Baptiste Lemoyne et Didier Guillaume.

Source : AFP

ELECTIONS - Ils voulaient tous les deux Biarritz mais aucun ne l'aura : le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, et le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, ont tous les deux renoncé à être candidats mercredi à la demande d'Emmanuel Macron.

Il n'en restera... aucun. Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume et le secrétaire d'Etat au Tourisme et au Commerce extérieur Jean-Baptiste Lemoyne, ont tous deux décidé de retirer leur candidature aux municipales à Biarritz, à la demande d'Emmanuel Macron, a annoncé mercredi l'Elysée.

Le chef de l'Etat avait reçu Didier Guillaume dès mardi pour lui demander de renoncer à présenter une liste concurrente de celle du maire sortant, Michel Veunac, sur laquelle se présentait Jean-Baptiste Lemoyne. Emmanuel Macron avait "demandé à Didier Guillaume de mettre fin à son engagement à Biarritz et de rester à ses côtés afin d'exercer ses responsabilités de ministre de l'Agriculture, dans une période importante pour le gouvernement", selon l'Elysée. Didier Guillaume a finalement accepté se ranger aux arguments du président, l'Elysée assurant la communication globale de la décision pour éviter tout couac. 

Macron siffle la fin de la partie

Le président a également demandé mercredi à Jean-Baptiste Lemoyne de se retirer. Le secrétaire d'Etat a confirmé qu'il renonçait à figurer sur la liste du maire Michel Veunac et qu'il souhaitait ainsi poursuivre sa mission au gouvernement. 

Le chef de l'Etat siffle ainsi la fin de la partie, alors que la situation devenait embarrassante pour la majorité. La pression s'était accentuée ces dernières semaines sur Didier Guillaume pour qu'il renonce à se présenter en rival de Michel Veunac, auquel La République en Marche s'apprêtait à officialiser son soutien pour les élections du 15 et 22 mars. Le Premier ministre Edouard Philippe avait ainsi estimé mi-janvier qu'il n'était "pas envisageable que deux membres du gouvernement puissent être candidats l'un contre l'autre durablement".


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