Après une nouvelle nuit de violences en Nouvelle-Calédonie, le président de la République a décidé ce mercredi de déclarer l'état d'urgence.
Emmanuel Macron promet "une réponse implacable pour assurer le retour à l'ordre républicain".

La réponse de l'État. Après une nouvelle nuit de violences en Nouvelle-Calédonie, où les indépendantistes contestent la réforme constitutionnelle votée par le Parlement, Emmanuel Macron a décidé ce mercredi 14 mai de déclarer l'état d'urgence. "Le président de la République a demandé que le décret visant à déclarer l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie soit inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres" prévu dans l'après-midi, indique l'Élysée dans un communiqué faisant état d'un nouveau bilan de trois morts et un policier "très grièvement blessé".

Toutes les violences sont intolérables
Emmanuel Macron

Depuis plusieurs heures, une partie de la classe politique locale et nationale réclamait l'instauration de l'état d'urgence face aux incendies, pillages, et autres affrontements armés constatés sur le terrain. "Toutes les violences sont intolérables et feront l'objet d'une réponse implacable pour assurer le retour de l'ordre républicain", promet Emmanuel Macron. Le chef de l'État "réaffirme sa solidarité avec l'ensemble des Calédoniens et remercie les forces de sécurité particulièrement mobilisées pour protéger et soutenir la population".

Alors que se tenait ce mercredi matin un Conseil de défense et de sécurité nationale, les cinq principaux partis indépendantistes et non-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont appelé "solennellement l'ensemble de la population [...] au calme et à la raison". Emmanuel Macron "salue les appels au calme de l'ensemble des responsables politiques" et prône "la nécessité d'une reprise du dialogue politique".

Interrogé à l'Assemblée nationale quelques minutes plus tard, le Premier ministre Gabriel Attal a confirmé qu'il proposerait dès ce mercredi après-midi "un décret pour instaurer l'état d'urgence afin de rétablir l'ordre dans les plus brefs délais". Le chef du gouvernement a également précisé qu'il proposera une date de rencontre aux parties prenantes "dans les prochaines heures".


I.N

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