L'Élysée a indiqué lundi soir que le président de la République s'adresserait aux Français d'ici la fin de semaine.
L'occasion pour lui de justifier le remaniement qui devrait avoir lieu d'ici-là, et de mettre le cap sur la rentrée.

Emmanuel Macron est resté silencieux à l'occasion du 14-Juillet. Son entourage avait prévenu qu'il s'exprimerait d'ici la fin du mois, ce sera même d'ici la fin de la semaine. "Le président de la République compte préparer la rentrée en rappelant le cap clair qui est le sien et en rassemblant fortement après cette période. Il s’en expliquera d’ici la fin de la semaine", a indiqué l'Élysée lundi 17 juillet dans la soirée, après que l'entourage du chef de l'État a confirmé à la presse qu'il maintenait sa Première ministre Elisabeth Borne à Matignon.

Avant, cette dernière devrait avoir procédé à un "ajustement" de son équipe gouvernementale, avec une dizaine de ministres concernés. L'allocution d'Emmanuel Macron servira donc en partie à justifier les choix qui ont été faits par les deux têtes de l'exécutif - notamment en cas d'entrée au gouvernement de ministres issus de la droite ou de la gauche. Le président devrait aussi redire pourquoi il a décidé de poursuivre aux côtés d'Elisabeth Borne. Lundi, son entourage a fait savoir qu'il souhaitait "assurer stabilité et travail de fond" au gouvernement.

Se projeter vers la rentrée

La prise de parole d'Emmanuel Macron sera l'occasion pour lui de répéter que depuis sa précédente allocution mi-avril pour décréter "100 jours" d'action et tourner la page des retraites, les objectifs ont été tenus. Il se félicitera que le calme soit revenu après les violences urbaines qui ont secoué le pays suite à la mort de Nahel, et que les festivités du 14-Juillet se soient déroulées sans accroc. Il devrait rappeler que malgré l'absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale, des textes importants ont été adoptés, comme la loi de programmation militaire et la loi de programmation pour la Justice qui devrait l'être d'ici-là. 

Enfin, le chef de l'État se projettera et mettra le cap sur la rentrée. À l'automne, il faudra faire passer de nouveaux textes à l'Assemblée nationale, où faute de majorité absolue, Elisabeth Borne sera de nouveau dans une position tout aussi acrobatique qu'en 2022, avec un budget à faire passer au forceps, sans doute au prix de nouveaux 49.3 à répétition. En plus, le gouvernement ne devrait pas vraiment pouvoir compter sur l'aide de partis d'opposition, malgré la volonté de rassemblement du chef de l'État, qu'il rappellera. Les plus enclins à l'aider il y a encore quelques mois, les Républicains, entendent peser sur le prochain budget, tout comme sur le projet de loi immigration pour lequel les concertations politiques patinent. 


Justine FAURE

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