Emmanuel Macron a estimé mardi soir devant les parlementaires de son camp qu'il fallait "apaiser" et "écouter la colère" des Français après l'adoption contestée de sa réforme des retraites par le Parlement, tout en affirmant que "la foule" n'avait pas de "légitimité" face au élus.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

"VOUS CHERCHER ET VOUS DÉGAGER"


"Les Français vont venir vous chercher et vous dégager", a écrit sur Twitter le député insoumis Thomas Portes, répondant à un Tweet d'Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée, relayant des photos d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. "Vous allez la manger votre réforme", a-t-il lancé.

"LA DOCTRINE DE PRÉFET LALLEMENT REPREND DU SERVICE"


Sur le volet des manifestations, "j’ai vu un certain nombre d’opérations de maintien de l’ordre qui m'ont parues pour le moins brutales voire parfois expéditives", a affirmé sur Public Sénat le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, Boris Vallaud. "Je vois la doctrine du préfet Lallement reprendre du service, je m’en inquiète. Il n’y a pas d’ordre sans justice, et la seule mesure de justice possible c'est le retrait de cette réforme", a-t-il ajouté. 

E. MACRON "A DÉLÉGITIMÉ LES REPRÉSENTANTS DU PEUPLE"


Emmanuel Macron "a délégitimé les représentants du peuple en disqualifiant le débat parlementaire", a cinglé sur Public Sénat Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. L'hémicycle, "n'aura pas voté le texte ni en première ni en deuxième lecture", "il n'y a aucune espèce d'onction des représentants du peuple sur ce texte", et le chef de l'État a également "disqualifié et marché sur les partenaires sociaux", a accusé le parlementaire. 


"Il laisse, lui, la place aux formes les plus désorganisées de la contestation, et parfois les plus violentes", a-t-il estimé. "Il devrait se poser la question du coup de force politique qu'il a accompli et de la crise institutionnelle dans laquelle il nous a plongé, qui pose un problème plus profond, plus grave et plus durable que la seule réforme des retraites", a poursuivi le député, qui voit chez le chef de l'Etat "un côté bravache, un côté 'qu'ils viennent me chercher'".  

"FAIRE TRÈS ATTENTION AUX TECHNIQUES DE MAINTIEN DE L'ORDRE"


"Il y a beaucoup de policiers blessés, il y a une forme de radicalisation dans notre pays à laquelle ils doivent faire face", a estimé sur France Inter le président du groupe des LR à l'Assemblée Nationale, Olivier Marleix. Mais "il faut faire très attention aux techniques de maintien de l'ordre employées", a-t-il toutefois jugé. "J'avais émis un gros doute sur la manière dont l'ordre était maintenu au moment de la crise des gilets jaunes", les forces de l'ordre ne devant pas "aller au contact des manifestants", a-t-il appuyé. 

LR PRO-MOTION DE CENSURE : "JE NE LEUR JETTE PAS LA PIERRE"


"Sur le fond, on est tous d'accord sur le fait qu'on ne redressera pas le pays si on ne travaille pas tous un peu plus, (...) ne pas le faire c'est mentir aux Français. Après, y'a la forme, la méthode. Visiblement, elle n'a pas été bonne", a jugé sur France Inter le président du groupe des LR à l'Assemblée Nationale, Olivier Marleix. Les 19 députés de son groupe qui ont voté pour une motion de censure contre l'exécutif "ont voulu d'abord exprimer un désaccord sur la méthode Macron, je ne leur jette pas la pierre". 

"NE PAS DONNER LE SENTIMENT DE JETER DE L'HUILE SUR LE FEU"


"Le rôle du président de la République, c’est de chercher à apaiser, pas de donner le sentiment de jeter de l'huile sur le feu", a jugé sur France Inter le président du groupe des LR à l'Assemblée Nationale, Olivier Marleix. Emmanuel Macron "peut donner ce sentiment", "il est urgent qu'il rectifie le tir et qu'il change de vocabulaire", a-t-il estimé.

"PAS UNE HORDE DE SAUVAGES"


Invitée de BFMTV, la députée écologiste Sandrine Rousseau a estimé que le mouvement de protestation était "très salvateur". "Ce sont des manifestations joyeuses, heureuses, enthousiastes et pacifistes", a-t-elle assuré. "Écoutons cette rue, parce qu'elle est créative", a exhorté la parlementaire écologiste. 


"Ce n'est pas parce que la police a le monopole de la violence qu'elle doit l'utiliser", a-t-elle poursuivi. "C'est une révolte légitime du peuple français. Il n'y a pas de responsabilité de violences du côté des manifestants, il n'y a pas eu de casse", a assuré Sandrine Rousseau.


Revenant sur les propos du président sur la foule qui n'aurait selon lui "pas de légitimité", "quand il utilise le terme foule on a l'impression d'une horde de sauvages, mais nous ne sommes pas une horde de sauvages", a répondu la députée. "Nous sommes un mouvement social et ça se respecte", a-t-elle lancé.

"IL CHERCHE LE POURRISSEMENT OU L'INCIDENT"


Emmanuel Macron "cherche le pourrissement ou l'incident", "c'est ce qu'il a fait pour les Gilets Jaunes", a estimé sur BFMTV la députée EELV de Paris Sandrine Rousseau. "Il est incapable de se remettre en question, d'entendre qu'il a tort. Il va nous sortir les éléments de langage qu'il sort à chaque fois : il y a une nouvelle méthode, il faut faire preuve de pédagogie...", a-t-elle raillé. 


"Mais les gens qui sont dans la rue ont très bien compris cette réforme, ce n'est pas une question de pédagogie. C'est profondément une question d'opposition au projet présenté", a jugé la parlementaire. "Regardez dans la rue, la société française. Qui aujourd'hui n'est pas en colère contre vous ?", s'est-elle irritée, en s'adressant à Emmanuel Macron.

LA FOULE "PAS LÉGITIME" : "JE N'AURAIS PAS DIT LES CHOSES COMME ÇA"


Sur franceinfo, le président du MoDem François Bayrou est revenu sur les propos d'Emmanuel Macron, selon qui "la foule n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers ses élus". "Je n’aurais pas dit les choses comme ça", a-t-il glissé. 


"Chacun a sa légitimité. Les manifestations ont leur légitimité, mais elle n'est pas supérieure à la légitimité démocratique. La Constitution dit que la souveraineté appartient au peuple qui l'exprime à travers ses représentants", a-t-il toutefois poursuivi. Aux États-Unis, lors de l'attaque du Capitole, "c'était une foule qui n'avait pas la légitimité des institutions", a-t-il "illustré". 


Pour autant, "quelque chose s'exprime" dans la rue, a reconnu le maire de Pau, y voyant "le symptôme de l'incommunicabilité entre les pouvoirs officiels et les citoyens" et déplorant un "mur de verre".

"ON A LAISSÉ DIABOLISER LE 49.3 PARCE QU'ON EST STUPIDE"


Après avoir échappé de peu à une motion de censure, à neuf voix près, le gouvernement reste en place. "C'est comme ça que la démocratie fonctionne, c'est serré la démocratie", a défendu sur franceinfo le président du MoDem François Bayrou. 


"On a laissé diaboliser le 49.3 parce qu’on est stupides, ignorants", a-t-il accusé, y voyant une "disposition essentielle de la Constitution". L'exécutif n'a "en aucune manière" fait preuve de lâcheté" puisque les parlementaires peuvent ensuite voter une motion de censure, a assuré le Haut-Commissaire au Plan. "Quand vous remettez aux députés le sort d'un gouvernement, vous leur donnez le pouvoir le plus important, le pouvoir maximum", a-t-il plaidé. 

"PARTAGER LE FOND DE CETTE DÉMARCHE"


Emmanuel Macron doit répondre à deux impératifs : "rassurer les Français sur la nécessité absolue de la réforme", mais aussi "replacer l’action de l’exécutif dans un cadre plus large et plus projeté vers l’avenir", a estimé sur franceinfo le président du MoDem François Bayrou. 


Sur la réforme spécifiquement, il a ainsi appelé le président à "partager avec les citoyens le fond de cette démarche". "Quand quelque chose est vital pour un peuple, il est du devoir des responsables de le conduire à son terme en l’expliquant. Cette partie explication a été un tout petit peu oubliée", a glissé le Haut-Commissaire au Plan. Il a notamment invité le chef de l'État à recevoir les syndicats : "Ce serait bien. Il faut retrouver le contact et le dialogue", a-t-il plaidé.

"STRATEGIE DU CHAOS"


François Ruffin sur le maintien de l'ordre et la BRAV : "Chaque fois qu'il y a eu un hommage à rendre à l'Assemblée, je me suis levé et je fais la minute de silence. Quelle est la situation ? On assiste au retour d'un maintien de l'ordre façon gilets jaunes : plus il y a le chaos dans le pays, plus cela l'arrange, il se présente comme le parti de l'ordre. Il y a le feu, et il se présente comme le garant de l'ordre. Il y a une stratégie du chaos qui est mise en place."


"Nous sommes dans une situation où il doit y avoir une réponse politique."

"MACRON, UN ENFANT CAPRICIEUX"


"Ce qui se passe aujourd'hui, si le pays est dans cet état c'est pour défendre son orgueil. On a à la tête du pays un enfant capricieux qui considère que la France est son espèce de joujou et que s'il le casse ce n'est pas grave", fustige François Ruffin.


"Je ne crois pas du tout qu'Emmanuel Macron veulent faire quelque chose pour les salariés de ce pays. Depuis 10 ans il écrase le travail, il ne le défend pas. Il voudrait participer à son agonie. Qui sont ses amis ? Ce ne sont pas ceux qui travaillent dans les incinérateurs. Ce sont des grands patrons."

"REPARER LE PAYS PLUTOT QUE DE LE DIVISER"


François Ruffin a t il changé de ton à cause de l'état du pays ? "J'ai entendu le message des élections législatives, j'ai entendu la fracture du pays. Je me demande comment contribuer à réparer ce pays plutot qu'à le diviser. (...) Il y a une colère qui est là, je vois les gens qui ne sont pas respectés. Ce sont ceux qui ont tenu le pays pendant le Covid, qui ont continué leur métier pendant la crise."


"Je ne suis pas favorable à la violence, elle nous dessert car elle nous rend impopulaire. Mais il y a la nécessité de monter d'un cran. Les syndicats eux mêmes sont débordés par la colère de leurs manifestants. Comment voulez vous qu'en mettant de l'huile sur le feu on ne provoque pas un incendie ?"

"IL A RAISON DE RAPPELER LA LÉGITIMITÉ DÉMOCRATIQUE"


Sur France 2, l'ancien Premier ministre Manuel Valls est revenu sur les propos du président. "Il a raison de rappeler la légitimité démocratique", a-t-il jugé, se disant "inquiet" que "l'on s'habitue à la violence dans la rue, des mots à l'Assemblée, à une confrontation entre les populismes de droite et de gauche qui apparaissent comme la seule alternative demain". "On est en train de nourrir quelque chose de très dangereux pour la démocratie", a-t-il estimé. 

"PAYS FRACTURÉ"


"Si on cherche sur quoi rassembler, il y a plein de choses. Il y a une mesure à prendre, c'est l'indexation des salaires sur l'inflation. Si on propose cela, 70% des Français sont d'accord", estime François Ruffin. 


"Si demain nous gouvernons dans ce pays fracturé, il faudra en tenir compte", relève le député. 

"MACRON, POMPIER-PYROMANE"


François Ruffin sur les manifestations : "Il y a une colère puissante dans le pays. Le problème c'est que lorsqu'il y a des manifestations syndicales et que le pouvoir n'entend pas, la question se pose : comment se faire entendre ? On a à la tête de l'Etat un pompier-pyromane qui vient mettre le feu en posant cette réforme, en interdisant les portes de sortie, empechant des discussions avec l'intersyndicale. Il bouche toutes les portes de sortie et vient dire : "c'est le chaos dans le pays"'.

"CARTES EN MAIN"


Invité sur LCI, François Ruffin estime que Emmanuel Macron a "plein de cartes en main." "Qui veut de ces batailles dans la rue, que des policiers tapent sur des étudiants, que des étudiants jettent des pierres ? Il y a une solution simple : le retrait de ce texte."


"Ce n'est pas la foule qui s'oppose à Emmanuel Macron, c'est le pays tout entier. Quand on a 4 salariés sur 5 qui disent non, des millions de gens dans la rue qui disent non, que la majorité des députés allaient dire non...." "Cette loi n'a pas de légitimité."


"Il y a la légalité, mais pas la légitimité", estime le député LFI de la Somme. "Emmanuel Macron doit changer, prendre des mesures avec mesure. Il doit être le garant de l'unité de la nation ; or là il la divise."

"PAS LE DROIT AU DÉNI"


"Nous n'avons pas le droit au déni", a martelé sur Europe 1 le député Renaissance de Paris Gilles Le Gendre. Quand bien même la loi était définitivement adoptée avec validation du Conseil constitutionnel et les "violences venaient à cesser dans la rue",  "dire que la crise est passée et que nous pouvons reprendre les choses comme si de rien n'était, ce serait commettre une erreur majeure", a-t-il estimé. 


"Nous sommes dans une crise politique et sociale d’une grande gravité. Il est de notre responsabilité, l'ensemble des forces politiques, d'éviter que cette crise politique et sociale ne devienne une crise de régime", a-t-il mis en garde, appelant à "réparer la démocratie".

"LA FOULE DOIT ÊTRE ENTENDUE"


Invité d'Europe 1, le député Renaissance de Paris Gilles Le Gendre est revenu sur les déclarations du chef de l'État, selon lesquelles "la foule n'a pas de légitimité". "Il enfonce une porte ouverte : dans notre pays, c'est la loi qui fait la loi, c'est le parlement qui vote la loi, elle n'est légitime que lorsqu'elle est passée dans son tamis", a-t-il jugé. En revanche, "s'il s'agit de dire aux Français que nous avons parfaitement compris la gravité de la crise, alors oui, il faut le dire, la foule doit être entendue".


Quant à l'entretien d'Emmanuel Macron au 13H de TF1 et France 2, "j’attends du président qu’il porte un diagnostic sans concession sur la situation très particulière, que j'estime relativement grave, que nous connaissons depuis quelques semaines", a exhorté le parlementaire. 

E. MACRON DÉFEND LE RECOURS AU 49.3


À la veille d'une interview au JT du 13h de TF1 et France 2, Emmanuel Macron s'est exprimé devant ses soutiens. Il a défendu l'utilisation du 49.3, assurant que "l'émeute" ne l'emporterait pas "sur les représentants du peuple". Mais le président a aussi estimé qu'il fallait "apaiser" et "écouter la colère" des Français.

"UN ARTIFICIER QUI SE BALADE SUR LES TONNEAUX DE POUDRE"


"Il y a à l'Élysée un artificier qui se balade sur les tonneaux de poudre avec une torche", a réagi sur Twitter le chef des socialistes Olivier Faure, qui signe avec 2500 élus PS une lettre ouverte au président publiée sur le site du JDD pour réclamer le retrait de cette réforme qui "dynamite notre contrat social".

POUR MACRON, "LA FOULE" N'A "PAS DE LÉGITIMITÉ" 


"La foule" qui continue de manifester contre la réforme malgré son adoption définitive n'a "pas de légitimité face au peuple qui s'exprime souverain à travers ses élus", a lancé le chef de l'Etat devant les parlementaires de son camp réuni à l'Elysée, selon un participant. "L'émeute ne l'emporte pas sur les représentants du peuple", a-t-il ajouté, alors que de nouvelles manifestations émaillées de tensions avaient lieu mardi soir à Paris et ailleurs en France. À cet égard, il s'est posé en défenseur de "l'ordre démocratique et républicain".

MACRON SALUE SA MAJORITÉ


Emmanuel Macron a adressé ses "remerciements" aux groupes parlementaires de sa majorité, reçus mardi soir à l'Élysée, selon des propos rapportés par des participants au service politique de TF1/LCI. "Vous avez tenu les débats dans des circonstances inédites d'incivilité, de brutalité et de chahut avec des propos qui ne sont pas acceptables", a-t-il ajouté, saluant une majorité "présente jusqu'au bout". 


"On ne pouvait faire autrement qu’aller au bout", a-t-il également expliqué à ses troupes. "Il ne faut pas céder aux intimidations, il faut assumer", a-t-il dit, tout en rendant hommage aux députés d'opposition qui étaient prêts à voter le texte. 


Et d'ajouter : "en démocratie, ce n'est pas parce qu'un texte passe à très peu de voix qu'il est illégitime. Il a été démontré hier qu'il n'y avait pas de majorité alternative à la vôtre". 


"Il faut apaiser et écouter les colères", a également dit le président de la République à ses soutiens. "Réorganiser le travail du gouvernement à l'aune de cela et avec les parlementaires", a-t-il conclu, se donnant "un mois" pour y parvenir.

LE PEN NE VEUT PAS "ÉTEINDRE LE FEU"


"Je ne participerai pas à éteindre le feu" de la contestation contre la réforme des retraites, a prévenu mardi Marine Le Pen lors d'un entretien à l'AFP, en estimant qu'Emmanuel Macron est "le seul qui a les clés d'une crise politique qu'il a créée lui-même".


"La crise était prévisible", estime la cheffe des députés RN. "J'ai vu Élisabeth Borne au mois de septembre et je lui avais dit: 'Si vous utilisez le 49.3 pour faire passer une réforme des retraites, ne comptez pas sur moi pour jouer les pompiers - comme j'ai pu le faire au moment des Gilets jaunes quand ça a commencé à chauffer très fort -, parce que vous aurez mis le feu'". 


"Moi, je ne participerai pas une deuxième fois à venir éteindre un incendie ou essayer de participer à éteindre un incendie que vous avez allumé", a-t-elle poursuivi.

LA NUPES CONTRE-ATTAQUE


Les députés et sénateurs de la Nupes ont indiqué qu'ils déposaient deux recours devant le Conseil constitutionnel sur le projet de loi réformant les retraites adopté via 49.3, ainsi qu'une procédure de Référendum d'initiative partagée (RIP)

BORNE ASSURE QUE LES POLICIERS ONT "UN DEVOIR D'EXEMPLARITÉ"


Les forces de l'ordre "ont un devoir d'exemplarité" dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, a affirmé Elisabeth Borne, alors que des syndicats d'avocats, de magistrats et des politiques de gauche dénoncent des violences policières.


"Face à ces violences (contre la réforme des retraites, NDLR), je veux à nouveau rendre hommage à nos forces de l'ordre qui assurent la sécurité des manifestations. Et je le redis, ils ont un devoir d'exemplarité et ils en sont conscients, nos policiers comme nos gendarmes", a déclaré la Première ministre devant l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement. "Tout signalement est examiné", a-t-elle ajouté.

AU TOUR D'EELV D'INTERPELLER SUR LES VIOLENCES POLICIÈRES


A la tribune, la présidente du groupe EELV Cyrielle Chatelain a elle aussi interpellé la Première ministre sur les violences policières qui accompagnent les manifestations. Elle parle de "vidéos d'une violence inouïe", de "témoignages de jeunes gens encerclés par la police", de "situations de nasse" qui se multiplient et de "plaintes pour agressions sexuelles". "Préférez-vous une France pétrifiée à une France engagée ?", a-t-elle demandé à Elisabeth Borne.


"Comment osez-vous nous reprocher la violence dans la rue", a répondu la cheffe du gouvernement, parlant du "compromis" bâti "dans le respect de nos institutions" avec l'opposition sur la réforme des retraites.

VIOLENCES POLICIÈRES : VIF ÉCHANGE ENTRE LFI ET DARMANIN


Andy Kerbrat (LFI) a dénoncé à la tribune les violences policières qui ont accompagné la répression des manifestations survenues ces derniers jours contre le recours au 49.3 et l'adoption sans vote de la réforme des retraites. Il a notamment évoqué des jeunes femmes ayant porté plainte pour agressions sexuelles. "Rendez vous hommage à ces agents ou sanctionnez-vous ces pratiques ?", a-t-il demandé au ministre de l'Intérieur.


Gérald Darmanin lui a répondu : "Comme vous, je voudrais avoir un mot pour ces 394 policiers et gendarmes blessés", les députés de la majorité applaudissant, sous les huées des bancs de l'opposition.


"Vous comparez des dégradations de bâtiments à des violences sexistes et sexuelles. Nous ne nous habituerons jamais à votre indignité", a rétorqué le député insoumis.

ROUSSEL APPELLE DE NOUVEAU AU RETRAIT DE LA REFORME


Fabien Roussel (PCF) a lui aussi dénoncé un "coup de force inadmissible et dangereux". "Face au chaos que vous provoquez par vos choix, nous n'appellerons pas au chaos ", "rendez les armes, nous voulons la paix, la paix civile", a-t-il ajouté. "Retirez votre réforme des retraites !"

"QUAND ALLEZ-VOUS DÉMISSIONNER ?" DEMANDE CHENU (RN) À BORNE


Dénonçant le recours au 49.3 sur la réforme des retraites, Sébastien Chenu (RN) l'a comparé à une "gifle" représentant "l'ampleur du mépris" que le gouvernement porte "aux Français et à ses attentes". Il a estimé qu'avec la réforme des retraites avait été acté la "fin d'une certaine idée de la démocratie parlementaire mais surtout la négation d'une volonté populaire". "Vous me gouvernez plus, vous imposez", a-t-il lancé à la Première ministre. "Qu'attendez vous pour rendre le meilleur service que vous pouvez rendre à notre République, c'est-à-dire démissionner ?"

ÉCHANGE TENDU PANOT-BORNE


"Mme la Première ministre, vous céderez !", a lancé la cheffe du groupe LFI à Elisabeth Borne en ouverture des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Passer en force contre le peuple, les syndicats, le Parlement est une folie", a-t-elle ajouté au lendemain de l'adoption de la réforme des retraites.


"Respectez nos institutions, respectez notre démocratie", a répliqué la Première ministre à la tribune. 

MACRON INCITÉ À RECOURIR À L'ARTICLE 10 DE LA CONSTITUTION


La députée PS Valérie Rabault enjoint le président de la République à recourir à l'article 10 de la Constitution sur la réforme des retraites. Il permet avant la promulgation de la loi, de proposer au Parlement une nouvelle délibération sur un texte. 


En effet selon cet article, "le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée. Il peut, avant l'expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée".

QUE DIRA MACRON DEMAIN SUR TF1 ?


Selon des participants à une réunion de cadres de la majorité autour d'Emmanuel Macron à l'Elysée ce matin, demain à 13h sur TF1 et France 2, le président de la République n'annoncera ni dissolution, ni remaniement, ni convocation d'un référendum sur la réforme des retraites.


Le chef de l'Etat aurait demandé à ses troupes de faire "d'ici deux à trois semaines maximum" des "propositions" en vue d'un "changement de méthode et d'agenda des réformes".

LR NE VA PAS EXCLURE SES DEPUTÉS QUI ONT VOTÉ POUR LES MOTIONS DE CENSURE


Les dirigeants des Républicains ont refusé d'exclure du parti les 19 députés qui ont soutenu les motions de censure contre le gouvernement d'Elisabeth Borne. Le chef des députés Olivier Marleix a dit "comprendre parfaitement" qu'ils "n'aient pas eu envie d'assumer une réforme qui a été malgré tout portée par Emmanuel Macron".


"Nous sommes des députés d'opposition et chacun exerce son mandat et vote en responsabilité. Je n'ai pas à leur jeter la pierre." "La seule limite pour moi, c'est les gens qui changent d'avis trop régulièrement, qui manqueraient un peu de loyauté. Mais ce n'est pas le cas de la plupart des députés qui votent en conviction", a-t-il ajouté, sans donner de nom. 


A la sortie d'un comité stratégique réunissant les cadres du parti, le président des Républicains, Eric Ciotti, a reconnu que son parti avait "subi une épreuve, quelque part aussi un échec", appelant à "en tirer toutes les leçons".

LA PERMANENCE D'UN DEPUTÉ LR CAILLASSÉE


Eric Pauget, député LR des Alpes-Maritimes, a vu sa permanence caillassée cette nuit. " Je dépose plainte et condamne fermement ces violences et la pression sur les élus. L’ordre, le droit et le respect de chacun doivent prévaloir dans notre nation", a-t-il commenté sur Twitter.

LE RN A DEPOSÉ UN RECOURS DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL


Après le rejet des deux motions de censure lundi, le Rassemblement national a déposé ce matin un recours au Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites. Le parti veut utiliser "tous les recours légaux et constitutionnels pour faire tomber ce texte", a prévenu sa porte-parole Laure Lavalette.

DES PERMANENCES PARLEMENTAIRES TAGGUEES


Les permanences des députés MoDem de Gironde Sophie Mette et Frédéric Zgainski, et du député Renaissance du même département Pascal Lavergne ont été tagguées dans la nuit de lundi à mardi. "Nos différends politiques sont légitimes, en démocratie ils ne justifient pas les violences et les dégradations", a commenté la première. "En démocratie un seul outil est légal, le vote. L'intimidation au détour de la nuit n'a pas sa place", a estimé le dernier. 

O. DUSSOPT N'A "PAS LE SENTIMENT" D'ÊTRE EN SURSIS


La motion de censure du gouvernement d'Elisabeth Borne a été rejetée lundi à neuf voix près seulement par les députés. Pour autant, le ministre du Travail Olivier Dussopt n'a "pas le sentiment" d'être en sursis, a-t-il déclaré sur Sud Radio. Par le passé, "il y a eu des motions de censure plus serrées", a-t-il appuyé, estimant que "le résultat d'hier permet de maintenir la confiance du parlement au gouvernement". Quant à Elisabeth Borne, "elle est au travail, elle est solide et je la soutiens", a-t-il ajouté. 

"CHEMINEMENT DÉMOCRATIQUE"


"La réforme des retraites est considérée comme adoptée depuis hier", a indiqué sur Sud Radio le ministre du Travail Olivier Dussopt. La Première ministre a annoncé saisir le Conseil constitutionnel sur le texte, puis la loi doit  "entrer en vigueur à partir du 1er septembre 2023", a-t-il expliqué. "Le texte a suivi un cheminement démocratique depuis le début", égrenant les échanges avec les partenaires syndicaux, l'adoption au Sénat et en commission mixte paritaire, puis "il est considéré comme adopté avec le rejet de la motion de censure", a-t-il estimé.


"Ce n'est plus tout à fait le même texte" que la copie initiale de l'exécutif, "il a intégré les demandes de beaucoup de partenaires sociaux et des parlementaires, c'est un texte de compromis", a assuré le ministre. Quant au recours au 49.3, "il y avait une coalition des contres" et "il n'y a pas d'alternative, de contre-proposition" ni de "projet commun" parmi les signataires de la motion de censure, a estimé le ministre, fustigeant "un principe d'opposition".

L'APPEL DE F. ROUSSEL À L'ARRÊT DES DÉGRADATIONS


"Les dégradations physiques et les feux de poubelles n'apporteront pas la réponse que nous attendons", a estimé sur France 2 le député communiste Fabien Roussel. Il a exhorté plutôt à ce que "les mobilisations exemplaires lancées jusqu'à maintenant à l'appel de l'intersyndicale puissent se tenir". 


"Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas de réactions violentes, même si je les condamne ? Il faut comprendre ce qu'il se passe dans le pays, ce gouvernement est d'une violence rare, d'une brutalité sans nom", a-t-il toutefois accusé. 

"LE GOUVERNEMENT D'ELISABETH BORNE EST CRAMÉ"


"J'appelle Emmanuel Macron à entendre ce qu'il se passe dans le pays (...) et de retirer les matraques de la rue, d'entendre la contestation sociale et suspendre cette réforme", a lancé sur France 2 le secrétaire national du Nord Fabien Roussel. "Ou il redevient un chef de l'État qui se rend compte qu'il y a un besoin d'apaisement dans notre pays, ou il reste le chef d'un clan, à la tête d'un régime autoritaire, qui pour faire taire la contestation sociale envoie les brigades mobiles, les CRS", a-t-il fustigé. 


"Le gouvernement d'Elisabeth Borne est cramé. Ils n'ont plus l'autorité ni la majorité pour engager de nouvelles réformes", a aussi jugé le parlementaire, estimant que "la réquisition, l'ordre, le bâton et la matraque ne seront pas la solution à cette situation de crise". "Le Parlement est bafoué, humilié. Moi, député, j'ai été privé 11 fois de mon vote par le 49.3 !", s'est aussi irrité le député du Nord, estimant que "cette Constitution montre aujourd'hui ses limites".

O. MARLEIX : "JE REGRETTE QU'ON N'AIT PAS DONNÉ UN VISAGE UNI"


Invité sur BFMTV,  Olivier Marleix, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, a reconnu que "la réforme des retraites n'a pas convaincu la totalité de nos députés", car "elle n'a pas été très bien préparée, (...) à cela a créé beaucoup d'incompréhensions". Les motions de censure se sont soldées lundi par un échec, mais par un vote plus serré qu'attendu, avec notamment 19 députés LR sur 61 apportant leurs voix à la motion de censure transpartisane, ce qui n'est "pas totalement une surprise", a estimé le parlementaire. 


"Je respecte les convictions de chacun de mes collègues", qui ont considéré que "cette réforme a trop manqué de dialogue social", "je ne peux pas leur en vouloir" mais "je regrette qu'on n'ait pas pu montrer un visage uni et que cela ait dérouté les électeurs", a toutefois estimé le député d'Eure-et-Loir. Néanmoins, malgré ces désaccords, "la droite a été au rendez-vous de ses convictions", a-t-il jugé : en tant que groupe d'opposition, il n'est "pas confortable (...) d'assumer une réforme qui n'est pas exactement la vôtre", "mais à un moment, on doit prendre ses responsabilités", a-t-il plaidé.

"UN EXTRÉMISTE À L'ÉLYSÉE"


"Tout repose dans les mains d'un seul homme, dont on se demande quels sont les mots magiques qui vont sortir de sa bouche", a cinglé sur Sud Radio le député insoumis de la Somme François Ruffin, ciblant Emmanuel Macron. "L'homme du chaos est là-haut, c'est lui qui par sa manière de faire mène au chaos. Il a les clés de l'apaisement, il doit tout faire pour cela mais ce n'est pas du tout ce que l'on voit de jours en jours, il y a presque des provocations", a-t-il critiqué, estimant que "l'on a un extrémiste à l'Élysée". 

M. BOMPARD APPELLE E. MACRON À "ÊTRE RAISONNABLE"


Emmanuel Macron s'exprimera mercredi au JT de 13H de TF1 et France 2, un choix "nécessaire" selon le député insoumis Manuel Bompard, invité de franceinfo. "Je l'appelle à prendre ses responsabilités et à faire en sorte (...) que cette réforme ne soit pas appliquée", elle qui "n'a pas de légitimité populaire" ni de "majorité à l'Assemblée", a-t-il lancé. "Le pire serait de s'entêter dans ce passage en force, je l'appelle à être raisonnable", a insisté le parlementaire. Elisabeth Borne, elle, "n’a plus aucune légitimité politique et doit partir en emportant sa réforme des retraites sous le bras", a-t-il jugé.

"LES GRANDS POLITIQUES SONT EFFONDRES"


Sur le 49-3, François Hollande pense qu'il y a eu un malentendu : "Elisabeth Borne n'avait pas l'intention de recourir à cet article. Si elle avait la certitude que les LR accorderaient leurs voix, elle n'auraient pas pris cette arme là."


Interrogé sur l'état de notre démocratie, François Hollande fait part de son inquiétude. "Avant, il y avait l'alternance. Les grandes politiques se sont désormais effondrées. Il n'y a plus de cohésion, de possibilité d'offrir une alternative. On l'a vu avec les LR et la retraite à 64 ans. Le fait que les grands politiques ne soient pas redressés créé une incertitude parlementaire."

"DEBORDEMENT DE LA VIOLENCE"


François Hollande sur LCI : "Jusqu'à présent, ce sont les syndicats qui ont conduit le mouvement. Durant ces cortèges, il n'y a pas eu de violences. Si elles sont une nouvelle fois mise de coté, alors que le président a encore refusé de les recevoir, là oui il y a le risque d'un débordement de la violence. Il faut les considérer comme des interlocuteurs. Quand on fait une réforme sociale, le premier interlocuteur doit être les organisations syndicales."

"LA BATAILLE N'EST PAS TERMINÉE"


Invité de franceinfo, le député insoumis des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard a assuré que l'échec de la motion de censure transpartisane lundi ne mettait pas un coup d'arrêt à la mobilisation contre le texte. "Elle a échoué seulement à 9 voix, c'est passé pas loin du tout. (...) C'est la démonstration que ce gouvernement est en sursis, c'est sûrement la crise la plus importante depuis plusieurs dizaines d'années dans ce pays", a-t-il lancé. "La bataille n'est pas terminée, puisque la censure à l'Assemblée nationale n'a pas fonctionné, il reste la censure populaire, dans la rue, dans la grève. Il faut continuer la mobilisation", a exhorté le coordinateur de LFI. 

UNE REFORME "INJUSTE"


Et maintenant ? Selon François Hollande, "il faudra des solutions institutionnelles avec une initiative prise de la part du président. "Changer la Première ministre, une dissolution, un référendum...Du coté d'Emmanuel Macron, des opérations politiques ne seront pas le dénouement de la situation."

 

 Et François Hollande  de rappeler que selon lui la réforme des retraites pouvait avoir lieu durant ce mandat. Mais, car elle était "injuste", elle n'a pas convaincu la majorité des citoyens.

MOTION DE CENSURE : "LE RÉSULTAT AURAIT PU ÊTRE ENCORE PLUS SERRÉ"


"Il y a une crise extrêmement profonde", a estimé sur CNews le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière. La motion de censure du gouvernement d'Elisabeth Borne a été rejetée lundi à neuf voix près seulement par les députés, mais "le résultat aurait pu être encore plus serré", a-t-il jugé.


"J'invite Emmanuel Macron à prendre la mesure de l'état de tension dans lequel il est, qu'il a fait une erreur avec le 49.3", a-t-il poursuivi. Quant à la prise de parole du chef de l'État au 13H de TF1 et France 2 mercredi, "s'il refait une sorte de 49.3 verbal, dire 'je m'en fiche de votre opinion, j'impose', la manifestation de jeudi sera encore plus forte", a-t-il mis en garde. 

"RENOUER AVEC LES SYNDICATS"


"Le président devrait reprendre le dialogue avec les organisations syndicales", selon François Hollande. "Emmanuel Macron doit trouver les formes les plus appropriées pour tenir compte de ce qu'il se passe dans le pays. Il doit consulter pour avoir des retours. Les organisations syndicales doivent avoir la plus grande attention de la part du président", selon François Hollande.


"Le rôle de chacun, c'est que la discussion puisse reprendre. Qui est responsable ? Cela est derrière. Ce qui compte c'est l'avenir. Emmanuel Macron doit proposer un mandat, quelles réformes il veut engager. Et puis quel est le paysage politique ? L'inquiétude est très forte : si c'est l'extrême droite qui doit tirer profit des événements, c'est très grave. Je ne pense pas qu'elle soit victorieuse. Mais qu'il n'y a pas d'alternative crédible pour les citoyens, laissant à penser qu'on va sortir de cette crise."

"APAISEMENT"


C'est car des critères de pénibilité ont été supprimés au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron qu'il y a des difficultés", selon François Hollande.


"Il y a des éléments de légalité, le texte a été adopté", rappelle l'ancien président. "C'est d'une courte majorité, mais ce n'est pas là le problème majeur ; il est avec le pays, par le refus de nombreux citoyens du report de l'âge légal. Il y a une nécessité de retrouver une forme de dialogue. L'apaisement est le mot clé dans les jours qui viennent."

"CONVAINCRE LES FRANCAIS"


"Je souhaite que la consultation de ce mardi soit sincère, profonde", estime François Hollande. "Ce qui compte, c'est de savoir comment il est possible de convaincre les Français que ce qui a été décidé va dans le bon sens."


François Hollande a-t-il été consulté ? "Non", mais conformément à sa position il est "prêt" à donner son avis, à être consulté.

"DES ERREURS", SELON FRANCOIS HOLLANDE


Invité sur LCI, François Hollande estime que "nous sommes dans un moment de crise", évoquant une "erreur de contenu" concernant la réforme des retraites. "Une erreur de méthode", en privilégiant un accord avec un parti de droite de la part du gouvernement. 


"Il y a aussi eu une erreur de procédure, avec le 47-1 puis le 49-3. Aujourd'hui, le président est dans une situation avec la loi votée mais une forte contestation. Que faire ? Apaiser, consulter, attendre les décisions du Conseil constitutionnel puis décider."

MATIGNON "TERRIBLEMENT FRAGILISÉ" SELON M. LE PEN


"Le gouvernement sort terriblement fragilisé de cette séquence. La motion de censure n'a pas été votée, mais à neuf voix près, c'est beaucoup moins que prévu", a estimé sur Europe 1 Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale. "Ils ont une mauvaise vision de ce que veulent les Français et de leurs propres troupes", a-t-elle raillé. 


"La première perdante c'est la démocratie, l'image de la France dans le monde", a aussi cinglé la députée d'extrême droite, accusant l'exécutif de "rompre les règles du jeu démocratique". Elisabeth Borne "doit partir" ou le "président doit la démissionner", a également jugé la parlementaire.


Quant aux violences qui ont émaillé des rassemblements lundi soir, le ministre de l'Intérieur "Gérald Darmanin a une main de beurre dans un gant de fer, cela fait des années que ces blacks blocs existent, (...) et ils les laissent faire car c'est un moyen pour le gouvernement de délégitimer les revendications sociales ou les expressions de colère du peuple", a-t-elle accusé.

EMMANUEL MACRON MERCREDI AU 13H


Souvent discret sur ce texte controversé, Emmanuel Macron a finalement écouté ceux qui le pressaient de prendre la parole sur cette réforme. 


Son entourage souligne auprès de TF1-LCI que le chef de l'État s'était engagé à s'exprimer une fois le cheminement démocratique du texte achevé. Quant à son choix de prendre la parole dans le JT de 13H, il souhaite s'exprimer auprès des territoires, à l'heure du déjeuner, tout en conservant de la solennité puisque l'entretien se déroulera à l'Élysée. 

Retraites : Emmanuel Macron invité du 13H de TF1 demainSource : TF1 Info

CARBURANTS : DES "SITUATIONS EXTRÊMEMENT RISQUÉES"


Le ministre des Transports Clément Beaune, invité de France Inter, a distingué la grève "autorisée" des "blocages durables, parfois violents, qui ne le sont pas" dans des raffineries. Dans les Bouches-du-Rhône par exemple, "des situations sur les carburants deviennent extrêmement risquées, la moitié des stations-service sont pas forcément à sec mais en difficulté", a-t-il déploré. "Ce matin, de manière ciblée, des réquisitions sont en cours, à Fos-sur-Mer spécifiquement. C'est toujours un dernier recours", a poursuivi le ministre, pointant une "situation extrêmement difficile". 


Il a par ailleurs estimé que "la Première ministre a fait preuve à la fois d’ouverture et de courage dans ce moment" et a agi "avec un sentiment de devoir et la volonté d’avancer". Avant d'ajouter qu'"une nouvelle phase s'ouvre", évoquant "des initiatives nouvelles" sur des sujets "sociaux" comme le pouvoir d'achat, l'inflation ou les services publics. 

RÉQUISITIONS : "IL Y EN AURA D'AUTRES"


"Des réquisitions sont en cours depuis hier soir à Fos-sur-Mer, (...) et il y en aura d'autres, partout où c'est nécessaire à chaque fois que l'on constatera que les blocages des raffineries et des dépôts empêchent d'alimenter les stations service", a annoncé sur RTL le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. 


"On différencie le mouvement social encadré par les syndicats, avec les manifestations, et des blocages et scènes de tensions, auxquelles on a pu assister hier soir", a-t-il poursuivi. "Manifester, faire grève, c'est un droit constitutionnel que l'on respecte. Bloquer, casser, aller hurler dans les rues de Paris 'tout le monde déteste la police', ce n'est pas tout à fait la même chose", a aussi fustigé Olivier Véran, évoquant "une dizaine de policiers blessés dans les rues de Paris". 

MOTION DE CENSURE : E. BORNE "CONFORTÉE PAR LE PARLEMENT"


La motion de censure du gouvernement d'Elisabeth Borne a été rejetée lundi à neuf voix près seulement par les députés, entérinant donc l'adoption de la réforme des retraites par 49.3. Par le passé, "il est arrivé que l'écart de voix lors d'une motion de censure soit plus petit que ce qu'on a constaté hier", a tenté de relativiser sur RTL Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement. "Lorsque Michel Rocard crée la CSG, il ne lui emporte que de cinq voix", a-t-il notamment illustré.


"Nous nous étions engagés à ce qu'il y ait un examen de ce texte au parlement et un vote des parlementaires sur ce texte, ce vote s'est traduit à travers le 49.3 par une motion de censure, la Première ministre était engagée à remettre sa responsabilité devant le Parlement et a été confortée par ce Parlement", a-t-il assuré.  


"La Première ministre est la seule, et notre majorité est la seule, à pouvoir porter aujourd'hui un projet de gouvernement", a également affirmé le porte-parole. Il a présenté les oppositions qui ont additionné leurs forces lors du vote comme une "alliance de circonstance qui ne pourrait pas gouverner ensemble". 

RÉQUISITIONS DE PERSONNEL À FOS-SUR-MER


Le ministère de la Transition énergétique a annoncé mardi la réquisition de "trois salariés par relève" au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer "face à l'aggravation des tensions d'approvisionnement dans les Bouches-du-Rhône", conséquence des grèves contre la réforme des retraites.


"La réquisition est valable pendant 48h en tant que de besoin, à compter du 21 mars" et concerne "des personnels indispensables au fonctionnement du dépôt" qui approvisionne la région PACA et l'Est de la région Occitanie en carburants, a précisé le ministère dans un communiqué.

EMMANUEL MACRON AU 13H DE TF1 ET FRANCE 2 MERCREDI


Après l'adoption de la réforme des retraites au Parlement lundi, le président de la République prend la parole. Il est l'invité des JT de 13H de TF1 et de France 2 ce mercredi, et sera interviewé par Marie-Sophie Lacarrau et Julian Bugier.

CONSULTATIONS EN SÉRIE POUR E. MACRON


L'adoption de la réforme des retraites au Parlement est loin d'avoir signé la fin de la contestation du projet phare d'Emmanuel Macron qui va consulter tous azimuts mardi au lendemain de manifestations dans de nombreuses villes de France, émaillées parfois de fortes tensions.


Le chef de l'État doit recevoir à 9h Elisabeth Borne, en première ligne, qui a échappé de peu la veille à un renversement de son gouvernement, avec le rejet à neuf voix près d'une motion de censure transpartisane à l'Assemblée nationale.


"Je suis déterminée à continuer à porter les transformations nécessaires à notre pays", a assuré lundi soir la Première ministre, conviée à l'Élysée avec plusieurs membres du gouvernement et les chefs de la majorité. Emmanuel Macron doit ensuite déjeuner avec Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, présidents de l'Assemblée et du Sénat, avant une réunion en soirée avec les parlementaires du camp présidentiel.

UNE MOTION DE CENSURE REJETÉE MAIS QUI "NE CHANGE RIEN"


"Rien n'entame la détermination des travailleurs", écrit la CGT dans un communiqué ce soir, après le rejet de la motion de censure déposée par des parlementaires, suite au déclenchement du 49.3 par Elisabeth Borne pour faire passer la réforme des retraites. Le rejet de cette motion, "à quelques voix près, ne change rien !", écrit la Confédération, qui a réitéré son appel à la mobilisation jeudi.

SAISINE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL


Alors que la Nupes et le Rassemblement national ont chacun de leur côté annoncé vouloir saisir le Conseil constitutionnel pour vérifier la validité du projet de réforme des retraites, Matignon a indiqué que la Première ministre allait saisir "directement" le Conseil constitutionnel pour un examen du texte "dans les meilleurs délais".

RÉUNION À MATIGNON


Après un aller-retour à l'Élysée, Élisabeth Borne réunit lundi soir à Matignon les présidents des groupes parlementaires de la majorité, ainsi que la présidente (Renaissance) de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, suite au débat de censure sur la réforme des retraites. Sont conviés rue de Varenne les présidents des groupes Renaissance Aurore Bergé, MoDem Jean-Paul Mattei et Horizons Laurent Marcangeli pour l'Assemblée nationale, ainsi que le président du groupe macroniste RDPI au Sénat, François Patriat.

UNE RÉFORME "QUI N'AVAIT PAS DE MAJORITÉ À l'ASSEMBLÉE NATIONALE"


"Ce qui m'intéresse, c'était pas la motion de censure, c'est la réforme des retraites", a jugé Laurent Berger à la suite du rejet de la motion de censure à neuf voix seulement. Selon le secrétaire national de la CFDT, invité de LCI, le résultat du vote de la motion de censure serait "l'illustration supplémentaire, après ce qu'on a connu jeudi dernier, que cette réforme des retraites, elle n'avait pas de majorité à l'Assemblée nationale." 


Il a appelé au retrait de cette réforme "qui va bouleverser la vie de millions de travailleurs et de travailleuses". "On a besoin d'apaisement et cet apaisement ne viendra pas si cette réforme passe", a encore estimé Laurent Berger. Selon lui, cette réforme des retraites ouvre "la plus grande crise politique depuis 30 ans".

RÉUNIONS À L'ÉLYSÉE


À la suite du rejet des motions de censure, dont une à une très courte majorité, le président de la République devrait recevoir à 9 heures la Première ministre, les chefs de la majorité, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, le ministre délégué au Budget, Gabriel Attal, le ministre du Travail Olivier Dussopt, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, le sénateur François Patriat et Yaël Braun-Pivet.


À 13 heures, il doit déjeuner avec le président du Sénat, Gérard Larcher et la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Enfin, il devrait recevoir en fin de soirée les parlementaires de la majorité et les sénateurs qui ont parrainé le président de la République.

LA MOTION DE CENSURE DU RN REJETÉE


La 2e motion de censure, déposée par le Rassemblement nationale, a été rejetée par une très large majorité des députés. Seuls 94 élus ont voté pour. Il s'agit des 88 députés du parti d'extrême droite et de trois députés LR.

UNE RÉFORME ADOPTÉE


Suite au rejet des motions de censure, le ministre du Travail a annoncé l'adoption de la réforme des retraites par le Parlement.

"LE COMBAT CONTINUE", SELON OLIVER FAURE


"Le combat continue", a tweeté le premier secrétaire du PS Olivier Faure, suite au rejet de la motion de censure du projet de réforme des retraites. Mais à seulement neuf voix, ce vote a été qualifié d'"échec" pour le chef des communistes Fabien Roussel.


"Cet échec rend notre pays ingouvernable en l’état. J’appelle une nouvelle fois le président de la République à la raison. Ne promulguez pas cette réforme !", a-t-il demandé sur Twitter. La secrétaire nationale d'EELV Marine Tondelier a jugé, elle, que le résultat était un "camouflet pour le gouvernement dont les députés avaient quasiment déserté l’hémicycle".

LE RETRAIT DE LA RÉFORME, SOUTENUE PAR AURÉLIEN PRADIÉ


Le député LR Aurélien Pradié, qui a voté la motion de censure avec 18 autres députés de droite, a appelé Emmanuel Macron à retirer cette "loi empoisonnée", assurant que le gouvernement d'Elisabeth Borne a un "problème de légitimité". 


"Il est évident aujourd'hui que le gouvernement a un problème de légitimité, que le président de la République ne peut pas rester spectateur de cette situation", a déclaré sur BFMTV le député qui n'a pas suivi les consignes des patrons de son parti qui avaient appelé à ne pas soutenir la motion de censure.


"Le premier acte de courage du président de la République, c'est de retirer ce texte, de remettre tout le monde autour de la table, que nous retravaillions une nouvelle réforme des retraites", a-t-il affirmé, assurant que "cette loi sur les retraites est empoisonnée".

RÉFÉRENDUM D'INITIATIVE PARTAGÉE


Comme annoncé par Mathilde Panot, un référendum d'initiative partagé a été soumis par la gauche au Conseil constitutionnel. Le texte a par ailleurs été inscrit dans les "affaires en instance" sur le site du Conseil

"LA CENSURE N'A PAS ÉTÉ APPROUVÉE", SE FÉLICITE ERIC CIOTTI


Alors que 19 députés LR ont voté la censure, le président des Républicains a malgré tout tenu à rappeler qu'elle n'avait pas été "approuvée par une très large majorité LR, conformément à ce que nous avions souhaité, à ce que j'avais souhaité". Selon Eric Ciotti, avec ce vote, "les Républicains ont fait preuve de cohérence, de responsabilité et nous nous sommes inscrits dans la défense de nos institutions là où d'autres veulent les mettre à terre." 

"UN VOTE EST UN VOTE"


À la suite du rejet de la motion de censure à seulement neuf voix, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a estimé qu'il n'y avait "pas de question d'écart, un vote est un vote". "Dans un moment de crise, il faut se rattacher aux institutions, et aujourd'hui, les institutions ont bien fonctionné", a encore déclaré la présidente, qui a prôné par ailleurs "l'apaisement" et le "dialogue".

LA FIN DU "CHEMINEMENT DÉMOCRATIQUE", POUR E. BORNE


La Première ministre a réagi sur Twitter suite au vote de la motion de censure en jugeant que le rejet de celle-ci permettait d'arriver "au terme du cheminement démocratique de cette réforme essentielle pour notre pays".

"NOUS N'AVONS VOTÉ CE TEXTE NI EN PREMIÈRE, NI EN DEUXIÈME LECTURE"


Boris Vallaud, député du Parti socialiste, a assuré que malgré le rejet de la motion de censure, il n'y avait "pas de majorité dans ce pays". "Nous n'avons voté ce texte, ni en première, ni en deuxième lecture", a assuré l'élu.

Motion de censure rejetée : la réaction de Boris VallaudSource : TF1 Info

BANDEROLE À L'ASSEMBLÉE NATIONALE


Suite au rejet de la motion de censure LIOT à neuf voix, les députés LFI ont déployé une banderole appelant depuis une terrasse de l'Assemblée nationale à la poursuite du mouvement contre la réforme des retraites. 

Capture d'écran LCI

"UNE CRISE POLITIQUE D'UNE EXCEPTIONNELLE GRAVITÉ"


Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, a jugé que le rejet de la motion de censure à neuf voix ouvre "une crise politique d'une exceptionnelle gravité". Si la "censure parlementaire" n'a pas fonctionné, il appelle à la "censure populaire", avec une poursuite de la mobilisation sociale contre la réforme des retraites. Il conseille par ailleurs au président de retirer son texte, toujours impopulaire au sein d'une majorité de la population.

19 DÉPUTÉS LR ONT VOTÉ LA MOTION DE CENSURE


La motion de censure a recueilli 278 voix, soit bien plus qu'il était estimé avant son vote. Parmi ces voix, ce sont 19 députés Les Républicains qui n'ont pas respecté les consignes de vote de leur président de groupe Olivier Marleix, et qui ont voté pour. Avant le vote, le président du groupe LR avait effectivement assuré que ses membres n'allaient pas apporter leur soutien aux deux motions de censure.

MARINE LE PEN APPELLE E. BORNE À DÉMISSIONNER


Marine Le Pen, en réaction au rejet de la motion de censure transpartisane à 9 voix, a appelé à la démission de la Première ministre. "L'adhésion à la motion de censure est bien plus important qui a été prévu. Dans ces circonstances, Elisabeth Borne ne peut pas rester à son poste", a jugé la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.

"RIEN N'A ÉTÉ RÉGLÉ", JUGE MATHILDE PANOT


"Il n'y aura manqué que neuf voix pour faire tomber le gouvernement d'Élisabeth Borne", débute Mathilde Panot en réaction au rejet de la motion de censure, qui appelle Elisabeth Borne à démissionner. "Rien n'a été réglé", assure la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, qui affirme que les manifestations vont continuer à se mobiliser contre la réforme des retraites. Pour sortir de cette "crise", comme qualifie le moment Mathilde Panot, celle-ci demande qu'Emmanuel Macron fasse appel au peuple et annonce par ailleurs un recours au conseil constitutionnel pour éviter que la réforme passe.

LA MOTION DE CENSURE TRANSPARTISANE REJETÉE À 9 VOIX PRÈS


La motion de censure transpartisane déposée par le groupe Liot a été rejetée. Elle a recueillie 278 voix, la majorité était fixée à 287.

LE VOTE SERA CLOS À 18H45


Les députés ont 30 minutes pour voter pour ou contre la motion de censure Liot. Le vote sera clos à 18h45.

BORNE RÉPOND AUX OPPOSITIONS

"Ceux qui déguisent le 49.3 en un outil antidémocratique ont la mémoire courte. Ils oublient que c'est l'affaiblissement du Parlement et l'incapacité à légiférer en situation de crise qui ont conduit certains à remettre en cause la démocratie parlementaire voire la démocratie tout court", a déclaré Elisabeth Borne.


"Le 49.3 n'est pas l'invention d'un dictateur mais le choix profondément démocrate qu'a fait le général de Gaulle et qu'on approuvé les Français. Car à la fin il y a un vote. Nous sommes au terme du cheminement démocratique et politique de cette réforme. Si vous voulez renverser le gouvernement qui la porte, vous en avez désormais la possibilité", a conclu la Première ministre.

BORNE RÉPOND AUX OPPOSITIONS

"Il n'est jamais trop tard pour sortir des postures"