Le Conseil constitutionnel a rejeté la deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP).
Par une consultation populaire, quelque 250 députés et sénateurs de gauche, mais aussi des indépendants, voulaient "interdire un âge légal de départ à la retraite supérieur à 62 ans"
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VIOLENCES LORS DU 1ER-MAI


281 personnes ont été placées en garde à vue en marge des manifestations du 1er-Mai, à Paris. Près de trois quarts d'entre elles ont été relâchées sans poursuite, affirme ce mercredi le parquet de Paris.

LA PROPOSITION DU RN


Le groupe des députés RN, emmené par Marine Le Pen, a déposé ce mercredi à son tour une proposition de loi pour "empêcher la retraite à 64 ans". Leur proposition, issue du programme de l'ex-candidate à l'Élysée, est d'"instaurer un âge de départ minimum à 60 ans pour les Français ayant travaillé avant 20 ans, et progressivement jusqu’à 62 ans", selon un communiqué. 


Le texte "prévoit également une durée de cotisation comprise entre 40 et 42 annuités en fonction de l’âge d’entrée sur le marché du travail, contre les 43 annuités imposées par la loi Borne-Macron".

L'INFO DE LA SOIRÉE


C'est l'information de la soirée : le Conseil constitutionnel a rejeté la deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP) sur la réforme des retraites. Une consultation des Français sur le texte controversé n'aura donc pas lieu.

MAIRIE DE PARIS


La justice a ordonné à la mairie de Paris de retirer définitivement de la façade de l'Hôtel de ville des banderoles en soutien au mouvement contre la réforme des retraites, en raison d'un "sérieux doute" sur leur légalité en vertu du principe de neutralité des services publics. 


Dans un jugement en référé (en urgence), le tribunal administratif de Paris a donné raison à l'opposition de droite qui avait assigné la Ville pour obtenir le retrait de deux banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Mairie solidaire avec le mouvement social".

VIOLENCES DU 1ER-MAI


Près de deux tiers des personnes placées en garde à vue en marge de la manifestation du 1er mai, lundi à Paris, ont été relâchées sans poursuites, selon un bilan communiqué ce mercredi à l'AFP par le parquet de Paris.


"281 personnes ont été placées en garde à vue" dans le cadre de cette manifestation, a rappelé le ministère public, précisant dans ce bilan établi en milieu de journée mercredi que "124 ont donné lieu à une décision de classement sans suite" et "56 ont donné lieu à une convocation ou une présentation devant le délégué du procureur en vue d'une mesure alternative aux poursuites".


Neuf de ces gardes à vue ont donné lieu à une ordonnance pénale, douze ont été présentés à des magistrats en vue d'audiences correctionnelles ultérieures, a aussi indiqué le parquet. Onze personnes placées en garde à vue devaient passer en comparution immédiate.

"NOTRE CONSTITUTION N'AIME PAS LES RIP", REGRETTE SANDRINE ROUSSEAU


"Notre constitution n'aime pas les RIP", regrette la députée EELV Sandrine Rousseau sur Twitter. Un message accompagné du hashtag "#6emeRepublique".

POUR MATHILDE PANOT, "RIEN N'EST FINI"


"Une fois encore, le Conseil constitutionnel se fait le garant des prérogatives de l'exécutif", déplore sur Twitter la président du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot. "Rien n'est fini. Rendez-vous dans la rue le 6 juin, dans l'hémicycle le 8 et partout dans le pays d'ici-là !"

"QU'IMPORTE", RÉAGIT OLIVIER FAURE


"Le Conseil constitutionnel n'a pas plus validé le deuxième projet de RIP, qu'importe, nous continuerons de nous battre contre la réforme des retraites le 6 juin dans la rue", réagit le patron du PS, Olivier Faure, sur Twitter. "Le 8, j'appelle tous les parlementaires à prendre leur responsabilité en votant l'abrogation du passage à 64 ans."

Urgent

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL REJETTE LA DEMANDE DE RIP


Le Conseil constitutionnel a rejeté ce mercredi la deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP) sur la réforme des retraites. "Le Conseil constitutionnel juge que ne porte pas sur une réforme relative à la politique sociale de la nation, au sens de l’article 11 de la Constitution, la proposition de loi visant à interdire un âge légal de départ à la retraite supérieur à 62 ans", écrivent les Sages dans leur décision.

LA PROPOSITION DU GROUPE LIOT, L'AUTRE ESPOIR DES OPPOSITIONS


Outre la décision du Conseil constitutionnel attendue dans les prochaines minutes sur le RIP, le groupe Liot a déposé une proposition de loi visant à abroger le report de l'âge légal de départ à 64 ans. Elle sera étudiée le 8 juin prochain à l'Assemblée nationale. Que disent ses trois articles ?

ÉLISABETH BORNE, "UNE PERSONNE NUISIBLE AU PAYS", SELON JEAN-LUC MÉLENCHON


Après les propos d'Élisabeth Borne à son encontre, Jean-Luc Mélenchon réagit. "Madame Borne, après Darmanin, joue sa vilaine partition de calomnies et de haine contre moi", dénonce le chef de file de La France insoumise sur Twitter. "Vivement qu'une personne aussi nuisible au pays quitte le pouvoir."

EMMANUEL MACRON ACCUSE LA FRANCE INSOUMISE


Deux jours après les violences en marge des manifestations du 1er-Mai, Emmanuel Macron n'a pas mâché ses mots à l'encontre de La France insoumise. D'après des participants au Conseil des ministres, le chef de l'État accuse la formation de gauche de faire "la courte échelle au RN".

MANIFESTATIONS INTERDITES


La préfecture de police a décidé d'interdire tout rassemblement aux abords du Conseil constitutionnel, qui doit rendre sa décision sur le deuxième référendum d'initiative partagée ce mercredi en fin de journée. La manifestation déclarée a, elle, été déplacée place du Louvre.

ÉLISABETH BORNE S'EN PREND À JEAN-LUC MÉLENCHON


Depuis le Sénat, la Première ministre Élisabeth Borne déplore que "dans plusieurs villes, des casseurs ont provoqué des violences très graves, avec de lourds dégâts, mettant des manifestants en danger."


"Je pense à nos forces de l'ordre attaquées dans un déchaînement de violence, je veux leur dire ma solidarité et mon soutien", poursuit la cheffe du gouvernement. "Les auteurs doivent être identifiés et traduits. Certains continuent de mettre en cause les forces de l'ordre. Le leader de la France Insoumise veut saper la confiance dans la démocratie. Pour Mélenchon, la seule bonne République, c'est lui."

Depuis le Sénat, Élisabeth Borne s'en prend à Jean-Luc MélenchonSource : TF1 Info

EMMANUEL MACRON EN CONSEIL DES MINISTRES


Selon plusieurs participants au Conseil des ministres, Emmanuel Macron a regretté ce matin que "La France insoumise fasse la courte échelle au RN", au sujet des violences du 1er-Mai. Le président de la République a également indiqué que son camp devait être celui "qui refuse l'immobilisme et l'irresponsabilité".

RASSEMBLEMENTS INTERDITS


Quelques heures avant la décision sur le deuxième RIP, la préfecture de police interdit "tout rassemblement non déclaré" aux abords du Conseil constitutionnel.


La manifestation déclarée "à proximité immédiate du Conseil constitutionnel" a, elle aussi, été interdite, et déplacée "sur la place du Louvre", fait savoir Laurent Nuñez.

INTERPELLATIONS


Au total, 281 personnes ont été interpellées, lundi 1er mai, en marge des manifestations pour la fête du Travail et contre la réforme des retraites. Sur ces 281 garde à vue, 124 ont donné lieu à un classement sans suite. Onze ont été déférées en vue d'une comparution immédiate.

COMMISSION D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE


La future commission d'enquête parlementaire sur les "manifestations illicites violentes", demandée par la majorité présidentielle, portera aussi sur la mobilisation du 1er-Mai, qui a donné lieu à de nombreux heurts, ont voté mercredi les députés en commission. L'Assemblée nationale doit approuver mercredi prochain le lancement de cette commission d'enquête, qui a été initiée par les députés Renaissance et Horizons après la série de manifestations contre la réforme des retraites et celle contre les mégabassines à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres.


Son champ d'investigation s'étendait initialement du 16 mars, jour du déclenchement de l'arme constitutionnelle du 49.3 pour faire passer la réforme des retraites, au 4 avril, date du dépôt de la demande. Mercredi, la commission des Lois a repoussé la date au 3 mai.     

LE PATRONAT VEUT SE RÉUNIR "DÈS QUE POSSIBLE" AVEC LES SYNDICATS


Les dirigeants patronaux demandent à leurs homologues syndicaux une réunion "dès que possible" pour "ne pas se laisser imposer" un agenda de négociations sociales par le gouvernement après la réforme des retraites, écrivent-ils dans un courrier. 


"Nous vous proposons de nous réunir dès que possible, même brièvement par visio-conférence, pour discuter de notre méthode et déterminer par nous-mêmes l'agenda de négociation que nous souhaitons pour les prochains mois", écrivent Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), François Asselin (CPME) et Dominique Métayer (U2P) dans un courrier lundi aux leaders syndicaux, dévoilé par les Echos mardi et obtenu par l'AFP.


"Si nous voulons décider ensemble nos sujets de discussion – sans rien nous laisser imposer par le gouvernement – nous devons décider rapidement des thématiques et du calendrier dans lequel nous souhaitons les aborder", expliquent-ils.

"BAROMÈTRE DES POLITIQUES PRIORITAIRES"


La Première ministre Elisabeth Borne a présenté mercredi en conseil des ministres un nouveau "baromètre des politiques prioritaires du gouvernement", permettant de "suivre" l'avancement d'une soixantaine de politiques publiques, sur la santé, l'éducation, la sécurité ou encore la transition écologique.


"À partir d'aujourd'hui, chacun de nos concitoyens peut se connecter sur le site gouvernement.fr et y suivre l'état d'avancement des 4 chantiers prioritaires", soit le pouvoir d'achat, la transition écologique, les services publics, ainsi que la justice et l'ordre républicain, a annoncé le porte-parole du gouvernement Olivier Véran lors de son compte-rendu. Il a détaillé "des réformes qui soient visibles, des transformations palpables pour les Français, qui améliorent considérablement leur quotidien". 

LE GOUVERNEMENT RÉFLÉCHIT À UNE LOI "ANTI-CASSEURS"


Après la manifestation du 1er mai et les violences qui ont émaillé les cortèges, le porte-parole du gouvernement a confirmé que l'exécutif réfléchissait à la rédaction d'une loi "anti-casseurs". "Il y a l'obligation de garantir la sécurité de celles et ceux qui manifestent" et de mettre "hors d'état de nuire" "ceux qui viennent pour tuer ou casser", a déclaré Olivier Véran. "Est-ce que la loi permet de le faire ? Est-ce qu'il faut rouvrir ce dossier ?", "je n'ai pas de réponse ferme à vous apporter", mais les ministres de la Justice et de l'Intérieur Eric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin y réfléchissent, a-t-il confirmé.

281 PERSONNES INTERPELLÉES LUNDI


Au total, 281 personnes ont été interpellées lors du 1er-Mai, en marge des manifestations pour la fête des travailleurs et contre la réforme des retraites. Parmi ces 281 gardes à vue, 124 ont donné lieu à un classement sans suite et onze ont été déférées en vue d'une comparution immédiate.

LE DERNIER VERDICT DES SAGES


Les Sages rendront mercredi 3 mai en fin de journée leur avis sur la deuxième demande de référendum d'initiative partagée déposée par la gauche pour abroger la réforme des retraites. La première avait été rejetée le 14 avril dernier, en même temps que la validation de la majorité du texte du gouvernement.

L. NUNEZ SE SENT "INSULTÉ" PAR UN RAPPORT SUR LES GARDES À VUE


La contrôleure générale des lieux de privation de liberté a mis en cause la police parisienne en l'accusant d'"atteintes graves aux droits fondamentaux des personnes enfermées" et de "recours massif" par les forces de l'ordre à des interpellations et gardes à vue "préventives".


"C'est totalement faux", a réagi le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, interrogé sur CNews. "Je ne passe aucune instruction de procéder à des interpellations préventives". "Je me sens insulté, offensé, quand j'entends dire ça", a-t-il ajouté, en assurant que la seule consigne qu'il donnait à ses effectifs était de "faire cesser des infractions". 

G. DARMANIN "EST L'INCARNATION DE 'L'INAPTOCRATIE'" SELON S. CHENU


Gérald Darmanin a décrit Marine Le Pen "une petite femme politique mais pas une femme d'État", après le discours de la députée RN lundi au Havre. "Ce n’est pas la première fois qu’il est pris en flagrant délit d’une misogynie assez crasse", a jugé sur Europe 1 le vice-président RN de l'Assemblée Nationale, bien que le ministre a aussi estimé que Jordan Bardella était un "petit homme politique". "Il y a du mépris. Il n'a pas des résultats qui lui permettent de juger les autres. Il est l’incarnation de 'l’inaptocratie', les moins capables de gouverner", a-t-il poursuivi, citant Jean d'Ormesson. "C’est une arnaque permanente ce gouvernement", a aussi accusé le député.


De son côté, "Marine Le Pen s’est mise au niveau probable d’une femme d’État capable de gouverner le pays en rappelant que nous étions le parti du travail, de cette France qui bosse le matin", a-t-il estimé.

CASSEURS : LES PROPOSITIONS DU RN


"Le ministère de l'Intérieur a identifié des casseurs, mais ils reviennent, donc il faut faire quelque chose", a déclaré sur Europe 1 le vice-président RN de l'Assemblée Nationale Sébastien Chenu. Citant l'exemple des hooligans en Grande-Bretagne, "on a obligé les individus à pointer dans les commissariats", a-t-il notamment proposé. "il faut une action de justice beaucoup plus forte quand ils sont attrapés et condamnés, il faut dissoudre tous les groupes qui se reforment", a-t-il insisté, appelant le ministre de l'Intérieur, qui souhaite créer une "loi anti-casseurs" à "ne pas avoir la main légère". 

LOI "ANTI-CASSEURS" : "ON Y RÉFLÉCHIT"


Après les violences qui ont émaillé le 1er-Mai, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a réclamé une loi "anti-casseurs". "On y réfléchit, je le rencontre vendredi, on va travailler ensemble", a confirmé sur RTL le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti. "En ce qui me concerne, à deux reprises sur le terrain législatif j'ai pris des dispositifs pour que la réponse pénale soit plus ferme quand on s'en prend à un policier ou à un gendarme, le faire c'est s'en prendre à la République et la démocratie", a-t-il poursuivi.


"Il faut une vraie fermeté parce qu'il y a des manifestants qui manifestent, c'est une liberté que la Constitution leur reconnaît, et puis il y a les casseurs, à qui il ne faut pas faire de cadeau, parce qu'ils viennent là pour détruire, démolir, casser du flic, tuer", a-t-il aussi averti.

QUELLES CHANCES POUR LA DEUXIÈME DEMANDE DE RIP ?


Le Conseil constitutionnel doit rendre ce mercredi 3 mai en fin de journée son avis sur la deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP) déposée par la gauche pour abroger la réforme des retraites. Le député RN "espère que le Conseil constitutionnel va reconnaitre la légitimité" de ce RIP, a-t-il indiqué sur BFMTV. "Ça a été dessiné par Nicolas Sarkozy pour ne pas être utilisé. Sur le fond, il n'y a aucune raison sur le fond que le Conseil constitutionnel empêche la procédure de commencer, mais sur la forme, sur la possibilité d'aboutir, nous restons critiques", a-t-il toutefois noté. "Si le Conseil constitutionnel ne le valide pas, c'est une lecture politique de nos textes", a ajouté l'élu.

"POLITIQUE DE CANIVEAU"


Gérald Darmanin a estimé que Marine Le Pen "dira toujours des choses que vous voulez entendre, du côté de la démagogie", au mieux "une petite femme politique mais pas une femme d'État", après le discours de la députée RN lundi au Havre. "Il était là pour se payer Marine Le Pen", a répondu sur BFMTV l'élu RN Jean-Philippe Tanguy. "La vie de Monsieur Darmanin, c'est une succession de trahisons et d'échecs. Nous, on ne fait pas la politique de caniveau, qui est sa spécialité, et on ne fait pas de mensonge d'État", a-t-il accusé, renvoyant à la gestion sécuritaire lors d'incidents au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions en mai 2022.

LOI "ANTI-CASSEURS" : "UNE BONNE IDÉE" POUR J.-P. TANGUY


Une loi "anti-casseurs", souhaitée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, "pourrait être une bonne idée", a estimé sur BFMTV le député RN Jean-Philippe Tanguy. Mais seulement si "le contenu correspond à ce que nous avons proposé avec Marine Le Pen", comme "empêcher une personne identifiée comme systématiquement dangereuse de vous rendre à des manifestations", ainsi que des condamnations en justice s'appliquent, a-t-il ajouté.

"IL N'Y A AUCUNE ALTERNATIVE CRÉDIBLE"


"Je vois les obstacles mis pour empêcher la mise en œuvre de cette réforme, mais elle a été validée par le Conseil constitutionnel et promulguée, donc elle doit s'appliquer", a appuyé sur franceinfo Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. "Admettons qu'elle ne soit pas appliquée. Qu'est-ce qu'il y a à la place, comment va-t-on assurer l'équilibre de notre régime par répartition ? (...) Il n'y a aucune alternative crédible à la réforme que nous proposons qui sauve ce régime, que la baisse du pouvoir d'achat des retraités ou des salariés", a-t-il poursuivi, brandissant "l'intérêt supérieur de la nation".


"Je ne vois de la part du groupe Liot ou de tout autre groupe aucune alternative, sinon prolonger les discussions, mais à un moment donné, il faut bien décider", a-t-il poursuivi.

"TOUTES NOS ACTIONS S'EFFECTUENT DANS LE CADRE RÉPUBLICAIN"


La contrôleure générale des lieux de privation de liberté a accusé la police parisienne d'"atteintes graves aux droits fondamentaux" lors de gardes à vue. "Je voudrais dire que toutes nos actions s'effectuent dans le cadre républicain. Et je voudrais apporter tout mon soutien aux forces de l'ordre attaquées et harcelées par des personnes qui viennent pour casser", a déclaré sur franceinfo le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Il n'y a qu'une seule réponse contre des personnes qui viennent casser : la fermeté et l'autorité."

RECOURS AUX DRONES : "RAPIDEMENT INDISPENSABLE"


"Les drones sont un moyen supplémentaire de captation, qui permet de prendre de la hauteur, que j'autorise sur un périmètre limité, pour des conditions d'emploi limitées, au dessus du pré-cortège mais pas du cortège syndical. Je ne peux les faire voler que là où il y a des risques graves de troubles à l’ordre public", a expliqué sur CNews le préfet de police de Paris Laurent Nunez. "Cela a permis de voir le 1er-Mai de voir l'évolution des groupes à risques, de black blocs, c'est un élément indispensable à la conduite de l'action opérationnelle, complémentaire à d'autres moyens mais qui va rapidement devenir indispensable", a-t-il estimé.

"UN SYSTÈME D'INTERDICTION ADMINISTRATIVE DE MANIFESTER"


"Est-ce qu’on peut, ou pas, aller vers un système d’interdiction administrative de manifester, et non plus seulement judiciaire comme c'est le cas aujourd'hui ?", s'est interrogé sur CNews le préfet de police de Paris Laurent Nunez, interrogé sur une loi "anti-casseurs" que souhaite créer le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Une proposition retoquée par le passé par le Conseil constitutionnel en 2019, mais "peut-être faut-il regarder si on peut offrir plus de garanties pour rendre la mesure constitutionnelle". 


"Il ne s'agit pas d'empêcher les gens de manifester mais de commettre des troubles à l'ordre public et perturber ceux qui veulent manifester", en occultant "leur message", a-t-il plaidé. 

VIOLENCES DU 1ER-MAI : "UN CAP SUPPLÉMENTAIRE A ÉTÉ FRANCHI"


Au total, 406 policiers et gendarmes ont également été blessés sur le territoire national. "On a tous noté qu’un cap supplémentaire avait été franchi dans la violence, beaucoup de détermination dans les groupes à risque et nous avons apporté une réponse tout à fait proportionnée pour les disperser", a réagi sur CNews le préfet de police de Paris Laurent Nunez. 


Le cortège comptait 112.000 personnes, dont un "pré-cortège de 20.500 personnes", "c'est la première fois qu'on a une nébuleuse aussi importante, c'est là que viennent se greffer les éléments à risques qui étaient plusieurs milliers", a-t-il détaillé. "Les policiers et les gendarmes avaient plusieurs milliers de personnes en face d’eux qui étaient extrêmement déterminées à commettre des violences."


"Ces individus se mettent devant le cortège syndical, nous les empêchons de perturber ce cortège. Sans nous, il n'y a pas de manifestation syndicale, nous sommes là pour protéger la liberté de manifester", a-t-il insisté, répétant que les personnes violentes "n'épousent pas la cause portée par les syndicats et recherchent le chaos". 

BLACK BLOCS : "NOUS N'AVONS PAS L'ARSENAL JURIDIQUE"


Après les violences du 1er-Mai, "on a franchi un cap, avec plus de 400 policiers blessés on est sur des chiffres qui sont tristes et ne devraient réjouir personne", a déclaré le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Christophe Béchu, sur Public Sénat. "Je refuse l'amalgame selon lequel ce serait la suite logique ou l'accompagnement de la contestation sociale. Je déplore qu'il n'y ait pas une bien plus grande unanimité pour dénoncer ces violences", comme si "elles seraient excusables, compréhensibles, minimisables", a-t-il accusé, ciblant Jean-Luc Mélenchon qui selon lui "souffle sur les braises avec des propos inacceptables sur la police". 


Le ministre a appelé à "renforcer et durcir les sanctions contre ceux qui sont pris", mais aussi durcir le droit pour lutter contre les blacks blocs. "En l'état actuel du droit, on n'a pas les moyens de les empêcher. Quand bien même nous avons des renseignements sur la venue d’individus, nous n’avons pas aujourd’hui l’arsenal juridique", a-t-il déploré. 

"LE PLUS GRAND DANGER POUR LA DROITE, SE CONFONDRE AVEC E. MACRON"


Le groupe LR se réunit ce mercredi pour un temps d'échange, après des divisions qui ont traversé le groupe à l'Assemblée lors des débats sur les retraites. "Le plus grand danger pour la droite aurait été de se confondre avec Emmanuel Macron. Nous avons parfois été décriés parce que nous avions une voix dissonante. Mais il n'est pas impossible que dans quelques semaines et mois, on se rende compte que nous avons participé à davantage sauver la droite que l'affaiblir", répond sur France 2 Aurélien Pradié, fer de lance de l'opposition à la réforme à droite.


Tout en défendant une "fidélité à (sa) famille politique", l'élu "se sent très libre" et "très attaché à (ses) convictions politiques". Il a aussi appelé à "tout reprendre à la base" à droite, estimant que "les irresponsables sont ceux qui ne veulent rien changer". 

"INJUSTE POUR CEUX QUI TRAVAILLENT DUR"


Le député LR Aurélien Pradié votera la proposition de loi du groupe Liot, qui vise à abroger la réforme des retraites et qui sera au menu des discussions à l'Assemblée nationale le 8 juin. "Je le voterai par cohérence, je me suis opposé à la réforme parce que je pense qu'elle est injuste pour ceux qui travaillent dur", a-t-il lancé sur France 2, fustigeant un "texte qui pèse sur les travailleurs" et "passé au forceps". 


La proposition de loi a toutefois de grande chance d'être retoquée par le Sénat, dominé par la droite, qui avait validé la réforme de l'exécutif. Mais cela ne décourage pas l'élu du Lot, qui figure parmi les voix discordantes à ce sujet dans sa famille politique. "Je ne peux pas refuser d'aller jusqu'au bout de la démarche. Ce qui est un vrai problème et un poison lent dans notre pays, c'est qu'il n'y a pas eu de vote sur ce texte. Lorsqu'on tente de passer en force à tout prix en démocratie, vient un moment où on le paye", a ajouté Aurélien Pradié.

LE RIP, EN PASSE D'ÊTRE VALIDÉ ?


Le Conseil constitutionnel doit rendre ce mercredi 3 mai en fin de journée son avis sur la deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP) déposée par la gauche pour abroger la réforme des retraites. Mais pour le député LR Aurélien Pradié, fer de lance de l'opposition à la réforme à droite, il n'y a "pas grand espoir" que les Sages la valident. 


"Je crois que le RIP au fond a été conçu depuis l'origine pour ne jamais aboutir, son principe est trop complexe, il y a une difficulté majeure à y accéder", a déploré l'élu du Lot sur France 2. "Nous sommes à un moment démocratique où il est nécessaire d'utiliser l'outil du référendum, il faut demain dans nos institutions rénover son accès pour qu'il soit plus facile, c'est une respiration démocratique", a toutefois poursuivi l'élu, appelant à mener une "réforme" à ce sujet et plus largement une "rénovation de cette Ve République".

BRAV-M


Le 20 mars dernier, un groupe de jeune avait été interpellé par des équipages de la Brav-M. Un enregistrement, dévoilé quelques jours plus tard, avait révélé des propos insultants, menaçants et intimidants. L'IGPN a proposé des sanctions, il revient au préfet de police de Paris de statuer.

CINQ NOUVELLES INTERPELLATIONS À BORDEAUX


Cinq personnes ont été interpellées mardi soir lors d'un rassemblement en soutien aux manifestants arrêtés la veille lors du défilé du 1er-Mai à Bordeaux, a-t-on appris auprès de la police et des syndicats. Une "centaine" de manifestants s'étaient rassemblés à partir de 18h devant le commissariat central de la ville. Peu après 20h, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule, a indiqué à l'AFP la police. "Il y a eu cinq interpellations pour outrage et violences envers des personnes dépositaires de l'autorité publique", a-t-on précisé de même source.


De leur côté, les syndicats SUD PTT 33 et Solidaires 33 dénoncent dans un communiqué "une répression aveugle et brutale de la part de la police". "Ce n'était pas méchant, ça se passait bien, il n'y avait pas eu de jets de projectiles", a assuré Willy Dhellemmes, représentant SUD PTT 33. Selon lui, des policiers ont "chargé à coups de matraque" les manifestants présents qui se sont retrouvés "au milieu des voitures et de rails de tramway", en raison de "chants anti-police". "Aucun policier n'était visé personnellement. On ne s'attaquait pas aux personnes mais à l'institution policière. C'est extrêmement grave", a-t-il fustigé, pointant "un autoritarisme d'État".

LE PRÉSIDENT SUR LE TERRAIN


Emmanuel Macron présentera la réforme du lycée professionnel jeudi lors d'un déplacement en Charente-Maritime qui pourrait de nouveau donner lieu à de vives protestations à son encontre sur fond de contestation de la réforme des retraites.


Le chef de l'État, qui poursuit ses visites de terrain au rythme d'une à deux sorties par semaine depuis la promulgation de la réforme, se rendra cette fois au lycée technologique et professionnel Bernard Palissy à Saintes, a annoncé mardi l'Élysée.


Il sera accompagné des ministres de l'Éducation nationale Pap Ndiaye, du Travail Olivier Dussopt, qui a conduit la réforme des retraites, et de l'Enseignement professionnel Carole Grandjean.

"COMME SI C'ÉTAIT UN JEU"


Anatole G., 22 ans, un étudiant au profil plutôt rangé a été condamné à six mois de prison avec sursis mardi à Lyon, pour "violences sur policiers" en marge du défilé du 1er mai.


Déféré en audience de reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) après une nuit en garde à vue, le jeune prévenu dit avoir agi après avoir entendu quelqu'un proposer un concours de "celui qui lancerait la pierre le plus loin possible". "Comme si c’était un jeu", dit-il l’air désolé, les bras croisés devant la juge unique dans la petite salle d’audience du tribunal judiciaire de Lyon. 


"Je me suis laissé emporter par l’euphorie et le groupe, j’ai fait comme les autres", affirme-t-il. "Je sais que c’est complètement immature." L'étudiant dit qu'il manifestait pour la troisième fois "contre la réforme des retraites", sans spécialement vouloir en découdre. 

UNE PERMANENCE PRISE POUR CIBLE


Selon des photos publiées par Fanta Berete, députée de la 12ème circonscription de Paris (et suppléante d'Olivia Grégoire aux dernières élections), sa permanence a, de nouveau, été prise pour cible. 


"En attaquant encore cette permanence ,vous n'attaquez pas le gouvernement. Vous attaquez un lieu de vie, un lieu d'accueil des administrés dans le besoin, un lieu qui maille les projets associatifs, un lieu de débat où se sont réunis une centaine de personnes il y a 15 jours", juge-t-elle dans un message posté sur Twitter. Sur les photographies diffusées on peut voir une inscription dont la teneur est la suivante : "Nous aussi on va passer en force". 


En réponse, Olivia Grégoire - ministre déléguée chargée des PME, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme - apporte son soutien. "Aux côtés de ma suppléante, face à une nouvelle dégradation, dans ce lieu de débats et d’échanges."

LES ATTENTES DE LA CFDT


La CFDT ira à Matignon dans l'espoir d'une "vraie co-construction", a souligné mardi soir sur LCP Laurent Berger. 


"Soit on est dans une vraie logique de faire évoluer ce qui se passe dans le monde du travail en termes de répartition de la richesse, de conditions de travail, de dialogue social (...), soit il y a quelques mesurettes technocratiques qui sont avancées et il n'y aura pas de discussion", a-t-il ajouté.

FONDS MARIANNE


Le ministre de l'Intérieur a indiqué mardi que le rapport de l'Inspection générale de l’administration sur le fonds Marianne serait "rendu fin juin". Ses conclusions sur l'utilisation décriée des fonds seront rendues publiques au Parlement, a assuré Gérald Darmanin.

AGENDA


Les Sages rendront mercredi 3 mai en fin de journée leur avis sur la deuxième demande de référendum d'initiative partagée déposée par la gauche pour abroger la réforme des retraites. La première avait été rejetée le 14 avril dernier, en même temps que la validation de la majorité du texte du gouvernement.

CO-CONSTRUCTION : LE GOUVERNEMENT PASSE LA SECONDE


Le ministre délégué chargé des Comptes publics Gabriel Attal a invité les parlementaires de l'opposition à la "co-construction" du projet de budget pour 2024, attendu pour septembre, devant le Sénat.


"Comme l’année dernière", où l'exécutif avait inauguré les "Dialogues de Bercy" pour préparer le budget 2023, "je veux que l’ensemble des groupes politiques représentés au Parlement soient associés (...) au processus d’élaboration de la prochaine loi de finances", a assuré Gabriel Attal.


Le gouvernement leur proposera "une première série de réunions dès l’été", alors qu'en 2022 les Dialogues de Bercy avaient été lancés plus tard dans l'année, a poursuivi le ministre des Comptes publics à l'occasion d'une audition au Sénat.

RENDEZ-VOUS


Sur les concertations annoncées par la Première ministre, la CGT "décidera des modalités de sa participation après son comité confédéral national jeudi".


"Si nous participons, on aura des exigences importantes sur la forme et le fond, comme toutes les organisations syndicales", indique Sophie Binet à l'AFP. Ces propositions "exigeront que le patronat, qui a actuellement un droit de véto sur tout, mette de l'eau dans son vin", a-t-elle affirmé.

PROPOSITION DE LOI LIOT : PERSPECTIVE "CRÉDIBLE", POUR LA CGT


L'intersyndicale a désormais pour "objectif clair" de "gagner le vote d'abrogation de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale le 8 juin", a déclaré mardi à l'Agence France-Presse la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.


Les députés doivent examiner ce jour-là une proposition de loi du petit groupe centriste hétéroclite Liot visant à abroger la loi tout juste promulguée. "C'est pas fait du tout, c'est pas gagné, et c'est pour ça qu'on fait une journée d'action le 6 juin. Mais c'est une perspective crédible et on va multiplier les initiatives d'interpellation des députés", a-t-elle dit. Si cette proposition de loi était votée, "ce serait un coup de tonnerre", a estimé la nouvelle secrétaire générale de la CGT.


Sophie Binet estime que "l'unité syndicale est encore renforcée après le 1er mai" et "résiste à toutes les stratégies de division organisées par le gouvernement".

MAIN TENDUE


Dans un contexte tendu par la récente réforme des retraites, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a invité mardi députés et sénateurs d'opposition à "compléter" son projet de loi sur l'industrie verte.


Avec ce projet de loi qui doit être présenté mi-mai en Conseil des ministres, "nous voulons défendre, protéger et renforcer notre industrie", a affirmé le numéro deux de l'exécutif lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Nous voulons le faire avec vous, donc j’ai invité l’ensemble des groupes parlementaires à venir proposer, compléter le projet de loi industrie verte dans les jours qui viennent", a poursuivi Bruno Le Maire. 


"Nous serons très ouverts à toutes les propositions, de quel que groupe qui soit, pour renforcer notre projet de loi dans l’esprit de dialogue qui a toujours été le nôtre", a-t-il conclu.


Les premières "consultations" inscrites à l'agenda officiel du ministre sont prévues mercredi à 16H30 avec le groupe socialiste. Lui succéderont à Bercy le groupe de sénateurs RDSE à 17h30 et Les Indépendants une heure plus tard. Bruno Le Maire doit ensuite consulter les députés écologistes jeudi à 08H15, ceux du Rassemblement national à 10H45 et ceux du groupe Liot à 11H45. Aucun rendez-vous avec les députés LFI ou LR, n'est pour l'heure inscrit à l'agenda.

LES VÉRIFICATEURS


Le chef de l'État a récemment indiqué que le service national universel (SNU) ne serait pas rendu obligatoire. La secrétaire d'État Sarah El Haïry assure d'ailleurs que l'imposer n'a "à aucun moment" été envisagé par Emmanuel Macron. C'est faux : le président a insisté à plusieurs reprises ces dernières années sur le caractère obligatoire que prendrait le SNU.


Analyses et explications par l'équipe des Vérificateurs de TF1 et LCI.

REPORTAGE


À Lyon, des heurts ont éclaté en marge des défilés du 1er-Mai. De nombreuses banques ont été attaquées et des commerces ont été pillés. En marge du cortège, 2000 casseurs ont été dénombrés par la préfecture.

FIN DE BLOCAGE À RENNES


Le réseau de bus de Rennes et de sa métropole a une nouvelle fois été "fortement perturbé" mardi matin en raison du blocage du principal dépôt par des manifestants opposés à la réforme des retraites, a indiqué le gestionnaire du réseau. 


Dès 5H10, le réseau Star avertissait sur Twitter que la circulation des bus était fortement perturbé par un "blocage" du "dépôt de bus par des manifestants". Selon le gestionnaire du réseau de transports en commun de la métropole rennaise, le blocage du dépôt a été levé en début d'après-midi, permettant un "retour progressif à la normale".

LE TACLE D'ELISABETH BORNE À MARINE LE PEN


En pleine séance de questions au gouvernement, la Première ministre Elisabeth Borne a été interpellée par la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée Marine Le Pen sur la question migratoire à Mayotte, en pleine opération "Wuambushu". 


"Pour que ce que vivent nos compatriotes mahorais ne soit pas ce que vivront demain l'ensemble des Français, il faut mettre en place une politique dissuasive d'immigration", a jugé Marine Le Pen.


Quelques secondes plus tard, la cheffe du gouvernement en a profité pour tacler l'ancienne candidate à la présidentielle. "Votre question a la vertu de faire entendre de nouveau votre voix dans cet hémicycle, après des semaines de mutisme (...). Malheureusement, c'est de nouveau pour vous placer dans la posture, les caricatures, au mépris de la réalité", a-t-elle déclaré. 


Durant le débat parlementaire sur la réforme des retraites, le groupe RN s'est illustré par une certaine discrétion. Le RN avait opté pour le dépôt d'une motion référendaire, rejetée, plutôt que par la multiplication des amendements.

PAS DE STATU QUO OU D'"IMMOBILISME"


"Une nouvelle phase d'action commence et nous continuerons d'agir au service des Français", martèle Elisabeth Borne devant l'Assemblée nationale. Une déclaration qui intervient quelques jours après la présentation de la feuille de route de son gouvernement pour les "100 jours" décrétés par Emmanuel Macron.


Quelques instants plus tôt, Elisabeth Borne avait rejeté l'option de "l'immobilisme" face à la contestation sociale actuelle.

Urgent

VIOLENCES DU 1ER-MAI : "INTOLÉRABLE" POUR BORNE


"Cette violence est intolérable et nous devons tous les condamner", estime Elisabeth Borne devant l'Assemblée nationale. D'après la Première ministre, les images de lundi illustrent "qu'un nouveau palier a été franchi dans la violence.


"On peut légitimement exprimer sa colère ou son désaccord sur la voie publique. Mais, on ne peut pas s'en prendre à l'intégrité physique de ces femmes et de ces hommes qui, par leur uniforme, incarnent la République", a-t-elle également déclaré en réponse à une question posée par le président du groupe Horizons, Laurent Marcangeli.

EXPLICATIONS


Après un 1er mai réussi, l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites le 6 juin prochain. Une date qui doit permettre aux Français de se faire entendre de leurs députés, qui se prononceront deux jours plus tard une proposition de loi visant à abroger le texte promulgué fin mars par le président de la République.

OBSERVATION


Le sénateur socialiste Jérôme Durain a suivi une brigade de la Brav lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris. Il souhaitait ainsi "contrôler l'action des forces de l'ordre" et "dépasser certaines réalités". Paul Larrouturou l'a suivi durant son observation.

POLICIER BLESSÉ


Le parquet de Paris a indiqué à TF1/LCI ce midi qu'une enquête de flagrance a été ouverte du "chef de tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" après le jet de cocktail Molotov qui a gravement blessé un policier lors des manifestations.


L'agent a été brûlé au visage et sur les mains, mais ses jours ne sont pas en danger, a indiqué ce matin le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

14e JOURNÉE DE MOBILISATION


Les organisations ont appelé aujourd'hui à une 14e journée d'action contre la réforme des retraites. Elle est fixée au mardi 6 juin. Une date symbolique, deux jours avant l'examen à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi visant à abroger la controversée réforme.

"ÊTRE À L'ÉCOUTE"


Elisabeth Borne s'est rendue à l'Assemblée nationale aujourd'hui pour une réunion avec les trois groupes de la majorité. Elle en a profité pour glisser un petit commentaire sur les manifestations d'hier estimant qu'il "faut être à l'écoute" mais "condamner les pressions" et la violence.


Devant les trois groupes de la majorité, la Première ministre a rendu hommage aux policiers et aux gendarmes blessés, estimant qu'avec "le policier blessé hier, on a franchi une étape inacceptable" en assurant cependant que du côté du gouvernement, "l'immobilisme n'est pas une option". 

APPEL À MANIFESTER LE 6 JUIN


L'intersyndicale appelle à une quatorzième journée d'action le 6 juin pour "se faire entendre" des députés qui examineront le 8 juin une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites tout juste promulguée.


"Nous appelons unitairement nos organisations à aller rencontrer les députés partout pour les appeler à voter cette proposition de loi. Dans ce cadre, l'intersyndicale appelle à multiplier les initiatives avec notamment une nouvelle journée d'action commune, de grèves et de manifestations le 6 juin", écrivent les syndicats dans leur communiqué au lendemain du 1er mai.

"CONTINUER"


Dans son point presse, la cheffe de file des députés Nupes à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a renvoyé ce matin la responsabilité des violences dans les manifestations du 1er-Mai, y compris contre les policiers, à la doctrine du maintien de l'ordre du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. 


Appelant à continuer la mobilisation contre la réforme des retraites, elle a également affirmé que les parlementaires de la Nupes feront tout pour "continuer la bataille" y compris à l'Assemblée. Concernant la RIP sur lequel le Conseil constitutionnel doit se pencher demain, elle s'est dit peu optimiste. "Je n'ai pas beaucoup d'espoir", a-t-elle conclu. 

"INTACTE"


Alors que l'intersyndicale se réuni ce matin pour discuter de la suite de la mobilisation contre la réforme des retraites, ses responsables assurent qu'elle est "intacte". Les différents syndicats doivent s'entendre sur une position commune et, pour le moment, aucune nouvelle date de mobilisation n'a été donnée.


Elle attend notamment la décision du Conseil constitutionnel sur la 2e demande de Référendum d'initiative populaire (RIP). Elle doit tomber en fin d'après-midi.

ATTAQUE


Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a accusé mardi Marine Le Pen de "démagogie", dénonçant son "absence de proposition" au lendemain du discours au Havre de la cheffe de file du Rassemblement national (RN). "Le discours de Mme Le Pen c'est le vide, c'est le parti de la flemme. Il n'y avait aucune proposition", a lancé M. Darmanin, interrogé sur BFMTV.


"Mme Le Pen, dans le silence de son action est toujours du côté de la démagogie. Est-ce que vous pouvez me citer une proposition, un acte courageux de Mme Le Pen, un acte qui n'est pas dans la majorité des sondages ?", a encore dit le ministre de l'Intérieur. Marine Le Pen avait pointé lundi "le rejet de la personne" et "du projet" du chef de l'Etat Emmanuel Macron. 

DRONES


Parmi les forces de l'ordre blessées à Paris, 31 ont été hospitalisées, a précisé le préfet de police de Paris Laurent Nuñez sur France Info. "Il y avait un niveau de violence dans le pré-cortège, chez les casseurs, chez les individus ultras qui a dépassé largement le niveau de violence qu'on avait constaté sur les douze dernières manifestations".


Il s'est par ailleurs félicité de l'usage des drones pendant la manifestation qui a permis de constater la présence "au sein de ce pré-cortège de quatre 'nébuleuses' violentes, de quatre black blocs constitués".


L'usage de drones par les forces de l'ordre lors du cortège parisien du 1er-Mai, décidé par la préfecture de police dans la foulée d'un décret récent, avait été autorisé par le tribunal administratif de Paris après le rejet d'un recours porté par des organisations de défense des libertés.

BLOCAGE


Le réseau de bus de Rennes et de sa métropole était une nouvelle fois "fortement perturbé" en raison du blocage du principal dépôt par des manifestants opposés à la réforme des retraites, a indiqué mardi le gestionnaire du réseau. 


Dès 05h10, un "blocage" du "dépôt de bus par des manifestants" est intervenu, selon l'agence Star sur Twitter. "Le réseau de bus est fortement perturbé", a ajouté le gestionnaire du réseau de transports en commun. Ce dépôt a déjà fait l'objet de plusieurs blocages, notamment les 20 et 28 mars, ainsi que le 13 avril.


Après deux semaines de vacances, la rentrée scolaire s'effectue mardi en Bretagne. 

BRUNO RETAILLEAU


"[Emmanuel Macron] est aussi responsable en réalité de la situation présente. Il n'a pas fait campagne. Une élection sans campagne, c'est un élu sans mandat. Il n'a pas de programme, hormis la réforme de l'âge de départ à la retraite. Tout est très flou (...). Il a été élu mais les circonstances de son élection crée une profonde lassitude démocratique. Il faut qu'Emmanuel Macron se réforme. Mais le peut-il ? Je n'y crois pas", lance le sénateur.

BRUNO RETAILLEAU


"Les Français sont en colère car ils voient bien que leurs problèmes ne sont pas résolus", estime le président du groupe LR au Sénat.

BRUNO RETAILLEAU


"Il faut qu'Emmanuel Macron reprenne les choses en main. Reprendre les choses en main, ça veut dire sortir du 'en même temps', déclare le sénateur. Beaucoup de Français lui reprochent de ne pas trancher, de ne pas régler les problèmes de la France. Il y a aussi un problème que le concerne directement, c'est son arrogance, son côté jupitérien."

BRUNO RETAILLEAU


"Mettre sur le dos des Républicains le report du texte sur l'immigration, c'est de l'enfumage (...) La Première ministre ment !", déclare le sénateur.

POLICIERS BLESSÉS


Invité sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a donné des nouvelles du policier brûlé par un cocktail Molotov, indiquant que ses jours n'étaient "pas en danger" même s'il est "encore hospitalisé". L'agent a été "brûlé au visage" et "aux bras", a précisé le ministre. 


Au total, 406 policiers et gendarmes ont été blessés dans les manifestations hier, a indiqué le ministre, dont 259 à Paris. Gérald Darmanin a également indiqué "qu'il y a eu 540 interpellations au niveau national, dont 305 à Paris".

BRUNO RETAILLEAU


"Il faut que l'Etat de droit retrouve les moyens de frapper ceux qui veulent frapper la République, les policiers !", poursuit le président du groupe LR au Sénat. "Il faut que la justice ait la main ferme" avec les black-blocs, soutient-il. "On doit les assigner à résidence", ajoute-t-il encore.

BRUNO RETAILLEAU


"Je n'ai pas entendu Jean-Luc Mélenchon condamner ces violences, au contraire ! On sent bien une forme de complicité", charge le sénateur. 

BRUNO RETAILLEAU 


"Je soutiens les forces de l’ordre. Je pense que Gérald Darmanin est dans son rôle. 108 gendarmes et policiers blessés, c’est inadmissible", déclare le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, invité de LCI ce mardi 2 mai. "Plus il va y avoir de violence, plus les Français se dissocieront de ces manifestations", ajoute-t-il.

"PAS UN QUINQUENNAT POUR RIEN"


Invitée sur le plateau de RTL, la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale et députée des Yvelines, Aurore Bergé, a défendu l'action du président de la République. Face à la défiance suscitée par Emmanuel Macron un an après son élection, l'élue a toutefois estimé qu'il ne s'agissait pas "d'un quinquennat pour rien" car "on a accepté de dire que la réforme des retraites n'était pas la grande réforme, mais qu'elle était la condition pour que les autres puissent exister". 


"Ce n'est pas parce que vous avez du bruit et du vacarme que ça doit empêcher la capacité qu'on a à réformer", ajoute l'élue des Yvelines, estimant que la majorité avait "réussi sur tous [ses] projets" à "avoir une majorité". Concernant la réforme des retraites, Aurore Bergé reconnaît qu'il est "étonnant qu'on n'ait pas réussi à se mettre d'accord" sur la nécessité de la réforme. 

CONDAMNATION


Le député LFI Alexis Corbière était l'invité de RMC ce matin. Il a condamné les violences qui ont eu lieu durant les manifestations du 1er-Mai, estimant que "les gens qui vont en manifestation avec des cocktails Molotov, c'est dingue". "Je condamne toutes les violences", a assuré l'élu qui a eu une pensée pour le CRS brûlé par un lancé de cocktail Molotov.

 

Des violences "irresponsables" et "détestables" a estimé le député qui s'est dit "pour des manifs populaires, où on va tous ensemble avec des vieux, avec des gamins..." et a estimé que "les black blocs font le jeu méditico-politique que souhaitent Darmanin et Macron" en détournant la conversation sur les violences et non sur la politique du gouvernement.

"DISSOLUTION"


Invité sur France 2 ce matin, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a attaqué les idées politiques de la droite et de la gauche concernant le travail. Il a estimé qu'aujourd'hui "la valeur travail est attaquée" et qu'elle est "malmenée à gauche par ceux qui défendent le droit à la paresse et puis bousculée par le gouvernement avec cette réforme des retraites injuste et brutale". 


Le chef de file de l'extrême droite a également dénoncé les violences lors des manifestations du 1er-Mai appelant à "dissoudre" les "milices Antifas", responsables selon lui des violences contre les forces de l'ordre. 

DISCUSSIONS


Invité sur LCI hier après les manifestations du 1er-Mai, le ministre du Travail souhaite reprendre le dialogue avec les syndicats. "Notre première intention est de discuter", a indiqué Olivier Dussopt, assurant "respecter" le "délai de décence" demandé par les organisations syndicales.

DÉCISIONS


Après une 13e journée de mobilisation réussie lors du 1er mai, les syndicats doivent décider aujourd'hui de la suite à donner au mouvement contre la réforme des retraites en gérant leurs divergences face aux invitations de l'exécutif à reprendre le dialogue sur d'autres sujets. Les responsables syndicaux se réunissent en visioconférence dans la matinée.


Pour entretenir la contestation, les syndicats ont maintenant "deux échéances dans le viseur", selon Sophie Binet (CGT). À très court terme, ils attendent la décision du Conseil constitutionnel qui doit se prononcer demain sur une deuxième demande de référendum d'initiative partagée (RIP).


À moyen terme, les syndicats mettent davantage d'espoir dans la discussion à l'Assemblée nationale le 8 juin d'une proposition de loi du groupe Liot visant à abroger la réforme.

RETOUR SUR LE 1ER MAI


Entre 782.000 et 2,3 millions de personnes, selon les sources, ont manifesté ce lundi 1er mai dans tout le pays. Mais des violences ont éclaté : au moins 108 policiers et gendarmes ont été blessés, selon le ministre de l'Intérieur. Gérald Darmanin dénonce des chiffres "extrêmement rares".

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Le ministère de l'Intérieur a compté 782.000 manifestants dont 112.000 à Paris. La CGT a revendiqué 2,3 millions de manifestants, dont 550.000 à Paris. Ils étaient 94.000 dans la capitale, selon un comptage du cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP. Les défilés ont été marqués par des heurts dans plusieurs villes de France, et principalement à Paris, Nantes et Lyon. Interrogé peu après 19h30, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a indiqué que les forces de l'ordre avaient procédé à "291 interpellations en France, dont 90 à Paris".

Au moins 108 policiers et gendarmes ont été blessés, dont "une vingtaine" à Paris, a indiqué peu avant 20h le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Le bilan s'est même alourdi plus tard dans la soirée. Vers 21h30, la préfecture de police a indiqué que 25 policiers et gendarmes avaient été blessés dans la capitale, dont 24 transportés à l'hôpital.

Alors que la Première ministre, Elisabeth Borne, avait indiqué sa volonté d'inviter de nouveau les syndicats cette semaine, l'intersyndicale décidera de sa participation au cours d'une réunion mardi matin. "Nous allons en parler en intersyndicale le 2 mai et nous allons décider ensemble des suites que nous donnerons", avait indiqué vendredi Sophie Binet, la nouvelle patronne de la CGT. Et d'ajouter, lundi soir sur LCI : "La mobilisation doit continuer."

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La rédaction de TF1info

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