EN DIRECT - Elisabeth Borne "appelle à la responsabilité" pour que la finale de la Coupe de France reste "une belle fête"

Publié le 27 avril 2023 à 7h00, mis à jour le 28 avril 2023 à 18h40

Source : TF1 Info

Emmanuel Macron doit se rendre, samedi, à la finale de la Coupe de France.
Si certains appellent à des actions à cette occasion, la première ministre a appelé à "la responsabilité".
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Ce live est à présent terminé. 

SONDAGES


La confiance envers Emmanuel Macron s'établit à 39% (stable depuis un mois), alors que celle de sa Première ministre, Elisabeth Borne, gagne 4 points pour atteindre 35%, selon un sondage Toluna-Harris Interactive pour LCI paru vendredi. 


Le chef de l'Etat endigue une baisse continue entamée au début de l'année, au moment du débat de la réforme des retraites au Parlement. Après avoir connu un point bas historique le mois dernier, la cheffe du gouvernement retrouve plus d'un tiers de réponse positive à la question "Faites-vous confiance à Elisabeth Borne pour mener une bonne politique pour la France ?".

MÉLENCHON APPELLE TOUT LE MONDE À SES CASSEROLES LE 1ER MAI


Dans une vidéo publiée sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon appelle "tout le monde dans la rue", "tout le monde à ses casseroles", "tout le monde dans l'action" lundi 1er mai.

É. BORNE "APPELLE À LA RESPONSABILITÉ" AVANT LA FINALE


"J'appelle chacun à la responsabilité pour que ce soit une belle fête du sport, (...) pour nous permettre de profiter pleinement de ce match", a lancé la Première ministre, Élisabeth Borne, en référence aux actions prévues par les syndicats, dont la CGT, en marge de la finale de la Coupe de France, samedi, au Stade de France, entre Nantes et Toulouse, à laquelle doit assister le président Emmanuel Macron. 

LA CGT COUPE LE COURANT DANS PLUSIEURS MAIRIES D'ÎLE-DE-FRANCE


La CGT a revendiqué vendredi des coupures de courant, confirmées par Enedis à l'AFP, visant plusieurs mairies du sud-ouest de la région Île-de-France qui "soutiennent la réforme des retraites". Le syndicat a annoncé dans un communiqué des "opérations de sobriété énergétique auprès d'une quinzaine de mairies" LR et Renaissance qui, "par leur couleur politique, soutiennent la réforme des retraites".


Le distributeur Enedis a confirmé que "des coupures volontaires ont été constatées ce jour dans plusieurs mairies" de la région, précisant que l'entreprise "dépose systématiquement plainte en cas d'acte illégal visant les infrastructures". "Nous faisons intervenir rapidement des équipes de techniciens afin de rétablir au plus vite la situation pour les clients", a ajouté le gestionnaire du réseau de distribution.


Selon la CGT, 200 sites en Île-de-France, dont des hôpitaux, bibliothèques, collèges et associations d'intérêt général, disposent par ailleurs "de compteurs qui n'enregistrent plus leur consommation", leur évitant une facturation.

É. BORNE PRÔNE "LE DIALOGUE SOCIAL"


"C'est par le dialogue social finalement qu'on apporte des bonnes solutions au bénéfice des salariés", a fait valoir Elisabeth Borne, en déplacement vendredi sur le site de Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, du motoriste et équipementier aéronautique Safran pour saluer la récente signature d'un accord sur l’emploi des seniors que l'exécutif est "déterminé à faire progresser".


"C'est dans cet esprit qu'on proposera aux organisations syndicales et patronales d'engager un agenda social pour préparer un nouveau pacte de la vie au travail", a ajouté la cheffe de l'exécutif, qui s'était rendue plus tôt sur un marché de Poissy.

UN 1ER-MAI SOUS HAUTE SECURITÉ


12.000 policiers, dont 5000 à Paris, seront déployés en France pour encadrer les traditionnelles manifestations du 1er-Mai, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "Des éléments radicaux" sont attendus à Paris, Rennes et Nantes.

É. BORNE EN VISITE SURPRISE À POISSY


La Première ministre, Élisabeth Borne, est en visite surprise sur le marché de Poissy, dans les Yvelines. Elle est accompagnée par le député-maire, Karl Olive.

IL VA ROMPRE AVEC LA TRADITION


Jusqu'alors incertaine, la participation d'Emmanuel Macron à la finale de la Coupe de France, samedi 29 avril, a été confirmée. Le président de la République assistera au match Nantes-Toulouse, mais ne descendra pas sur la pelouse avant le coup d'envoi.

E. BORNE ATTENDUE DANS LES YVELINES


La Première ministre, Élisabeth Borne, se déplace vendredi à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines. La cheffe du gouvernement est attendue sur place en fin de matinée à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, pour discuter sur le thème de l'emploi des seniors, pour lesquels plusieurs mesures de la réforme des retraites ont été retoquées lors de l'examen du texte par le Conseil constitutionnel.

"IL Y A UNE RADICALISATION" DES SYNDICATS, JUGE O. VÉRAN


"Ce sont des choses qu'on ne voyait pas. Oui, il y a une radicalisation qui se fait avec l'encouragement bienveillant d'une frange politique qui s'est elle-même radicalisée, c'est-à-dire l'extrême gauche,", estime sur BFMTV le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, en réponse aux coupures de courant survenues dans un hôpital et dans un stade de rugby. "Tout est bon pour eux qu'il y ait une forme de chaos."

"UN MATCH DE FOOT, CE N'EST PAS LES JEUX DU CIRQUE", ASSURE O. VÉRAN


"Un match de foot, la finale de Coupe de France ce n'est pas les jeux du cirque à la romaine", déplore sur BFMTV le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, alors qu'Emmanuel Macron devrait être chahuté, samedi, au Stade de France. "Ce n'est pas la CGT avec son pouce impérial qui pourrait décidé à qui de faire huer le président de la République, à qui de couper l'électricité pendant un match."

"IL NE FAUT PAS POLITISER À L'EXCÈS" LA COUPE DE FRANCE, LANCE M. SCHIAPPA


"L'Élysée n'a ni confirmé ni infirmé que le président de la République irait ou n'irait pas saluer les joueurs. Il n'y a pas de décision qui soit prise sur ce sujet", affirme sur RTL la secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, Marlène Schiappa, à propos de la finale de la Coupe de France. "Il ne faut pas politiser cet événement à l'excès, (...) laissons le sport être un beau moment d'unité."

"12.000 POLICIERS, DONT 5000 À PARIS" POUR LE 1ER MAI


"Il y a une mobilisation historique du ministère de l'Intérieur (pour la journée du lundi 1er mai). Il y aura 12.000 policiers et gendarmes en France dont 5000 à Paris", annonce sur Europe 1 le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "Il y a un certain nombre d'éléments radicaux qui se sont sans doute donné rendez-vous à Paris, à Nantes et à Rennes", indique-t-il. "C'est pour cela que, dans ces villes, nous avons mobilisé de façon sans précédent le nombre de policiers et de gendarmes."

G. DARMANIN JUGE "NORMALE" LA PRÉSENCE DE MACRON AU STADE DE FRANCE


"La présence du président de la République est normale et ce n’est pas elle qui fait naître une difficulté particulière", affirme sur Europe 1 le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, au sujet la participation d'Emmanuel Macron à la finale de la Coupe de France entre Nantes et Toulouse, samedi, au Stade de France.


Interrogé sur la coupure de courant lors d'un match de Pro D2, jeudi soir, le patron de Beauvau dénonce "une forme d'irresponsabilité à faire cela".

"IL Y A UNE CRISE DE L'EXERCICE DU POUVOIR", ESTIME D. LISNARD


"Une crise démocratique ? Oui. Le peuple se sent de moins en moins impliqué dans la vie politique (...) et surtout, il y a une crise de l'exercice du pouvoir", juge sur France 2 le maire de Cannes et le président de l'association des maires de France, David Lisnard, avant d'écarter un accord des LR avec l'exécutif. "Face à la crise démocratique et civique grave, nous devons proposer une alternative puissante, (...) il ne faut pas se fourvoyer avec un pouvoir dont la façon de gouverner conduit à l'échec."

É. BORNE VA INVITER LES SYNDICATS


La Première ministre Élisabeth Borne enverra des invitations aux partenaires sociaux dans le courant de la semaine prochaine, a appris TF1info, confirmant une information de franceinfo. Les rendez-vous ne sont pas encore calés et le format de cette rencontre avec la cheffe du gouvernement n'a pas arrêté non plus. 

LE MOUVEMENT S'ÉTEND SUR LE MÉTRO PARISIEN


"Le trafic est totalement interrompu sur la ligne 6 et perturbé sur les lignes 5, 7 et 9", annonce la RATP, suite au droit de retrait exercé par certains conducteurs de métro.

UN MATCH DE PRO D2 INTERROMPU 


Le match de Pro D2 Agen-Nevers a été interrompu jeudi soir. Le stade Armandie a été plongé dans le noir à la 51e minute. Une action revendiquée par la CGT Energies 47.

LE MÉTRO PARISIEN PERTURBÉ


La RATP informe vendredi que le trafic sur certaines lignes est perturbé, notamment sur les lignes 6 et 9. "La RATP reste mobilisée pour assurer la meilleure offre possible aux voyageurs dans ces conditions", indique la Régie des transports parisiens.

OLIVIER DUSSOPT


Invité du le plateau de FMTV, le ministre du travail, Olivier Dussopt a estimé ce soir que le gouvernement n'imagine pas une "grande messe de réconciliation" avec les syndicats. Il mise plutôt sur des accords à venir dans les prochaines semaines, qui s'inscrivent dans une politique d'apaisement suite aux "100 jours" annoncés par Emmanuel Macron. 

ROUEN 


A Rouen, des manifestants ont attendu le ministre de l'agriculture, Marc Fesneau, l'accueillant avec un concert de casseroles. 

EMMANUEL MACRON 


Après sa visite à Dolle, dans le Doubs, le chef de l'Etat a fait un crochet en hélicoptère dans le village de la Cluse-et-Mijoux. Pas de "casserolade" arrivé sur place, ni de bain de foule : Emmanuel macron a rencontré les enfants d'une école à qui il a signé des autographes, rapporte notre journaliste sur place, avant de repartir en hélicoptère.

OLIVIER DUSSOPT CHAHUTÉ


Le ministre du Travail et en déplacement à Toulon, dans le Var, cet après-midi où il doit notamment parler des accidents du travail. Mais comme les autres ministres, Olivier Dussopt a été accueilli par des manifestants, et notamment des membres du syndicat FSU PACA. 

COMITE D'ACCUEIL POUR M. FESNEAU À ROUEN


Des dizaines de manifestants munis de casseroles se sont rassemblés à Rouen, où le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau est attendu, comme le relaie par exemple sur Twitter la députée LFI Alma Dufour.

ALTERCATION


En déplacement dans le Jura ce jeudi 27 avril, Emmanuel Macron est retourné "au contact" des habitants. L'occasion de cet échange, cordial mais vif, avec Fabrice Schlegel, un ancien représentant local des Gilets jaunes.

E. MACRON REND HOMMAGE À TOUSSAINT LOUVERTURE


Depuis le château de Joux, Emmanuel Macron a rendu hommage au général franco-haïtien Toussaint Louverture, "né esclave mais devenu enfant des Lumières", "un républicain par la pensée et par les armes". Il a salué la mémoire d'un "révolutionnaire", "patriote", "absolument français, pleinement Républicain". 


"Toussaint Louverture avait compris que la seule insoumission était vaine. Voilà pourquoi, contre les autres chefs de la révolte des esclaves, il a pris le parti de la révolution. La révolution plutôt que l'insurrection, la liberté plutôt que la destruction, l'ordre au-dessus du chaos", a notamment déclaré le chef de l'État. "Il entendait bâtir une nouvelle nation fondée sur l'égalité, le progrès (...) en somme une République universelle. En cela, il est un héros, (...) cette statue-là est indéboulonnable", a-t-il insisté, adressant aussi "le salut de la France aux hommes et femmes d'Haïti".  

DÉBUT DU DISCOURS D'EMMANUEL MACRON 


À l'occasion du 175e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France, Emmanuel Macron a entamé son discours en hommage à Toussaint Louverture, "inlassable combattant" pour la liberté, au château de Joux dans le Doubs où le général franco-haïtien fut emprisonné jusqu'à sa mort.

ARRIVÉE


Emmanuel Macron est arrivé en hélicoptère dans le village de la Cluse-et-Mijoux, dans le Doubs, sans bain de foule. Il doit donner un discours pour commémorer l'abolition de l'esclavage.

DOUBS


Une poignée de manifestants tente de se rendre vers le château de Joux, où doit se rendre Emmanuel Macron cet après-midi. Un barrage de gendarmes - qu'ils tentent de contourner - a été installé. 

DES MANIFESTANTS ATTENDENT O. DUSSOPT DANS LE VAR 


Le ministre du Travail Olivier Dussopt est dans le Var ce jeudi, à l'occasion d'une visite consacrée à la prévention des accidents de travail, selon Actu.fr. Il est attendu dans l'après-midi à La Seyne-sur-Mer, mais des opposants à la réforme des retraites ont prévu d'accueillir le ministre, à l'initiative de l'Union départementale de la CGT, a relayé sur Twitter l'association Attac, à l'origine du mouvement des "casserolades".

"IL Y A DES GENS QUI VOUS ENGUEULENT MAIS VOUS POUVEZ PARLER"


"Il faut continuer les chantiers, le travail, aller au contact, expliquer, démontrer, débattre et faire" a déclaré Emmanuel Macron depuis Dole, dans le Jura. "Il y a des gens pas contents, qui vous engueulent mais vous pouvez parler, et parfois convaincre", a-t-il poursuivi. Une référence à demi-mot aux manifestants munis de casseroles qui accueillent régulièrement les membres du gouvernement sur le terrain, sans les nommer. 


"C'est ce qui m'intéresse, de pouvoir échanger. Le désaccord me plaît, (...) je vais au contact pour entendre les difficultés des Français, avoir des idées nouvelles, comprendre et essayer de ressentir ce qui n'est pas compris et pouvoir traiter des colères, mais de façon non organisée, artificiellement", a appuyé le chef de l'État. "Je cherche à avancer pour le pays", a-t-il insisté.

DES CASSEROLES ATTENDENT E. MACRON DANS LE DOUBS


Si Emmanuel Macron est d'abord arrivé dans le Jura avant de se rendre dans le Doubs, où il doit se déplacer à l’occasion de la cérémonie du 175e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France, un concert de casseroles l'attend d'ores et déjà. Le président est attendu à proximité du château de Joux. Au pied de l'édifice, des dizaines de manifestants font déjà tinter des casseroles. 

BAIN DE FOULE SURPRISE POUR E. MACRON DANS LE JURA


Emmanuel Macron est actuellement sur un marché de Dole, dans le Jura, pour un bain de foule surprise, sans avoir annoncé ce déplacement. Il y a notamment été interpellé sur les retraites, mais aussi sur le pouvoir d'achat, l'inflation, l'électricité ou encore la situation des petites entreprises. Le ton est cordial avec les Français venus à sa rencontre, avec même quelques éclats de rire.


"Je plaide pour faire des réformes, même si elles sont impopulaires", a-t-il notamment déclaré. "Il faut essayer d'avoir un travail qui paie mieux", a aussi estimé le président qui a assuré ne pas "vouloir enfumer les Français, mais essayé de travailler avec eux". Interrogé sur les salaires des "grands PDG" par un habitant, "moi aussi ça me choque", a lancé le président, renvoyant tout de même à "la responsabilité de chacun" sur ce sujet, "ce n'est pas l'État qui peut le faire". 


Il ne se rend donc pas directement dans le Doubs, où une visite est prévue à l’occasion de la cérémonie du 175e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France.

"ON A LE SENTIMENT QU'ELLE N'Y CROIT PLUS"


L'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy est revenu sur les annonces de la Première ministre Elisabeth Borne la veille, qu'il a jugées "parfaitement incompréhensibles" ou encore "totalement anecdotiques". "Au fond, on a le sentiment qu'elle n'y croit plus" et "que ceux qui l'écoutent n'y croient pas non plus, (...) que finalement plus personne n'y croit même son gouvernement", a affirmé le numéro 2 de LR sur France Inter.


Cela va "bien au-delà de la personnalité d'Élisabeth Borne", a-t-il ajouté, en déplorant un "vide sidéral" de la politique aujourd'hui. "On a le sentiment d'un gigantesque artifice et cet artifice nous laisse devant le vide que la politique française est devenue", a-t-il ajouté.

PROTESTATIONS


Les opposants à la réforme des retraites prévoient de manifester leur colère lors de la finale de la Coupe de France, entre Nantes et Toulouse, samedi 29 avril. Emmanuel Macron, qui est attendu sur place, devrait être ciblé, notamment lorsqu'il ira à la rencontre des deux équipes avant le coup d'envoi.

"IL FAUT REVENIR AUX URNES"


Mercredi, lors de la présentation de sa feuille de route, Elisabeth Borne "s'est exprimée pour ne rien dire", a raillé sur BFMTV Jordan Bardella, président du RN. "C’est une souffrance de s’infliger un discours d'Élisabeth Borne, c’est déprimant au possible", a-t-il tancé, estimant que "le quinquennat est suspendu". "Elle ne décide de rien, manifestement elle n'a plus le soutien du président de la République", a aussi jugé l'eurodéputé. 


"On est dans une crise démocratique profonde, (...) il faut revenir aux urnes", a-t-il également lancé, appelant à une dissolution de l'Assemblée nationale qui offrira selon lui "la majorité" à son parti. "On ne sortira pas par le haut de cette crise démocratique en faisant comme si la page de la réforme des retraites était tournée, elle ne l'est pas", a-t-il également lancé.

"IL FAUT RETIRER LA RÉFORME, SINON PAS DE RETOUR À LA NORMALE"


"Le gouvernement n'a toujours rien compris de ce qui se passe dans le pays, il y a 95% des salariés qui rejettent cette réforme des retraites, il faut revenir à la raison et la retirer, sinon il n'y aura pas de retour à la normale", a déclaré sur RLT la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet. "Le soutien à la mobilisation est très fort, très populaire, nous appelons tout le monde à venir manifester le 1er-Mai", a-t-elle poursuivi.


Cette mobilisation sera "inédite et exceptionnelle, c'est la première fois que l'ensemble des organisations syndicales appellent à manifester", a-t-elle ajouté. "Ce sera familial, populaire, festif", a-t-elle martelé, assurant que "la sécurité des manifestants et manifestantes est toujours assurée". Quant aux renseignements qui attendent "1000 à 2000 éléments à risque" dans la capitale lundi, ce sont "encore les stratégies classiques de démobilisation pour faire peur", a fustigé la syndicaliste. "Dans les cortèges syndicaux, il n'y a rien à craindre", a-t-elle appuyé.

"CASSEROLADES" : É. COQUEREL FUSTIGE UNE "MAUVAISE POLÉMIQUE"


Interrogé sur franceinfo, Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale est revenu sur les propos du ministre des Comptes publics, estimant que les manifestants au sein des "casserolades" n'étaient "pas a priori ceux qui travaillent". "Ce n'est pas à la hauteur. Il y a des gens à la retraite dans ce pays, (...) il peut y avoir des étudiants et autres, le fait que des gens ne travaillent pas et peuvent se mobiliser, je trouve ça plutôt sain", a-t-il estimé, fustigeant une "mauvaise polémique". "La plupart des casserolades se passent le soir ou le matin, rarement en journée", a-t-il aussi lancé. 


"C’est une manière de rappeler aux ministres que rien n’est réglé dans le pays", a défendu le député LFI. Quant à la feuille de route d'Elisabeth Borne, "tout ça vise à dire que la réforme des retraites est derrière", a-t-il fustigé. "Ils décident de passer à autre chose seuls, sauf que les Français dans leur très grande majorité ne supportent toujours pas de travailler plus", a-t-il lancé, disant vouloir "faire en sorte que cette loi ne soit pas appliquée".

VOLTE-FACE 


Le préfet du Doubs, où Emmanuel Macron doit se rendre ce jeudi à l’occasion de la cérémonie du 175e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France, avait interdit toute "manifestation de type rassemblement festif à caractère musical", dans l'espoir d'éviter que des concerts de casseroles ne viennent accueillir le chef de l'État. L'arrêté prévoyait aussi un périmètre de sécurité dans lequel toute manifestation était interdite. 


Il l'a finalement retiré ce jeudi matin. Le texte avait été attaqué par plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme. Mardi, lors d'un déplacement du président en Loir-et-Cher, un arrêté préfectoral établissant un périmètre de protection avait été suspendu par le tribunal administratif d'Orléans, également mis en cause par plusieurs associations.

PROTESTATION


Une manifestation contre la réforme des retraites est actuellement en cours à l'aéroport Charles-de-Gaulle, sous la bannière de nombreux syndicats.

E. MACRON : "JE N'AI PAS DE DOUTE QU'IL PARTAGE MES OBJECTIFS"


"Je ne vais pas vous dire que j'ai un métier pénible, je pense qu'on a eu un an d'action au service des Français. On nous disait qu'on ne pourrait pas agir. On a démontré que ça n'était pas le cas : on a 24 textes qui ont pu être votés, ont trouvé des majorités", y compris la réforme des retraites, "même si j'ai bien compris que les Français ne sont pas forcément d'accord", s'est félicitée sur France 2 Elisabeth Borne. "On avance au service des Français", a-t-elle assuré.


Quant au soutien d'Emmanuel Macron, "je n'ai pas de doute qu'il partage les objectifs, la feuille de route présentée hier, ce qui m'importe c'est d'être engagée pour répondre aux difficultés des Français, je n'ai pas d'autre sujet de préoccupation", a-t-elle assuré.

CHANGEMENT CLIMATIQUE


"Notre objectif est de limiter le réchauffement sous 2°C, on s'est engagé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030. Cela veut dire agir dans tous les secteurs. (...) La première priorité c'est de baisser les émissions de gaz à effet de serre, il faut aussi se préparer aux conséquences inéluctables du changement climatique, par exemple avec un plan sur l'eau", a expliqué Elisabeth Borne. 


"On a réduit deux fois plus vite les émissions de gaz à effet de serre dans le précédent quinquennat que ce qui se faisait avant. Notre défi, c'est d'aller à nouveau deux fois plus vite que dans le précédent quinquennat", a ajouté la Première ministre sur France 2.

MÉDECINS


Sur le volet de la santé, "on veut à la fois permettre aux médecins de consacrer plus de temps à leurs patients en simplifiant les tâches administratives, notamment en supprimant les demandes de certificats médicaux inutiles (...) et les aider en recrutant 6000 assistants médicaux d'ici fin 2024, un appui aux médecins payés par la Sécu", a expliqué Elisabeth Borne. "C'est une question de mobilisation générale", a-t-elle posé. 

FONDS MARIANNE


La Première ministre est aussi revenue sur France 2 sur la polémique autour du Fonds Marianne, dans laquelle Marlène Schiappa est mise en cause. "Je ne vais pas me prononcer moi-même, j'ai demandé une inspection à l'Inspection générale de l'administration. On sait que certaines associations ont pu mal utiliser les fonds, on a saisi la justice, il faut être irréprochable quand on est face à de l'argent public", a-t-elle déclaré. "Cette inspection est en cours, le cas échéant si de mauvaises utilisations sont suspectées, on transmettra à la justice, il faut que la clarté soit faite", a poursuivi la cheffe du gouvernement.

LOI IMMIGRATION


La loi immigration prévue par le gouvernement sera repoussée à l'automne. "Je suis impatiente de pouvoir porter un texte dans une logique équilibrée. (...) Nous souhaitons pouvoir reprendre les débats au parlement le plus vite possible, évidemment il faut qu'on ait la possibilité d'avoir une majorité au Sénat et à l'Assemblée. Nous souhaitons avoir ce débat au plus tard à l'automne", a répété sur France 2 Elisabeth Borne, disant vouloir "un texte unique et équilibré". 


Une convention citoyenne n'est pas prévue, "on veut surtout avoir des discussions avec les oppositions et notamment les groupes LR à l'Assemblée et au Sénat pour trouver un compromis" pour obtenir une majorité, a déclaré la cheffe du gouvernement. Quant au 49.3, "je n'exclus rien mais mon objectif, c'est de trouver des majorités", a-t-elle ajouté.

RSA : "METTRE EN PLACE UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTÉ"


Quelque 60% de bénéficiaires au RSA ne sont pas inscrits au chômage. "Ce n'est pas normal, c'est pour cela que l'on propose une réforme, pour mieux se coordonner (...) pour s'assurer à ce que dès que quelqu'un touche le RSA il sera bien inscrit à France Travail, pour qu'on mette en place un accompagnement adapté", a expliqué Elisabeth Borne. 


"Une partie d'entre eux pourrait travailler, on va les accompagner avec un contrat d'engagement réciproque, avec des droits et des devoirs, pour retrouver le plus vite possible un travail. Pour ceux qui ont des problèmes préalables à régler, comme des problèmes de garde d'enfants, il faudra proposer une réponse pour retourner à l'emploi", a-t-elle développé, sur France 2.

FRAUDE SOCIALE


Elisabeth Borne est aussi revenue sur les propos polémiques du ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur la fraude aux aides sociales. "Il dit qu'il faut que l'on lutte sur toutes formes de fraudes, fiscale, sociale, douanière, sur des aides publiques... (...) C'est le plan de lutte contre la fraude dans tous ces domaines qui sera présenté au mois de mai, (...) avec des moyens humains et techniques supplémentaires", a expliqué la Première ministre sur France 2. "Vis-à-vis des contribuables qui paient leurs impôts, c'est évidemment choquant de se dire que certains qui devraient le faire ne le font pas", a-t-elle ajouté.

SALAIRES DES ENSEIGNANTS : UNE AUGMENTATION "HISTORIQUE"


Au sujet du salaire des enseignants, qui doit être augmenté de 100 à 230 euros nets par mois à partir de septembre, "c'est une prime que nous allons doubler, (...) et qui est évidemment pérenne", a expliqué Elisabeth Borne. L'enveloppe globale monte à "trois milliards d'euros par an, c'est très conséquent, c'est historique, on n'avait pas eu une telle augmentation depuis 30 ans", dans l'objectif de "rendre le métier plus attractif", a assuré la Première ministre sur France 2.


Quant au remplacement du jour au lendemain des professeurs absents, il s'agit de permettre aux établissements de réagir pour des absences de courte durée, "une réponse très rapide" sans passer par le rectorat pour trouver un remplaçant. 

SALAIRES : "IL FAUT QUE LES EMPLOYEURS PRENNENT LEUR PART"


"Il faut que les employeurs prennent leur part" au sujet des augmentations de salaires, a estimé sur France 2 Elisabeth Borne. "Les branches professionnelles ont l'obligation d'ouvrir des négociations, dans les 45 jours après la revalorisation du Smic", a-t-elle expliqué. Dans l'immédiat, pas d'exonération de charges patronales n'est toutefois prévu, a ajouté la Première ministre. 


Au sujet de l'élargissement de la participation et de l'intéressement, "on présentera dans les prochaines semaines un projet de loi qui transpose un accord trouvé entre les organisations syndicales et patronales pour mettre en place un dispositif de partage de la valeur, y compris dans les entreprises de 11 à 50 salariés, et aussi pour avoir un dispositif de partage de la valeur quand on a des résultats exceptionnels dans les plus grandes entreprises", a-t-elle expliqué. "L'objectif, c'est qu'elle soit débattue avant l'été au Parlement, il faut qu'elle soit votée, c'est une question de mois."

POUVOIR D'ACHAT


"On attend des industriels qu'ils puissent répercuter la baisse (du prix) des matières premières sur le prix qu'ils proposent à la grande distribution. On leur demande, dès que le prix des matières premières baisse, de rouvrir les négociations avec les distributeurs", a ajouté Elisabeth Borne au sujet du pouvoir d'achat. "Il faut vraiment que chacun prenne ses responsabilités. On attend que les négociations se rouvrent dans les prochaines semaines, je souhaite que ça se voit par des des baisses concrètes, tangibles dès que possible, dès la fin du mois de juin", a posé la cheffe du gouvernement.

SYNDICATS : "MON OBJECTIF EST DE RENOUER LE DIALOGUE"


Elisabeth Borne est également revenue sur France 2 sur les mesures retoquées par le Conseil constitutionnel dans la réforme, notamment sur l'emploi des séniors, un sujet sur lequel elle souhaite que les "organisations syndicales et patronales puissent se ré-emparer dès que possible". 


"Mon objectif est de renouer le dialogue, reprendre les discussions avec les organisations syndicales dès le début du mois de mai", a poursuivi la cheffe du gouvernement.

CASSEROLADES : "PAS DE DIALOGUE, FAIRE DU BRUIT"


Estimant que les Français peuvent "exprimer leur désaccord" face à la réforme, Elisabeth Borne a toutefois critiqué les concerts de casseroles : "je regrette qu'il n'y ait pas de dialogue, (...) là il s'agit de faire du bruit, et je le regrette", a insisté la Première ministre sur France 2. Les menaces de coupure de courant, "ce n'est pas légal", a-t-elle poursuivi, "systématiquement il y a un dépôt de plainte dans ce cas-là". 


Quant au défilé du 1er-Mai, "je souhaite que cela se passe dans le calme, je suis sûre que c'est aussi celui des organisations syndicales", a-t-elle ajouté. 

"RÉFORME INDISPENSABLE"


"Cette réforme des retraites est indispensable", a répété sur France 2 la Première ministre Elisabeth Borne, tout en se disant consciente des "efforts" nécessaires. Mais elle a aussi cité d'autres chantiers. "On va investir comme on ne l'a jamais fait pour prévenir l'usure professionnelle", a-t-elle notamment ajouté, appelant les partenaires sociaux à revenir autour de la table.


"Je suis très à l'écoute des difficultés rencontrées par les Français, l'objectif de la feuille de route présentée hier est de partir de leurs préoccupations et apporter des réponses très concrètes", a également déclaré Elisabeth Borne. 

FÊTE DU TRAVAIL


Selon nos informations, entre 1000 à 2000 "éléments à risque" sont attendus le 1er mai dans les rues de Paris. Le cortège devrait rassembler entre 80.000 et 100.000 personnes, selon la préfecture de police.

BIENVENUE


Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à l'après-crise des retraites et plus largement la vie politique. Retrouvez ici les dernières informations et prises de parole. 

La Première ministre Élisabeth Borne a présenté mercredi les priorités du gouvernement, en écartant dans l'immédiat le sujet clivant de la loi immigration mais en se projetant au-delà des "cent jours" décrétés par le chef de l’État. Parmi les points annoncés dans sa feuille de route : le projet de loi "industrie verte" présenté mi-mai, les textes sur le "plein emploi" et sur le "partage de la valeur" dans le même délai, le projet de loi justice examiné avant l'été, la loi d'orientation agricole à l'automne.

Mais l'annonce la plus attendue est en fait un report : le projet de loi immigration est ajourné à l'automne. Les Républicains, qui refusent d'endosser la responsabilité du report, ont annoncé qu'ils déposeront leur propre texte.

Retrouvez les dernières infos dans le fil ci-dessus.


La rédaction de TF1info

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