EN DIRECT - Accident mortel en Ariège : la fille de l'agricultrice décédée est morte des suites de ses blessures

Publié le 21 janvier 2024 à 12h11, mis à jour le 23 janvier 2024 à 22h57

Les manifestations et actions des agriculteurs se poursuivent ce mardi au lendemain d'une rencontre des syndicats avec Gabriel Attal.
Un mouvement endeuillé par la mort d'une agricultrice dans un accident survenu ce mardi sur un point de blocage sur la RN20 à Pamiers (Ariège).
La fille de l'éleveuse a succombé à ses blessures en début de soirée.
Les dernières informations sur le "ras-le-bol agricole" sont à suivre ici.

Ce live est à présent terminé. 

BLOCAGES DANS LES PYRÉNÉES-ATLANTIQUES

Les blocages se poursuivent dans les Pyrénées-Atlantiques. D'après la préfecture, "la mobilisation des tracteurs à Pau et Bayonne continue" et devrait "se poursuivre demain". Dès lors, elle appelle "les usages à anticiper tous les déplacements qui ne pourront être reportés en privilégiant les axes secondaires".

QUELS BLOCAGES ATTENDUS CE MERCREDI ?

Les actions des agriculteurs "vont s'amplifier", a promis mardi soir le président de la FNSEA sur TF1. Ce mercredi, de nombreuses actions sont donc prévues partout dans l'Hexagone. TF1info fait le point.

Urgent

ARIÈGE : LA FILLE DE L'AGRICULTRICE DÉCÉDÉE A SUCCOMBÉ À SES BLESSURES

La fille de l'agricultrice décédée ce mardi matin à Pamiers (Ariège) a succombé à ses blessures, annonce le procureur. Âgée de 12 ans, elle est décédée peu après 19h.

"LES ACTIONS VONT S'AMPLIFIER"

Le président de la FNSEA, le principal syndicat agricole en France, était l'invité du 20H de TF1 ce mardi. "Dès demain, les actions vont s'amplifier", a assuré Arnaud Rousseau, qui "ne comprend pas pourquoi on nous impose tant de normes."

"LES CHANTIERS" DU GOUVERNEMENT "SÛREMENT INSUFFISANTS"

Le Premier ministre Gabriel Attal s'entretenait ce mardi soir avec les représentants de la Confédération paysanne. "Nous avons été rassurés sur l'aide aux investissements", fait valoir sa porte-parole, Laurence Marandola. Mais "tout ceci reste très incertain, très inquiétant", poursuit-elle. "Les chantiers sont ce qu'ils sont, mais ils sont sûrement insuffisants."

LE PRÉSIDENT DE LA FNSEA SUR TF1 : "LES AGRICULTEURS VEULENT DES ACTES"

"Les agriculteurs veulent des actes", martèle Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, au 20H de TF1. "Les mots ne suffisent plus. Les agriculteurs veulent savoir ce qui va changer dès la semaine prochaine. Nous avons interpellé le président de la République : il lui appartient d'aller à Bruxelles pour trouver les solutions très concrètes."

LE PRÉSIDENT DE LA FNSEA SUR TF1 : "LES ACTIONS VONT S'AMPLIFIER"

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, est l'invité du 20H de TF1. "La colère monte. Dès demain, les actions vont s'amplifier", annonce-t-il. "La totalité des départements seront en action d'ici à la fin de la semaine. L'objectif est de rappeler que les agriculteurs sont des entrepreneurs du vivant. L'absence de cette liberté d'entreprendre nous met très en colère. On veut retrouver une forme de bon sens. Nous ne comprenons pas pourquoi on nous impose tant de normes, tant de règles."

LE MOUVEMENT SOUTENU PAR LES FRANÇAIS

D'après un sondage Toluna Harris Interactive pour RTL, "le mouvement de manifestations et blocages des agriculteurs bénéficie du soutien de 82% des Français". "7 Français sur 10 déclarent approuver les blocages de routes et d'autoroutes", selon cette enquête, tandis que "plus de 8 Français sur 10 estiment que le gouvernement n'est pas à la hauteur de la situation."

QUELS BLOCAGES MERCREDI ?

Les mobilisations doivent se poursuivre ce mercredi. D'après France Bleu Vaucluse, un convoi de tracteurs doit bloquer une partie de l'A7 dès 7h. Idem dans le Rhône, selon BFM Lyon, après des blocages sur l'A6 et l'A7 pendant 24h dès mercredi après-midi.


Dans les Landes, une action est prévue sur l'A65, près de Mont-de-Marsan, puis sur l'A64 jeudi, selon Sud Ouest. En outre, une opération escargot est prévue mercredi matin dans le Loiret, rapporte La République du Centre.

DES ACTIONS, QUELLES REVENDICATIONS ?

Depuis plusieurs jours, les agriculteurs français multiplient les actions coups de poing et les blocages routiers. Cette colère, qui se retrouve dans plusieurs autres pays européens, s'accompagne de revendications multiples. TF1info fait le point.

AGRICULTRICE DÉCÉDÉE : MARC FESNEAU À PAMIERS

Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau est arrivé à Pamiers (Ariège), où une agricultrice est décédée ce matin, pour "témoigner de l'émotion de la nation auprès du monde agricole". "Ce drame les touche eux dans ce moment de revendications", poursuit-il, annonçant des mesures "concrètes et rapides" pour les agriculteurs. "Les agriculteurs ont besoin de renouer de la confiance. Le moment que l'on traverse est un moment de défiance. Il faut que cela change."

"NOUS ATTENDONS DES RÉPONSES LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE"

"Notre secteur vit une crise dramatique", déplore Véronique Le Floc'h, présidente de la Coordination rurale, après ses échanges avec le chef du gouvernement Gabriel Attal. "Nous avons échangé avec le Premier ministre sur les solutions à apporter à très court terme. Nous attendons ses réponses le plus rapidement possible.


"Nous demandons une année blanche sur le plan bancaire, le paiement de tous les dossiers en retard par rapport aux problèmes sanitaires et catastrophes naturelles, et l'exonération totale de nos carburants", poursuit-elle.

BLOCAGE DANS L'AUDE

Entre 120 et 150 agriculteurs bloquent ce mardi une plateforme logistique du groupe de grande distribution Leclerc à Castelnaudary (Aude), a appris l'AFP auprès des Jeunes Agriculteurs (JA) et de la préfecture.


"Nous sommes à la plateforme Socamil à 150 (manifestants) et 50 tracteurs et on veut faire pression sur Michel-Edouard Leclerc qui fait de la fausse communication", a déclaré Jérôme Barthès, vice-président des JA de l'Aude, la préfecture confirmant le blocage des "accès à la Socamil par 120 personnes environ."

GABRIEL ATTAL MULTIPLIE LES ÉCHANGES

Le Premier ministre multiplie les échanges avec les syndicats agricoles à Matignon. Gabriel Attal reçoit ce lundi les représentants de la Confédération paysanne et la Coordination rurale.

Colère des agriculteurs : les syndicats reçus par Gabriel Attal à MatignonSource : TF1 Info

POIDS DES NORMES : DE QUOI PARLE-T-ON ?

Plombés par l'inflation et le coût de l'énergie, éleveurs et cultivateurs dénoncent notamment les normes environnementales venues de Bruxelles. Pourtant, la plupart des dispositions citées ne sont pas encore entrées en vigueur.

AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : LES AUTOMOBILISTES INVITÉS À DIFFÉRER LEURS DÉPLACEMENTS

Les blocages d'agriculteurs se poursuivent en Auvergne-Rhône-Alpes. La préfecture demande ainsi aux automobilistes de "bien respecter les itinéraires conseillés", mais aussi de "différer tout déplacement non indispensable". "Les employeurs sont invités à faciliter, sans délai, le recours au télétravail de leurs salariés", poursuit-elle.


Selon le dernier point de situation, la circulation est toujours coupée sur une partie de l'A7 et de l'autoroute A75.

OPÉRATION ESCARGOT À ANGOULÊME

Une opération escargot est en cours près d'Angoulême, selon Charente Libre. Quelque 100 tracteurs avancent au ralenti sur la RN141.

DÉCÈS D'UNE AGRICULTRICE : "LES MOBILISATIONS NE SAURAIENT ÊTRE DES LIEUX DE PRISE DE RISQUE"

La FNSEA réagit après la mort d'une agricultrice en Ariège. "Face au drame survenu cette nuit, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs tiennent à faire part de leur infinie tristesse et à assurer la famille et les proches des victimes du soutien profond et chaleureux de toutes les agricultrices et tous les agriculteurs", écrit le représentant agricole.


"En ces moments particulièrement difficiles, nos pensées et notre soutien vont à la famille cruellement touchée par cette tragédie, ainsi qu'à l'ensemble des agricultrices et agriculteurs présents sur les lieux. [...] Les mobilisations syndicales, nombreuses en ces moments troublés, ne sauraient être des lieux de prise de risque pour les agriculteurs. Nous appelons tous nos responsables de sites d'action à la plus grande vigilance pour qu'un tel drame ne puisse pas se reproduire."

DES BLOCAGES PRÉVUS À STRASBOURG

Après une réunion organisée lundi soir, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Bas-Rhin a annoncé une mobilisation à partir de mercredi : un blocage de l'A4 dans Strasbourg, au niveau du Marché-Gare, avec près de 500 tracteurs. Ce blocage doit durer jusqu'à jeudi soir.

GABRIEL ATTAL VA S'ENTRETENIR AVEC LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE

Le Premier ministre Gabriel Attal s'entretient depuis 17h avec les représentants de la Coordination rurale, à Matignon. À 18h30, il recevra ensuite quatre représentants de la Confédération paysanne : Laurence Marandola, porte-parole, Véronique Marchesseau, secrétaire générale, Sylvie Colas, secrétaire nationale et Nicolas Fortin, secrétaire national.


Le chef du gouvernement avait reçu lundi les représentants de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs.

AGRICULTRICE TUÉE : MARC FESNEAU SE REND DANS L'ARIÈGE

Après l'accident qui a coûté la vie à une agricultrice ce matin, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau se rend à Pamiers (Ariège). Il doit notamment échanger avec les représentants de la Chambre d'agriculture départementale.

LA BAISSE DU COÛT DE L'ALIMENTATION DANS LE VISEUR

Les éleveurs de bovins reprochent au gouvernement de s'être montré "ambigu" en poussant pour une baisse du coût de l'alimentation des Français au risque de détériorer les revenus des agriculteurs. "Le discours que nous avons depuis plusieurs mois de la part de Bercy, c'est un discours qui vise à autoriser la grande distribution à faire une pression maximale sur les fournisseurs et donc à autoriser les fournisseurs à faire une pression maximale sur les producteurs", déplore Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine.

UNE MOBILISATION EUROPÉENNE

Des Pays-Bas à la Roumanie en passant par la Pologne ou l'Allemagne, les agriculteurs de plusieurs pays du continent multiplient les actions contre les hausses des taxes et le "Pacte vert" européen. Ce mardi, les ministres européens du secteur agricole se réunissent à Bruxelles.

AGRICULTRICE TUÉE : LES OCCUPANTS DU VÉHICULE ÉTAIENT SOUS OQTF

Selon une source policière à TF1-LCI, confirmant une information du Parisien, les trois occupants du véhicule à l'origine du décès d'une agricultrice ce matin dans l'Ariège sont des Arméniens qui avaient déposé une demande d'asile en 2022. L'asile leur a été refusé. Ils avaient fait plusieurs recours, dont ils ont été déboutés en 2023. Des obligations de quitter le territoire français (OQTF) avaient été prises. Ils n'étaient pas connus pour troubles à l'ordre public.

FESNEAU NE VEUT PAS FAIRE DE L'EUROPE UN "BOUC EMISSAIRE"

Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a refusé de faire de l'Europe le "bouc, émissaire" des problèmes que connaissent les agriculteurs. Lors des Questions au gouvernement ce mardi, en réponse à un député LR qui questionnait le rôle des normes européennes, il a appelé à ne "pas chercher des boucs émissaires là où ils ne sont pas, au niveau européen". "Il faut en lucidité se dire qu'il y a des surtranspositions" des textes européens "qui ont mis les agriculteurs français en situation de risque et de déloyauté de concurrence par rapport à leurs collègues européens", a-t-il estimé. Il a ajouté à destination du banc LR que cela nourrissait "une colère européenne que vous ne voulez pas et que nous ne voulons pas non plus". 

L'A7 TOUJOURS BLOQUÉE

Des agriculteurs continuent de bloquer ce mardi l'autoroute A7 avec une trentaine de tracteurs installés sur les deux voies dans la Drôme, un blocage qui devrait durer au minimum jusqu'à "tard" dans la nuit, prévient la préfecture.

L'HOMMAGE DU GOUVERNEMENT AUX AGRICULTEURS

A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre Gabriel Attal a évoqué, à propos du décès d'une agricultrice ce matin dans l'Ariège, un "drame" qui "résonne en chacune et chacun d'entre nous". "C'est une profession qui est en deuil. (...) Je veux, au nom du gouvernement, rendre hommage à cette famille, leur dire notre solidarité et notre soutien."

Il a aussi politisé le débat et accusé une partie de la Nupes - EELV et LFI - de verser "des larmes de crocodile" en défendant les agriculteurs. "Qui s'oppose aux projets des agriculteurs sur le terrain, ce sont vos amis. Qui tient un discours anti-agriculteurs, c'est vous", leur a-t-il lancé, avant d'assurer que la majorité allait "avancer sans faux semblants", elle qui "n'a jamais fait défaut à nos agriculteurs". 

Attal exprime "solidarité" et "soutien" à la famille de l'agriculture décédéeSource : TF1 Info

LES IMAGES DES BLOCAGES

Au sixième jour de contestation, une dizaine d'axes routiers sont toujours bloqués par les agriculteurs partout dans le pays.

MOBILISATION DANS L'OISE

La mobilisation des agriculteurs a gagné l'Oise. Près de Beauvais, l'A16 est bloquée depuis la mi-journée, dans les deux sens de circulations. Quelque 100 agriculteurs sont présents.

Agriculteurs : premier jour de mobilisation dans l'OiseSource : TF1 Info

"NOUS SOMMES TOUS PAYSANS"

"Aujourd'hui, nous sommes tous paysans", a déclaré le socialiste Dominique Potier ce mardi à l'Assemblée nationale, au moment de poser la première question de la séance de Questions au gouvernement. A ces mots, l'ensemble de l'hémicycle et des membres du gouvernement présents sur le banc des ministres se sont levés et ont applaudi.

En lui répondant, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a rendu hommage à l'agricultrice décédée ce matin dans l'Ariège, assurant qu'"elle défendait la dignité de son métier, son travail". Il a demandé à tous de ne "céder à aucune démagogie et aucune facilité", et que le gouvernement devrait travailler à "conjuguer transition et équilibre économique".

Colère des agriculteurs : le gouvernement interpelléSource : TF1 Info

GABRIEL ATTAL VA RECEVOIR UN SYNDICAT AGRICOLE

Le Premier ministre Gabriel Attal s'entretiendra ce mardi avec Véronique Le Floc'h, présidente de la Coordination rurale et Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale, à Matignon. Le rendez-vous est fixé à 17h.

63 MESURES DE SOUTIEN EN 10 ANS

Dans un communiqué, la Commission européenne affirme qu'entre 2014 et 2023, "63 mesures exceptionnelles d'une valeur de plus de 2,5 milliards d'euros ont été adoptées pour soutenir les agriculteurs et les producteurs touchés par une perte de production, une réduction des prix, une augmentation des coûts de production ou une interruption de la chaîne d'approvisionnement". 


Face à la colère des agriculteurs, qui gagne une grande partie de l'Europe, Bruxelles souhaite également que ces mesures répondent à "une multitude de crises" qui touchent le secteur agricole, et "notamment les effets de la pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, les maladies animales, d'importantes perturbations du marché et des phénomènes météorologiques extrêmes".

HOMMAGE D'EMMANUEL MACRON

"Le drame de Pamiers nous bouleverse tous. Je pense avec émotion aux victimes et à leurs proches endeuillés", a réagi Emmanuel Macron sur X, après la mort d'une agricultrice percutée par un véhicule sur un blocage en Ariège. Dans un autre tweet, le Président s'adresse aux agriculteurs, assurant avoir "demandé au gouvernement d’être pleinement mobilisé pour apporter des solutions concrètes aux difficultés que vous rencontrez".

"C'EST MALHEUREUX"

L'émotion est forte sur les barrages après la mort d'une agricultrice de 35 ans en Ariège.

RECTIFICATIF DU PARQUET

La jeune fille de 14 ans, percutée par un véhicule ce matin dans l'Ariège, "n'est pas décédée au moment où ces lignes sont écrites", dément le parquet de Foix après avoir affirmé le contraire. "Son état reste critique et les soins se poursuivent", d'après un communiqué publié ce midi. Sa mère, une agricultrice d'une trentaine d'années, est morte des suites de ses blessures et son père se trouve lui aussi dans un état grave. Tous les trois se trouvaient sur un barrage installé par les agriculteurs sur une route près de Pamiers, en Ariège. Retrouvez notre article pour en savoir plus sur les circonstances du drame.

BLOCAGE DANS LE FINISTÈRE

"Le blocage de la route nationale 165 par les agriculteurs est prévu ce jour à partir de 14h au niveau de Quimper", annonce la préfecture du Finistère.

LE MOUVEMENT EN CARTE

Depuis plusieurs jours, la grogne des agriculteurs, qui revendiquent notamment de meilleurs salaires, monte en France. Débuté en Occitanie, le mouvement s'étend progressivement au reste de l'Hexagone, avec de premiers blocages importants dans la Drôme. On fait le point.

MISE AU POINT SUR L'ÉTAT DE SANTÉ DE L'ADOLESCENTE

Contrairement à ce qu'il avait annoncé dans un premier temps, le procureur ne confirme pas, pour l'heure, le décès de la jeune fille de 14 ans gravement blessée dans l'accident en Ariège. Pour connaitre les derniers éléments de l'enquête, retrouvez notre article.

DES ACTIONS EN AUVERGNE

La FRSEA d'Auvergne-Rhône-Alpes prévoit de nouvelles actions dans les jours à venir. Dès ce mardi après-midi sur l'A75 dans le Cantal, mais aussi "à Lyon, Grenoble et Saint-Etienne" à partir de mercredi, a prévenu son président, Michel Joux. Après l'accident en Ariège, la fédération "a donné des consignes de sécurité. (...) On va faire très attention sur ces choses-là", a-t-il souligné.

LE PCF APPELLE À LA "SOLIDARITÉ" AVEC LES AGRICULTEURS

Le député communiste Sébastien Jumel appelle tous les Français à la "solidarité" avec les agriculteurs, "ceux qui nourrissent le pays". "Le gouvernement doit entendre la colère légitime des agriculteurs et des pêcheurs, il doit passer des mots aux actes", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. Il craint que le "drame" survenu ce matin sur un rond-point soit "un point de bascule" si le gouvernement refuse de mesurer la colère des agriculteurs.

TEMOIGNAGE DE JEROME BAYLE

Jérôme Bayle, l'un des organisateurs des blocages de l'A64, dit toute son émotion au micro de LCI après la mort d'une agricultrice ce matin. "C'est dramatique. Je connaissais très bien la personne, elle ne méritait pas ça. C'était une grande combattante qui était là avec toute sa famille pour défendre notre cause. J'adresse toutes mes condoléances à toute sa famille. Son mari et sa fille sont gravement blessés."

Jérôme Bayle, figure du mouvement des agriculteurs, s'exprime au sujet de la victime.Source : TF1 Info

MARC FESNEAU SUR PLACE

Dans un message publié sur X, le Premier ministre rend hommage à l'agricultrice tuée en Ariège et annonce que Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture, se rend sur place. 

"LE BARRAGE ÉTAIT SÉCURISÉ"

Dans un point presse improvisé, le préfet de l'Ariège précise que les trois occupants de la voiture, qui a percuté un barrage sur une route près de Pamiers et tué une agricultrice, sont de nationalité arménienne. Selon Simon Bertoux, "le barrage était sécurisé" : "il n'y avait aucun doute que la voie était fermée et il n'y avait aucune raison de s'y engager". Le préfet ajoute qu"il n'y aura plus de barrage en Ariège" suite à ce drame. 

BLOCAGES DES AUTOROUTES

Tandis que plusieurs axes routiers sont encore bloqués par des agriculteurs, plusieurs points sur la situation sont faits ce matin par les autorités. Sur l'A7, en direction de Marseille et de Lyon, la circulation "est actuellement interrompue entre Chanas et Valence Sud en raison de mouvements sociaux. Par conséquent, les réseaux secondaires sont extrêmement saturés, à l’instar de la Nationale 7. Il est demandé aux automobilistes d'éviter ce secteur", renseigne la préfecture du Rhône. 


Du côté du Tarn-et-Garonne, "la situation est inchangée depuis hier", selon la préfecture qui demande "aux automobilistes de bien respecter les déviations mises en place depuis le début des blocages". Sur l'A62, la sortie est "obligatoire à Castelsarrasin N°9 dans le sens Toulouse > Bordeaux, puis RD12 via Saint Aignan, Castelmayran, Auvillar, Molières, Donzac, Dunes, puis Caudecoste (47)" et "la circulation des véhicules de plus de 7 tonnes est interdite sur le pont Napoléon de Moissac. Il est donc demandé de respecter les déviations mises en place par le Conseil départemental". Sur l'A20, la sortie est "obligatoire à Caussade n°59 dans le sens Nord > Sud, puis RD820 puis reprise de l'autoroute à ZI Nord n°61", ainsi qu'"à ZI Nord n°61 dans le sens Sud > Nord puis RD820 et reprise de l'autoroute à Cahors-Sud n°58". 

Urgent

UNE ENQUÊTE OUVERTE EN ARIÈGE

Après la mort d'une agricultrice et de deux personnes blessées sur un point de blocage en Ariège, une enquête a été ouverte pour "homicide involontaire aggravé" et "blessures aggravées", annonce le parquet de Foix dans un communiqué. Le conducteur du véhicule a été testé négatif à l'alcool et aux stupéfiants, selon le procureur. Les trois occupants ont été placés en garde à vue, alors que "les faits en cause ne paraissent pas revêtir un caractère intentionnel", précise le parquet. 

LFI DEPOSERA UNE PROPOSITION DE LOI POUR DES PRIX PLANCHERS POUR LES AGRICULTEURS

"Nous allons redéposer une proposition de loi pour des prix planchers pour les agriculteurs", fixés en fonction des coûts de production, a annoncé la députée LFI Aurélie Trouvé depuis l'Assemblée nationale. Le groupe insoumis avait déjà soumis ce texte au vote des députés au mois de novembre dernier. "Il avait été rejeté à 6 voix car la minorité présidentielle avait empêché qu'il puisse passer", a rappelé l'élue, qui souhaite inscrire la proposition de loi au programme de l'Assemblée nationale de la semaine prochaine.

Par ailleurs, "nous demandons au gouvernement de cesser de négocier des traités de libre échange car ils font pression sur les prix payés aux producteurs agricoles", a-t-elle ajouté.

PRÉFECTURE D'AGEN

Comme le documente ce journaliste indépendant, du fumier, des déchets et des pneus sont déversés ce matin devant la préfecture d'Agen. Non loin de là, l'autoroute A62 est toujours bloquée par des manifestants. 

LE POINT SUR L'A7

"Le blocage de l’autoroute A7 par les agriculteurs est en cours depuis ce matin 4h", renseigne la préfecture de la Drôme dans un communiqué. Des déviations ont par conséquent été mises en place par les autorités, qui font le point sur l'état de la circulation : "Le trafic arrivant du sud est orienté sur la LACRA à la sortie 15 (Valence Sud), occasionnant quelques perturbations. À lChanas, en Isère, la sortie est obligatoire en venant de Lyon. Dans le sens Sud => Nord, les entrées sur autoroute sont interdites à Valence Sud, Valence Nord et Tain l’Hermitage. En sens Nord => Sud, l’entrée est interdite à Chanas."

1 DÉCÈS EN ARIÈGE

Le ministre de l'Agriculture a adressé ses condoléances aux proches de l'agricultrice tuée ce mardi à l'aube sur le point de blocage où elle était installée. 

1 MORT ET 2 BLESSÉS EN ARIÈGE

Voici ce que l'on sait sur la mort d'une manifestante et de deux autres victimes blessées sur un barrage d'une route près de Pamiers, en Ariège.

LA MOBILISATION CONTINUE

La mobilisation des agriculteurs peut durer "une journée", "une semaine" ou "le temps qu'il faudra pour que les réponses soient apportées", a assuré le président de la FNSEA sur RMC, alors que le mouvement de colère est aujourd'hui marqué par le décès d'une manifestante sur un point de blocage en Ariège. "Nous apprenons chaque minute que des points de blocage nouveaux s'ouvrent", selon Arnaud Rousseau.

PRÉFECTURE DE L'ARIÈGE

Sur X, la préfecture de l'Ariège invite à "ne pas relayer les rumeurs qui pourraient circuler" à propos de l'accident mortel survenu tôt ce matin à hauteur de Pamiers, au sud de Toulouse.

LES BLOCAGES EN CARTE

Le point en image sur la mobilisation des agriculteurs sur les routes, dans le sud de la France.

Crise des agriculteurs : les points de blocages en France
Crise des agriculteurs : les points de blocages en France - LCI

1 MORT ET 2 BLESSÉS EN ARIÈGE

D'après les dernières informations de notre journaliste police-justice, Raphaël Maillochon, la voiture a percuté le mur de paille installé sur un pont en voulant, selon des premiers éléments, éviter les manifestants. Un centre opérationnel a été activé par la préfecture de l'Ariège, ainsi qu'une cellule de soutien psychologique. Le parquet doit communiquer avant ce midi. 

1 MORT ET 2 BLESSÉS EN ARIÈGE

Les faits se sont déroulés ce matin vers 5h30 sur un point de blocage sur la RN20 à hauteur de Pamiers dans l'Ariège, d'après le parquet au service police-justice de TF1/LCI, confirmant les informations de France 3. "Une voiture s'est introduite sur la route et a percuté à grande vitesse un mur de paille érigé par les agriculteurs. Les dégâts matériels sont considérables", précise le parquet.


Selon nos informations, plusieurs personnes dormaient à proximité du mur de paille, lorsqu'une voiture s'est engagée sur la route et a foncé vers ce barrage de fortune, pour une raison que l'on ignore encore. Les quatre personnes à bord de la voiture bélier ont toutes été interpellées puis placées en garde à vue.

Urgent

1 MORT ET 2 BLESSÉS SUR UN BARRAGE

Une femme est morte et deux autres personnes ont été blessées cette nuit sur une route actuellement bloquée par des agriculteurs à hauteur de Pamiers, en Ariège. L’information a été confirmée par le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui précise sur RMC que les trois victimes sont adhérentes au syndicat agricole. La personne décédée serait une agricultrice, selon le président du syndicat : "Une femme est décédée. Son mari et sa fille sont dans un état compliqué et pris en charge rapidement par le SAMU". Selon France 3 Occitanie, un véhicule a forcé l’entrée du barrage vers 5h30 du matin et foncé à toute vitesse en direction du mur de paille construit par les manifestants.

LES BLOCAGES DANS LES PYRÉNÉES

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques fait le point sur le blocage de la circulation sur deux autoroutes, l'A64 et l'A63 et "appelle à la prudence" dans les secteurs concernés. "Axe A63 bloqué dans les 2 sens entre Bayonne et Bordeaux au niveau du pont de l'Adour / Hubert-Touya à Bayonne. A cette heure, l'accès à l'Espagne depuis l'A64 reste accessible", prévient la préfecture, selon qui "des tracteurs sont présents sur le rond point Fr. Mitterrand et bloquent l'échangeur N°10 Pau centre (entrée/sortie A64) ainsi que le blvd Cami Salié."

L'A7 BLOQUÉE DANS LES DEUX SENS

Le point sur le blocage des autoroutes A7, dans la Drôme, et de l'A62 à hauteur de la ville d'Agen.

L'autoroute A7 bloquée dans les deux sens dans la DrômeSource : TF1 Info

BLOCAGES DES AUTOROUTES

Tandis que l'A64 au niveau de Carbonne est bloquée par des agriculteurs en colère, six tracteurs se sont positionnés à l'entrée de l'A63 à Bayonne et ont interrompu la circulation, comme le documente Sud Ouest. L'A62 est elle aussi en proie à des blocages à hauteur d'Agen, alors que l'ambition est désormais de déplacer la manifestation dans le centre-ville. Pendant ce temps sur l'A7, des agriculteurs bloquent les deux sens de circulation depuis 4h du matin dans la Drôme et des déviations ont été mises en place. Puis cette nuit en Moselle, les Jeunes agriculteurs ont démonté la barrière du péage autoroutier (A4) de Saint-Avold.

L'A64 TOUJOURS BLOQUÉE

En Haute-Garonne, l'autoroute A64 reste bloquée par des agriculteurs "plus déterminés que jamais", explique notre journaliste sur place. Une trentaine d'entre eux ont dormi sur place. 

L'autoroute A64 reste bloquéeSource : TF1 Info

LA MOBILISATION GAGNE DU TERRAIN

Les Jeunes agriculteurs ont démonté la barrière du péage autoroutier (A4) de Saint-Avold, un TGV a été bloqué à Bordeaux après des actions à Agen et les blocages de l’A64 continuent en Haute-Garonne, tandis que l'A7 est désormais bloquée dans les deux sens dans la Drôme.

Les agriculteurs mettent l'exécutif sous pressionSource : TF1 Info

RÉUNION SYNDICATS - GABRIEL ATTAL

Reçus ce lundi par le Premier ministre Gabriel Attal, les représentants des syndicats agricoles ont annoncé la poursuite des actions tant que des actions concrètes n'auront pas été menées par le gouvernement. Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a ensuite promis des mesures dans les "prochains jours".

Qu'ont obtenu les agriculteurs de Gabriel Attal ? La FNSEA s'exprimeSource : TF1 Info

LE GOUVERNEMENT PROMET DES RÉPONSES "DANS LES PROCHAINS JOURS"

"Collectivement, nous avons un travail pour reconnaître la capacité qu'ils ont à produire", reconnaît le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau à l'issue de la réunion à Matignon, lui qui insiste pour "rétablir la confiance" et le "besoin de cohérence." "La confiance retrouvée, ce ne sont pas que des mots, ce sont des actes. Le Premier ministre a souhaité que nous puissions apporter des réponses dès les prochains jours."

"PERSONNE N'A INTÉRÊT À CE QUE LE MOUVEMENT DURE"

"Nous n'avons rien obtenu ce soir, nous avons fait les remontées du terrain, dit qu'il fallait aller vite au niveau national et de l'Union européenne", conclut Arnaud Rousseau, président de la FNSEA. "L'acte de nous recevoir ce soir est une envie de dialogue et d'ouverture, la balle est désormais dans le camp" de Gabriel Attal. "Personne n'a intérêt à ce que le mouvement dure dans le temps."

GABRIEL ATTAL "S'EST ENGAGÉ À ALLER À LA RENCONTRE DES AGRICULTEURS"

"Pour donner confiance, il faut qu'il aille sur le terrain", déclare Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, après sa rencontre avec Gabriel Attal. "Le Premier ministre s'est engagé, dans les prochains jours, à faire des déplacements sur le terrain à la rencontre des agriculteurs. Rien ne vaut le terrain quand on est un agriculteur. Parler au Premier ministre et dire que ce que l'on a sur le cœur me semble essentiel."

"PAS DE LEVÉE DES ACTIONS SUR LE TERRAIN"

"Aussi longtemps qu'il n'y aura pas de décisions concrètes, il n'y aura pas de levée des actions menées sur le terrain", prévient Arnaud Rousseau, président de la FNSEA. "Nous ne nous contenterons pas de mesurettes, nous aurons besoin d'un cadre législatif."

LES SYNDICATS ATTENDENT "DES ACTES PRÉCIS"

"Nous avons redit au Premier ministre que l'on ne se contenterait pas de mots", déclare Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, qui attend "des actes précis". "On attend du Premier ministre qu'il puisse faire des déclarations dans la semaine qui fassent bouger les lignes. Nous avons besoin de l'engagement du Premier ministre et du président de la République. Nous avons besoin d'actions très concrètes."

"NOUS AVONS MARQUÉ NOS LIGNES ROUGES"

"Nous avons aussi parlé du projet de loi", explique Arnaud Gaillot, président des Jeunes agriculteurs, après la réunion à Matignon avec Gabriel Attal. "Si on veut attirer des jeunes dans le métier, il faut leur donner de la perspective, les rassurer. Nous avons marqué nos lignes rouges sur cette loi : pas question de prendre des mois de retard et mesures fiscales pour accompagner la transmission des agriculteurs."

"LE PREMIER MINISTRE A PARTAGÉ NOTRE DIAGNOSTIC"

"Le Premier ministre a partagé notre diagnostic. Nous lui avons partagé la réalité de la situation", a déclare Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, à l'issue de la réunion avec Gabriel Attal. 


Le syndicaliste a mis en avant "la question de la dignité, de la reconnaissance de l'agriculture", car "force est de constater" que les agriculteurs "ne trouvent pas leur place". Arnaud Rousseau évoque également la concurrence des produits agricoles importés de pays hors UE, ainsi que la "simplification" face aux normes.

LE TRAFIC FERROVIAIRE INTERROMPU EN NOUVELLE-AQUITAINE

Aucun TER ne circule actuellement entre Marmande et Agen (Nouvelle-Aquitaine). "La présence de manifestants en gare d'Agen" puis "de nombreux obstacles déversés sur les voies et les infrastructures d'alimentation" empêchent la reprise du trafic ce lundi. "Des répercussions sont à attendre demain matin."


Selon nos confrères de Sud Ouest, "des tracteurs sont descendus sur les voies" et "des déchets ont été déversés sur la voie ferrée".

COLÈRE DES AGRICULTEURS, LE VRAI DU FAUX

Alors que les représentants syndicaux du monde agricole sont actuellement reçus par le Premier ministre Gabriel Attal, LCI examine le vrai du faux pour tout comprendre à la colère des agriculteurs.

Colère des agriculteurs : le vrai du faux pour tout comprendreSource : TF1 Info

"ON N'ENVOIE PAS LES CRS SUR DES GENS QUI SOUFFRENT"

Le ministre de l'Intérieur a affirmé ce lundi devant la presse qu'il n'avait pas demandé "l'évacuation par les forces de l'ordre" des agriculteurs qui bloquent l'autoroute A64 entre Toulouse et Bayonne, car il n'y a "pas de dégradations sur ce site". "On n'envoie pas les CRS sur des gens qui souffrent", ajoute auprès de l'AFP l'entourage du ministre.

LES TERRES EN JACHÈRE, L'AUTRE MOTIF DE LA COLÈRE

Parmi les raisons de la colère des agriculteurs, le difficile respect de certaines normes européennes. Bruxelles les oblige par exemple à laisser certaines de leurs terres en jachère pour protéger la biodiversité. Une équipe de TF1 a rencontré deux céréaliers en colère contre cette réglementation.

VERS DE NOUVELLES ACTIONS MARDI

Luc Mesbah, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Garonne, confirme que de nouvelles actions auront lieu ce mardi. "Nous sommes sur la quatrième ville de France (Toulouse), et nous avons de grosses centrales d'achat qui distribuent sur l'ensemble de l'Occitanie. Elles seront la cible, demain, d'actions de blocage", a-t-il prévenu auprès de l'AFP.


Un blocage est par exemple prévu sur l'A61 (Toulouse-Narbonne) "au niveau de la plateforme de Lidl", selon un appel à mobilisation.

DIX CHIFFRES POUR TOUT COMPRENDRE

Voici dix chiffres qui permettent de mieux saisir les enjeux à venir pour l'agriculture française.

CFDT ET CGT METTENT EN GARDE SUR LES ENJEUX ÉCOLOGIQUES

Les responsables des deux premières organisations syndicales, Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT), mettent en garde sur les enjeux écologiques. Disant comprendre le "désarroi" des agriculteurs et évoquant un "terrain inflammable", Marylise Léon appelle toutefois à être "extrêmement vigilant au fait qu'il ne faut pas perdre le cap, le besoin que l'on a d'aller vers une transition écologique", indique-t-elle sur franceinfo.


"La réponse ne peut pas venir d'un abaissement des normes environnementales ou de quelques ristournes", a aussi prévenu Sophie Binet sur LCI, prônant "un débat d'ensemble."

COLÈRE (AUSSI) AU ROYAUME-UNI

Au Royaume-Uni aussi, la grogne des agriculteurs monte. Des producteurs de fruits et légumes munis d'épouvantails ont manifesté ce lundi devant le Parlement à Londres, pour protester contre les contrats d'achats "injustes" qui les lient aux six principales enseignes de la grande distribution. Les manifestants réclament que les "big six" - Tesco, Sainsbury's, Asda, Morrisons, Aldi et Lidl - respectent "sans exception" leurs engagements en termes de volumes de produits achetés et de prix.


"Les 49 épouvantails ici représentent les 49% d'agriculteurs britanniques que nous anticipons devoir arrêter cette année", a déclaré Guy Singh-Watson, organisateur de la manifestation. "C'est à nos responsables politiques de prendre leurs responsabilités et de mettre en place une politique plutôt que d'abdiquer" face aux grandes enseignes.

L'EXEMPLE DES NORMES SUR LES HAIES

Parmi les raisons de la colère, les agriculteurs dénoncent un nombre de normes d'une complexité devenue ingérable. Ils pointent du doigt une transition écologique nécessaire, mais impossible à assumer par un secteur déjà exsangue. Exemple concret avec les règles sur les haies.

GABRIEL ATTAL VA S'ENTRETENIR AVEC LES AGRICULTEURS

Matignon confirme que le Premier ministre Gabriel Attal s'entretiendra ce lundi avec Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et Arnaud Gaillot, président des Jeunes Agriculteurs. Le rendez-vous est fixé à 18h à Matignon.

A64 : "IL N'EST PAS PRÉVU D'ÉVACUATION", AFFIRME GÉRALD DARMANIN

"Il n'est pas prévu d'évacuation par les forces de l'ordre" de l'A64 bloquée par les agriculteurs, déclare le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "Ce sont les consignes données au préfet. Il n'y a pas de dégradation sur le site. [...] Les agriculteurs, dans leur très grande majorité des cas, respectent le bien commun."

L'A64 TOUJOURS BLOQUÉE

Selon notre journaliste sur place, la mobilisation des agriculteurs s'est décuplée depuis l'incendie de ce lundi matin, dont on ne connaît pas encore l'origine. L'A64 est toujours bloquée.

Agriculteurs en colère : l'A64 toujours bloquéeSource : TF1 Info

BLOCAGES ROUTIERS EN OCCITANIE

Plusieurs dizaines d'exploitants bloquent toujours l'autoroute A64, qui relie Toulouse à Bayonne, à hauteur de Carbonne, en Haute-Garonne.


Lundi juste avant midi, plusieurs dizaines de manifestants ont occupé les voies de l'autoroute A9 dans le sens Montpellier-Barcelone au niveau du péage Perpignan-sud, perturbant le trafic routier sur cet axe.


Des agriculteurs bloquaient aussi lundi les accès à la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. La préfecture du Tarn-et-Garonne fait un point sur les perturbations sur X.

LES NORMES ENVIRONNEMENTALES, "PAS LE SUJET" ?

Les normes environnementales "ne sont pas le sujet" du malaise des agriculteurs, selon la députée écologiste Sandrine Rousseau pour qui "le sujet, c'est comment faire en sorte que les agriculteurs puissent exercer leur métier avec le réchauffement climatique".


"J'aimerais qu'il n'y ait pas de réchauffement climatique, j'aimerais qu'il n'y ait pas 60% des oiseaux qui aient disparu, j'aimerais qu'on continue comme avant. Aujourd'hui, on n'est pas dans cette situation", a-t-elle souligné en déplorant "un déni permanent".


"Il va falloir produire différemment. Quand un kilo de bœuf, ça utilise 13 .000 litres d'eau, nous ne pouvons plus continuer cela", a-t-elle affirmé. "C'est pour ça qu'il faut trouver d'autres sources de revenus. Il faut rémunérer les agriculteurs pour la préservation de l'environnement."

ACTIONS "TOUTE LA SEMAINE"

Arnaud Rousseau, le président du premier syndicat agricole français, la FNSEA, prévient sur France Inter le lancement dans toute la France d'actions d'agriculteurs qui appellent le gouvernement à entendre leur "ras le bol" et leur "colère".


"Je peux vous dire que dès aujourd'hui et toute la semaine et aussi longtemps qu'il sera nécessaire, un certain nombre d'actions vont être menées", a-t-il déclaré, alors que plusieurs blocages ont déjà lieu en Occitanie. Ces actions concerneront "chaque département", a-t-il dit, soulignant que "la montée de la tension est forte, d'où la nécessité d'apporter des réponses concrètes".

GABRIEL ATTAL

Face à la colère des agriculteurs qui se propage en Europe sans épargner la France, Gabriel Attal reçoit ce soir à Matignon le puissant syndicat agricole FNSEA, qui attend des "actes concrets" après le report de "quelques semaines" d'un projet de loi qui doit être étoffé.


Le Premier ministre, confronté à sa première crise depuis sa nomination le 11 janvier, recevra la FNSEA et les Jeunes agriculteurs à 18h.

A 64

Un incendie s'est déclenché cette nuit sur l'autoroute 164 bloquée par les agriculteurs, qui relie Toulouse à Bayonne.

Un incendie sur l'A64 bloquée par les agriculteursSource : TF1 Info

"ILS ONT RAISON" : BRUNO LE MAIRE SUR TF1

Les agriculteurs "ont totalement raison" d'être en colère, déclare Bruno Le Maire au 20H de TF1. "Je partage la douleur de tous les paysans français et leur colère", continue le ministre de l'Économie, demandant aux agriculteurs de faire des "propositions de simplification drastiques". "Les normes sont trop complexes, trop lourdes et parfois impossibles à appliquer", déclare le patron de Bercy qui annonce également avoir demandé à la DGCCRF de mobiliser 100 inspecteurs. À partir de demain, ces agents iront vérifier que, dans les négociations en cours entre les distributeurs et les agriculteurs, le revenu des producteurs soit protégé et que la loi Egalim soit strictement et rigoureusement appliquée". Demain, lundi, des syndicats doivent rencontre Gabriel Attal. 

UN REPORT DU PROJET DE LOI

Le projet de loi sur l'installation de nouveaux agriculteurs devait être présenté mercredi en Conseil des ministres, il va être reporté de "quelques semaines". Un volet "simplification" devrait venir le compléter, sur fond de manifestations, a déclaré dimanche le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau. "Le projet de loi devait être présenté la semaine prochaine. Pour adjoindre quelques mesures réglementaires - il y a quand même des sujets juridiques qu'il faut qu'on pose - donnons nous quelques semaines", a-t-il déclaré lors de l'émission "Le Grand Jury" sur  RTL. L'objectif était de voir le texte débattu au Parlement "au premier semestre 2024".

OBJECTIF : LE SALON DE L'AGRICULTURE ?

Les agriculteurs de Haute-Garonne, installés sur l'A64, se disent prêts à "monter à Paris, boycotter le Salon de l'agriculture et paralyser la capitale avec nos tracteurs", déclare Jérôme Bayle,  l’éleveur de bovins qui organise le blocus de l’autoroute à Carbonne. 

LE MINISTRE APPELLE À "LA RESPONSABILITÉ"

Le ministre de l'Agriculture a promis de lutter contre le "sentiment de déclassement" des agriculteurs, trop souvent en proie à des "injonctions" contradictoires liées aux règles européennes, tout en appelant chacun "à la responsabilité" et en condamnant "la violence d'où qu'elle vienne".


Dans l'émission "Le Grand Jury", Marc Fesneau a pris acte d'un "moment d'exaspération" avec la multiplication des manifestations de colère dans les campagnes et a assuré "être au côté des agriculteurs" face à la crise. "J'appelle tout le monde à ne pas entrer dans cette surenchère", a-t-il toutefois demandé, plaidant pour une levée des blocages comme celui évoqué de l'autoroute A64 en Occitanie. 

BLOCAGE DE L'A64

Quatrième jour de blocage de l'autoroute A64, au niveau de Carbonne, avec pour principale demande la venue de Gabriel Attal. Retrouvez les dernières informations sur place, rapportées par notre journaliste de LCI.

VIDEO - Les agriculteurs bloquent l'A64 dans le Sud-OuestSource : TF1 Info

LA FNSEA SUR LCI

"La grande-distribution continue à jouer cette guerre des prix pour attirer le consommateur. Aujourd'hui, elle est l'une des responsables de la perte de la valeur", considère Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA. 

"La grande-distribution est l'une des responsables de la perte de la valeur."n selon le vice-président de la FNSEASource : TF1 Info

PERTURBATIONS DANS LES PYRÉNÉES

Des perturbations de circulation sont encore prévues ce dimanche, prévient la préfecture des Hautes-Pyrénées, sur plusieurs ronds-points du département alors que l'A64 est toujours bloquée. Il s'agit notamment des péages n°12 (Ibos) et n°13 (Séméac) de l’A64, des D929/D26 à Hèche. La liste complète des ronds-points concernés est à retrouver dans le communiqué préfectoral. "Les services de l’État et du département des Hautes-Pyrénées seront mobilisés afin de suivre attentivement cette situation. Les forces de l’ordre seront sur place afin d’encadrer ces manifestions", selon le préfet.

FABIEN ROUSSEL SUR LE MAL-ÊTRE AGRICOLE

Interrogé sur LCI sur le mal-être agricole, qui serait notamment causée par les contraintes liées à la transition écologique, Fabien Roussel estime que "les agriculteurs savent remettre en cause leurs pratiques, en changer, s'adapter. Ils en font la démonstration et parfois à leur détriment, et c'est ça qui suscite de la colère. Mais on ne peut pas dire qu'ils n'évoluent pas". 


Le secrétaire général du PC ajoute, peu de temps après : "On ne peut pas imposer une transition écologique si derrière, ça pénalise ceux qui sont au cœur de cette filière agricole. On ne fera pas la transition écologique contre eux, mais avec eux". 

EN ARIÈGE, DES BARRAGES

La préfecture de l'Ariège, au sud de Toulouse, annonce que des manifestations sont prévues ce dimanche 21 janvier à partir de 14h : "un barrage filtrant sera organisé au rond-point de Sabart sur la route nationale 20", continue la préfecture qui anticipe des difficultés importantes de circulation dans les deux sens de circulation. 

UN ENJEU TRÈS POLITIQUE

Un mois avant l'ouverture du Salon de l'agriculture (du 24 février au 3 mars à Paris) et à l'approche des élections européennes, le gouvernement s'inquiète que le mouvement fasse tache d'huile sur fond d'offensive d'un Rassemblement national qu'il accuse de "souffler sur les braises". Samedi, Jordan Bardella, tête de liste RN aux Européennes était en Gironde, et Marc Fesneau, le ministre de l'Agriculture, rendait visite à un agriculteur du Cher. Gabriel Attal a annoncé qu'il rencontrerait lundi la FNSEA et le syndicat des Jeunes Agriculteurs.

L'A64 BLOQUÉE

Depuis le 17 janvier, des agriculteurs en colère ont installé un campement de fortune sur l'A64 à Carbonne, près de Toulouse, et demeurent déterminés à tenir ce barrage pour dénoncer la détérioration de leur condition. "Ici commence le pays de la résistance agricole", peuvent lire sur une bâche, couvrant un tas de bottes de paille haut de près de trois mètres, les automobilistes contraints de sortir de l'autoroute à hauteur de Carbonne, à quelque 45 km de Toulouse.

En France, comme en Allemagne, en Roumanie et en Pologne, les manifestations d'agriculteurs se multiplient depuis quelques semaines. Hausse des charges, interdiction de pesticides autorisés ailleurs, sentiment d'être écrasés par des normes, concurrence des produits ukrainiens, indemnisation des crises sanitaires… Les motifs de colère sont multiples et l'exécutif s'inquiète que le mouvement, à quatre mois des élections européennes, fasse tache d'huile sur fond d'offensive d'un Rassemblement national qu'il accuse de "souffler sur les braises".

Le 19 janvier, l'Élysée a indiqué que le président Emmanuel Macron a "demandé au ministre de l'Intérieur de donner instruction aux préfets d'aller dès ce weekend à la rencontre des agriculteurs" et de leurs syndicats, "au plus près du terrain". 

Qu'ils soient éleveurs ou céréaliers, ceux qui avaient commencé à manifester leur colère en retournant les panneaux aux entrées des villes, passent à la vitesse supérieure. Près de Toulouse, ils bloquent l'A64 à Carbonne depuis plusieurs jours, réclamant de parler avec le Premier ministre. Pour tenter de désamorcer cette colère, Gabriel Attal a prévu de rencontrer lundi soir les syndicats de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA).


La rédaction de TF1info

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