INTERVIEW - Amélie Oudéa-Castéra invitée de Bonjour ! La Matinale TF1

Publié le 2 février 2024 à 7h55, mis à jour le 2 février 2024 à 11h10

Source : Bonjour !

Amélie Oudéa-Castéra était l'invitée politique de Bonjour ! La Matinale TF1 ce vendredi.
Grève des enseignants, polémique sur l'école publique, JO 2024… La ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports et des Jeux Olympiques a répondu aux questions d'Adrien Gindre.
Une interview à revoir dans la vidéo en tête de cet article.

Ce live est à présent terminé. 

PAS DE DÉMISSION

"Ni le président de la République ni le Premier ministre ne sont dans les états d'âme. Ce qu'ils veulent, ce sont des ministres qui savent ce qu'ils ont à faire et qui bossent pour le faire. Rien n'est garanti pour personne", reconnaît Amélie Oudéa-Castéra. "Je ne songe pas à démissionner. Je veux contribuer à la réussite de l'école parce que je pense que j'ai beaucoup de choses à apporter", ajoute la ministre de l'Éducation nationale. 

ATTRACTIVITÉ DU MÉTIER

"Le chantier de la résolution de la crise des recrutements, de l'attractivité des carrières, j'en fais une priorité. Je suis déjà au travail pour revoir les conditions de recrutement et la formation initiale. Je veux aussi travailler sur les déroulés de carrière, notamment la perte d'attractivité des milieux de carrière pour les enseignants", explique Amélie Oudéa-Castéra sur le plateau de Bonjour ! La matinale de TF1. "Je veux aussi me mobiliser pour l'ensemble des métiers qui font le service public de l'éducation, à commencer par les infirmières scolaires et les AESH", continue-t-elle. 

GROUPES DE NIVEAU

"Les groupes de niveau procèdent d'une volonté : remettre de l'exigence à tous les étages. Cette ambition est portée par le chef de l'État et le gouvernement. On va les mettre en place à la rentrée prochaine en sixième et en cinquième pour en faire un outil de l'égalité des chances. Le tout avec plus de moyens", assure Amélie Oudéa-Castéra. 


Dans le détail, "des suppressions de poste ont été annulées et des rééquilibrages se font entre le premier et le second degré. La relocation de la fameuse 26e heure va permettre de redonner des marges de manœuvre pour ces groupes de niveau, qui doivent remettre en marche l'ascenseur scolaire. Dans les établissements avec des difficultés plus fortes, il y aura la création de 830 ETP", continue la ministre de l'Éducation nationale, qui affirme qu'il n'y aura pas de disparités territoriales vis-à-vis de ce dispositif.  

EXCUSES

"Je me suis excusée. Je me suis expliquée. Maintenant, avançons", appelle Amélie Oudéa-Castéra au sujet de ses propos sur l'école publique. "Le début n'a pas été bon, bien évidemment. Mais ce qu'il faut regarder, c'est la manière dont j'ai commencé à avancer depuis 3 semaines, en rencontrant l'intégralité des organisations syndicales, en intervenant devant le Conseil supérieur de l'éducation, en détaillant toute ma feuille de route, en allant sur le terrain à la rencontre des enseignants", ajoute-t-elle.  

MÉTHODE

"Ma méthode depuis 20 mois, c'est d'être à l'écoute et dans le dialogue. C'est de travailler, d'avoir du courage et une capacité à avancer en équipe", affirme Amélie Oudéa-Castéra. 

"CASTE À ABATTRE"

"J'ai exprimé ce que j'avais à dire. Mes valeurs, ce sont celles du mérite, de l'effort et de l'amour du travail bien fait", affirme Amélie Oudéa-Castéra, qui assure avoir "voulu marquer sa désapprobation" vis-à-vis des propos de Marine Le Pen et Mathilde Panot en s'érigeant comme le "symbole d'une caste à abattre". 

ÉCOLE PUBLIQUE

"J'entends l'expression d'une volonté de défendre l'école publique, ça me va très bien. L'école publique, j'en viens, je sais ce que je lui dois et je sais l'ambition que je lui porte. J'aurais à cœur de la démontrer. Le meilleur service à rendre à l'école publique, c'est d'avoir cette ambition-là", assure Amélie Oudéa-Castéra au sujet de la grogne des enseignants. 


"Je ne suis absolument pas indifférente. Dans la vie, je ne cache pas mes émotions, j'ai appris à en faire une force pour avancer", ajoute-t-elle au sujet des nombreux slogans critiques à son encontre et des multiples appels à sa démission. "(Ces mots) me touchent mais ils renforcent encore ma détermination à me mettre au service de l'école et de la réussite de tous les élèves de ce pays", continue encore la ministre de l'Éducation nationale. 

GRÈVES CHEZ LES ENSEIGNANTS

"C'est une grève qui a été suivie. On s'y attendait. Je ne découvre pas les revendications des organisations syndicales, je les entends, je les respecte", indique Amélie Oudéa-Castéra au sujet de la grève des enseignants jeudi, sur le plateau de Bonjour ! La Matinale TF1. 

BIENVENUE

Bonjour, bienvenue sur ce live pour suivre la venue d'Amélie Oudéa-Castéra dans Bonjour ! La matinale de TF1. 

Elle était la cible de nombreux slogans, jeudi 1er février, alors que les enseignants descendaient dans la rue pour la première fois depuis son arrivée au ministère de l'Éducation. Amélie Oudéa-Castéra est l'invitée d'Adrien Gindre dans Bonjour ! La Matinale TF1, ce vendredi 2 février, au lendemain de ce premier test social majeur.

20,26% des enseignants étaient grévistes jeudi, selon le ministère, tandis que le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, estimait la participation dans les collèges et lycées à 47%. La FSU-Snuipp, principal syndicat du primaire, comptait pour sa part 40% de grévistes dans les écoles maternelles et élémentaires. 

Le mécontentement enfle chez les professeurs depuis qu'Amélie Oudéa-Castéra a remplacé Gabriel Attal rue de Grenelle. En cause notamment, une polémique sur l'école publique née des propos de la ministre pointant un "paquet d'heures non remplacées" pour justifier son choix de placer ses enfants dans l'établissement privé Stanislas à Paris.


La rédaction de TF1info

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