Énergie : une fin d'année sous le signe de la sobriété
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EN DIRECT - Pénurie de carburants : la CGT et FO reconduisent la grève malgré un accord salarial chez Exxon

La rédaction de TF1info
Publié le 9 octobre 2022 à 12h00
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

ExxonMobil indique que deux syndicats, la CFE-CGC et la CFDT, ont accepté l'accord salarial proposé par la direction.
La CGT et FO annoncent de leur côté la poursuite du mouvement de grève.
Suivez les dernières informations.

LA FRANCE SE RETIRE DU TRAITE SUR LA CHARTE DE L'ÉNERGIE


 "La France va se retirer du Traité sur la charte de l'énergie", annonce Emmanuel Macron. Ce texte, adopté en 1994, était jugé par plusieurs instances comme trop protecteur des énergies fossiles, et incompatible avec les objectifs de l'accord de Paris.

MACRON A BRUXELLES : VERS UN PLAFONNEMENT DU PRIX DU GAZ


Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé que la Commission européenne et les ministres de l'Énergie européens vont "finaliser dans les prochains jours" un projet de plafonnement du prix du gaz. Un dispositif de ce type est déjà appliqué en Espagne et au Portugal.

MACRON A BRUXELLES : "BAISSE DE LA DÉPENDANCE DU GAZ RUSSE"


Emmanuel Macron a évoqué, lors de sa conférence de presse à l'issue du sommet européen sur l'énergie, la baisse de la dépendance au gaz russe. Ce dernier représentait 40% des importations européennes avant le début de la guerre, contre "moins de 7%" aujourd'hui.

MESURES LOCALES 


Localement, des mesures sont prises pour faire face à la pénurie de carburants. Comme dans la Ville de la Londe Les maures, dans le Var, où la préfecture, en plus d'interdire la vente et le remplissage des jerricans, limite la vente aux particuliers (30 litres max pour les véhicules légers), et met en place des files réservées pour les véhicules prioritaires. 

MESURES LOCALES 


Localement, des mesures sont prises pour faire face à la pénurie de carburants. Comme dans la Ville de la Londe Les maures, dans le Var, où la préfecture, en plus d'interdire la vente et le remplissage des jerricans, limite la vente aux particuliers (30 litres max pour les véhicules légers), et met en place des files réservées pour les véhicules prioritaires. 

CRITIQUES DES OPPOSITIONS 


"Défaut d'anticipation" et "fébrilité" pour la droite et l'extrême droite qui appellent aux réquisitions, "menaces pour les salariés mais caresses pour les patrons" pour la gauche : les oppositions sont d'accord pour dénoncer une responsabilité du gouvernement dans la crise des carburants.


Le président du RN Jordan Bardella a pointé sur France 2 "un défaut d'anticipation" du gouvernement qui refusait il y a quelques jours encore de parler "de pénurie".


"Nous appelons très clairement à ce que le gouvernement réquisitionne les salariés nécessaires pour assurer un service minimum pour que les besoins de la nation soient satisfaits", a exigé sur franceinfo le vice-président de LR Gilles Platret en dénonçant une "corporation qui prend en otage un pays tout entier". Selon lui, "le gouvernement est très fragile, il est très fébrile et il a peur d'un embrasement social".


"Avec ce gouvernement, quand le dialogue est bloqué, les menaces c'est pour les salariés et les caresses c'est pour les patrons. Pourtant, ce sont bien les directions qui ont pourri la situation en refusant toute négociation avant lundi", a critiqué sur Twitter le député LFI Manuel Bompard.

RÉSERVE 


De plus en plus d'automobilistes sont contraints de rouler sur la réserve. Une situation stressante dans laquelle on se pose beaucoup de questions...

PANNE D'ESSENCE


De nombreux automobilistes prennent des risques en prenant le volant avec des réserves basses de carburant. En cas de panne sèche, ils s'exposent à une amende sur certaines voies, surtout les autoroutes.

Mon argent et mes droits
Pénurie de carburants : peut-on être verbalisé en cas de panne sèche sur la route ?

Pénurie de carburants : peut-on être verbalisé en cas de panne sèche sur la route ?

REMPLISSAGE DE JERRICANS INTERDIT


La préfète du Centre-Val-de-Loire et Loiret annonce l'interdiction de remplir tout réservoir d'essence transportable "pour éviter la surconsommation". 

RECHERCHES GOOGLE


Conséquence de la fermeture de nombreuses stations à sec : depuis une semaine, les recherches autour de "essence disponible" sur Google explosent, selon le directeur France du moteur de recherche. 

PRIX DE L’ESSENCE 


D’une station à une autre, les prix des carburants diffèrent fortement. "Le prix du carburant est librement fixé par le distributeur" nous explique Jade Partouche dans "LCI vous répond". Notre journaliste détaille le processus de fixation de ces prix, taxés à 55% par le gouvernement (TVA et TICE). 

INTERVENTION DE L'ÉTAT 


Le gouvernement appelle à la levée "sans délai" les blocages des dépôts de carburants, faute de quoi il pourrait "intervenir" pour les débloquer. "Nous mettons tout en œuvre pour que cette situation s'arrête", assure son porte-parole, évoquant la piste des réquisitions. Selon Olivier Véran, le retour à la normale pourrait avoir lieu "dans les 15 jours" dans les régions les plus touchées.

POURSUITE DE LA GRÈVE A LA CGT


La CGT ExxonMobil poursuit le mouvement en dépit de l'accord entre la direction et les autres syndicats.

BRUNO LE MAIRE APPELLE A LA "RESPONSABILITÉ" 


Sur Franceinfo, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire répète l'appel du gouvernement au "déblocage  sans délai des raffineries". "Il faut que dans les heures qui viennent un accord puisse être trouvé", assure-t-il. "Nos compatriotes ne peuvent pas êtres les victimes collatérales d'un conflit entre une organisation syndicale, la CGT et une entreprise privée, Total", insiste-t-il, appelant à la "responsabilité" de chacun. 

RAFFINERIE DE FOS-SUR-MER


Dans cette raffinerie ExxonMobil de Fos-sur-mer où s'est rendue notre journaliste, la grève se poursuit depuis plus de 17 jours. Les grévistes réclament de "vraies revalorisations de salaires". Ils souhaitent en outre que le gouvernement "continue à appuyer la direction d’ExxonMobil pour trouver une sortie de crise". Une prise de parole entre les grévistes est en cours. 

Carburants : la grève se poursuitSource : TF1 Info
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DE QUELS MOYENS DISPOSE L'ÉTAT ? 


Alors que les blocages persistent, le gouvernement menace "d'intervenir". Cet article vous explique les moyens dont dispose le gouvernement pour débloquer les raffineries. 

LE GOUVERNEMENT MENACE "D'INTERVENIR"

Sur RTL, le porte-parole du gouvernement appelle au levage des blocages ce mardi, brandissant la menace d'une "intervention" du gouvernement pour les débloquer. Selon lui, "le blocage des raffineries et des centres de dépôt ne doit pas rimer avec le blocage de la vie de millions de Français".

CGT 


"On est conscients de l’impact négatif de la situation, mais c’est l’immobilisme des directions - de Total et d’Esso - qui en est la cause", se justifie Emmanuel Lepine, représentant CGT des salariés grévistes dans les raffineries au micro de Franceinfo. 

REMPLISSAGE DE JERRICANS INTERDIT


Le gouvernement a décidé d'interdire la vente et l'achat de carburant dans un jerrican ou un bidon. Une "mesure pour éviter les sur-stockages", selon Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique. La grève dans les raffineries se poursuit, accentuant le blocage dans les stations services.

"PRISE D'OTAGE"


"Je pense à tous ces Français, tous ces professionnels qui ont passé une partie de leur week-end à chercher du carburant. Quand on se retrouve pris en otage, c’est inadmissible", réagit François Asselin, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CPME) sur Franceinfo. Il dénonce une “grève préventive”, et appelle le gouvernement à "réquisitionner" le carburant. Il propose en outre d'utiliser "des réserves du gazole non routier". "Il faudrait se remonter les manches et se remettre au travail", estime-t-il. 

GRÈVE RECONDUITE CE MARDI


En dépit d'appels répétés du gouvernement à négocier sur les salaires et à cesser les blocages, la CGT et la direction de TotalEnergies ne sont pas parvenues à s'entendre. La grève se poursuit aussi dans les deux raffineries françaises d'Esso-ExxonMobil, après une réunion avec la direction qualifiée de "non-concluante" par Christophe Aubert, délégué syndical central CGT.

BLOCAGES : LE GOUVERNEMENT "PRENDRA SES RESPONSABILITÉS"


Syndicats et directions des raffineries de pétrole bloquées en France doivent dialoguer pour mettre fin au plus vite à la pénurie de carburants, faute de quoi le gouvernement "prendra ses responsabilités", a averti Matignon à l'issue d'une réunion de crise lundi soir.


"Un désaccord salarial ne justifie pas de bloquer le pays. Refuser de discuter, c’est faire des Français les victimes d’une absence de dialogue", a commenté à l'AFP l'entourage de la Première ministre Elisabeth Borne.


"Le gouvernement ne peut laisser le pays être bloqué", a-t-on insisté: "Il continuera de prendre les mesures facilitant l’approvisionnement des stations comme il le fait depuis plusieurs jours", mais "chacun doit prendre ses responsabilités. Le gouvernement prendra les siennes".

AIX-EN-PROVENCE


Aix-en-Provence est la ville de plus de 100.000 habitants qui consomme le plus d'électricité en France. Explications du 20H.

Aix-en-Provence : une ville très gourmande en électricitéSource : JT 20h Semaine
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STOCKS


Face aux pénuries, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a exhorté les Français à ne pas faire de stocks. 


"Je le redis aux Français : ne faites pas de stocks de précaution car cela aggrave la situation", a-t-elle déclaré, déplorant une "surconsommation" dans les stations-service, qui a étendu les difficultés à la façade atlantique, jusqu'ici épargnée.

GOUVERNEMENT


Elisabeth Borne surveille de très près cette crise du carburant. Une réunion d'urgence s'est tenue ce lundi soir à Matignon. La Première ministre a rappelé que l'État puiserait dans ses stocks stratégiques pour réapprovisionner les stations d'essence.

Carburants : comment le gouvernement gère la criseSource : JT 20h Semaine
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RESTRICTIONS DANS LE SUD


Les particuliers ne pourront prendre plus de 30 litres dans toutes les stations-service du Var, du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence, pour "permettre au plus grand nombre de se ravitailler", a-t-on appris lundi auprès des préfectures de ces trois départements. 


"Afin de permettre au plus grand nombre d'automobilistes de se ravitailler et d'éviter des phénomènes d'achats préventifs", des arrêtés préfectoraux ont été pris pour limiter "la vente et l'achat de carburant (essence, gazole, éthanol, GPL)" sur l'ensemble des trois départements, ont justifié les trois préfectures concernées dans leurs communiqués. 


Cette limitation a été portée à un maximum de 30 litres, avec une livraison minimale de 5 litres, pour les véhicules de particuliers d'un poids (PTAC) inférieur à 3,5 tonnes et à 120 litres pour les véhicules d'un poids supérieur. 


Ces mesures de rationnement à la pompe, prises depuis vendredi dans le Var, depuis samedi dans le Vaucluse et depuis lundi dans les Alpes-de-Haute-Provence, sont respectivement applicables dans ces départements jusqu'à vendredi pour le Var, vendredi 18h00 dans les Alpes-de-Haute Provence et mardi minuit pour le Vaucluse. 

DES STATIONS-SERVICE "PROFITEUSES"


Des stations-service profiteraient de la situation pour augmenter les tarifs. Face à cela, la ministre Agnès Pannier-Runacher confirme que des hausses de prix importantes à la pompe sont constatées. Et de prévenir : "Je le dis très clairement : nous n’accepterons pas que certains profitent de la situation pour faire gonfler artificiellement les prix. J’ai demandé à la DGCCRF de mener des contrôles et de prendre des sanctions si cela était justifié."

UNE STATION SUR TROIS TOUJOURS IMPACTÉE 


Selon un décompte transmis ce soir par le ministère de la Transition énergétique, 29,4% des stations-service sont en difficulté au niveau national à 18H.


"Si une légère amélioration est constatée dans les Hauts-de-France, passant de 54,8% hier à 48,4% aujourd’hui, et en Ile-de-France, passant de 44,9% hier à 33,9% aujourd’hui, d’autres difficultés apparaissent sur le territoire, y compris dans des zones qui ne sont pas concernées par le mouvement social en cours comme la façade Atlantique", reconnaît-on au cabinet d'Agnès Pannier-Runacher.

RETARDS


Le mouvement de grève à l'origine du blocage des dépôts de carburant a été prolongé jusqu'au mardi 11 octobre. Même en cas d'accord entre les syndicats et les directions des groupes pétroliers, le retour à la normale devrait prendre plusieurs jours. Explications.

RÉUNION DE CRISE


Une réunion d'urgence de plusieurs ministres est prévue ce lundi soir autour de la Première ministre Elisabeth Borne, annonce Matignon.


Agnès Pannier-Runacher, Gérald Darmanin, Clément Beaune et Olivier Véran seront présents.

RÉACTION


En déplacement à Château-Gontier (Mayenne), Emmanuel Macron a réagi à la situation dans des raffineries et des dépôts de carburants. Un mouvement de grève, entamé le 27 septembre et reconduit jusqu'à mardi, rend difficile l’approvisionnement des stations-service sur l’ensemble du territoire.

Pénurie de carburants : "Le blocage n'est pas une façon de négocier", dénonce MacronSource : LCI MIDI
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HAUSSE 


Le diesel (+11 centimes) et l'essence (+7 centimes) confirment leur hausse à la pompe. Les ristournes de l'État et de TotalEnergies continuent de s'appliquer.

Mon argent et mes droits
Prix des carburants : forte hausse de l'essence et du diesel

Prix des carburants : forte hausse de l'essence et du diesel

PRESSION


Emmanuel Macron a appelé lundi les directions des groupes pétroliers et les syndicats à "la responsabilité", en soulignant que "le blocage" des dépôts de carburant n'était "pas une façon de négocier".


"Je souhaite qu’une issue puisse être trouvée, une conclusion rapide des négociations" et "j’appelle l’ensemble des entreprises concernées et les salariés à un esprit de responsabilité", a déclaré le chef de l'État au cours d'un déplacement à Château-Gontier (Mayenne).

RECONDUCTION


Le mouvement de grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduit lundi jusqu'à mardi et étendu à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies, a-t-on appris auprès de sources syndicales.


Le mouvement a été reconduit à la raffinerie de Normandie, près du Havre, dans le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque et à la "bio-raffinerie" de La Mède (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l'AFP Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen TotalEnergies, joint par l'AFP, selon qui 15 stations-service du réseau Argedis "seront fermées" mardi.

ON FAIT LE POINT


Certains employés ne peuvent pas se rendre au travail en voiture ce lundi matin, faute d'essence. Peuvent-ils invoquer la pénurie d'essence pour justifier leur absence ? Réponse avec Éric Rocheblave, avocat en droit du Travail.

Mon argent et mes droits
La pénurie d'essence est-elle une excuse valable pour ne pas aller au travail ?

La pénurie d'essence est-elle une excuse valable pour ne pas aller au travail ?

DÉBLOCAGE


Depuis fin septembre, des grèves dans les raffineries et dépôts de carburants entraînent des pénuries dans de nombreuses stations-service. Début octobre, Emmanuel Macron a appelé les différents acteurs à la "responsabilité", mais les blocages persistent. Quels sont les moyens dont dispose l'État ?

SALAIRES


Après dix jours de grève, TotalEnergies a proposé, dimanche, d'avancer à octobre ses négociations annuelles sur les salaires. La compagnie en a profité pour détailler les revenus de ses salariés. La rémunération mensuelle moyenne d’un opérateur de raffinerie s'élève ainsi à 4300 euros par mois, hors intéressement

PRIORITÉ


Les difficultés pour s'approvisionner en carburant s'aggravent en France. Face à la situation, dans plusieurs départements, les stations-service donnent désormais la priorité à certaines professions. C'est notamment le cas pour les personnels de santé ou les policiers, mais pas pour les chauffeurs de taxi.

Sujets de société
Pénurie de carburants : quelles sont les professions prioritaires ?

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GALÈRE


La pénurie de carburant impacte fortement les élèves dans les milieux ruraux. En Essonne, le ramassage scolaire pourrait être très perturbé.

LA GALÈRE DES AUTOMOBILISTES


Sur l'autoroute A1, en région parisienne, la tension était palpable ce lundi matin. En attente pour faire le plein, Mohammed, chauffeur de taxi, raconte être sorti de chez lui à 2h, au milieu de la nuit, pour tenter de trouver du carburant. "Je suis allé du côté de la porte d'Asnières, la station était carrément fermée, je suis allée à Orly, une fois arrivé, la station était fermée...", explique-t-il au micro de LCI. "C'est pour mon travail, si je bosse pas, j'ai plus rien du tout, je suis indépendant."

OÙ SE RAVITAILLER ?


Vous rencontrez des difficultés pour faire le plein ce lundi matin ? TF1info vous présente plusieurs outils permettant de vous renseigner en temps réel sur la situation dans les stations-service des différentes enseignes.

Conso et tendances
Applications, cartes interactives... ces outils pour savoir où se ravitailler

Applications, cartes interactives... ces outils pour savoir où se ravitailler

PAGAILLE À L'ENTRÉE DES STATIONS


Face aux difficultés d'approvisionnement des stations-service en carburants, les automobilistes doivent s'armer de patience, avec parfois des files d'attente de plusieurs heures.

Stations service à sec : plusieurs heures d'attente pour les automobilistesSource : TF1 Info
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FILES D'ATTENTE


La galère se poursuit pour les automobilistes en quête de carburants. Trois stations-service sur dix sont à sec en moyenne en France. Et même une sur deux dans les Hauts-de-France ou en Ile-de-France.

TRANSPORT SCOLAIRE


Alors que près d'une station-service sur deux connaît des difficultés d'approvisionnement en Ile-de-France, la société les Cars Bleus fait savoir qu'elle ne pourra "pas assurer ce lundi la majorité de [ses] lignes". Sont notamment concernés plusieurs portions du réseau de transport scolaire en Essonne et en Seine-et-Marne.

CARBURANTS


La direction d'Esso-ExxonMobil a annoncé dimanche son intention de réunir lundi "les quatre organisations syndicales représentatives du personnel", répondant à un appel du gouvernement à prendre de nouvelles mesures pour mettre fin aux blocages. 


Dans un communiqué publié dimanche soir, Esso France se dit "convaincu (que) la qualité du dialogue social engagé et ininterrompu avec les organisations représentatives du personnel permettra de sortir rapidement du conflit", et réclame lui aussi l'arrêt des blocages de raffineries et dépôts de carburants, après une nouvelle journée de tensions dans les stations-service en raison de pénuries de carburant. 

RÉQUISITIONS 


Invité de LCI ce dimanche, Olivier Véran a fermé la porte quant à d'éventuelles réquisitions  de carburant pour faire face aux pénuries actuelles. "Nous ne souhaitons pas aujourd'hui prendre des décisions qui pourraient aggraver la situation. Nous appelons à la responsabilité de chacun", souligne le porte-parole du gouvernement. 

RÉSERVE 


"On a fait 100% des réserves de gaz que nous faisons habituellement", affirme Olivier Véran ce dimanche sur LCI. Cela signifie que l'ensemble des capacités de stockage de l'Hexagone ont été utilisées. Cela couvre "un peu moins d'un tiers" des besoins annuels français, rappelle le porte-parole du gouvernement. 

CRISE 


"À l'échelle du pays, on a de l'essence. Il n'y a pas de manque d'essence. Mais l'essence ne peut pas sortir de certaines raffineries et de certains dépôts", affirme Olivier Véran ce dimanche sur LCI. C'est pourquoi "l'état intervient" avec "le déblocage des stocks stratégiques" et l'autorisation pour les camions citerne de circuler le dimanche, ajoute-t-il. 


"Ça s'appelle une crise", reconnaît le porte-parole du gouvernement. "Ce sont l'ensemble des Français qui sont pénalisés", déplore-t-il. Mais "la situation va s'améliorer dans les tout prochains jours", prédit-il. Il estime, en plus, que "les conditions sont réunies pour cesser le blocage et se mettre autour de la table".

OLIVIER VÉRAN SUR LCI 


Olivier Véran est l'invité de LCI ce dimanche, notamment pour faire le point sur les pénuries d'essence en France. 

DU MIEUX TOUT AU LONG DE LA SEMAINE ?


Elisabeth Borne a assuré dimanche que les tensions d'approvisionnement en carburants dans les stations-services allaient "s'améliorer tout au long de la semaine", à mesure de l'arrivée de "livraisons" issues notamment des "stocks stratégiques" français.


"Nous avons libéré des stocks stratégiques" de carburants "pour alimenter les stations-services" et "ces livraisons arrivent progressivement", a poursuivi la Première ministre devant quelques journalistes, en marge d'un déplacement en Algérie : "Les mesures que nous avons prises ont permis d'augmenter les livraisons de 20% par rapport aux flux habituels", a encore précisé la cheffe du gouvernement, disant suivre l'évolution "de très près".

TOUJOURS PLUS DE STATIONS IMPACTÉES


À 15h ce dimanche, près de 3 stations-service sur dix (29,7%) connaissent des difficultés sur un produit au moins (contre 21% hier), selon un décompte du ministère de la Transition écologique. Les départements des Hauts-de-France et l’Ile-de-France sont particulièrement touchés, avec respectivement 54,8% et 44,9% des stations qui rencontrent des difficultés. 


La situation est extrêmement tendue dans le Pas-de-Calais où quasiment six stations sur dix  (59,1%) sont en rupture d'au moins un produit (contre 42% avant-hier et 41% hier). Dans le département du Nord, ce sont 55,8 % des stations-service sont concernées par des problèmes d'approvisionnement. 

GRÈVE RECONDUITE DIMANCHE


Le mouvement de grève dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant français a été reconduit dimanche chez TotalEnergies et Esso-ExxonMobil, a indiqué la CGT interrogée par l'AFP.


"Le mouvement a été reconduit partout", a expliqué Eric Sellini, coordinateur CGT chez TotalEnergies, "en l'absence de réponse de la direction générale" à la lettre ouverte adressée samedi au PDG du groupe Patrick Pouyanné.

⛽ ESSENCES 


À 13h ce samedi, 20,7% de stations-services connaissent des difficultés sur un produit au moins, contre 19% hier, nous indique-t-on au ministère de la Transition énergétique. 


Les Hauts-de-France et l’Ile-de-France restent particulièrement touchées, même si la situation s’y améliore très légèrement. À titre d’exemple, 41% des stations rencontrent des difficultés dans le Pas-de-Calais (contre 52% avant-hier et 42% hier), 39 % dans le nord (contre 47% avant-hier et 43% hier). 

GRÈVES RECONDUITES


Les mouvements de grève qui touchent plusieurs raffineries et dépôts de carburants français ont été reconduits samedi chez TotalEnergies et ExxonMobil, selon la CGT.


Samedi, trois des six raffineries françaises étaient toujours à l'arrêt, selon la CGT : la plus grande raffinerie de TotalEnergies, en Normandie, ainsi que les deux raffineries françaises de l'américain Esso-ExxonMobil.

STATIONS ESSENCE : MACRON LANCE UN "APPEL AU CALME"


Face aux mouvements sociaux chez TotalEnergies qui ont entraîné des tensions dans les stations, Emmanuel Macron lance "un appel au calme" aux Français tentés de se précipiter à la pompe en craignant la pénurie. "Pas de panique", explique le chef de l'État, qui rappelle que la France dispose de stocks stratégiques pour limiter ces tensions. 

PLAN DE SOBRIÉTÉ


Fin de la présentation du plan de sobriété par le gouvernement.

LA SOBRIÉTÉ "DOIT S'INSCRIRE DANS LE TEMPS LONG"


"La baisse de la consommation d'énergie doit s'inscrire dans le temps long, il en va de notre transition écologique, de notre souveraineté et de notre pouvoir d'achat", déclare la cheffe du gouvernement. "En maîtrisant notre consommation, nous pouvons réaliser des économies sur notre facture d'énergie. La sobriété est l'affaire de tous."

"LE PLAN DE SOBRIÉTÉ EST À LA HAUTEUR DE L'ENJEU"


"Nous nous sommes fixés l'objectif de réduire de 10% notre consommation d'énergie en deux ans", rappelle la Première ministre. "Le plan de sobriété nous donne une feuille de route crédible pour atteindre notre cible. Il est à la hauteur de l'enjeu, nous devons le mettre pleinement en œuvre."


"Nous nous donnerons des outils de suivi de la situation", poursuit Elisabeth Borne. "Nous publierons chaque semaine l'évolution de la consommation d'électricité et de gaz. Le gouvernement reviendra régulièrement devant les Français pour leur rendre compte de la situation."

"NOUS POUVONS PASSER LES PROCHAINS MOIS SANS COUPURE"


"Grâce à la solidarité européenne et à la sobriété, nous pouvons passer les mois qui viennent en évitant des coupures d'énergie", assure Élisabeth Borne en entamant son discours. "La sobriété, c'est éviter les consommations inutiles et ne pas consommer tous au même moment. Des gestes qui allègent nos factures et réduisent notre empreinte sur le climat. Chacun doit agir à la mesure de ses capacités. C'est la mobilisation générale qui donnera des résultats."

15% DES STATIONS-SERVICE SOUS TENSION


Au niveau national, 15% des stations-service sont en situation de tension, selon un bilan actualisé du ministère de la Transition énergétique fourni à TF1/LCI. Le ministère maintient qu'il n'y a "pas de pénurie généralisée" mais "des tensions locales et des stations en rupture de carburant".


Le gouvernement "appelle à la responsabilité collective, afin de ne pas réduire artificiellement nos réserves de carburant", souligne le ministère. "Chacun doit faire son plein, comme d'habitude, sans chercher à faire des stocks."

LES CINQ GESTES LES PLUS EFFICACES


La ministre de la Transition énergétique détaille les "cinq gestes les plus efficaces" pour économiser de l'énergie : "régler son chauffage à 19 °C, son chauffe-eau à 55 °C et rester moins longtemps sous la douche, éteindre tous ses appareils en veille lorsqu'ils ne sont pas utilisés, décaler l'utilisation des appareils électroniques en dehors des périodes de pointe, installer un thermostat programmable", déclare Agnès Pannier-Runacher.

"CHAQUE GESTE COMPTE"


"Beaucoup de Français ont envie de participer à ce combat", poursuit la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher. Le gouvernement va lancer une campagne de communication "chaque geste compte" avec trois mots forts : "je baisse, j'éteins, je décale", détaille la ministre.

"LA SOBRIÉTÉ, CE N'EST PAS ARRÊTER DE VIVRE"


"La sobriété, ce n'est pas arrêter de vivre", défend Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. "Pour atteindre nos objectifs, nous allons mobiliser les citoyens. Nous ne demanderons jamais à des Français en situation de sobriété subie, qui ne sont pas en capacité de chauffer dignement leur logement, qui comptent pour faire leur plein, de faire des économies. Au contraire."

ÉLISABETH BORNE


La Première ministre Élisabeth Borne doit conclure la présentation du plan de sobriété à 17h20. Un discours à suivre en direct sur LCI (canal 26).

LA PUB LUMINEUSE LA NUIT, C'EST FINI


Un décret publié ce jeudi entérine l'interdiction des publicités lumineuse de 1h à 6h du matin sur l'ensemble du territoire, sauf dans les aéroports, gares ou stations de métro. 


La réglementation existe depuis 2012, mais elle était mal appliquée et ne concernait pas les villes de plus de 800.000 habitants où cela dépendait du règlement local de publicité. 

Environnement
Les publicités lumineuses désormais interdites en France la nuit

Les publicités lumineuses désormais interdites en France la nuit

LE SÉNAT PREND DES MESURES


Le Sénat a annoncé, ce jeudi dans un communiqué, prendre plusieurs mesures visant à la sobriété énergétique. Parmi lesquelles la limite "à 19°C de température moyenne de chauffage dans tous ses locaux".

UN COMBAT QUI VA DURER


Ce jeudi, Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, a indiqué qu'"il y a urgence à agir, le combat ne s'arrêtera pas à l'hiver 2022-2023". 


"La mobilisation générale doit aujourd'hui nous permettre d'atteindre (en 2024) 10% de réduction de consommation énergétique", par rapport à 2019, "la première marche" pour atteindre la trajectoire de 40% préconisée pour 2050 par les experts du climat, a indiqué la ministre, en soulignant que pour l'hiver, "notre action collective nous permettrait d'éviter des mesures plus contraignantes". 

"APPEL AU SECOURS" DES AGRICULTEURS


Les fédérations d'agriculteurs (FNSEA, Coopération agricole), des industriels de l'agro-alimentaire (ADEPALE, ANIA, ILEC, FEEF), des grandes surfaces (Perifem) ont lancé jeudi un "appel au secours" concernant la "hausse disproportionnée des coûts de l'énergie" pour les entreprises, alors que le gouvernement présente jeudi son plan de sobriété.


L'ensemble de la filière alimentaire estime dans un communiqué commun que, faute de mesures importantes pour lutter contre cette hausse, des ruptures de production pourraient avoir lieu, avec des conséquences pour l'emploi, et que le coût du panier moyen des Français pourrait augmenter significativement, "aboutissant à faire supporter par les ménages une part de l'augmentation de l'énergie".

ECOWATT, L'OUTIL INCONTOURNABLE DE L'HIVER

"PAS D'OBLIGATION" SUR LES 19°C


Au cœur des préconisations, figure le fameux maintien de la température intérieure à 19°C, dans le code de l'énergie depuis 1978, mais "il n’y a pas d’obligation dans le sens où il n’y aura pas de police des températures", a déclaré Agnès Pannier-Runacher sur RTL jeudi. Mais des aides seront prévues pour encourager l'installation de thermostats dans les foyers.


"C'est la loi, mais les clients nous demandaient plutôt 21°C, voire 22°, parce que le prix des énergies fossiles était bas", relève Pierre de Montlivault, président de la fédération des services de l'énergie. "Aujourd'hui les conditions sont réunies pour qu'ensemble, entreprises, syndics, bailleurs..." le fassent "pour de bon".

AURÉLIEN PRADIÉ SUR LCI


Invité sur LCI, ce jeudi, le secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié, a jugé que la France avait "perdu sa souveraineté énergétique". 

QUELLES MESURES DANS LE PLAN ?


Selon les informations de TF1 et LCI, parmi les solutions proposées dans le plan de sobriété du gouvernement, présenté ce jeudi, figureront la baisse de la vitesse sur la route pour les fonctionnaires.

Ce jeudi, devant des entrepreneurs au Bpifrance Inno Génération (BIG) à Paris, et alors que le gouvernement présente son plan de sobriété énergétique, Emmanuel Macron a de nouveau appelé les Français, et notamment les entreprises, à mettre en œuvre sans attendre les mesures de sobriété énergétique qui, si tout le monde les respecte, permettront à la France de "passer l'hiver" même s'il est rude.


L'objectif, "c'est d'avoir quelques mécanismes très simples pour réussir collectivement à diminuer de 10% ce qu'on consomme d'ordinaire", a-t-il expliqué. "Si la nation toute entière arrive à tenir cet objectif, qui est purement volontariste - il ne faut pas de décret de loi, de choses compliquées - si on se mobilise tous pour le tenir, dans les pires scénarios on passe l'hiver", a-t-il assuré.


"C'est ce qui fait qu'on est maître de notre destin, même s'il n'y a plus du tout de gaz qui arrive de Russie, ce qui est quand même le plus vraisemblable vu ce qui s'est passé ces derniers jours", selon lui.

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à la crise énergétique. Suivez avec nous les informations de ce jeudi 6 octobre, jour de présentation, par le gouvernement, de son plan de sobriété énergétique.

Un mouvement de grève dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant français a été initié fin septembre chez TotalEnergies et Esso-ExxonMobil. Les blocages des grévistes ont entraîné une baisse des livraisons de carburant, générant des ruptures de stocks d'essence ou de diesel en particulier dans les Hauts-de-France et l'Ile-de-France. 

Dans les deux entreprises, la CGT demande de meilleures rémunérations, alors que des négociations salariales sont en cours chez ExxonMobil, et doivent prochainement s'ouvrir chez TotalEnergies.


La rédaction de TF1info

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