Élection présidentielle 2022

Jean-Luc Mélenchon demande aux Français de "l'élire Premier ministre"

La rédaction de TF1info
Publié le 19 avril 2022 à 7h30
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Source : JT 20h Semaine

Invité sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel à ses soutiens et appelé à l'union pour permettre de construire une majorité de l'Union populaire aux législatives.
Suivez dans ce live les dernières informations sur la campagne.

JOUR J POUR LE DÉBAT TÉLÉVISÉ ENTRE MACRON ET LE PEN


Cinq ans après, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se retrouvent pour le duel incontournable de l'entre-deux-tours de la présidentielle, mais avec un écart plus serré qu'en 2017, mercredi 20 avril.


Après plusieurs tirages au sort, c'est le pouvoir d'achat, thème phare de la campagne de la candidate d'extrême droite, qui ouvrira le bal de 2h30.  C'est Marine le Pen, placée à droite de l'écran, qui prendra la parole en premier et en dernier, ont indiqué TF1 et France 2.


Outre le pouvoir d'achat, chacun des thèmes abordés (sécurité, jeunesse, international, compétitivité, environnement, modèle social, gouvernance) aura "un temps donné" de parole afin d'éviter qu'il ne soit escamoté, a expliqué Laurent Guimier, le patron de l'information de France Télévisions.

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES : LE PS VOTE POUR UN RASSEMBLEMENT AVEC LFI


Le conseil national du Parti socialiste, sorte de parlement du parti, a adopté dans la soirée du mardi 19 avril, une résolution proposant de discuter avec l'ensemble des forces de gauche, dont La France insoumise, pour trouver un accord aux législatives.


Il s'agit pour le PS d'un tournant majeur dans sa stratégie que d'envisager un accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, a précisé un participant, même si pour l'instant LFI a indiqué ne pas vouloir discuter avec le PS, trop critique vis-à-vis de leur candidat pendant la campagne. 


Après le résultat catastrophique de la candidate socialiste Anne Hidalgo au premier tour de la présidentielle (1,74% des voix), les quelque 300 membres du conseil national ont également adopté à l'unanimité une résolution invitant les électeurs "à battre dimanche la candidate de l'extrême droite en utilisant le bulletin de vote Emmanuel Macron".

DÉBAT MACRON-LE PEN, J-1


À moins de 24 heures du duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen se règlent les ultimes détails d'un débat décisif.

Débat Macron-Le Pen : ultimes préparatifs avant le moment décisifSource : JT 20h Semaine
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DES MILITANTS DÉNONCENT LA PROXIMITÉ ENTRE MARINE LE PEN ET LE RÉGIME RUSSE


Des militants se sont rendus ce mardi devant le QG de Marine Le Pen pour déposer de faux roubles afin de dénoncer ce qu'ils considèrent comme une proximité entre la candidate du Rassemblement national et le régime de Vladimir Poutine.

L'instant PoL du 19 avril : action de SOS racisme devant le QG de Marine Le Pen qui déverse un camion de (faux) roublesSource : RUTH ELKRIEF 2022
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DANS LES COULISSES DU DÉBAT MACRON-LE PEN


Emmanuel Macron et Marine Le Pen se feront face ce mercredi à partir de 21h pour le débat du second tour. Qui prendra la parole en premier ? Où seront placés les candidats ? Quels thèmes seront abordés ? TF1info fait le point.

DES CATHOLIQUES RÉCLAMENT UNE CONSIGNE DE VOTE CLAIRE CONTRE MARINE LE PEN


Plusieurs voix, parmi les catholiques, réclament de prendre clairement parti contre Marine Le Pen, et certaines reprochant à l'épiscopat d'être trop frileux, comme il y a cinq ans. "Davantage qu'en 2017, la candidate Marine Le Pen a la possibilité de remporter cette élection présidentielle", s'alarme le père Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon, dans une tribune au Monde.


Cet homme d'Église se désole des scores cumulés obtenus au premier tour par Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan chez les catholiques : 40% ont voté pour l'extrême droite, contre 30% dans la population totale, selon un sondage Ifop. "Un échec pour le christianisme", écrit-il. "La préférence nationale, le refus d'accueillir l'étranger, le repli identitaire, la peur d'un supposé 'grand remplacement', la défense d'une 'civilisation chrétienne' sont aux antipodes du message et de la vie du Christ", font-ils valoir.

L'APPEL DE JEAN-LUC MÉLENCHON POUR LES LÉGISLATIVES


À cinq jours du second tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon voit déjà au-delà. Le candidat malheureux du premier tour aspire à gouverner à l'issue des élections législatives. Pour avoir une majorité, l'Union populaire doit passer "de 11 à 13 millions d'électeurs", selon le leader insoumis.

LE PATRON DE L'OFFICE DE L'IMMIGRATION REFUSE DE "COLLABORER" AVEC LE PEN


"Je ne collaborerai pas" avec Marine Le Pen en cas de victoire de la candidate RN à la présidentielle, prévient le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), Didier Leschi, fraîchement reconduit à la tête de cette administration chargée d'orchestrer la politique migratoire.


La règle pour un haut-fonctionnaire "est de servir même si l'administration n'émane pas de son choix civique, qui est protégé par le secret de l'isoloir", explique le préfet Leschi. Mais en cas de victoire de Marine Le Pen, "je ne pourrai pas collaborer avec une autorité politique dont j'aurai la conviction profonde qu'elle est en rupture avec nos traditions républicaines", insiste-t-il. "En particulier quand on mène une politique publique qui prend en charge d'abord des situations humaines."


Si Didier Leschi est l'un des rares préfets à se positionner publiquement, le milieu associatif spécialisé dans la prise en charge des exilés appelle plus largement à faire barrage à la candidate du Rassemblement national.

VOTE DES DÉTENUS


Au premier tour, 489 bulletins exprimés par des personnes détenues n'ont pas pu être pris en compte en raison "des manquements de l'administration pénitentiaire dans la procédure du vote par correspondance", a dénoncé ce mardi l'Observatoire international des prisons (OIP).


"Pour la majorité d'entre elles, la cause réside dans l'oubli de joindre l'attestation d'identité des personnes détenues", a précisé l'OIP.

ÉDOUARD PHILIPPE À ANGERS POUR SOUTENIR EMMANUEL MACRON


L'ancien Premier ministre Édouard Philippe s'est rendu ce mardi à Angers pour tenir une réunion publique en soutien au président sortant, Emmanuel Macron. "La nation française, c'est un projet, une adhésion, un rassemblement. Ce n'est jamais un repli frileux, une vision fantasmée du passé", a-t-il écrit.

"LE BULLETIN CONTRE LE PEN, CE N'EST PAS LE BLANC"


"C'est plus facile de ne pas choisir ou de voter blanc", regrette Clément Beaune. "Mais quelqu'un gouvernera le pays, c'est mieux de contribuer à ce choix collectif", poursuit le soutien du président sortant. "Le bulletin contre Marine Le Pen, ce n'est pas blanc, c'est Emmanuel Macron, sinon on se met en risque."

"TOUT EST NÉGATIF DANS LE PROJET DE MARINE LE PEN"


"Je viens de la gauche, je travaille avec des personnes qui viennent de la droite au gouvernement, je me sens très à l'aise avec cet ADN politique", assure Clément Beaune sur LCI. Toutefois, "il faut amplifier certaines choses sur l'écologie, sur la jeunesse", admet le secrétaire d'État aux Affaires européennes et soutien d'Emmanuel Macron, qui juge que "tout est négatif dans le projet de Marine Le Pen : casser les éoliennes, sortir de l'Europe".

"NOUS NE JOUONS PAS SUR LES PEURS", RÉPOND BEAUNE À LE PEN


Marine Le Pen a accusé Emmanuel Macron de "jouer sur les peurs" et de prendre les Français "pour des enfants". "Personne ne prend les citoyens français pour des enfants", répond sur LCI Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes et soutien d'Emmanuel Macron. "Il faut respecter l'adversaire, Madame Le Pen doit le faire. Nous ne jouons pas sur les peurs."

MÉLENCHON A REFUSÉ DE DISCUTER AVEC MACRON


Jean-Luc Mélenchon explique avoir été contacté par Emmanuel Macron à l'approche du second tour, mais ne pas avoir répondu. 


"Il m’a appelé, je ne négocie rien avec M. Macron", explique l'ex-candidat. "Oui, j’ai refusé. Parce que le lendemain il va dire 'je l’ai eu au téléphone'… Je ne veux pas de ces petits jeux là. Il faut savoir qui on est. Je suis le porte-parole de 11 millions de personnes, je leur dois des comptes, je ne veux pas qu’ils doutent un instant de ma sincérité." 

MÉLENCHON REFUSE TOUJOURS D'APPELER À VOTER MACRON


Interrogé sur son positionnement par rapport au second tour, Jean-Luc Mélenchon maintient sa position personnelle, consistant à "ne pas donner une seule voix" à Marine Le Pen sans pour autant appeler à voter pour son adversaire. 


"Je pense que la plupart de mes amis partagent mon opinion personnelle. Mais ma responsabilité politique est de convaincre et garder uni un bloc de 11 millions de personnes qui doit devenir 13 millions [aux législatives] pour être la prochaine majorité", argumente le député. 

MÉLENCHON "N'A PAS DÉCIDÉ" S'IL SE PRÉSENTERA AUX LÉGISLATIVES


Jean-Luc Mélenchon indique, toujours sur BFMTV, qu'il "n'a pas encore décidé"  s'il sera candidat aux élections législatives. "Je ne sais pas encore, nous allons trancher dans les jours qui viennent."


Il explique en outre qu'il n'y a "pas besoin d'être élu député pour être Premier ministre". 

"ÉLISEZ-MOI PREMIER MINISTRE", CLAME MÉLENCHON


Sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon lance un appel à ses soutiens et appelle à l'union pour permettre de construire une majorité de l'Union populaire aux législatives. 


"Ne cultivez pas les rancœurs, pas de vengeance, pas d’acrimonie", lance le député LFI, "rassemblez-vous". "Non seulement vous devez sécher vos larmes, mais je demande aux Français de m’élire Premier ministre, avec une majorité de l'Union populaire. Il y a un troisième tour et tout sera sacrifié de ma part à cet objectif. Soyez 11, 12, 13 millions, rassemblez-vous."

MÉLENCHON, RECALÉ DU 1ER TOUR : "VOUS N'EN SORTEZ PAS INDEMNE"


Sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon se confie sur ses regrets après son échec, de justesse, au premier tour de la présidentielle. "Honnêtement, quand vous avez le sentiment qu’un destin vous échappe d’un doigt, vous n’en sortez pas indemne. Je n’en ai pas terminé avec ça. Sur le fond, j’ai l’âge et la pratique qui me permettent de me positionner de manière différente de l’époque où j’avais 30 ou 40 ans. Il ne faut pas confondre l’état d’esprit avec la cause qu’on sert."


"Quand je perds une élection, je pense surtout aux gens derrière", poursuit le député LFI. "Cette immense masse de gens qui pensent que le monde va à la ruine et que personne ne fait rien. Ces chagrins sont sincères et reposent sur une maltraitance sociale. Des millions de gens pensent que ce sera pire demain, et cela me fait malheur."

LÉGISLATIVES : ZEMMOUR RÉCLAME "UNE GRANDE COALITION DES DROITES"


Eric Zemmour a réclamé mardi une "grande coalition des droites et de tous les patriotes" pour "bâtir une majorité" aux législatives de juin "contre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon".


Pour les législatives du 12 et 19 juin, l'ancien polémiste estime que la "campagne de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle est marquée par l'émergence de deux grandes coalitions, l'une macroniste, l'autre islamo-gauchiste" autour de Jean-Luc Mélenchon. "Je propose la création d'une grande coalition des droites et de tous les patriotes pour les prochaines législatives. Je tends la main au Rassemblement national, aux Républicains qui refusent le macronisme et à Debout la France" de Nicolas Dupont-Aignan, ajoute Eric Zemmour.

LE PEN DÉNONCE LE "CHANTAGE À LA PEUR" D'EMMANUEL MACRON


Dans un clip vidéo de plus de 7 minutes publié sur YouTube, Marine Le Pen s'emploie à rassurer les Français sur son projet, se présentant comme celle qui va restaurer "le consensus républicain", évoquant un "état d'urgence démocratique". 


La candidate RN fustige "le chantage à la peur" d'Emmanuel Macron à son égard, "pour tenter de se maintenir à tout prix". A contrario, elle assure qu'une réélection de son adversaire se traduirait par "des violences sociales", "de la brutalité, de l'arrogance, de l'impuissance". 

RÉUNION AU QG DE LAREM AVANT LE DÉBAT 


Alors qu'Emmanuel Macron n'a pour l'instant pas de prévu de déplacement aujourd'hui en raison d'une réunion avec d'autres pays concernant la guerre en Ukraine, ses soutiens de toute formation politique sont réunis au QG de campagne de La République en Marche.

UNION DU NPA À LA FRANCE INSOUMISE POUR LES LÉGISLATIVES 


Le Nouveau Parti Anticapitaliste, représenté par Philippe Poutou à l'élection présidentielle, a accepté l'invitation de l'Union populaire, réunie autour de Jean-Luc Mélenchon, pour une alliance dans le cadre des législatives. "Nous répondons favorablement à votre demande de rencontre pour discuter de la possibilité de candidatures communes aux élections législatives", annonce le communiqué du NPA. 


La France insoumise avait également adressé un courrier similaire à Europe-Écologie-Les Verts et au Parti communiste. Pour le moment, le NPA est le seul parti à s'être engagé à une rencontre.

MARION MARÉCHAL VICE-PRÉSIDENTE DE RECONQUÊTE!


Marion Maréchal signale sur les réseaux sociaux son adhésion au mouvement d'Éric Zemmour. "Après avoir soutenu Éric Zemmour à l’élection présidentielle, j’ai décidé d’adhérer au mouvement Reconquête! et de m’y impliquer pleinement", écrit-elle dans un tweet. "J’ai donc le plaisir de vous annoncer ma nomination comme vice-présidente exécutive."

LE MAIRE DE SAINT-ETIENNE CRITIQUE LA "DÉRIVE IDENTITAIRE" DE SON PARTI, LES RÉPUBLICAINS


Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Etienne, a dénoncé dans une tribune au Monde la "dérive identitaire" de la droite républicaine qui a "sombré moralement" en s'appropriant "le terreau idéologique de l'extrême droite". 


Pour cet homme politique, régulièrement critique envers son parti, il y a eu dans la campagne de Valérie Pécresse "un avant et un après" le meeting du Zénith, lorsqu'elle a parlé des "Français de papier" et utilisé l'expression complotiste de "grand remplacement".


"Ce 13 février, la droite républicaine (...) a sombré moralement en acceptant de faire sien le terreau idéologique de l'extrême droite", a estimé Gaël Perdriau. Il avait déjà déploré au soir du premier tour la "fausse route" de sa famille politique.

LE PÈRE DE MACRON TROUVE LES FRANCAIS "INGRATS" AVEC SON FILS


A cinq jours du second tour de la présidentielle, le père d'Emmanuel Macron dit, dans un entretien publié par L'Est républicain, avoir "beaucoup d'admiration" pour la manière dont son fils dirige la France et en jugeant les Français "très ingrats" sur son quinquennat.


"J'ai beaucoup d'admiration pour la façon dont il dirige l'Etat actuellement. Je trouve qu'il faut avoir beaucoup de courage et que les Français sont très ingrats mais ce n'est pas nouveau", déclare Jean-Michel Macron, interrogé dans sa maison à Amiens pour les journaux régionaux du groupe Ebra.


"J'approuve 90% de ce qu'il fait. On n'est jamais d'accord à 100%. Je ne suis pas un adepte d'une secte", ajoute l'ancien neurologue, en se disant "confiant" sur les résultats du second tour de dimanche.

LE PEN NE DÉGÈLERA PAS LE POINT D'INDICE DES FONCTIONNAIRES


Sur franceinfo, le président par intérim du Rassemblement national Jordan Bardella a annoncé qu'il n'y aurait "pas de dégel du point d’indice" des fonctionnaire "dans l’immédiat". "On fait beaucoup d’efforts pour rendre du pouvoir d'achat mais dans l’urgence ce sont les soignants, les policiers et les enseignants qui méritent cette augmentation", a-t-il estimé. "Si on peut dégeler le point d’indice on le fera au cours du quinquennat mais pour l’instant, budgétairement, nous ne pouvons pas le faire".

CASTEX APPELLE LES FRANCAIS À NE PAS S'ABSTENIR


"S’abstenir c’est mettre dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen or il y a des différences fondamentales pour la vie quotidienne des Français et des Françaises", a estimé le Premier ministre Jean Castex sur France Inter. "Si Marine Le Pen est en tête dimanche, j’explique qu’il y a aura des conséquences pour notre vie quotidienne, l’écologie, la souveraineté de la France très graves."

SI MACRON EST ÉLU, LE GOUVERNEMENT DÉMISSIONNERA


Le Premier ministre Jean Castex a annoncé sur France Inter qu'il démissionnerait, ainsi que son gouvernement, "dans les jours qui suivent" une éventuelle réélection d'Emmanuel Macron dimanche.


"Je suis de ceux qui espèrent fortement que le président Emmanuel Macron sera réélu dimanche", a-t-il indiqué. "Après cette réélection, dans les jours qui suivent, comme le veut la tradition, je présenterai ma démission et celle du gouvernement au président de la République", a-t-il expliqué, plaidant pour "une impulsion nouvelle" avant les législatives des 12 et 19 juin.

AVANT LE SECOND TOUR, CASTEX EST "EXTRÊMEMENT MOBILISÉ"


Sur France Inter, le Premier ministre Jean Castex a dit rester "extrêmement mobilisé" avant le second tour, même si les sondages donnent Emmanuel Macron vainqueur dimanche prochain. "Je n'ai pas une forme d'inquiétude, mais en regardant ce qui se passe je pense que rien n'est joué et qu'il ne faudrait pas tirer des chiffres l'idée que le match est plié."

RETRAITES


Emmanuel Macron a été très souvent attaqué sur son projet de réforme des retraites. Interrogé sur la question, Stanislas Guerini a défendu cette mesure, arguant que cela permettra d'augmenter les pensions, contrairement au projet de Marine Le Pen, qui aboutirait à baisser les pensions. Il demande ensuite à Laurent Jacobelli quel était l'âge de départ à la retraite à taux plein, question à laquelle le porte-parole du Rassemblement National ne répond pas. 

L'INTERDICTION DU VOILE DANS L'ESPACE PUBLIC


Malgré les revirements de Marine Le Pen sur cette mesure, Laurent Jacobelli a défendu l'interdiction du voile dans l'espace public comme une mesure pour lutter contre l'islamisation et l'islam radicale. L'interdiction du voile concernera donc essentiellement les Musulmanes, alors que Stanislas Guerini souligne que des femmes d'autres religions peuvent porter un foulard. 

GOUVERNER PAR REFERENDUM


Marine Le Pen propose de faire appel au référendum pour gouverner et notamment, changer la constitution, comme le Général de Gaulle avait pu le faire en 1962. Laurent Jacobelli assure que le Rassemblement National, s'il arrive au pouvoir, respectera malgré tout "la République et la démocratie, parce que c'est ce que nous voulons". Une manière d'entendre la population, pour le porte-parole du RN, estimant qu'Emmanuel Macron a gouverné sans le peuple pendant cinq ans. 


"Vous défendez un projet qui est en tout point opposé au Général de Gaulle", assure Stanislas Guerini, pointant les mesures xénophobes que le Rassemblement National, comme la suppression de toute aide sociale aux personnes d'origine étrangère. "Votre projet n'aime pas les étrangers", affirme le représentant de la République en Marche.

EXONÉRATION D'IMPÔTS 


Le Rassemblement National défend l'exonération d'impôts des moins de 30 ans tout en établissant un impôt sur les produits financiers. L'exonération d'impôts des moins de 30 ans serait une mesure injuste pour Stanislas Guerini, mettant en avant que les personnes qui ont des problèmes de pouvoir d'achat ne paient déjà pas d'impôts.

POUVOIR D'ACHAT 


Laurent Jacobelli défend les mesures de Marine Le Pen sur le pouvoir d'achat, rappelant que sa candidate veut baisser la TVA de manière définitive sur les carburants de 20 à 5,5% et de manière temporaire, à 0% la TVA sur les produits de nécessité. Laurent Jacobelli affirme que c'est possible, malgré les règles européennes.


De son côté, Stanislas Guerini met en avant les 25 milliards d'euros que le gouvernement a dépensé pour soutenir les ménages. Le représentant de la République en marche assure que si Emmanuel Macron est réélu, les primes seront défiscalisées et les retraites seront augmenter de 0,5% dès cet été. Un chèque alimentation sera également mis en place pour 8 millions de ménages.

DUPOND-MORETTI : "MADAME LE PEN SE DÉMASQUE"


"Madame Le Pen, depuis le premier tour, se démasque. Le pouvoir d’achat c’était l’arbre qui cachait la sombre forêt", a déclaré le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti sur RTL, évoquant notamment son souhait d'interdire le port du voile. "On ne peut plus, dans ce pays, s’habiller comme on le veut ? (...) Je ne veux pas d’un Etat totalitaire qui rentre dans mon armoire."

CE QU'ATTEND L. ALIOT DE M. LE PEN AU DÉBAT


"Il y a une posture à prendre, c'est celle du président de la République", a indiqué le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, invité sur France 2 mardi. Marine Le Pen "doit montrer qu'elle est crédible et qu'elle incarne la fonction. (...) Il faut retrouver une solennité de la fonction", a-t-il affirmé, taclant "la légèreté, l'arrogance et la moquerie" d'Emmanuel Macron pendant cinq ans.

LE DÉBAT, "UN ÉLÉMENT IMPORTANT POUR DIMANCHE", JUGE L. ALIOT


Invité de France 2 mardi, le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a évoqué le débat de l'entre-deux-tours qui opposera sa candidate Marine Le Pen au président-sortant Emmanuel Macron, mercredi à 21h sur TF1. "C'est comme au sport, jusqu'au dernier coup de sifflet final, il faut se battre. Ce débat est un élément très important de la victoire de dimanche", a-t-il estimé. Marine Le Pen "s'y prépare, elle a beaucoup d'expérience et elle maîtrise les sujets", a-t-il ajouté.

CHENU ESTIME UNE LOI SUR L'INTERDICTION DU PORT DU VOILE "NÉCESSAIRE"


Sur Public Sénat, le député RN Sébastien Chenu juge "nécessaire" une loi sur l'interdiction du port du voile. Elle permettra de "libérer les femmes qui se trouvent enfermées par des pressions familiales, communautaires, affectives, par ce voile qui est le symbole de l’islamisme". Il a indiqué que ce sera "le rôle du Parlement" d'écrire cette loi, et de décider "quelles sont les représentations physiques de l’islamisme", mentionnant le hijab.

"UN DÉBAT CRUCIAL" POUR F. BAYROU


Dans un entretien au Républicain des Pyrénées, François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron, s'exprime sur l'importance du débat d'entre-deux-tours, qui aura lieu mercredi à 21h en direct sur TF1. "C'est un débat crucial, dont l'enjeu, pour moi, est qu'apparaissent clairement les conséquences des deux choix possibles", a-t-il expliqué le président du MoDem et maire de Pau au quotidien. 

DÉBAT 


À 8h25 sur LCI, canal 26, le délégué général de la République en Marche, Stanislas Guerini débattra face à Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National.

LES CHIRAC APPELLENT À VOTER MACRON


Claude Chirac, fille de l'ancien président Jacques Chirac, et son époux Frédéric Salat-Baroux, ex-secrétaire général de l'Élysée, ont appelé mardi à ce que "pas une voix ne manque à Emmanuel Macron" face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. "Comme l'a dit Jacques Chirac durant toute sa vie, l'heure est au combat contre l'extrémisme", soulignent-ils dans une déclaration à l'AFP, et, "derrière un entre-deux-tours en apparence banalisé, la situation est infiniment plus grave qu'en 2017 et 2002", où le FN (devenu RN) s'était déjà hissé au second tour. 


"Derrière le jeu de rôle de l'affrontement, Marine Le Pen et Éric Zemmour vont ensemble", mettent-ils en garde, et "l'extrême droite n'a pas deux visages mais deux faces". "La première, en se concentrant sur les préoccupations du quotidien, s'est donné les moyens de la conquête du pouvoir alors que la seconde fédère et reconstruit une idéologie glaçante", jugent-ils. À leurs yeux, "face à cette réalité, la réponse n'est pas de dire 'pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen', ce qui est une forme de non-décision et de laisser-faire", critique explicite de la position adoptée par les LR mais aussi LFI, "mais dans l'appel clair et net au vote Macron". 


La famille Chirac ne donne pas pour autant quitus au président-candidat. Dans une allusion à la proposition de rassemblement formulée par Emmanuel Macron, elle estime notamment que "la réponse ne saurait être dans la constitution d'un vaste ensemble unique de gouvernement, avec pour seule alternative une extrême droite et une extrême gauche idéologiquement reconstruites". 

L'élection présidentielle se tiendra dans cinq jours à compter de ce mardi 19 avril. Emmanuel Macron a tenu un meeting à Marseille, samedi, alors que Marine Le Pen en prévoit un jeudi 21 avril à Arras, dans le Pas-de-Calais, après en avoir tenu un jeudi 14 avril à Avignon, dans le Vaucluse. 

Mercredi, les deux candidats se retrouveront pour leur seul débat de l'entre-deux-tours au cours d'une confrontation diffusée sur TF1 et LCI.

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La semaine dernière, les deux finalistes se sont rendus coup sur coup. Le président-candidat et la candidate RN se sont en effet affrontés, vendredi 15 avril, sur un ton de plus en plus personnel. Pour Emmanuel Macron, le programme de sa rivale d'extrême droite n'est pas "la douceur incarnée". La présidence du président sortant a été "affreusement autoritaire", lui a répondu Marine Le Pen. Samedi, le chef de l'État a même lâché, à propos de sa rivale : "même incompétente, elle est climatosceptique".

Selon notre sondage quotidien, Emmanuel Macron creusait son avantage, lundi, dans les intentions de vote (54,5% contre 45,5% pour Marine Le Pen) mais avec une marge moindre qu'il y a cinq ans.


La rédaction de TF1info

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