Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN
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EN DIRECT - Jordan Bardella qualifie Gérald Darmanin de "menteur pathologique"

La rédaction de TF1info
Publié le 31 mai 2022 à 7h30
JT Perso

Source : JT 20h WE

À moins de deux semaines du premier tour des élections législatives, la campagne officielle a débuté.
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Premier tour, J-12, ce mardi 31 mai. Alors que les élections législatives approchent à grands pas, la campagne pour le premier tour, qui se déroulera le 12 juin, a commencé lundi. Lors d'une visioconférence avec quelque 200 parmi les 550 candidats portant la bannière Ensemble, Elisabeth Borne a appelé les candidats de la majorité à "aller à la confrontation politique", en étrillant le Rassemblement national, dont le programme est "un assemblage d'idées trompeuses", et le "danger Nupes", qualifié de "mariage forcé" à gauche.

L'ex-candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a bouclé son appel aux dons et récolté les 5,1 millions d'euros nécessaires pour boucher le trou laissé par sa cuisante défaite au premier tour, a indiqué son entourage, confirmant une information du Parisien.

BRAS DE FER À L'EXTRÊME-DROITE 


Marine Le Pen a décliné la proposition d'Eric Zemmour de s'unir en vue des législatives. L'ancien polémiste reproche au parti de la finaliste à la présidentielle de faire campagne contre Reconquête!. La région Provence-Alpes-Côtes d'Azur, où il est candidat, concentre les dissensions entre les deux partis rivaux.

PHILIPPE MARINI PLACÉ EN GARDE À VUE


Le maire LR de Compiègne (Oise) et ex-sénateur Philippe Marini a été placé en garde à vue mardi avec cinq autres personnes dans le cadre d'une enquête pour corruption et favoritisme en lien avec la gestion de déchets, a-t-on appris de source proche du dossier.


M. Marini a été placé en garde à vue à 09h00 dans cette affaire portant sur l'attribution d'un marché public dans le secteur du traitement des déchets, a-t-on ajouté de même source, confirmant une information du Parisien.


L'ancien président de la commission des Finances du Sénat est entendu par les gendarmes de la section de recherches de Paris, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "favoritisme", "corruption", "prise illégale d'intérêts" et "entente illicite".

OLIVIER FAURE RÉPOND À FRANÇOIS HOLLANDE


Au lendemain des critiques de l'ancien président socialiste François Hollande contre l'union de partis de gauche, la Nupes, le premier secrétaire du PS a riposté. "Mon ennemi c’est la finance, pas la gauche et les écologistes rassemblés au sein de la NUPES", a écrit sur Twitter Olivier Faure.


François Hollande avait jugé que le programme de la Nupes, "compte tenu de l'importance des dépenses qu'il prévoit, compte tenu des promesses qu'il fait, se heurterait à la réalité, et serait incapable d'être exécuté". En déplacement en Corrèze avec son ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, il était venu soutenir une candidate de gauche dissidente.

OPÉRATION CONTRE "LA MOUVANCE DE L'ULTRADROITE" EN ALSACE


Une opération "en lien avec le parquet national antiterroriste" et visant "la mouvance de l'ultradroite" était en cours mardi en Alsace où "les domiciles de plusieurs personnes" font l'objet de fouilles à la recherche d'armes, a-t-on appris auprès de la préfecture du Haut-Rhin.


Cette opération, diligentée par un juge parisien, "a été conduite simultanément dans plusieurs lieux situés dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin", a indiqué la préfecture, confirmant une information du quotidien régional Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA).


Ces "visites administratives", menées "en lien avec le Parquet national antiterroriste", étaient toujours en cours à 12H30, a-t-on indiqué.

EMMANUEL MACRON EN DÉPLACEMENT À CHERBOURG AU SUJET DES URGENCES


Emmanuel Macron se rendra mardi au centre hospitalier de Cherbourg avec la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon pour un déplacement consacré "à l’accès aux soins urgents et non programmés", a annoncé l’Élysée lundi. Dès la fin d'un sommet européen à Bruxelles dédié au soutien à l'Ukraine, il prendra le chemin du Centre hospitalier de Cherbourg où il est attendu à 16h15 avec la nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon.


Le chef de l’État s'entretiendra lors de ce déplacement "de l'accès aux soins, tant aux urgences hospitalières qu'en médecine de ville", selon le communiqué. 


Il rencontrera "tous les acteurs" de la santé "d'un même bassin de vie" (urgentistes, infirmiers, médecins généralistes, direction de l'hôpital et de l'ARS) qui ont "mis en place une méthode de travail et de coordination entre la ville et l'hôpital" pour "garantir un accès aux soins urgents et non programmés".

LA VERSION DE G. DARMANIN EST "TOTALEMENT FAUSSE" SELON E. CIOTTI


Après les explications avancées par Gérald Darmanin suite aux débordements constatés samedi au Stade de France, qui ont mis en avant la présence de faux billets, "la version du ministre de l’Intérieur est totalement fausse et mensongère", a jugé sur France 2 le député LR Eric Ciotti, critiquant "une humiliation". 


"La réalité qui est occultée, c'est qu'il y a eu des agressions, des vols, venant de ressortissants de quartiers, (...) une délinquance particulièrement présente en Seine-Saint-Denis", a-t-il ajouté, estimant que "nous devons la dénoncer, la combattre et pas la banaliser" et critiquant une "forme permanente de déni face à cette augmentation de la violence". "Il faut une commission d’enquête parlementaire à l'Assemblée également", a-t-il demandé.


"Face aux bandes organisées, (...) il faut une action judiciaire forte et s'il y a des ressortissants étrangers, il faut qu’il y ait des expulsions, des interdictions de territoire français", a aussi affirmé le conseiller départemental des Alpes-Maritimes.

A. QUATENNENS APPELLE À SANCTIONNER LES OLIGARQUES RUSSES


"Incontestablement, il faut prendre des mesures et accroître la pression sur Vladimir Poutine, accroître les sanctions, et après regarder de plus près quel type de sanctions et quelles conséquences", a jugé sur Public Sénat Adrien Quatennens, coordinateur de la France Insoumise, au lendemain de l'adoption par l'UE d'un embargo à 90% sur le pétrole russe. "Il nous faut des alternatives" à cette solution, a-t-il estimé.


"Nous ne cessons de dire que ce qu’il faut faire depuis le début, c’est de taper durement au portefeuille les oligarques autour de Vladimir Poutine pour l'isoler et que son pouvoir ne tienne plus", ce qui n'a pas suffisamment été fait selon lui, a-t-il poursuivi. 


"La difficulté avec les sanctions tous azimuts" est de voir apparaître "un bloc sino-russe", a-t-il ajouté, plaidant toutefois pour "ne pas rester les bras ballants" et décréter des "sanctions dures" et l'ouverture d'une "conférence internationale".

LE GOUVERNEMENT "DANS UN DÉNI DE RÉALITÉ" SELON GUILLAUME PELTIER


"Le président et son gvt (gouvernement) nous enferment dans un déni de réalité : 400 jeunes des cités sont venus dépouiller les supporters de leurs téléphones et leurs billets", a déclaré sur CNews le vice-président exécutif de Reconquête! Guillaume Peltier. "Et le gouvernement accuse les supporters britanniques : il ajoute à la honte le déshonneur", a-t-il ajouté. 

"ERIC ZEMMOUR N'EST PAS DIEU", LANCE JORDAN BARDELLA


Nouvelle passe d'armes entre Reconquête! et le Rassemblement National : sur France Inter, le président par intérim du RN Jordan Bardella a estimé qu'Eric Zemmour ne devait pas "passer l’intégralité de sa campagne électorale à se lamenter, à chouiner". Dans la circonscription du Var où se présente l'ancien-polémiste, le RN a enregistré "57% des voix au second tour de la présidentielle" : "c’est donc bien normal que nous ayons un candidat, qui l’était déjà la dernière fois" et qui est "élu, implanté, reconnu", a-t-il estimé. 


Avant de poursuivre : "Eric Zemmour n’est pas Dieu, quand il arrive quelque part, la mer ne s’ouvre pas. Il peut y avoir d’autres personnes. (...) La stratégie d'Eric Zemmour est une impasse, elle ne permet pas d’accéder au pouvoir. J’appelle les électeurs de LR et de Reconquête à travailler avec nous, car il faut se résoudre au fait que les candidats de Reconquête ne passeront le second tour nulle part."

"ON N'OSE PLUS PARLER DE SÉCURITÉ EN FRANCE" ESTIME J.-F. COPÉ


Après les justifications de Gérald Darmanin lundi après les débordements survenus samedi au Stade de France, "cette explication n'est pas crédible quand on connaît l'atmosphère de la banlieue parisienne et la Seine-saint-Denis", a jugé sur franceinfo Jean-François Copé, maire LR de Meaux. "On ne peut pas nier la vérité : il y a une violence dans cette partie de l'Ile-de-France, des voyous ont débarqué", a-t-il appuyé, même si il a reconnu des causes "multifactorielles". 


"Le mal vient de beaucoup plus loin, cela ne sert à rien de s'acharner sur Gérald Darmanin (...) : on n'ose plus parler de sécurité en France", a-t-il poursuivi, estimant qu'Emmanuel Macron cherche à "ne pas énerver les électeurs de Mélenchon" en "ne disant rien de mal sur les quartiers et la délinquance au quotidien".


"Si Emmanuel Macron n’affiche pas de manière plus claire une détermination dans les domaines régaliens, il va y avoir pour les ministres de droite un problème de conscience", face à un "déni sur les questions de sécurité", a-t-il encore appuyé.

J.-F. COPÉ SALUE L'EMBARGO SUR LE PÉTROLE RUSSE 


"Il n’y avait malheureusement aucune autre solution", a estimé sur franceinfo Jean-François Copé, maire LR de Meaux, au lendemain de l'adoption d'un embargo européen partiel sur le pétrole russe. "Tout ça va avoir des conséquences terribles sur notre économie européenne, dans une période horriblement difficile où l'on voit le spectre de l'inflation s'installer dans la durée. (...) Cet embargo est évidemment un évènement supplémentaire. Mais ne pas le faire, c’est continuer d’alimenter des financements qui servent pour les Russes à financer la guerre", a-t-il assuré.


"Il y a un moment où il faut marquer le coup, (...) il faut arrêter de penser que c'est loin de chez nous. Nous sommes au cœur du sujet, nous devons être très fermes face à ce qu'il se passe, à cette invasion indigne, ignoble et hautement condamnable de l'Ukraine", a-t-il poursuivi.

LES FAUX BILLETS, "PAS LE POINT RACINE" SELON LE MAIRE DE SAINT-DENIS


Invité sur BFMTV, Mathieu Hanotin, maire PS de Saint-Denis, a estimé que le dispositif policier lors de la finale de la ligue des Champions au Stade de France samedi n'était "pas adapté". "Oui, on a des problèmes de délinquance à Saint-Denis, tous les jours je lutte contre, (...) il n'y a pas de sujet là-dessus", a-t-il tout d'abord affirmé. 


Avant de poursuivre : "l'évènement a été attractif pour les délinquants, c'est devenu le point de rassemblement des délinquants d'Ile-de-France" qui ont détroussé de manière scandaleuse" les spectateurs. "Les faux billets ne sont pas le point racine, mais sont la goutte d'eau qui fait déborder le vase" et achevé de perturber un système déjà "pas assez robuste", a-t-il par ailleurs ajouté, s'opposant ainsi à la version du gouvernement.

J. BARDELLA SCEPTIQUE FACE À L'EMBARGO SUR LE PÉTROLE RUSSE


"Beaucoup de Français, de familles et d'entreprises vont être pénalisés par ces sanctions énergétiques qui pour l'instant ne fonctionnent pas sur la Russie", a estimé sur France Inter le président par intérim Jordan Bardella au sujet de l'embargo partiel décrété par l'UE sur le pétrole russe. "Si ces sanctions énergétiques sont plus douloureuses pour le peuple français, l'économie française et les économies européennes au sens large, (...) plutôt que pour la Russie, alors il faut se poser la question de l'utilité de ces sanctions", a-t-il poursuivi. "Il faut faire attention à ne pas faire n'importe quoi, à ce que l'on ne se retrouve pas dans quelques mois avec un prix à la pompe à 2 ou 3 euros", a-t-il mis en garde. 

G. DARMANIN EST "UN MENTEUR PATHOLOGIQUE" SELON J. BARDELLA


"Le ministre de l'Intérieur est un menteur pathologique", "le gouvernement ment éhontément : il parle de 40.000 supporters britanniques, c'est du délire", a estimé sur France Inter le président par intérim du RN Jordan Bardella après les scènes de fiasco survenues samedi soir au Stade de France. 


Gérald Darmanin "va jusqu'à risquer un incident diplomatique avec la Grande-Bretagne plutôt qu'avec la Seine-Saint-Denis", critiquant des "bande de jeunes venus des cités voisines, qui ont attaqué des supporters qui ne seront pas prêts de revenir en France", des "hordes de voyous qui ont pillé". "Si cette finale avait eu lieu hors de Seine-Saint-Denis, il n'y aurait eu aucun problème", a-t-il assuré.


"Le gouvernement est incapable de protéger les Français", a-t-il encore jugé, estimant que la France avait été "la risée du monde" ce soir-là et que "la situation est très inquiétante". "Les législatives dans quelques jours sont la dernière sortie d'autoroute avant la ligne droite, si Emmanuel Macron a les pleins pouvoirs pendant cinq ans ces scènes vont se répéter", a-t-il ajouté.

C. ESTROSI S'ATTAQUE À "LA PROBLÉMATIQUE DU FOOTBALL"


"La problématique du football dans tous les stades est de plus en plus prégnante. Il y a une discipline sportive sur la planète qui pose un problème et ternit l'image du sport en général, c'est le football", a jugé sur Europe 1 le maire de Nice et soutien d'Emmanuel Macron Christian Estrosi, au surlendemain des débordements survenus samedi au Stade de France. 


"Tout cela doit être traité différemment : il faut repenser l'organisation des stades eux-mêmes, celui de Saint-Denis est difficile d'accès. Je ne veux pas jeter la pierre aux forces de police", a-t-il ajouté. Avant de poursuivre au sujet de fauteurs de trouble identifiés : "j'espère qu'il y aura beaucoup de voyous d'interpellés". Il s'est par ailleurs dit en faveur de la reconnaissance faciale pour lutter contre des responsables de débordements.

STADE DE FRANCE : "IL Y A DES PRÉCÉDENTS", SELON A. QUATENNENS


"Il y a des précédents, ce n'est pas la première fois que Gérald Darmanin et le préfet Didier Lallement ratent leur mission d'assurer la tranquillité publique, y compris pendant des manifestations revendicatives", a estimé sur Public Sénat Adrien Quatennens, coordinateur de la France Insoumise, après le fiasco constaté samedi lors de la finale de la ligue des Champions au Stade de France.


Il a estimé que "nous avons été la risée du monde"ce soir-là, jugeant qu'il "ne fallait pas se porter candidat" à héberger cette compétition si les conditions n'étaient pas réunies pour le faire. "Je pointe la responsabilité du duo Lallement-Darmanin", a-t-il à nouveau insisté.

NUPES


L'ancien président socialiste François Hollande a estimé lundi, lors d'une réunion publique en Corrèze, que le programme de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) "se heurterait à la réalité" et serait "incapable d'être exécuté" en cas de victoire aux prochaines législatives.

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L'actualité politique de lundi était aussi marquée par les incidents qui ont émaillé la finale de la Ligue des champions samedi au Stade de France, à Saint-Denis. L'opposition continuait de s'indigner, l'extrême droite dénonçant les "racailles" tandis que la gauche pointait les méthodes de maintien de l'ordre.

Lundi, à l'issue d'une réunion interministérielle convoquée sur ces incidents, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé une "fraude massive, industrielle et organisée de faux billets" et assuré que "sans les décisions prises par la police et le préfet, il y aurait eu des morts".


La rédaction de TF1info

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