NUPES, l'union de la gauche pour les législatives

EN DIRECT - "Nous devons bâtir des compromis", estime Emmanuel Macron après la perte de sa majorité absolue

La rédaction de TF1info
Publié le 24 juin 2022 à 7h25, mis à jour le 24 juin 2022 à 18h48
JT Perso

Le chef de l'État se trouve à Bruxelles, ce vendredi.
Il a notamment évoqué la perte de la majorité absolue, à l'Assemblée nationale, du camp présidentiel.
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PANOT ACCUSE BORNE DE "GOUVERNER AVEC EFFRACTION"


"On a eu l'appel avec la Première ministre qui était assez lunaire sur beaucoup des aspects", a fustigé Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI à l'Assemblée nationale. "Lorsque je demande si comme dans toutes les démocraties, elle va venir devant l'Assemblée nationale faire un discours de politique générale et demander la confiance, la réponse de la Première ministre est celle-ci: 'on verra'", a affirmé la députée.


"Nous exigeons que la Première ministre vienne devant l'Assemblée pour demander un vote de confiance car Mme Borne ne peut pas gouverner par effraction" et "n'a pas la légitimité" pour continuer son action, a martelé Mathilde Panot, à l'Assemblée nationale.

HIDALGO APPELLE MACRON A "DIRE CLAIREMENT SUR QUOI IL VEUT FAIRE UNE MAJORITE"


Anne Hidalgo (PS) appelle Emmanuel Macron à "dire clairement sur quoi il veut faire une majorité", estimant sur TV5 Monde que "s'il y a des sujets sur lesquels on peut s'entendre" elle le soutiendra, mais que ses propos après les législatives ne la "rassurent pas".


Interrogée sur un éventuel soutient au chef de l'Etat, la  maire de Paris et ex-candidate socialiste à la présidentielle souligne que s'il "ne donne pas plus d'élan à une politique réellement écologique, de transition, de transformation, de planification écologique je ne pourrai pas soutenir". 

MACRON VEUT DES "MAJORITES CONSTRUCTIVES" AVEC "L'ENSEMBLE DES PARTIS DE GOUVERNEMENT"


Le président Emmanuel Macron, qui a perdu la majorité absolue à l'Assemblée nationale, s'est dit "très confiant" de pouvoir bâtir des "majorités constructives", comme en Allemagne ou en Italie, avec "l'ensemble des partis de gouvernement".


"Je crois que c’est ce que l’Italie comme l’Allemagne font et c’est ce que nous ferons (...) avec l’ensemble des partis de gouvernement, de pouvoir bâtir soit une coalition soit (des) accords sur des textes pour avancer sur un agenda clair", a-t-il déclaré à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

ZACHAROPOULOU SE DEFEND


La secrétaire d'Etat française chargée du Développement, Chrysoula Zacharopoulou, visée par des plaintes pour viol, a rejeté ces accusations. "Les accusations graves à mon encontre, portant sur des examens cliniques médicaux réalisés afin de diagnostiquer et de soigner la maladie de mes patientes, sont inacceptables et révoltantes", a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis par son avocat.


Gynécologue de 46 ans, elle est visée par deux plaintes pour viol et une troisième plainte pour violences sans incapacité de travail par personne chargée d'une mission de service public. Disant avoir appris l'existence de ces plaintes par "voie de presse", Chrysoula Zacharopoulou se dit encore "choquée et profondément blessée" et assure n'avoir "jamais imposé le moindre examen à aucune de mes patientes sans leur consentement".


"Je n'ai pas connaissance du contenu de ces plaintes, dont je souligne qu'elles ont été déposées dans les jours qui ont suivi ma nomination au gouvernement et qui concernent des consultations qui seraient intervenues il y a plusieurs années", souligne-t-elle encore selon le communiqué.

UNE SITUATION POLITIQUE BANALE A L'ÉCHELLE EUROPÉENNE


Répondant à une question l'interrogeant sur son leadership européen alors même qu'il est mis en difficulté au niveau national, Emmanuel Macron a défendu les institutions et le fonctionnement démocratique. "La France est dans une situation parlementaire affreusement banale à l'échelle européenne", a temporisé le chef de l'État, citant la situation de l'Allemagne ou de l'Italie. Comme ces pays, Emmanuel Macron a assuré qu'une coalition de gouvernement ou des accords sur les textes seraient conclus au fur et à mesure. 


"La question qui nous ait posés à tous, c'est de bâtir des compromis pour pouvoir convaincre tout le monde et en tout cas le maximum et obtenir des majorités constructives", a indiqué le président français, assurant : "Je n'opposerai pas la complexité politique de nos pays européens, et l'efficacité et le leadership européen"

LFI VEUT UNE LOI D'URGENCE SOCIALE


Le groupe La France Insoumise va déposer la semaine prochaine à l'Assemblée une proposition de loi "pour répondre à l'urgence sociale" et l'envolée des prix à cause de l'inflation, a indiqué le député Manuel Bompard. Elle comportera deux mesures clé: "le blocage des prix sur les produits de première nécessité, l'énergie, le carburant. Et, l'augmentation du smic à 1.500 euros net", deux propositions qui étaient déjà dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle.


"Il faut mesurer la situation dans laquelle on est aujourd'hui, les prix qui s'envolent, des salaires qui sont trop bas. 85 % des salaires sont aujourd'hui inférieurs au niveau du smic (1.302,64 euros nets depuis le 1er mai 2022, Ndlr), c'est ça la réalité, c'est la pauvreté qui atteint des sommets, ce sont 8 millions de personnes qui ont besoin de l'aide alimentaire pour vivre, il faut répondre à cette situation", a-t-il expliqué sur franceinfo.

JADOT N'EXCLUT PAS DE PARTICIPER A UN GOUVERNEMENT DE COALITION


Les écologistes pourraient-ils participer à un gouvernement de coalition, piste évoquée par Emmanuel Macron pour sortir de la crise ? "Je ne ferme la porte à rien, car le président n'a parlé de rien", a déclaré Yannick Jadot, ex-candidat à la présidentielle. Mais verrait-il des écologistes entrer au gouvernement ? "Ce n'est pas le sujet aujourd'hui", a ajouté le député européen. 


Toutefois, si Emmanuel Macron proposait des mesures de lutte contre le dérèglement climatique, pour l'agriculture, le pouvoir d'achat, la démocratie, "évidemment il faudrait y réfléchir". "Mais aujourd'hui, ce n'est pas la position du président de la République", a-t-il relevé.

LE PS VA DEPOSER UNE PROPOSITION DE LOI SUR LE POUVOIR D'ACHAT


"Nous allons déposer une proposition de loi avec cinq ou six propositions clés en disant 'voilà ce que nous pensons important et indispensable pour faire en sorte d'améliorer la situation et notamment celle du pouvoir d'achat', ce qui permettra aussi au gouvernement de se positionner", a dit la députée PS Valérie Rabault sur France 2. 

UKRAINE


L'élargissement de l'UE aux Balkans a été une erreur. Je ne suis pas favorable à  l'élargissement, ni de l'Ukraine des Balkans. Poutine l'a dit, il s'en "fout totalement". 


"L'Ukraine est un des pays les plus corrompus du monde. La candidature de l'Albanie existe depuis des années. C'est un leurre. Et puis, la défense européenne pour ces pays, cela s'appelle l'Otan."

"BORNE A UN PARCOURS REMARQUABLE"


Elisabeth Borne est quelqu'un de respectable, elle a un parcours remarquable. Il y a beaucoup de machisme dans la manière dont on lui parle. C'est quelqu'un d'intelligent. Elle n'a pas un charisme fou, mais qui en a actuellement ?"

"PAS UNE IDEE EN CINQ ANS CHEZ LES LR"


"Les LR ont divisé par deux leur nombre de parlementaires, ce n'est pas le moment de s'enfoncer dans le marasme. Christian Jacob n'a pas sorti une idée en cinq ans, il n'y a rien. Et dire qu'on ne veut pas travailler avec le président... cela n'a pas de sens."


"Ils devraient se mettre d'accord sur une dizaine de réformes."

"CULTURE DU COMPROMIS"


"Les départs d'Eric Woerth et Damien Abbad sont une trahison. Il y a une différence entre du débauchage individuel et dire au président qu'on est prêt à mettre en place quelques réformes avec lui", assure Luc Ferry.


"Nous sommes constamment dans la culture de l'absolutisme majoritaire. Cela donne une société de la haine, tout le monde se déteste ou fait semblant de se détester. Tout cela n'a pas de sens. C'est pourquoi je suis content du résultat des élections, c'est l'occasion d'entrer dans la culture du compromis."

"LR N'A PAS D'IDENTITE"


"L'union nationale n'est pas possible, le cas par cas est la facilité. Les LR ont refusé l'idée d'un accord. Ils ont peur d'éclater entre ceux proches du RN et ceux qui veulent aller chez Macron. Ce "ni-ni" ne donne pas une identité, ils n'ont pas été capables de construire un projet. On a vu ce que cela a donné au PS."


"Les LR ont peur d'exploser mais ils ont tort. Ils auraient du le faire. (...) Que va t il se passer ? Le but de Macron est clair : "j'ai proposé aux LFI, au LR de travailler avec moi, ils ont refusé", donc il dissout l'Assemblée en espérant avec une majorité plus favorable."

"QUOI QU'IL EN COUTE"


"Le "quoi qu'il en coute" a donné aux extrêmes, RN ou LFI, qu'on avait de l'argent mais qu'on ne voulait pas leur donner. Cela a exacerbé les revendications sociales en matière de pouvoir d'achat, alors que si on répond à ces revendications c'est en réglant la dette."


"Il aurait fallu mettre en place des économies."

LUC FERRY


"La majorité absolue n'est pas une bonne chose, c'est de l'absolutisme, assure sur LCI Luc Ferry. Je suis pour la proportionnelle depuis des années (...) avec le Parlement qui reprend du pouvoir. Avec LFI c'est compliqué mais avec LR c'est jouable. Emmanuel Macron a le souhait d'ouvrir des discussions."


"Nous ne sommes pas dans une crise institutionnelle, mais le blocage peut venir de la rue. Mon pari ? Emmanuel Macron va se lancer dans des réformes "faciles", pouvoir d'achat, transition écologique... Je doute de voir revenir la réforme des retraites. 60% de l'électorat vote contre cette dernière."


"Nous avons une Assemblée nationale assez "Gilets jaunes."

EN DIRECT


Bonjour et bienvenue sur ce direct consacré à l'actualité politique de ce vendredi 24 juin.

L'opposition a renvoyé la balle dans le camp d'Emmanuel Macron, refusant l'idée d'un gouvernement de coalition, tout en souhaitant redonner au Parlement tout son rôle dans l'examen de textes "au cas par cas". 

"C'est lui qui est au pied du mur, pas nous (...) S'il reste sur son projet, il n'a pas de majorité absolue, et c'est lui qui est coincé, c'est lui qui va bloquer la France", a résumé la députée Nupes-PS Valérie Rabault. 

Avant de s'envoler jeudi pour un sommet européen à Bruxelles, le chef de l'État, qui n'a obtenu qu'une majorité relative, avait écarté mercredi soir devant 15,5 millions de téléspectateurs l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale, testée auprès de certains dirigeants de partis. 

Il a aussi demandé à la coalition de gauche Nupes, au Rassemblement national et aux Républicains de "dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller" pour "bâtir des compromis" : "entrer dans une coalition de gouvernement et d'action (ou) s'engager à voter simplement certains textes, notre budget".

Alors qu'il avait réclamé une réponse à courte échéance, à son retour de Bruxelles vendredi après-midi, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a assuré qu'il n'avait "pas fixé un ultimatum de 48 heures".

La Première ministre Elisabeth Borne s'est dite, sur LCI, "très confiante qu'on puisse trouver des députés pour voter des textes parce qu'on a intégré leurs propositions". "Personne n'a le monopole des bonnes idées. Le dialogue, l'écoute permettent d'améliorer les bons projets. Il faut que ce soit une chance pour la France", a-t-elle ajouté.


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