EN DIRECT - François Bayrou estime sur LCI qu'on traverse "une crise démocratique majeure"

Publié le 22 juin 2022 à 7h30, mis à jour le 22 juin 2022 à 22h54

Ce mercredi, Emmanuel Macron s'exprime devant les Français après les élections législatives.
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Ce live est à présent terminé. 

MARINE LE PEN : "LE RN N'ENTRERA JAMAIS DANS UNE COALITION MACRONISTE"


"Malgré le désaveu de dimanche dernier, le Président feint toujours de croire que le peuple français aurait plébiscité son 'projet présidentiel', un projet flou et inquiétant que pas même ses députés ne peuvent décrire", dénonce Marine Le Pen dans un communiqué, après l'allocution d'Emmanuel Macron.


"Les 89 députés du RN n'entreront jamais dans une coalition macroniste pour mettre en œuvre des orientations qu'ils entendent combattre", prévient la finaliste des deux dernières présidentielles. "Inscrivant leur action dans le cadre d'une opposition responsable, ils réaffirment, toutefois, leur intention d'examiner les textes à la lumière de l'intérêt des Français et de la France."

QUE RETENIR DE L'ALLOCUTION D'EMMANUEL MACRON ?


Pas de gouvernement d'union nationale, oppositions sous pression, Élisabeth Borne pas évoquée... Que faut-il retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron ?

Allocution d’Emmanuel Macron : l’analyse d’Adrien GindreSource : JT 20h Semaine

ÉLISABETH BORNE : "RASSEMBLER AU-DELÀ" DES GROUPES DU CAMP PRÉSIDENTIEL


"La situation politique est sans précédent sous la Ve République", concède la Première ministre Élisabeth Borne, en félicitant Aurore Bergé, Laurent Marcangeli et Jean-Paul Mattei, présidents des groupes parlementaires de la majorité. "Elle nous oblige à rassembler au-delà de nos groupes tout en restant fidèles aux ambitions qui ont nourri notre projet."

ALLOCUTION PRÉSIDENTIELLE : COMMENT RÉAGISSENT LES OPPOSITIONS ?


Le président de la République s'est exprimé ce mercredi soir pour la première fois depuis le résultat des élections législatives. Il en a profité pour appeler les oppositions à "clarifier" leurs positions vis-à-vis du camp présidentiel. Comment réagissent-elles ?

EMMANUEL MACRON POUR UNE "MAJORITÉ PLUS LARGE ET PLUS CLAIRE"


Dans son allocution, le chef de l'État a appelé à renouveler, encore un peu plus, le dépassement politique. Pour cela, il a placé les oppositions devant leurs responsabilités.

YAËL BRAUN-PIVET, FUTURE PRÉSIDENTE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE ?


La ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet, a été désignée candidate de la majorité pour la présidence de l'Assemblée nationale. L'élection aura lieu mardi 28.

OLIVIER FAURE : "LE PRÉSIDENT N'A PAS COMPRIS LES FRANÇAIS"


Le député et Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime qu'Emmanuel Macron "n'a pas compris les Français". "Non, les formations politiques n'ont pas à lui répondre jusqu'où elles sont prêtes à aller pour lui donner un chèque en blanc", écrit-il sur Twitter.

FRANÇOIS BAYROU RÉCLAME "UN GOUVERNEMENT DE BONNE VOLONTÉ"


"Il faut un gouvernement de bonne volonté, parfaitement conscient des orientations du président de la République, qui se donne la liberté et la puissance de travailler les réformes avec les nuances de ceux qui ne sont pas de la majorité", réclame François Bayrou sur LCI. "Je plaide pour des changements profonds."

FRANÇOIS BAYROU SUR ÉLISABETH BORNE : "QUELQU'UN DE TRÈS BIEN"


François Bayrou a réclamé ce matin un profil politique à Matignon. "La Première ministre est quelqu'un de très bien", indique sur LCI le président du MoDem. "L'idée que l'on ne change rien dans la manière de gouverner est contradictoire avec le message envoyé les Français."


Faut-il alors changer de chef du gouvernement ? "Non, je ne dis pas cela", répond François Bayrou. "Il faut changer la manière de gouverner [...], sortir de l'entre-soi. La France ne comprend plus ses gouvernants. Il faut un gouvernement moins technique et plus politique. Sinon, on ira d'accident en accident."

FABIEN ROUSSEL : "NOUS JUGERONS AUX ACTES"


"Après la découverte des services publics en 2020, Macron découvre les vertus du débat parlementaire et le vrai rôle de l'Assemblée nationale en 2022", réagit le député communiste Fabien Roussel. "Nous jugerons aux actes."

LR NE VEUT PAS DONNER DE "CHÈQUE EN BLANC" À EMMANUEL MACRON


Pas "de chèque en blanc" des députés LR qui feront des propositions sur le pouvoir d'achat "la semaine prochaine", déclare Olivier Marleix, président du groupe LR à l'Assemblée nationale.

FRANÇOIS BAYROU SUR LCI : "NOUS NE POUVONS PAS CONTINUER COMME CELA"


Le président du MoDem, François Bayrou, est l'invité de LCI. "Le président de la République prend acte des résultats", salue ce fidèle d'Emmanuel Macron. "Les Français ont adressé un message clair : vous devez changer votre manière de gouverner. Nous ne pouvons pas continuer comme cela. On se tromperait à vouloir édulcorer le message. Il faut changer la manière dont on se comporte quand on est au pouvoir."

NADINE MORANO : "LES DÉPUTÉS LR ONT ÉTÉ ÉLUS EN OPPOSITION À EMMANUEL MACRON"


"Emmanuel Macron découvre ce soir le fonctionnement de l'Assemblée nationale", réagit sur LCI Nadine Morano, eurodéputée LR. "Pendant cinq ans, sa majorité a servi de chambre d'enregistrement en refusant les amendements proposés par l'opposition. Travailler différemment, cela s'appelle le fonctionnement démocratique de l'Assemblée. Nous n'avons pas de compte à rendre à Emmanuel Macron. Les députés LR ont été élus en opposition."

ÉLISABETH BORNE S'ADRESSE AUX DÉPUTÉS DE LA MAJORITÉ


"L'objectif est de trouver le chemin pour répondre aux attentes de nos concitoyens", lance la Première ministre Elisabeth Borne devant les députés de la majorité. "C'est le sens des consultations que je vais mener."

JULIEN BAYOU : EMMANUEL MACRON "CONCÈDE SA DÉFAITE"


"Le président concède sa défaite aux législatives", réagit sur LCI Julien Bayou, député EELV. "Il acte qu'il y a une forme de reparlementarisation. Nous, écologistes, comptons bien faire du climat et de cette crise institutionnelle les priorités."

JORDAN BARDELLA : "L'ARROGANCE DE MACRON MARQUE UN PEU LE PAS"


"C'est la première fois que l'arrogance d'Emmanuel Macron marque un peu le pas : ce changement vient du peuple, qui en a fait un président minoritaire", réagit le président du RN par intérim, Jordan Bardella. "Notre groupe puissant à l'Assemblée sera ferme, mais constructif, avec pour seule boussole l'intérêt de la France et des Français."

ADRIEN QUATENNENS : "L'ALLOCUTION D'EMMANUEL MACRON PART D'UN MENSONGE"


"Toute l'allocution d'Emmanuel Macron tombe à l'eau, car elle part d'un mensonge et il le sait : le 24 avril, les Français n'ont pas voté pour son projet, mais pour empêcher l'extrême-droite d'accéder au pouvoir", réagit le député LFI du Nord, Adrien Quatennens. "Le résultat des courses, c'est sa déroute du 19 juin."

"NOUS NE VOTERONS PAS N'IMPORTE QUOI", PRÉVIENT LOUIS ALIOT


"La situation est compliquée, aucune solution n'est simple pour" Emmanuel Macron, concède sur LCI Louis Aliot, maire RN de Perpignan. "Nous allons pratiquer un nouveau modèle institutionnel, où c'est à l'Assemblée que se prennent les décisions. Nous attendons aussi un signe d'Emmanuel Macron. Il faut certes des concessions, des compromis, mais nous ne voterons pas n'importe quoi, n'importe comment."

YAËL BRAUN-PIVET CANDIDATE DE LA MAJORITÉ À LA PRÉSIDENCE DE L'ASSEMBLÉE


La ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet, a été élue candidate de la majorité pour la présidence de l'Assemblée nationale.

ROBERT MÉNARD SALUE "UN DISCOURS D'OUVERTURE"


Robert Ménard, maire de Béziers et soutien de Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle, salue la prise de parole d'Emmanuel Macron. "C'est un discours d'ouverture qui semble n'exclure personne. C'est déjà une bonne chose pour le pays."

RÉACTION DE JEAN-LUC MÉLENCHON


Le chef de file de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon, réagit à l'intervention d'Emmanuel Macron. "Les électeurs ont, en majorité, rejeté les propositions des candidats du président de la République", note-t-il. "Rien ne peut effacer cette réalité. L'exécutif est faible, mais l'Assemblée nationale est forte. À partir de là, rien ne doit permettre de passer à côté de l'exigence démocratique : la Première ministre doit se présenter devant l'Assemblée et solliciter la confiance. Si elle ne l'a pas, elle doit démissionner."

FIN DE L'ALLOCUTION D'EMMANUEL MACRON


La prise de parole d'Emmanuel Macron prend fin. Elle a duré huit minutes.

EMMANUEL MACRON "PREND ACTE" DU CHOIX DES FRANÇAIS


"En avril et en juin, vous avez fait deux choix clairs, j'en prends acte", conclut Emmanuel Macron. "Ma responsabilité est de les faire vivre à votre service. Je n'aurai qu'une boussole : que nous avancions au service de l'intérêt général. Tous ensemble, nous trouverons le chemin de la réussite collective."

EMMANUEL MACRON APPELLE LES GROUPES D'OPPOSITION À "CLARIFIER" LEURS POSITIONS


"Il faudra bâtir des compromis, des enrichissements, des amendements, dans une volonté d'union et d'action pour la nation qui concernent toutes les forces politiques", insiste Emmanuel Macron. "Pour cela, il faudra clarifier la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l'Assemblée nationale sont prêtes à prendre. Entrer dans une coalition de gouvernement et d'action ? S'engager à voter seulement certains textes ? Il convient maintenant aux groupes politiques de dire en toute transparence jusqu'où ils sont prêts à aller."

EMMANUEL MACRON NE VEUT PAS "PERDRE LA COHÉRENCE" DE SON PROJET


"Je souhaite, dans les prochaines semaines, que le dépassement politique se poursuive avec clarté et responsabilité : ne jamais perdre la cohérence du projet que vous avez choisi en avril dernier", indique Emmanuel Macron. "Dès cet été, il nous faudra prendre des mesures d'urgence : une loi pour le pouvoir d'achat, des premières décisions pour aller vers le plein-emploi, des choix forts sur l'énergie et le climat, des mesures d'urgence pour notre santé."

UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE "PAS JUSTIFIÉ"


"J'entends et suis décidé à prendre en charge la volonté de changement que le pays a exprimé", poursuit Emmanuel Macron, qui indique qu'un gouvernement d'union nationale n'est "à ses yeux pas justifié". Mais "il est possible de trouver une majorité plus large et plus claire pour agir", insiste le chef de l'État, qui veut "sortir des querelles et des postures politiciennes et bâtir des compromis par le dialogue".

"APPRENDRE À GOUVERNER ET LÉGIFÉRER DIFFÉREMMENT"


"La responsabilité de la majorité présidentielle est de s'élargir, soit en bâtissant un contrat de coalition, soit en construisant des majorités texte par texte", déclare Emmanuel Macron. "Nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment. Cela ne doit pas vouloir dire l'immobilisme, mais des accords par le dialogue et l'exigence."

"AUCUNE FORCE POLITIQUE NE PEUT FAIRE LES LOIS SEULE"


Emmanuel Macron entame son allocution solennelle. "Le 24 avril, vous m'avez renouvelé votre confiance en m'élisant président de la République. Vous l'avez fait sur le fondement d'un projet clair", rappelle-t-il. "Les divisions profondes et les fractures qui traversent notre pays se reflètent dans la composition de la nouvelle Assemblée. Ces élections législatives ont fait de la majorité présidentielle la première force politique de l'Assemblée nationale. Toutefois, aucune force politique ne peut faire les lois seule."

ALLOCUTION D'EMMANUEL MACRON À 20H


Suivez la première prise de parole du chef de l'État depuis le second tour des élections législatives à 20h sur TF1 et LCI (canal 26).

DUEL BRAUN-PIVET/LESCURE POUR CANDIDATER À LA PRÉSIDENCE DE L'ASSEMBLÉE


La ministre des Outre-Mer Yaël Braun-Pivet et le président sortant de la commission des Affaires économiques au palais Bourbon, Roland Lescure, sont qualifiés pour le second tour du vote interne des députés de la majorité pour la présidence de l'Assembée nationale.


Yaël Braun-Pivet a obtenu 87 voix, Roland Lescure 67, tandis que les ex-ministres Joël Giraud (27 voix) et Barbara Pompili (20 voix), ainsi que Sophie Errante (4 voix) ont été écartés de la course.

UN TIERS DES FRANÇAIS ESTIMENT QUE L'ASSEMBLÉE NATIONALE N'A PAS ASSEZ DE POUVOIR


D'après un sondage Harris Interactive pour Challenges, 33% des Français estiment que l'Assemblée nationale n'a pas assez de pouvoir. Les électeurs de la Nupes (40%) et du Rassemblement national (41%) partagent le plus cette perception.

ASSEMBLÉE NATIONALE : ÉRIC WOERTH N'EST PLUS CANDIDAT


Éric Woerth retire sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale.

GROUPE SOCIALISTE


Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale lors de la dernière législature, ne se présente pas à sa propre succession. Sont candidats Guillaume Garot, Jérôme Guedj et Boris Vallaud. Les députés PS les départageront ce jeudi matin.

QUE VA DIRE EMMANUEL MACRON ?


Le président de la République s'adresse aux Français dans deux heures, à 20h. Que peut-il dire ?

QUI EST OLIVIER MARLEIX ?


Olivier Marleix a été élu président du groupe LR à l'Assemblée nationale, ce mercredi. À 51 ans, il dirigera un groupe d'une soixantaine de députés. Voici cinq choses à savoir sur le parlementaire d'Eure-et-Loir.

LA MAUVAISE PASSE D'ÉRIC ZEMMOUR


Après son échec à la présidentielle puis aux législatives, Éric Zemmour est relégué au second plan de la vie politique. Plusieurs polémiques alimentent également sa mauvaise passe.

ÉLISABETH BORNE VERS L'ASSEMBLÉE NATIONALE


La Première ministre Élisabeth Borne vient de quitter Matignon pour se diriger vers l'Assemblée nationale. Elle doit y rencontrer les députés de la majorité.

ALLOCUTION D'EMMANUEL MACRON À 20H


Trois jours après les résultats du second tour des élections législatives, Emmanuel Macron va briser le silence. Le président de la République va s'exprimer ce mercredi soir, à 20h. Son allocution sera à suivre sur TF1 et LCI.

ÉLISABETH BORNE FÉLICITE LAURENT MARCANGELI


La Première ministre Elisabeth Borne félicite le député Laurent Marcangeli, élu président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale. "Ton expérience d'élu de terrain comme ta détermination à agir pour nos concitoyens sont des atouts déterminants pour notre majorité", écrit la cheffe du gouvernement.

LES RÉPUBLICAINS PEUVENT-ILS VOTER LA LOI POUVOIR D'ACHAT ?


Les Républicains voteront la loi pouvoir d'achat si "Emmanuel Macron reprend dans les textes les propositions de LR", indique le député Pierre-Henri Dumont sur LCI. "Ce sera la seule condition pour voter les textes."

JEAN-PAUL MATTEI ÉLU PRÉSIDENT DU GROUPE MODEM


Jean-Paul Mattei, 68 ans, proche de François Bayrou et implanté dans son ancienne circonscription des Pyrénées-Atlantiques, a été élu ce mercredi patron des députés MoDem, succédant à Patrick Mignola battu aux législatives.


Il l'a emporté par 36 voix contre neuf à son seul concurrent Nicolas Turquois. Le groupe centriste, allié de LaREM et Horizons dans la majorité, est fort de 48 membres dont un tiers de nouveaux élus.

PROBABLEMENT PAS DE CONSEIL DES MINISTRES CETTE SEMAINE


Le Conseil des ministres initialement prévu mardi a été annulé. Y en aura-t-il un dans la semaine ? "Je ne pense pas compte tenu des déplacements importants du président de la République", répond la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, devant l'Assemblée nationale. "Emmanuel Macron fera tout son possible pour être de retour en fin de semaine. Nous verrons donc s'il y a un Conseil des ministres la semaine prochaine."

EMMANUEL MACRON VA S'EXPRIMER À 20H


Le président de la République Emmanuel Macron va s'exprimer ce soir à 20h, annonce l'Élysée.

EMMANUEL MACRON VA-T-IL PRENDRE LA PAROLE ?


Emmanuel Macron a désormais reçu l'ensemble des représentants des partis politiques. Silencieux depuis le résultat des législatives, va-t-il s'exprimer dans la journée ? "C'est ce qu'il se murmure", confie notre envoyé spécial TF1/LCI à l'Élysée.

Vers une prise de parole d'Emmanuel Macron dans la journée ?Source : TF1 Info

ANDRÉ CHASSAIGNE PATRON DES DÉPUTÉS COMMUNISTES


André Chassaigne a été réélu président du groupe communiste à l'Assemblée nationale. 18 membres composeront le groupe "gauche démocrate et républicaine".

ELISABETH BORNE FÉLICITE AURORE BERGÉ


Sur Twitter, la Première ministre a tenu à féliciter la députée des Yvelines pour son élection à la tête du groupe Renaissance. 

BAYROU EST "ASSEZ HALLUCINANT"


Auprès de notre service politique, l'entourage d'Elisabeth Borne veut "faire bloc" face aux critiques de l'opposition... Et de certains membres de la majorité présidentielle. Alors que  François Bayrou a insinué ce matin que la cheffe du gouvernement n'était pas assez "politique" pour la séquence actuelle, l'entourage de la ministre regrette cette prise de position. Même si on n'est pas vraiment surpris. "Il est fidèle à lui-même, il veut toujours plus", confiait un collaborateur d'Elisabeth Borne à notre service, décrivant un comportement "hallucinant". 

QUEL AVENIR POUR RECONQUÊTE ? 


Ils ne sont arrivés ni à l'Élysée, ni à l'Assemblée nationale. Après deux échecs électoraux, le parti Reconquête veut continuer à exister. S'il n'a pas récolté un seul siège, le mouvement d'Eric Zemmour pense tout de même pouvoir peser dans la "vie politique". Car celle-ci existe via "la vie parlementaire, mais aussi la vie médiatique (...) et le travail intellectuel", selon l'argument de Guillaume Peltier, ancien LR passé à l'extrême droite. "Chez Reconquête, nous avons la chance d'avoir des personnalités qui ont du poids médiatique", a-t-il lancé sur Instagram, citant Eric Zemmour, Marion Maréchal et Nicolas Bay.

QUI IRA AU PERCHOIR ? 


Selon les informations de notre service politique, une bataille interne fait rage au sein du groupe de la majorité présidentielle pour la candidature à la présidence de l'Assemblée nationale. 


Les membres de la coalition - qui réunit Renaissance, MoDem et Horizons - votent à partir de 17h30 pour savoir qui succèdera à Richard Ferrand. Parmi les prétendants au perchoir, les candidatures de Roland Lescure, député des Français de l'étranger et Yaël Braun-Pivet, réélue dans les Yvelines, font figure de favoris dans les couloirs du Palais Bourbon.

CLÉS DE COMPRÉHENSION


Une partie l'opposition juge que la proposition d'Emmanuel Macron de former un gouvernement d'union nationale est inappropriée. On vous explique pourquoi.

ENQUÊTE OUVERTE POUR VIOL, NOS INFORMATIONS


Une source judiciaire confirme auprès de TF1/LCI qu'une enquête a été ouverte le 27 mai par le parquet de Paris après le dépôt de deux plaintes dénonçant des faits qualifiés de viol visant la secrétaire d'État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.


La première plainte a été déposée le 25 mai. La plaignante décrit des faits ayant eu lieu entre 2014 et 2018 dans un hôpital parisien, selon nos informations. Chrysoula Zacharopoulou était alors gynécologue, spécialisée dans la reconnaissance de l'endométriose. La seconde plainte a été déposée le 16 juin.

DÉJEUNER POUR LA MAJORITÉ


Après avoir fait leur rentrée à l'Assemblée nationale, les élus de la majorité présidentielle se sont retrouvés pour un déjeuner sur une péniche. L'occasion de discuter de la stratégie à suivre dans les prochains jours.

La majorité présidentielle se retrouveSource : TF1 Info

MACRON VA-T-IL S'EXPRIMER ?


Après une journée et demi de tractations avec les chefs de la majorité présidentielle et de l'opposition, la grande question est désormais de savoir quelle conclusion en tire Emmanuel Macron. Et s'il s'exprimera publiquement à ce sujet.


Si l'Élysée ne confirme pas une prise de parole, son entourage confie à notre service politique que cela était envisageable. Sous quelle forme ? Une allocution à 20H devant les Français ou une forme moins solennelle, sur le tarmac de l'aéroport avant de sauter dans un avion ? Pour l'heure, rien n'est tranché. Mais il ne reste pas beaucoup de temps au locataire de l'Élysée, qui débute demain un long tunnel de déplacements à l'étranger.

PHOTO DE FAMILLE DES MACRONISTES


Les députés de Renaissance (ex-Larem) ont, eux aussi, eu droit à leur photo de famille devant l'Assemblée nationale. Réunis autour d'Aurore Bergé, nouvelle présidente du parti qui compte 177 députés, ils faisaient leur rentrée. 

Photo de famille autour d'Aurore Bergé des députés du groupe Renaissance devant l'Assemblée nationale, le 22 juin 2022
Photo de famille autour d'Aurore Bergé des députés du groupe Renaissance devant l'Assemblée nationale, le 22 juin 2022 - Alain JOCARD / AFP

PORTRAIT


Elle a été élue à l'unanimité. Mathilde Panot reprend la tête du groupe Insoumis à l'Assemblée nationale, passé de 17 parlementaires à 75. Voici cinq choses à savoir sur la députée insoumise du Val-de-Marne.

EDOUARD PHILIPPE CHERCHE LE MOT JUSTE


Après sa rencontre à l'Élysée, l'ancien chef de gouvernement cherche le mot juste pour décrire l'objectif qu'il a donné à Emmanuel Macron.  Pour lui, il est tantôt "nécessaire" d'élaborer "un accord minimal" avec l'opposition, tantôt un "programme" entier. Devant les caméras, Edouard Philippe a également évoqué un "rapprochement", avant de décrire une "coalition" voire une "grande coalition".

UNE "GRANDE COALITION" MAIS SANS LFI ET LE RN 


Edouard Philippe persiste. Auprès du président de la République, le maire du Havre a de nouveau estimé qu'il était "nécessaire" d'élaborer "un accord minimal" avec l'opposition "pour avancer". Le leader du parti Horizons dit avoir ainsi répété son appel à "la responsabilité" des familles politiques qui "n'ont pas l'occasion, la vocation ou l'habitude de travailler ensemble" afin de "constituer un rapprochement". 


Un "rapprochement" dont il écarte cependant déjà les deux plus grandes forces d'opposition. Selon Edouard Philippe, la majorité présidentielle n'a pas "vocation à construire un accord avec l'extrême droite ou avec l'extrême gauche". Son "spectre de discussion" comprend uniquement "le groupe des Républicains (...) des Socialistes et des écologistes".

ENQUÊTE OUVERTE POUR VIOL


Un nouveau membre du gouvernement est visé par des plaintes pour viol. Le parquet de Paris a ouvert une enquête après le dépôt de deux plaintes pour viol visant la secrétaire d'État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, d'après l'AFP. Selon Marianne, qui a révélé l'information, les faits reprochés à Chrysoula Zacharopoulou auraient été commis dans le cadre de ses fonctions de gynécologue.

LES VÉRIFICATEURS


François Bayrou a accusé les électeurs de Nupes et le RN de s'être entraidés au second tour des législatives en votant l'un pour l'autre. Sauf que ce "report massif" évoqué par le député Modem n'a pas eu lieu. Les comportements des électeurs de ces partis sont similaires à ceux du camp présidentiel.

LFI EST "DANS LE CHAMP RÉPUBLICAIN"


Face aux prises de position "contradictoires et incohérentes" des membres du gouvernement - dont certains considèrent qu'il faut former un front républicain face à la France insoumise au même titre que le Rassemblent national - Adrien Quatennens dit avoir demandé au président de la République de "clarifier son avis à lui". Emmanuel Macron lui aurait "confirmé qu'il considère que LFI est bien dans le champ républicain". Pourtant, entre les deux tours des élections législatives, le chef de l'État avait  lancé : "Aucune voix ne doit manquer à la République."

UNE UNION NATIONALE "INCOHÉRENTE ET IMPROBABLE" POUR LFI


Sans aucune surprise, Adrien Quatennens a déclaré que la participation de ses troupes à un gouvernement d'union nationale était "incohérente" et "improbable".


Sur le perron de l'Élysée, le député LFI a rappelé que le parti n'était candidat "à aucun arrangement, à aucune combine ou à aucune participation" avec l'exécutif. Pour la simple raison que les Insoumis souhaitent un gouvernement "qui fasse précisément le contraire" de la politique d'Emmanuel Macron "et combatte les effets qu'elle a répandus".

LFI SE SENT "EN POSITION DE FORCE"


Se considérant en "position de force" Adrien Quatennens a indiqué sur LCI qu'il avait lui-même demandé au président de la République "si dans l'éventualité" où les députés Insoumis déposaient "une grande loi répondant à l'urgence sociale", le chef de l'État "appellerait sa majorité toute relative à voter" pour ce texte. Car désormais, c'est "dans ce sens-là" que doivent se "construire les relations entre le Parlement et l'exécutif", croit savoir le député de Lille. "Pas l'inverse". D'après le récit de l'Insoumis, Emmanuel Macron a répondu que dans un tel cas de figure, il "inviterait sa majorité à regarder" le texte proposé.

"L'EXÉCUTIF EST EN POSITION DE FAIBLESSE"


Avec un exécutif "en position de faiblesse" par rapport au Parlement, Adrien Quatennens dit avoir rappelé à Emmanuel Macron que la Première ministre devait "se soumettre à un vote de confiance". Le chef de l'État n'a cependant "pas été en mesure de répondre si ce sera le cas", selon les confidences du chef de file des Insoumis à l'Assemblée nationale. 


Il a donc appelé à un changement de paradigme. Désormais, "l'initiative, le cœur battant  de la démocratie de ce pays, c'est le Parlement", a rappelé l'élu du Nord. "Nous sommes dans la situation exactement inverse de celle qu'il a connue lors de son précédent mandat quand l'exécutif avait tous les pouvoirs. Et où le Parlement était sa chambre d'enregistrement." 

LA SITUATION EST "COMPLEXE", CONFIE DARMANIN


"Très heureux" de son score aux élections législatives à Roubaix, dans un "contexte difficile", Gérald Darmanin reconnait que la situation politique est "complexe". "Les Français ont voulu nous dire quelque-chose, il faut qu'on les entende avec beaucoup d'humilité", a confié à notre micro le ministre de l'Intérieur. 


Il appelle les députés à travailler dans un "esprit de compromis et d'ouverture avec les forces politiques qui veulent travailler avec nous". Toutes les forces ? Pas à en croire Gérald Darmanin qui n'a évoqué que le "centre droit et le centre gauche". 

ARRIVÉE D'AURORE BERGÉ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE


Fraîchement élue présidente du parti Renaissance, Aurore Bergé a décrit une "grande émotion" après sa victoire. "C'est quelque-chose qui m'honore, une grande fierté et une grande responsabilité", a-t-elle confié à notre micro. 


Appelant à se mettre "au travail dès maintenant", la députée des Yvelines a décrit une "équipe soudée et rassemblée". "On est la première force politique dans notre pays et à l'Assemblée nationale et c'est notre responsabilité d'aller chercher du compromis, du consensus et dégager des majorités pour permettre que le quotidien des Français change". Avec quelles alliances dans l'hémicycle ? L'élue tend la main à "tous les républicains, de droite comme de gauche".

OLIVIER FAURE "ÉCŒURÉ" PAR LA DROITE


Le chef des Socialistes s'est insurgé contre les propos de Gérard Larcher. Dans un entretien au Parisien, le président LR du Sénat avait en effet estimé que le RN devait obtenir la tête de la commission des Finances à l'Assemblée. 


Une sortie qui "déshonneur" la droite, selon Olivier Faure. "En détruisant le front républicain", les partis de droite "ouvrent la porte à une victoire future du RN", a-t-il écrit sur Twitter, en se disant "proprement écœuré par tous ces gens de LR, LREM ou du MoDem, qui participent avec ardeur à la banalisation de l'extrême droite depuis quelques jours".

DÉCRYPTAGE 


La victoire d'Olivier Marleix à la tête des députés LR symbolise la victoire de la ligne Wauquiez-Ciotti dans le parti de droite. Julien Dive était au contraire soutenu par Xavier Bertrand.

"APPEL À CANDIDATURE"


Pour défendre les classes populaires, le nouveau député David Guiraud veut les faire entrer à l'Assemblée nationale. "Nous ne devons pas recruter que des attachés parlementaires issus des grandes écoles", a-t-il plaidé dans Libération. Élu à Roubaix, le député de la Nupes a profité de cette tribune pour lancer un "appel à candidature" aux personnes éloignées du monde politique. Pour rappel, chaque élu peut recruter environ trois attachés parlementaires en plus de ceux des groupes 

MARCANGELI À LA TÊTE D'HORIZONS 


Le maire d'Ajaccion, Laurent Marcangeli a été élu président des députés Horizons, selon l'AFP. L'élu de Corse-du-Sud prend la tête d'Horizons, le parti créé par Edouard Philippe qui compte 29 députés. 

FORMATION ÉCOLO


Depuis lundi, des scientifiques forment les députés fraîchement élus à l'Assemblée nationale sur les questions climatiques et environnementales. 35 spécialistes se sont mobilisés pour l'occasion.

AURORE BERGÉ ÉLUE À LA TÊTE DE RENAISSANCE


Aurore Bergé a été élue présidente du parti Renaissance (ex-LaRem) dès le premier tour d'un vote interne, selon nos informations. La députée des Yvelines a récolté 88 voix sur les 155 suffrages exprimés. Elle faisait face à trois autres candidats, Guillaume Vuilletet, Rémy Rebeyrotte et Stella Dupont. 


Elle succède à Christophe Castaner, qu'elle avait affronté pour ce poste en 2020.

INTERVIEW


Après les législatives, les Républicains vont-ils s'allier à Emmanuel Macron ? La réponse de Bruno Retailleau.

"NOUS DEVONS RASSEMBLER", DIT RIESTER


Pour faire face aux "défis considérables" et aux "menaces", Franck Riester veut "dépasser les clivages partisans au service de l'intérêt général". Le patron d'Agir, qui s'est entretenu avec Emmanuel Macron ce matin, lui a dit qu'il fallait "rassembler toutes les bonnes volontés pour permettre au gouvernement d'agir en lien avec l'Assemblée nationale et les Français." Tout cela sans pour autant "mettre ses convictions dans sa poche". 

UN GOUVERNEMENT D'UNION A BIEN ÉTÉ ÉVOQUÉ AVEC LE RN 


Contrairement à ce qu'a affirmé Sébastien Chenu ce matin, le président de la République aurait bien évoqué l'hypothèse de constituer un gouvernement d'union nationale avec Marine Le Pen.


Interrogée par l'AFP, la cheffe de file des députés RN a répondu que "oui", le sujet a été abordé. La veille pourtant, elle n'avait pas abordé la question à la sortie de son entretien à l'Élysée. 

PHOTO DE FAMILLE


Tout sourire, Marine Le Pen a posé avec les 88 autres députés du Rassemblement national avant de faire une entrée historique dans l'Assemblée nationale.

Marine Le Pen pose pour une photo de famille avec ses 88 députés devant l'Assemblée nationale, le 22 juin 2022
Marine Le Pen pose pour une photo de famille avec ses 88 députés devant l'Assemblée nationale, le 22 juin 2022 - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

PHOTO DE FAMILLE


Marine Le Pen et ses 88 autres députés se sont rassemblés sur le perron de l'Assemblée nationale pour une photo de famille, devant les nombreux photographes.

OLIVIER MARLEIX PRÉSIDENT DES DÉPUTÉS RÉPUBLICAINS 


Le vote est terminé. D'après nos informations, Olivier Marleix, député de l'Eure-et-Loir, a été élu nouveau président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a gagné face à Julien Dive, député de la 2e circonscription de l'Aisne, venu représenter la nouvelle génération du parti. Il a battu son adversaire par 40 voix contre 20.


Connu dans le parti pour ses positions très critiques vis-à-vis de la politique d'Emmanuel Macron, l'élection d'Olivier Marleix à la tête du groupe de députés fait l'effet d'un signal envoyé vers l'Élysée.

LA LIGNE DU RN EST "TRÈS CLAIRE"


Depuis l'Assemblée nationale, Marine Le Pen a affirmé qu'elle ne sera pas dans l'opposition systématique. La députée du Rassemblement national a précisé sa ligne "très claire" : "Tout ce qui va dans l'intérêt de la France et des Français, nous le voterons. Tout ce qui nous apparaît perfectible, nous l'amenderons. Et tout ce qui parait hostile ou néfaste, nous nous y opposerons."

UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE "N'EST PAS NÉCESSAIRE"


Julien Bayou a confié avoir rapidement "évacué" la question d'un éventuel gouvernement d'union nationale. Car pour le chef de file des Verts, il n'y a pas "de nécessité" à en former un. Membre de la Nupes, il souhaite en effet "re-parlementariser" le débat politique. "Ce n'est pas à l'Élysée qu'on doit faire la politique, mais dans l'hémicycle. Et sur chaque texte, on vote en fonction de l'intérêt pour le pays."


Par ailleurs, le député EELV de Paris a estimé que "la crise institutionnelle" actuelle était la preuve "qu'on est au bout de l'exercice de la Ve République en général et de sa pratique Jupitérienne". "Il faut tout remettre à plat et certainement pas continuer ainsi", a-t-il plaidé après sa rencontre à l'Élysée.

LES VERTS DÉPOSERONT UNE PROPOSITION DE LOI


Devant le perron de l'Élysée, le Secrétaire national d'EELV a affirmé que son groupe allait "prendre [ses] responsabilités" et déposer "une proposition de loi" en faveur du climat. "Ce sera pour nous un test de la volonté du gouvernement et du président de la République", a lancé Julien Bayou devant les caméras. Le texte s'appuiera sur la "vraie loi pour le climat", proposée en mars 2021 par les écolos après l'abandon des propositions de la Convention citoyenne pour le climat. "Si le gouvernement a à cœur d'agir, et bien il pourra la faire voter."

UN ÉCHANGE "FRANC" MAIS UN DOUTE SUR LA "PRISE DE CONSCIENCE"


Julien Bayou décrit un échange "franc" avec Emmanuel Macron. "J'ai dit au président de la République que s'il y avait blocage, on le tenait évidemment responsable", a indiqué le chef des Verts. "Du fait de l'abstention et de l'arrivée de députés d'extrême droite en nombre  à l'Assemblée nationale", facilitée par la stratégie de la majorité présidentielle de "mettre un signe égal entre les opposants républicains, humanistes et les adversaires de la République", a poursuivi le député parisien. 


Par ailleurs, le membre de la Nupes a dit ne pas savoir si "au-delà des mots" du chef de l'État, il y a une "vraie prise de conscience de la situation dans laquelle nous sommes". Et de prendre l'exemple sur la politique d'Emmanuel Macron en matière de protection de l'environnement. "Sur le climat, il y a eu beaucoup de discours, mais cinq ans d'inactions."

LE RN FAIT SA RENTRÉE


Le premier parti d'opposition arrive à l'Assemblée nationale. Les 89 députés du Rassemblement national se réunissent devant le palais Bourbon.

L'OPPOSITION DIT NON


Les discussions ne sont même pas terminées que les différents membres de l'opposition rejette déjà la piste d'un gouvernement d'union nationale. On revient sur les prises de position de chacun. 

UN BLOCAGE "POSITIF" ?


Dans un entretien accordé au Monde, François Ruffin estime que le blocage des institutions pourrait aussi être quelque-chose de "positif" qui pourrait permettre "la réorientation" de la politique d'Emmanuel Macron. Pour le député fraichement réélu dans la Somme, l'Assemblée nationale "cessera" ainsi d'être "une chambre d'enregistrement des désirs du président". "Il n'y aura plus de votes automatiques, pléthoriques", s'est réjoui le député de la Nupes. "On retrouvera la place pour le débat (...) C'est un point d'arrêt, et il faut tout faire pour le transformer en réorientation."

LE SORT DE BORNE DIVISE LA MACRONIE


La sortie de François Bayrou sur Franceinter rappelle que le camp de la majorité présidentielle continue d'être très divisé sur le sort de la Première ministre. On fait le point avec notre service politique. 

Borne maintenue : la Macronie diviséeSource : TF1 Info

EN ROUTE ... MAIS À VÉLO !


Actuellement reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée, le chef des Verts Julien Bayou s'y est rendu à vélo, comme le montre cette photo. 

BORNE PAS ASSEZ POLITIQUE POUR BAYROU


François Bayrou ne pense pas qu'Elisabeth Borne soit à sa place. S'il n'a pas directement mentionné la Première ministre, le chef du Modem a estimé sur Franceinter que "les temps exigent que le Premier ministre ou la Première ministre soit politique". "Qu'on n'ait pas le sentiment que ce soit la technique qui gouverne le pays, mais au contraire le sentiment profond qui s'exprime dans le peuple." Ce qui ne serait pas le cas de la cheffe du gouvernement, jugée trop "technocrate" par certains.

VÉRAN NE VEUT NI DU RN, NI DE LFI


Le "timing" n'empêche pas Olivier Véran "d'appeler, de parler" avec les députés de l'opposition. Pour se dire quoi ? "Quand j'appelle un député PS, je lui dis qu'il y a plus de convergence entre toi et nous qu'entre toi et Jean-Luc Mélenchon", a expliqué le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement. Pour le député d'Isère, le camp macroniste doit encore "être capable d'élargir" sa majorité "sur la gauche et sur la droite".  


Mais élargir jusqu'où ? "On ne se mettra pas en situation de dépendre des voix du RN ni de LFI", a immédiatement averti Olivier Véran, fermant la porte à tout accord avec ces oppositions.

"ON EST DANS LE TIMING" DIT VÉRAN

 

Pour Olivier Véran, le pays n'est pas "dans une crise" mais "dans une situation inédite". Pour le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, il n'y a en effet pas de blocage politique, mais "dans le timing". "Le groupe LR se réunit aujourd'hui, le PS s'est réuni hier soir. On ne va pas sauter sur les groupes politiques pour leur dire de venir chez nous", a-t-il argué. "On est pour l'instant dans le respect strict de l'agenda."

L'UNION NATIONALE EN QUESTION

LA PRÉSIDENCE DES RÉPUBLICAINS


Christian Jacob quittera dans les semaines à venir la présidence des Républicains. Mais qui pour le remplacer ? Sans évoquer sa possible propre candidature, Bruno Retailleau prévient, sur LCI, qu'il prendra ses "responsabilités". "Nous sommes affaiblis et nos faiblesses sont devenues de force. Je verrai dans la journée les uns et les autres pour s'entendre sur celui qui peut incarner notre mouvement. Mais on doit s'entendre sur un chemin : il nous faut une incarnation forte et répondre à cette question qu'attendent les Français, en quoi avons-nous changé ?", ajoute-t-il.

LA PAGE SARKOZY


La page est-elle tournée avec Nicolas Sarkozy chez les Républicains ? "Bien sûr que c'est tourné. Notamment chez nos militants. Le mot qui revient, c'est l'écœurement", assure Bruno Retailleau qui martèle, que l'ancien président "n'est plus un exemple politique (...) Je le concède avec un sentiment de tristesse."

LES FRANÇAIS ONT ENVOYÉ UN MESSAGE "EXTRÊMEMENT FORT"

 

Le résultat des élections législatives est un "message extrêmement fort et à bien des égards violent", envoyé par les Français, selon François Bayrou. Sur Franceinter, le maire de Pau a estimé que les électeurs voulaient désormais que "la manière de gouverner change en France". 


Un message entendu par le chef de l'État ? "Je suis persuadé que oui", a répondu le chef du Modem, parti membre de la majorité présidentielle. "Le sentiment que j'ai eu en parlant avec lui, c'est que oui. Et c'est nécessaire, on ne peut pas ignorer ce message."

LE PASS VACCINAL


Si un texte sur le pass vaccinal arrive à l'Assemblée nationale d'ici au 31 juillet, "on va l'examiner. Mais je ne suis pas sûr que ce texte vienne" en raison de la situation politique. "Ce n'est pas plus mal. Il y a beaucoup trop de lois (...) et dans les faits, je ne suis pas certain que le pass vaccinal a été le bon choix", appuie le sénateur.

LE RN PAS CONVIÉ DANS LE GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE 


S'il n'a pas révélé les coulisses de la discussion à l'Élysée, le porte-parole du Rassemblement national a affirmé sur SudRadio que l'idée d'un gouvernement d'union nationale n'avait pas été évoqué hier entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. De toute manière, pour Sébastien Chenu, cette piste ne tient pas la route. "Difficile de faire l'union nationale quand le souci du président est de déconstruire", a taclé le député réélu dans le Nord.

FAIRE DES CHÈQUES EN BOIS


Interrogé sur l'affaiblissement des Républicains au Palais Bourbon, Bruno Retailleau concède. "On a eu deux élections dont les campagnes ont été escamotées. La démocratie est en danger. Mais nous, aux LR, on n'encouragera pas le quoi qu'il en coûte. Cela va mettre la France à terre. Faire des chèques en bois, aujourd'hui, c'est faire les poches de nos enfants et nos petits-enfants." Et pourtant, "c'est ce qu'on est en train de faire", assure-t-il.

LES LR, "PAS MACRON-COMPATIBLES"


Un accord de coalition ? "Nous n'avons jamais été facteur de blocage, mais un accord de la sorte, cela ne sera pas possible. Nous ne sommes pas Macron compatibles", martèle le sénateur LR. "Et comment voulez vous passer un contrat, quand la confiance n'est pas là. Un jour, c'est M. Blanquer, héros de la laïcité, l'autre jour, c'est Pap N'Diaye, le wokisme", liste-t-il, appelant à "une opposition, ferme, raisonnable, déterminée" de son parti.

LARCHER VEUT "UN CHANGEMENT D'ATTITUDE"


Pour Gérard Larcher, Emmanuel Macron va devoir opérer "un changement profond d'attitude" au vu de "son bilan politique" et de la "défaite historique" de son camp. 


Dans un entretien au Parisien, le président LR du Sénat a rappelé la ligne de son parti, "clairement dans l'opposition", mais avec en "ligne de conduite l'intérêt de la France et des Français". Le Sénateur appelle donc au "dialogue dans l'intérêt de la France". 

BRUNO RETAILLEAU INVITÉ DE LCI


Le gouvernement d'Union nationale, envisagé par Emmanuel Macron selon Fabien Roussel (PCF), "ça n'est pas fait pour sauver un président qui a perdu une élection, tance Bruno Retailleau (LR) sur LCI. Est-ce que la crise politique est telle qu'on doit effacer le débat démocratique ? Nous ne sommes pas en temps de guerre. La nation n'est pas menacée." Pour le sénateur, le responsable du "chaos politique, c'est Emmanuel Macron. Il a escamoté les élections, il paye son changement de pied permanent."

CLÉMENT BEAUNE NE VEUT PAS D'ALLIANCE AVEC LE RN


Interrogé sur l'éventualité d'un gouvernement d'union nationale, Clément Beaune a rétorqué qu'à ses yeux, il était "clair" qu'il fallait "élargir" au-delà du seul groupe présidentiel. 


 Aux yeux du ministre, cette "Assemblée fragmentée" ne permet que "trois possibilités". La première est "le blocage", qui n'est pas une solution.  "On serait collectivement irresponsable de vivre dans un pays où le Parlement ne vote rien, d'où la nécessité d'un rassemblement." Un rassemblement qui peut se faire "de manière organisée, structurée, avec une forme d'accord de coalition". Ou alors "avec une Assemblée qui vote au cas par cas".  Ces deux pistes sont sur la table.  Par contre, le député a clairement écarté une "alliance, même de circonstance, avec le Rassemblement national". "Avec le Rassemblement national, il n'y a pas de socle d'idées communes."

"NOUS N'ALLONS PAS GOUVERNER AVEC LUI", PRÉVIENT BOMPARD


Son camp n'a pas encore rencontré Emmanuel Macron, qu'il écarte déjà la proposition. Sur Franceinfo, Manuel Bompard a refusé catégoriquement toute participation à un gouvernement d'union nationale. Le député a prévenu que si Emmanuel Macron décidait de mettre cette solution sur la table, les Insoumis "dirons clairement que ça ne peut pas être une perspective". "Nous avons combattu sa politique, nous allons la combattre encore, nous n'allons pas gouverner avec lui".


Une façon pour le parti de "respecter la parole des électrices et des électeurs" qui ont voté pour "une alternative à la politique d'Emmanuel Macron". "Si nous arrivions aujourd'hui en proposant de petits arrangements, nous ne respecterions pas la parole de ceux qui nous ont élus", a-t-il argué.

BORNE "RESTE SUR LE FIL"


Avec le refus de sa démission, la Première ministre "reste sur le fil", selon l'analyse de Patrick Kanner. Sur Public Sénat, le sénateur socialiste relève en effet que si le chef de l'État avait voulu montrer sa confiance, il aurait pu "accepter" la démission d'Elisabeth Borne et "la renommer". "Ce qui était quand même beaucoup plus gênant pour la suite."


L'élu du Parti socialiste, a par ailleurs invité Emmanuel Macron - qui "cherche à gagner du temps" - à venir "s'exprimer devant le Congrès".

LES LR "HOSTILES AU MARIAGE FORCE"


Le secrétaire général des Républicains a rappelé la stratégie du parti de droite. Refuser les "tripatouillages" mais ne pas "bloquer nos institutions". Sur France 2, Aurélien Pradié a asséné qu'il n'était "pas question de faire des mariages forcés, y compris dans cette situation". "Je n'ai pas à répondre à une espèce d'injonction selon laquelle puisque le président n'a pas de majorité, nous n'aurions pas d'autre choix que de nous rallier à lui", a-t-il lancé, avant de prévenir que le parti allait venir avec "une série de propositions très concrètes" dès la "semaine prochaine". 

BRUNO RETAILLEAU INVITÉ DE LCI


Ce mercredi, le président du groupe Les Républicains, Bruno Retailleau, est l'invité politique d'Elisabeth Martichoux. L'interview est à retrouver en direct sur le canal 26 et sur ce live à partir de 8 h30.

QUI POUR UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE ? 


Si la création d'un gouvernement d'union nationale est une piste parmi d'autres, on peut se demander quel parti pourrait y participer, tant chacun a fait campagne dans l'opposition. On fait le point.  

Gouvernement d'union nationale : qui pourrait y participer ?Source : TF1 Info

L'ÉLYSÉE TEMPORISE


Après que Fabien Roussel a révélé qu'Emmanuel Macron envisageait la création d'un gouvernement d'union nationale,  l'Élysée tente de calmer le jeu. Auprès de notre service politique, un conseiller exécutif affirme qu'il n'y a "aucune raison de s'emballer". "Ça fait partie des voies, mais il y en a d'autres. C'est une piste parmi d'autres."

SUITE DES ENTRETIENS À L'ÉLYSÉE


Emmanuel Macron continue de rencontrer les chefs des forces politiques présentes à l'Assemblée nationale. C'est aujourd'hui au tour du secrétaire national des Verts Julien Bayou, attendu à l'Élysée dès 9H. Ce sera ensuite au tour de Mathilde Panot et Adrien Quatennens pour La France insoumise puis d'Edouard Philippe pour Horizons. 

BONJOUR À TOUS


Bienvenue sur ce live du mercredi 22 juin. Retrouvez ici les dernières informations sur les tractations au plus haut sommet de l'État après le second tour des élections législatives.

Emmanuel Macron a voulu reprendre l'initiative mardi en consultant les responsables des partis pour trouver des "solutions constructives" afin d'empêcher un blocage politique au Parlement, évoquant un "gouvernement d'union nationale", selon le chef du PCF Fabien Roussel.

M. Macron, "m'a demandé si nos étions prêts à travailler dans un gouvernement d'union nationale" et si une telle initiative "était la solution pour sortir le pays de la crise", a ajouté M. Roussel, dernier des responsables après avoir été reçu mardi soir par le chef de l'État à l'Élysée.

"Il envisage, ou la constitution d'un gouvernement d'union nationale, s'il y avait les partis pour y participer", ou "d'aller chercher les soutiens au cas par cas", selon les "sujets", a précisé l'ex-candidat communiste à la présidentielle, qui écarte l'idée d'y participer.

Emmanuel Macron doit recevoir mercredi Julien Bayou (EELV) et les Insoumis Adrien Quatennens et Mathilde Panot qui a été réélu à la tête du groupe LFI.

Le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a déjà dit qu'il ne serait pas question d'une union nationale. Il s'en est pris à la Première ministre Elisabeth Borne, l'enjoignant à se soumettre à un vote de confiance des députés.


La rédaction de TF1info

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