Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN
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EN DIRECT - Législatives 2022 : Jean-Michel Blanquer agressé lors d'un tractage dans le Loiret

La rédaction de TF1info
Publié le 4 juin 2022 à 7h30, mis à jour le 4 juin 2022 à 21h14
JT Perso

Source : TF1 Info

Jean-Michel Blanquer a été agressé samedi par deux individus alors qu'il tractait à Montargis (Loiret).
L'ancien ministre de l'Éducation nationale a été invectivé et a reçu de la mousse à raser.
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CRITIQUES


Deux candidates LFI aux législatives à Paris, Danièle Obono et Danielle Simonnet, ont été vilipendées par leurs concurrents et la Licra samedi pour s'être affichées avec Jeremy Corbyn, ex-patron du parti travailliste britannique exclu de son groupe parlementaire pour laxisme face à l'antisémitisme.


Jeremy Corbyn a tweeté une photo de campagne à Paris où il est venu soutenir la députée sortante Danièle Obono (17e circonscription) et la conseillère de Paris Danielle Simonnet (15e circonscription), en lice avec l'alliance à gauche Nupes.

"NOUS ACCEPTONS TOUS LE FAIT QUE C'EST LA MAJORITÉ QUI DÉCIDE"


"Formellement, c'est vrai, c'est pas marqué dans la Constitution, il faut nommer M. Mélenchon". Répondant à l'interview du président de la République à la presse quotidienne régionale, Jean-Luc Mélenchon a critiqué ses propos concernant sa possible nomination en tant que Premier ministre en cas de victoire de la Nupes aux législatives.


 Le leader de la France insoumise a rappelé que le programme de l'alliance de la gauche était notamment basé sur le fait qu'en cas de majorité de députés Nupes, il deviendrait le chef de cette majorité. "Si le peuple français donne une majorité de députés, même si ça fait pas plaisir, on prend le chef de la coalition majoritaire", a rappelé Jean-Luc Mélenchon, expliquant plus largement le fonctionnement du système démocratique français. "Il faudrait pas croire que la Constitution prévoit le droit au caprice". 

MÉLENCHON PREND LA PAROLE À VILLEURBANNE


Après avoir rencontré dans la matinée le maire de Lyon, l'écologiste Grégory Doucet, Jean-Luc Mélenchon poursuit la campagne des législatives de la Nupes en prenant la parole à Villeurbanne. L'occasion pour lui de saluer "le plus grand effort" fait par les alliés de la France insoumise, "les socialistes, les écologistes et bien évidemment, les communistes". Une introduction avant d'invectiver le bilan et le programme d'Emmanuel Macron, "de la flûte", selon lui.


"On est même plus capable d'organiser un match de foot", a regretté Jean-Luc Mélenchon, passant en revue l'état des différents services publics, commençant par l'hôpital, parlant des enseignants avant d'évoquer les policiers ou encore la réforme de la diplomatie française.

NOUVELLE POLÉMIQUE DANS LA 15E CIRCONSCRIPTION DE PARIS


Dans le 20e arrondissement, la gauche se fait toujours la guerre. Dans le cadre de la campagne des législatives, Danielle Simonnet, candidate Nupes dans la circonscription, a accueilli sa collègue, Danièle Obono et le député britannique Jeremy Corbyn. Cet élu Labour a dirigé un temps le parti mais en a été écarté pour ne pas avoir assez lutté contre l'antisémitisme au sein de l'organisation travailliste. 


Une situation que n'a pas manqué de relever la candidate de gauche opposée à Danielle Simonnet et investie par le Parti socialiste, Lamia El Aaraje. "Les masques tombent : inviter et afficher le soutien de Jeremy Corbyn écarté du Labour Party et du groupe pour complaisance avec l’antisémitisme en Angleterre", accuse la candidate dans un tweet, ajoutant "La gauche ne peut pas accepter cela !"

BLANQUER AGRESSÉ 


En campagne électorale à Montargis (Loiret), Jean-Michel Blanquer a été pris pour cible par deux individus, visé avec de la mousse à raser et insulté. L'ancien ministre de l'Éducation nationale, qui a appelé "au calme" et au "respect", a reçu le soutien d'Elisabeth Borne. "Le débat, la confrontation des idées sont toujours des richesses. La violence physique ou symbolique n’a pas sa place dans notre démocratie", a dénoncé la Première ministre.


Selon France Bleu, deux personnes ont été placées en garde à vue.

"REFONDATION" : LE CESE SE POSITIONNE


Après l'annonce d'Emmanuel Macron visant à lancer un Conseil national de la refondation, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) rappelle que cette initiative correspond précisément à ses missions. 


"Le Cese, chambre de la société agissante, est le lieu adéquat pour faire vivre cette nouvelle pratique", estime dans un communiqué Thierry Beaudet, le président de cette institution. "Le Cese est prêt à prendre toute sa part dans une refondation qu'il appelle de ses vœux depuis longtemps."

LR, LA SEULE OPPOSITION CRÉDIBLE POUR V. PÉCRESSE


Dans une tribune publiée dans le Figaro, la candidate des Républicains à la présidentielle Valérie Pécresse sort du silence. Plutôt discrète depuis son échec cuisant au précédent scrutin, la toujours présidente de la région Ile-de-France a appelé les électeurs à élire des députés de sa famille politique. 


Face au "péril brun" et le "péril rouge", Valérie Pécresse a appelé les Français à "repousser les extrêmes". "À l’Assemblée nationale, la véritable opposition sera celle qui ne cède pas à l’ivresse de la démagogie", affirme-t-elle encore, soulignant que cette opposition ne pouvait qu'être "celle de la droite et du centre rassemblés". 


Valérie Pécresse a donc appelé à la mobilisation et a demandé à ce qu'il n'y ait pas de "vote utile", comme au premier tour de la présidentielle selon elle, souhaitant donc que les électeurs reprennent "leur liberté".


Elle a par ailleurs critiqué le nouveau gouvernement, "dirigé par une première ministre ancrée à gauche", qui a reconduit "un ministre de la Justice qui a échoué" et dont la fibre républicaine du ministre de l'Éducation nationale serait "sujette à caution".

UNE TRIBUNE POUR LA CONDITION ANIMALE


Dans une tribune publiée par Le Parisien, plusieurs artistes, dont Chantal Goya, Jean-Marie Bigard, Laurent Baffie ou Raphaël Mezrahi demandent à Elisabeth Borne de mettre sur pied un secrétariat d'État à la Condition animale. 


Selon les signataires, ce serait "un message fort au niveau politique, même s'il ne fera pas changer les choses d'un coup de baguette magique". La tribune estime que, malgré la "moralisation" du traitement des animaux en France, les actions dans ce domaine nécessitent davantage de cohésion. 

LES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER AUX URNES


Les électeurs de Polynésie et les Français résidant à l'étranger sont attendus aux urnes ce week-end pour le premier tour des législatives, samedi pour le continent américain et les Caraïbes, et dimanche pour le reste du monde. Ils avaient déjà pu voter en ligne auparavant. 


Les résultats des 11 circonscriptions des Français de l'étranger devraient être connus dans la nuit de dimanche à lundi. En France métropolitaine, les premier et second tours auront lieu les 12 et 19 juin.

UN EXÉCUTIF EN CAMPAGNE 


La Première ministre Elisabeth Borne, qui joue son poste dans ces élections législatives, fait campagne dans sa circonscription à Vire, dans le Calvados ce matin. Elle est allée à la rencontre des commerçants aux côtés de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. 

E. Philippe et E. Borne en campagne à Vire, en NormandieSource : TF1 Info
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CORBIÈRE FUSTIGE "UN CONSEIL NATIONAL DE LA MANIPULATION"


Le député LFI Alexis Corbière dénonce, sur France Info, la proposition d'Emmanuel Macron visant à lancer un Conseil national de la refondation. Pour le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon, c'est surtout "un Conseil national de la manipulation". "Qui peut croire à sa combine qui consiste à faire la réforme des retraites à 64 ou 65 ans alors que tous les syndicats sont contre ?", lance-t-il. 


"Cette réforme, tout le monde est contre. Emmanuel Macron est autoritaire, il ne veut écouter personne", estime Corbière. 

MARINE LE PEN VISÉE PAR DES JETS D'ŒUFS


En campagne vendredi dans le Nord, Marine Le Pen a été accueillie par des jets d'œufs. Eric Zemmour a exprimé toute sa sympathie à la candidate d'extrême droite, qualifiant l'acte d'"honteux". Gilbert Collard a lui déclaré que l'image était "insupportable, intolérable". 


Du côté du camp présidentiel, le soutien d'Emmanuel Macron, Karl Olive, a également réagi, assurant qu'il "condamne fermement l'abruti qui a jeté un œuf". "C'est inadmissible. La démocratie n'en sort pas grandie", a-t-il affirmé.

DÉBUT DU LIVE


Bonjour à tous ! Bienvenue dans ce direct du samedi 4  juin consacré aux élections législatives des 12 et 19 juin prochains.

L'interview va-t-elle raviver le débat ? Emmanuel Macron a accordé un entretien à la presse quotidienne régionale vendredi, alors que la campagne des législatives entre dans sa dernière ligne droite et que l'abstention promet d'atteindre des niveaux records au premier tour. Outre des annonces, sur la réforme des retraites ou encore sa "nouvelle méthode", il y décoche quelques flèches à ses opposants, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en tête, chez lesquels il décèle "un projet de désordre et de soumission".

"Je souhaite que, dans la continuité de l’élection présidentielle, les Français fassent le choix de la solidité : d’une majorité stable et sérieuse pour les protéger face aux crises et pour agir pour l’avenir", déclare par ailleurs le chef de l'Etat.

Marine Le Pen, dont le déplacement à Saint-Amand-les-Eaux a été perturbé par un jet d'œuf vendredi, a rapidement répliqué, accusant Emmanuel Macron de "faire la politique de l'autruche" et fustigeant notamment son "laxisme" face aux "émeutes du Stade de France". 

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il ne devrait pas manquer de répondre au chef de l'Etat samedi depuis Villeurbanne, où il se rend pour soutenir son gendre Gabriel Amard.


La rédaction de TF1info

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