Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN
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EN DIRECT - Législatives 2022 : un peu plus d'un Français sur trois suit régulièrement la campagne

La rédaction de TF1info
Publié le 3 juin 2022 à 7h30
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Source : TF1 Info

A 9 jours du premier tour, la campagne des législatives bat son plein.
Selon un sondage publié vendredi, seuls 38% des Français disent suivre régulièrement la campagne.
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Elisabeth Borne s'est rendue jeudi après-midi dans trois circonscriptions de l'Essonne pour y soutenir des candidats aux législatives, promettant des "réponses immédiates aux préoccupations des Français" s'ils apportaient une majorité à l'Assemblée à Emmanuel Macron.

"On voit qu’il y a des projets très différents à l’extrême droite et à l’extrême gauche, des projets de division, des projets avec des fausses promesses, des projets d’isolement de notre pays", a souligné la Première ministre, répondant à la presse à Draveil (Essonne).

Plus insolite, c'est à Michel Sardou que Jean-Luc Mélenchon a tenu à répondre ce vendredi. "S'il gagne, je me tire", avait déclaré le chanteur à Paris Match, goûtant peu les "excès" de l'Insoumis qui espère forcer Emmanuel Macron à le nommer Premier ministre. 

BLANQUER AGRESSÉ 


En campagne électorale à Montargis (Loiret), Jean-Michel Blanquer a été pris pour cible par deux individus, visé avec de la mousse à raser et insulté. L'ancien ministre de l'Éducation nationale, qui a appelé "au calme" et au "respect", a reçu le soutien d'Elisabeth Borne. "Le débat, la confrontation des idées sont toujours des richesses. La violence physique ou symbolique n’a pas sa place dans notre démocratie", a dénoncé la Première ministre.


Selon France Bleu, deux personnes ont été placées en garde à vue.

PÉCRESSE CONTRE LA MAJORITÉ 


L'ancienne candidate de droite à l'Elysée Valérie Pécresse appelle les électeurs de son camp ayant voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle à "reprendre leur liberté" et à voter aux législatives pour Les Républicains, la seule opposition "crédible" à ses yeux.


"J'invite tous les électeurs de la droite et du centre à se remobiliser. J’invite notamment celles et ceux qui, dès le premier tour de l’élection présidentielle, ont cru nécessaire de voter +utile+ - c’est-à-dire Macron - pour ne pas risquer un duel Le Pen-Mélenchon, à ne pas tomber dans le même piège et à reprendre leur liberté", affirme l'ancienne prétendante, éliminée dès le premier tour avec 4,78% des voix, dans une tribune publiée sur le site du Figaro.

NUPES, L'ENGOUEMENT ?


Alors que les sondages laissent présager une abstention record, on fait le point avec le politologue Bruno Cautrès sur la possible remobilisation de certains électeurs.

LE PROGRAMME DE LA NUPES EN FAVEUR DE LA JEUNESSE


La Nupes a présenté ce vendredi son plan d'urgence pour la jeunesse. L'alliance de gauche veut notamment supprimer Parcoursup, créer 175.000 emplois à terme pour passer à 19 élèves par classe, augmenter le nombre de classes et de lycées professionnels et agricoles publics, créer des centres polytechniques professionnels et revaloriser les enseignants, pour un montant total d'environ 19,25 milliards d’euros. 


Elle prévoit aussi la gratuité de l’enseignement supérieur public, le recrutement de 30.000 personnels, la construction de 15.000 logements universitaires et la création de services de santé universitaire, pour un coût de 3,5 milliards d’euros. 


L'alliance de la gauche propose également une garantie d'autonomie pour les 18 à 25 ans et dès 16 ans pour les jeunes de l'enseignement professionnel, "au niveau du seuil de pauvreté, soit 1.063 euros" et "automatisée pour éviter les non recours". Le plan prévoit aussi la création de 300.000 emplois jeunes, d'une durée de 5 ans, pour 4,4 milliards d'euros.


La Nupes entend financer tout cela en réformant les droits de succession, les impôts sur le revenu, sur les sociétés et les impôts de production.

UN CANDIDAT APPELLE LES ELECTEURS A NE PAS VOTER POUR LUI


Dans la 2e circonscription de la Meuse, Jean-Luc Duret n'a pas réussi à retirer à temps sa candidature aux élections législatives. Alors pour ne pas diviser les voix et pénaliser la candidate investie par la majorité présidentielle, il appelle les électeurs à ne pas voter pour lui le 12 juin prochain.

LEGISLATIVES : SEULS 38% DES FRANCAIS SUIVENT LA CAMPAGNE


Seulement 38% des Français disent suivre régulièrement la campagne des élections législatives qui se tiendront les 12 et 19 juin, selon un sondage BVA publié vendredi et réalisé pour Orange et RTL. Parmi eux, 12% disent la suivre "beaucoup" et 26% "assez".


Au contraire, un total de 61% des sondés disent ne "pas du tout" (27%) ou "un peu" (34%) suivre l'actualité du futur scrutin. "La campagne imprime peu, malgré les enjeux importants que représentent ces élections", constate l'institut de sondage dans son étude. 


Près de deux tiers des sondés (64%) souhaitent qu'Emmanuel Macron "ne dispose pas de la majorité et qu'il y ait une cohabitation". Un chiffre qui atteint 76% parmi les 25-34 ans.

LE POUVOIR D'ACHAT, POINT DE DISCORDE AVEC E. ZEMMOUR SELON M. LE PEN


Pour justifier le refus du RN de s'allier avec Reconquête! en vue des législatives,  "il y a des sujets sur lesquels on peut éventuellement avoir des convergences, d'autres sur lesquels on en a pas du tout", a affirmé Marine Le Pen sur CNews. La députée RN a estimé qu'Eric Zemmour avait "rejeté d'un revers de la main la défense du pouvoir d'achat des Français". 


"Il est, comme Emmanuel Macron, pour un rétrécissement majeur de notre protection sociale, je suis en opposition avec lui", a-t-elle poursuivi.

POUR J. BARDELLA, LE RN PEUT "ARRIVER EN TÊTE AU PREMIER TOUR"


Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a estimé possible vendredi que son parti "arrive en tête du premier tour" des élections législatives et "empêche Emmanuel Macron d'avoir une majorité absolue" à l'Assemblée nationale, à l'inverse de ce qu'anticipent les sondages.


Selon le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour LCI publié mardi, le RN obtiendrait de 20 à 50 sièges à l'issue du second tour, contre 275 à 310 sièges pour Ensemble!, la confédération de partis de la majorité présidentielle, et 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), associant LFI, EELV, le PCF et le PS.


"Je pense que nous sommes aujourd'hui en capacité d'arriver en tête du 1er tour des élections législatives et peut-être d'empêcher Emmanuel Macron d'avoir une majorité absolue", a toutefois estimé Jordan Bardella vendredi sur BFMTV et RMC. "Nos électeurs rentrent généralement assez tardivement dans l'élection", a-t-il  justifié pour expliquer le décalage entre son pronostic et les sondages actuels. Quant à la Nupes, elle relève de "scénario médiatique" selon lui.

MELENCHON JUGE LES "ECOLES DU FUTUR" "ABOMINABLES"


Invité à commenter les "écoles du futur" souhaitées par Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon les a jugées, ce matin sur franceinfo, "abominables". "C'est abominable : cela veut dire morceler le système scolaire français en établissements autonomes et concurrents (...) Cela ne s'appelle pas faire confiance au terrain, cela s'appelle démembrer l'Education nationale", a fustigé l'Insoumis.


Il a assuré que s'il était désigné Premier ministre il mettrait en place le "quoi qu'il en coûte" dans l'éducation. "Nous rétablirons l'homogénéité de l'enseignement dans tout le pays, les diplômes auront la même valeur, nous supprimerons Parcoursup, les horaires aléatoires prévus dans le collège, nous recruterons les enseignants autant qu'il en faut jusqu'à ce que tout le monde soit bien encadré et bien éduqué", a-t-il expliqué.


Selon la tête de file de la Nupes, le programme d'Ensemble ! pour les élections législatives est un "clafoutis de phrases creuses, du genre 'il faut mieux considérer les enseignants, nous devons penser à l'hôpital'". Il estime également que dans le programme de la majorité il y a "des mesures extrêmement rudes pour le peuple telles que la retraite à 65 ans, le travail forcé avec le RSA, etc." 

STANISLAS GUERINI APPORTE "RESPECT ET SOUTIEN" AUX FORCES DE L'ORDRE


"Nous avons un ministre de l'Intérieur qui est compétent et courageux, il ne tient pas de discours à géométrie variable. Il a soutenu les forces de l'ordre. Oui, il y a des choses à revoir sur le dispositif de maintien de l'ordre, il l'a dit lui-même. Mais il ne faut pas être ambigu. Les Français soutiennent leurs forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur aussi. Moi aussi, je suis leur ministre, puisque ce sont des agents de la fonction publique. Je veux leur dire mon respect et mon soutien", a affirmé sur LCI Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique, suite aux débordements survenu samedi au Stade de France.

UNE CAMPAGNE SANS SOUFFLE ?


"Je crois que les Français sont un peu fatigués des débats parfois hystérisés. Sur le terrain, ils ne parlent pas forcément de ce que l'on voit sur les plateaux de télévision mais de leur quotidien et à leur difficulté à boucler les fins de mois", a affirmé sur LCI Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique. 


"Je ne suis pas sûr qu'ils aient la tête aux débats hystérisés, aux débats, aux punchlines. Ils veulent qu'un gouvernement puisse régler leurs problèmes, c'est vraiment ça leur préoccupation. L'élan que nous leur devons, c'est l'action", a-t-il poursuivi, indiquant qu'il fera campagne pour sa propre candidature dans la 3e circonscription de Paris et d'autres candidats macronistes.  

STANISLAS GUERINI ASSUME LA RÉFORME DE L'ENA


Un appel à la grève a été lancé le 9 juin par les élèves de l'ENA, critiquant une liste réduite de postes dans les grands corps de l'État. "Je suis avec beaucoup d'attention, je me suis entretenu hier avec la directrice de l'Institut National du Service public", le nouveau nom de l'ENA, a indiqué sur LCI Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique.


"Ce n'est pas facile pour eux, mais je veux dire les choses très clairement : nous assumons cette réforme", a-t-il ajouté. "Il faut qu'on puisse avoir de hauts fonctionnaires sur le terrain. Les postes proposés, plus nombreux que le nombre d'élèves dans la promotion, leur permettront d'entrer dans la haute fonction publique en travaillant sur les territoires à des politiques concrètes." Des moments de rencontre sont prévus, mais "nous sommes en train de construire une haute fonction qui sera projetée sur le terrain rapidement", a-t-il ajouté.

LA RÉFORME DES RETRAITES SERA MAINTENUE, ASSURE S. GUERINI


Dans Paris Match, Michel Sardou a affirmé au sujet d'Emmanuel Macron : "ce qu'il dit, il ne le fait pas", "sur les retraites par exemple, on ne sait plus ce qu'il veut faire". La réforme est-elle reportée ? "Non", a répondu sur LCI Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique. 


"Ce que nous avons promis pendant l'élection présidentielle de 2017, nous l'avons fait beaucoup plus qu'aucune autre majorité dans le quinquennat précédent. Notre majorité tient ses engagements. Ce qu'Emmanuel Macron a dit dans l'élection 2022, nous allons le faire, notamment évidemment pour la réforme des retraites", a-t-il poursuivi. 


"On s'est parfois précipité à l'Assemblée Nationale pour voter des choses qui devenaient effectives trois ou quatre ans plus tard. Nous avons décidé de changer de méthode : une place à la concertation sociale et du dialogue plus importante que ce qu'on a pu faire par le passé. Je pense qu'il est important de créer du consensus, ce n'est pas mettre une réforme sous le tapis", a ajouté délégué général de LaREM. 

COMBIEN DE FONCTIONNAIRES ONT-ILS DÉJÀ ÉTÉ AIDÉS ?


Combien de fonctionnaires ont bénéficié sous le dernier quinquennat de mesures catégorielles ? "Il y a 5,7 millions de fonctionnaires. Tous les agents de la fonction publique ont bénéficié d'une augmentation de salaires, à peu près 1 ou 1,5 point par an hors du point d'indice", a détaillé sur LCI Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique et délégué général de LaREM. 


"Des mesures spécifiques ont été prises pour les fonctionnaires de catégorie C, ceux qui gagnent le moins, qui représentent 45% des fonctionnaires", a-t-il poursuivi. "Et puis, il y a eu des mesures catégorielles pour ceux très défavorisés dans le système : je pense aux soignants, avec le Ségur de la Santé, quasiment 200 euros de plus par mois pour les agents de la fonction hospitalière. Et les professeurs aussi, qui sont 1,2 million d'agents : on a commencé la revalorisation des enseignants, et nous prenons l'engagement d'aller plus loin."

LE DÉGEL DU POINT D'INDICE DES FONCTIONNAIRES APRÈS LES ÉLECTIONS


"Je serai aux côtés des agents qui ont permis au pays de tenir pendant la crise. Je suis admiratif du travail qui est fait, et confiant qu'on puisse aussi les aider", a avancé sur LCI Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique et délégué général de LaREM. Il a indiqué travailler sur le projet de loi sur le pouvoir d'achat, "un premier acte de confiance et de soutien", a-t-il promis. 


Le dégel du point d'indice pour les fonctionnaires sera tenu, a-t-il ajouté, précisant avoir rencontré les neuf organisations syndicales de la fonction publique. "Je le construis avec eux", a indiqué le ministre : "je veux m'engager pour que cela se voit sur la fiche de paie, je veux que ce soit le plus significatif possible", a-t-il poursuivi sans avancer de chiffre précis. Pour l'heure, il poursuit le "dialogue" avec les syndicats. L'objectif est de présenter ce texte "au lendemain des élections législatives, peut-être au Conseil des ministres fin juin". 


N'est-ce pas trop tard ? Le texte sera voté cet été si la macronie obtient la majorité, a appuyé le ministre, se rangeant aussi derrière la période de réserve pour ne pas préciser pour l'heure le niveau de dégel. "Nous devons être au rendez-vous de l'urgence et du pouvoir d'achat", a-t-il seulement lancé.

STADE DE FRANCE : S. CHENU POINTE "DES BANDES DE RACAILLES"


"Le gouvernement préfère se brouiller avec les Britanniques, plutôt que de reconnaitre les difficultés que nous traversons de façon spécifique, qui sont celles de bandes de racailles hors de contrôle, qui n’ont rien à faire en France", a réagi sur Public Sénat le porte-parole du RN Sébastien Chenu, suite aux débordements survenus samedi dernier au Stade de France. Il accuse Gérald Darmanin de "déni" et de "mensonge", avec "la volonté de dissimuler" la nationalité des personnes interpellées.

DE NOUVELLES TÊTES AU GOUVERNEMENT APRÈS LES ÉLECTIONS ?


"Je n’ai pas le don d’ubiquité, l’équipe gouvernementale sera complétée après les élections législatives", a expliqué sur France 2 Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique. "Ce ministère a une cohérence", a-t-elle affirmé, bien qu'il recoupe les transports, le logement, la biodiversité, les transports, la ville : "mon rôle, c'est de  m'assurer que dans chaque territoire les inégalités du territoire sont résorbées (...) en respectant l'environnement, l'écologie". 

STANISLAS GUERINI INVITÉ DE LCI


Le ministre de la Transformation et de la fonction publique est l'invité d'Elizabeth Martichoux à 8h30

COHABITATION ? 


Quels sont les différents scénarios possibles si le parti d'Emmanuel Macron n'obtient pas la majorité des sièges à l'Assemblée nationale ? Le président pourra-t-il quand même appliquer son programme ? 

DÉBUT DU LIVE


Bonjour à tous ! Bienvenue dans ce direct du vendredi 3 juin consacré aux élections législatives des 12 et 19 juin prochains. 

"Je veux vous convaincre de rester en France quand nous aurons gagné. Beaucoup de Français vous aiment et le pays a besoin de votre affection aussi". Jean-Luc Mélenchon avait d'ailleurs démarré sa campagne présidentielle par le slogan "Nous sommes pour", rappelant la célèbre chanson "Je suis pour" de Michel Sardou.


La rédaction de TF1info

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