Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN
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EN DIRECT - Législatives 2022 : en cas de défaite, les membres du gouvernement candidats devront démissionner

La rédaction de TF1info
Publié le 22 mai 2022 à 7h45, mis à jour le 23 mai 2022 à 7h31
JT Perso

Une bonne quinzaine de ministres est actuellement engagée dans la campagne des législatives, à commencer par Elisabeth Borne. Ils ont la pression : la règle veut que s'ils venaient à perdre le scrutin, ils devront démissionner.
Suivez dans ce live toute l'actualité du 22 mai sur les élections législatives 2022 et les premiers pas du nouveau gouvernement d'Elisabeth Borne.

Ce direct est désormais terminé. Retrouvez ici les dernières infos sur les élections législatives et le nouveau gouvernement d'Élisabeth Borne. 

PREMIER CONSEIL DES MINISTRES


Emmanuel Macron et Élisabeth Borne réunissent ce lundi matin l'ensemble du gouvernement à l'Élysée. Il s'agit du premier Conseil des ministres du nouvel exécutif.

DAMIEN ABAD


Fraichement nommé ministre des Solidarités au sein du gouvernement d'Élisabeth Borne, Damien Abad est déjà dans la tourmente. Deux femmes l'accusent aujourd'hui de viols et d'agressions sexuelles. Des faits qu'il nie catégoriquement.

Politique
Damien Abad, un ministre en accusation

Damien Abad, un ministre en accusation

LES MINISTRES-CANDIDATS ONT LA PRESSION


Gare à la défaite. En cas de revers aux législatives, les 12 et 19 juin prochains, les ministres du tout nouveau gouvernement qui candidatent dans une circonscription, devront démissionner, révèle Le Figaro ce dimanche, une information confirmée à LCI


Sur les 28 membres de l'équipe de Macron II, quinze ministres battent campagne, parmi lesquels Elisabeth Borne. La Première ministre est candidate pour la première fois, elle vise la 6e circonscription du Calvados.

C'est aussi une première pour le ministre délégué chargé de l'Europe Clément Beaune, candidat Renaissance dans la 7e circonscription de Paris. 

CONSULTATIONS


La nouvelle Première ministre Élisabeth Borne consulte tous azimuts mercredi, dont certains de ses prédécesseurs à Matignon comme Edouard Philippe, en poursuivant la constitution du gouvernement, a annoncé son entourage à l'AFP.


Élisabeth Borne, qui a déjeuné trois heures durant puis dîné avec Emmanuel Macron mardi, "poursuit le travail d'élaboration de l'équipe gouvernementale", a fait savoir son entourage, sans dévoiler de date d'annonce.

"ME TOO POLITIQUE"


Sur le cas de Damien Abad, nommé au gouvernement en dépit d'un signalement à LaREM pour des faits présumés de viols, Jean-Luc Mélenchon a regretté que personne n'en ait "tiré aucune conclusion". S'il admet que le sujet est "dur" à traiter, il a souligné que si ce signalement avait eu lieu à LFI, "il y aurait eu une intervention". 


L'Insoumis a toutefois confié que ce type de décisions étaient "extrêmement compliquées et cruelles", mais qu'elles répondaient au "choix" du parti. "J'ai accepté les règles du jeu, et je m'y tiendrai scrupuleusement : nous croyons d'abord la parole des femmes. J'admets que c'est arbitraire, mais il faut faire un choix."

ÉGALITÉ SALARIALE


Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour une augmentation du SMIC de 15%, pour le placer à "1500 euros par mois" avec un écart de salaire limité à "plus de 1 à 20 au sein d'une même entreprise". En plus, le "candidat Premier ministre" demande qu'on "applique" réellement l'égalité salariale entre les hommes et les femmes. Et ce, notamment en "donnant aux syndicats un droit de saisine de l'inspection du travail" quand cette égalité salariale "n'est pas appliquée" dans l'entreprise. 

SALAIRES ET INFLATION


Pourquoi la Nupes ne propose-t-elle pas d'indexer les salaires sur l'inflation ? Car elle préfère une "méthode plus douce", pour reprendre l'expression de Jean-Luc Mélenchon, qui consiste à "contenir les foyers d'inflation".


"Moi, ce que je veux faire, c'est casser le mécanisme d'augmentation générale des prix par des mesures qui le bloquent", a-t-il précisé, estimant qu'indexer les salaires sur les prix est une mesure d'une grande "ampleur".

POSITION DE JEAN-LUC MÉLENCHON SUR LA RÉFORME DES RETRAITES


Pour Jean-Luc Mélenchon, la réforme des retraites voulues par Emmanuel Macron va "plonger des dizaines de milliers" de personnes "dans le chômage". 

QUELLE CONSIGNE DE VOTE POUR LES LÉGISLATIVES ? 


Interrogé sur la stratégie qu'appliquera la Nupes dans les circonscriptions où elle arrive en troisième positon derrière le Rassemblement national et Renaissance (le parti d'Emmanuel Macron), Jean-Luc Mélenchon a dit de pas pouvoir y répondre "tout seul". "On en n'a pas parlé", a-t-il confié, tout en indiquant que lui, à titre personnel, "votera contre l'extrême droite". 

POUTINE EST "RESPONSABLE DE CRIME DE GUERRE"


Pour Jean-Luc Mélenchon, les choses sont claires : Vladimir Poutine est "responsable de crime de guerre". "Ce qu'il a fait est gravissime", a-t-il lancé, estimant que la Russie ne pourra pas revenir à la table des discussions internationales "tant que Mr. Poutine sera là". 


"Il a passé la frontière, tout cassé autour de lui, persécuté des civils", a-t-il listé. Avant de demander ce que "nous avons fait". "On a fait des choses, mais militairement, nous avons été mis au pied du mur", a regretté l'Insoumis. L'occasion pour lui de proposer de "rediscuter de l'ensemble de nos outils de défense", et notamment avec un débat sur "l'efficacité réelle de la dissuasion nucléaire" qui ne "fonctionne plus". "Je propose de passer dans l'espace une partie de notre système de dissuasion."

POSITION DE JEAN-LUC MÉLENCHON SUR PAP NDIAYE 

PROPOSITION SUR LES RETRAITES


Jean-Luc Mélenchon a rappelé que la Nupes proposait "la retraite à 60 ans à taux plein avec 40 annuités", et "pas de retraite pleine inférieure au Smic". "Puisqu'on estime que le salaire minimum, c'est le Smic, alors la retraite minimum devrait être le Smic", a-t-il argué devant le Grand jury. 


Et pour ceux qui n'auraient pas les 40 annuités ?  S'appliquera alors "la proportionnalité, répond l'Insoumis". Tout en précisant qu'il faudra tout de même un "minimum vieillesse". Il faut porter "toutes les retraites à 1100 euros par mois", selon lui. 

"JE M'EN FOUS"


Interrogé sur les propos d'Elisabeth Borne, qui a accusé Jean-Luc Mélenchon de diffuser des "outrances qui l'intéressent assez peu", le principal intéressé à dit "s'en foutre". Lui a préféré évoquer le "coup d'audace" de la Nupes. "Nous renversons l'étape présidentialiste" en mettant "au premier plan l'intervention du Parlement", s'est ainsi réjoui celui qui veut abolir la Ve République. 

"MONSIEUR NDIAYE N'EST PAS UN INSOUMIS"


S'il a "salué l'intellectuel" et "l'homme engagé", Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'il n'aurait pas pu nommer Pap Ndiaye dans son gouvernement. Tout simplement, car il est "de droite". "Parce qu'il est dans un gouvernement de droite", a lancé le chef de LFI sur le plateau du Grand jury. 


Selon l'Insoumis, le nouveau ministre de l'Éducation nationale sera ainsi obligé de se plier à la direction donnée par le gouvernement sur la question. "Il ne fera rien d'autre" pense-t-il, prédisant que la volonté du gouvernement "est de transformer l'école en marché du savoir avec des établissements en compétition et des diplômes locaux". 

"RESTEZ CALME"


Interrogé au Grand jury sur le sondage diffusé samedi par le Parisien à propos des législatives, dans lequel deux tiers des sondés désapprouvent la stratégie "trop personnalisée" de LFI, Jean-Luc Mélenchon a répondu qu'il ne pouvait pas "développer quelque idée que ce soit de la Nupes" pour la "simple et bonne raison qu'elle n'existait pas" au moment du lancement de la campagne des législatives. Ironisant sur l'idée de "faire campagne sans  la tête des candidats"  ni le "nom du type", le chef des LFI a ensuite lancé "restez calme" au journaliste. 

LARCHER DÉÇU D'ABAD


Le président des Républicains au Sénat, Gérard Larcher, s'est dit "déçu" par la décision de Damien Abad de quitter ses fonctions de président du groupe à l'Assemblée pour rejoindre le gouvernement d'Élisabeth Borne.

MÉLENCHON AU GRAND JURY SUR LCI


Le leader de la Nupes est l'invité de notre émission ce midi. C'est à suivre sur LCI (canal 26). 

NE PAS MENTIR


Dans une interview accordée au JDD, Élisabeth Borne donne ses premières impressions sur son nouveau rôle de Première ministre, dimanche 22 mai.

Concernant la réforme des retraites, la cheffe du gouvernement assure ne pas vouloir "mentir aux Français" tout en voulant "assurer le financement de notre modèle social".

DÉPLACEMENTS


Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, seront en déplacement ce dimanche à Bordeaux (Gironde). Ils sont attendus à 16h20 à l'Hôtel de Police de la ville, où ils doivent échanger avec des policiers, puis au tribunal judiciaire.

FEMME À ABATTRE


La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, farouche adversaire de l'alliance Nupes conclue à gauche autour de LFI pour les législatives, affirme au Journal du Dimanche être devenue "la femme à abattre" pour le camp de Jean-Luc Mélenchon.


"Les candidats de la Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale ndlr) n’ont pas le droit de me contacter. La France insoumise le leur interdit", affirme Carole Delga dans cet entretien au JDD.

undefinedundefinedLionel BONAVENTURE / AFP

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux élections législatives. Retrouvez ici les dernières informations sur la campagne.

Au lendemain de l'annonce de la composition de son gouvernement, la Première ministre Elisabeth Borne est allée samedi à la rencontre des électeurs dans la circonscription où elle se présente, dans le Calvados. La campagne des législatives se poursuit ce dimanche, avec notamment Eric Zemmour, candidat Reconquête, attendu sur le marché de Vidauban. 

Le chef de file de la Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale), Jean-Luc Mélenchon, sera l'invité du Grand Jury LCI/Le Figaro/RTL à 12h. Celui qui compte bien remplacer Elisabeth Borne au poste de Premier ministre à l'issue des élections aura l'occasion de revenir sur la composition du nouveau gouvernement, mais aussi des tensions qui persistent à gauche. 


La rédaction de TF1info

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