Législatives : si la Nupes l'emporte, Emmanuel Macron devra "se soumettre", lance Mélenchon

Publié le 10 juin 2022 à 7h30, mis à jour le 12 juin 2022 à 7h41

Source : RUTH ELKRIEF 2022

Il reste deux jours avant le premier tour des élections législatives, le 12 juin.
"Si nous sommes majoritaires (...) eh bien il faudra se soumettre ou bien se démettre", a lancé Jean-Luc Mélenchon à Marseille, mercredi.
Retrouvez les dernières informations sur le scrutin.

Le premier tour des élections législatives se tiendra dimanche 12 juin pour les Français résidant en métropole, alors que les résultats sont déjà tombés pour celui des Français de l'étranger, avec la défaite de Manuel Valls dans la 5e circonscription. 

Selon les projections de l'Ifop-Fiducial pour LCI publiées mardi 7 juin, la confortable majorité annoncée en faveur du camp présidentiel, il y a quelques semaines, semble s'éloigner : si LaREM et ses alliés arrivent en tête en nombre de sièges au deuxième tour, la majorité pourrait n'être que relative, alors que l'écart avec la Nupes (jusqu'à 230 sièges, selon l'institut) se réduit. Par ailleurs, selon un autre sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Eric Zemmour obtiendrait, au premier tour, deux points de plus que le candidat RN Philippe Lottiaux dans la 4e circonscription du Var.

Ce live est à présent terminé. 

Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi. Retrouvez les dernières infos sur les élections législatives ici dans le direct du dimanche 12 juin.

DERNIÈRE LIGNE DROITE AVANT LE PREMIER TOUR


La période de réserve commence ce soir à minuit. Impossible à compter de ce moment-là pour les candidats et leurs soutiens de s'exprimer avant la publication des résultats, prévue à partir de 20h dimanche. 


Dans cette dernière ligne droite avant le premier tour, retrouvez dans cet article tout ce qu'il faut savoir sur le scrutin des législatives.

F. ROUSSEL SE DÉTACHE DE J-L. MÉLENCHON, G. DARMANIN LE REMERCIE


Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a remercié le communiste Fabien Roussel, qui a pris ses distances hier avec les propos de Jean-Luc Mélenchon après la mort d'une jeune femme samedi à Paris sous les tirs de policiers. "Je ne ferai jamais d'amalgame en disant que la police tue", avait déclaré jeudi le député du Nord. "Nous avons besoin de policiers et de gendarmes mieux formés, en nombre suffisant, pour garantir notre tranquillité", "en aucun cas je ne parlerai comme cela, jamais", avait-il poursuivi.


"Merci Fabien Roussel de ce comportement républicain malgré nos désaccords", a réagi ce vendredi le locataire de la Place Beauvau.

J.-L. MÉLENCHON : SI LA NUPES L'EMPORTE, E. MACRON DEVRA "SE SOUMETTRE"


Si l'alliance de gauche obtient la majorité lors des législatives, le président Emmanuel Macron devra "se soumettre", en nommant Jean-Luc Mélenchon Premier ministre ou "se démettre", a lancé le chef de file de la France insoumise vendredi à Marseille, lors de sa dernière prise de parole avant le premier tour des élections législatives dimanche, pendant plus d'une heure de discours.


Reprenant l'expression du député républicain Léon Gambetta à l'adresse du maréchal Mac-Mahon (président de la République de 1873 à 1879), le leader insoumis a rappelé que "dans tous les pays du monde, on nomme le responsable de la coalition majoritaire".


"Si nous sommes majoritaires, alors le candidat porte un nom : Jean-Luc Mélenchon", a-t-il martelé. "Nous espérons bien que nous serons en tête. Je pense que nous sommes en tête, j’en dis pas plus".

L'ACCORD ENTRE LE PS ET LA NUPES VALIDÉ PAR LA JUSTICE


La justice a validé vendredi en appel l'accord conclu entre le PS et la nouvelle alliance de la gauche (Nupes), infirmant la décision du juge des référés de Créteil qui avait jugé que le PS n'avait pas respecté les statuts du parti pour conclure cet accord.


Saisi par quatre adhérents, le juge des référés avait considéré que l'accord de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), conclu par le PS le 6 mai avec LFI, EELV et le PCF, aurait "dû faire l'objet d'une convention nationale", et avait enjoint au PS d'en organiser une sous trente jours. Il lui interdisait dans cette attente de "se prévaloir de l'accord Nupes".


Après cette décision, tombée mardi soir, le PS avait fait appel, passé en procédure d'urgence jeudi. 

STADE DE FRANCE : E. BORNE VEUT "RESTAURER" LES IMAGES DÉTRUITES


Le gouvernement va regarder si les images détruites du Stade de France peuvent être "récupérées", a affirmé vendredi Elisabeth Borne qui entend "tirer toutes les leçons" des dysfonctionnements du soir de la finale de la Ligue des champions.


"On essaie de voir s'il est possible de restaurer les images" de l'opérateur du Stade de France, celles de la préfecture de police ayant été "sauvegardées", a déclaré la Première ministre en marge d'une visite à Verson, dans la circonscription du Calvados où elle est candidate aux législatives.


"Ça serait certainement une bonne chose qu'on puisse récupérer les images en question", a-t-elle ajouté. La Fédération française de football (FFF) a annoncé jeudi que les images de vidéosurveillance du Stade de France avaient été détruites au bout de sept jours, faute d'une réquisition de la justice.

LES SYNDICATS "RASSURÉS" PAR E. MACRON SUR LES RETRAITES ET LE CNR


Les principaux leaders syndicaux se sont dit vendredi "rassurés", à l'issue de leur déjeuner avec Emmanuel Macron, notamment concernant la concertation sur la réforme des retraites, qui ne devrait pas débuter avant la rentrée, et le rôle du futur Conseil national de la refondation (CNR).


Sur les retraites, "on a senti qu'il n'y avait pas de volonté de précipitation de sa part", a déclaré Laurent Berger (CFDT) à sa sortie de l'Élysée après un déjeuner d'environ deux heures avec le président de la République. Le sujet "mérite beaucoup de travail, et ce sera sans doute après l'été plutôt qu'avant", a-t-il ajouté. "Ce sera plutôt à la rentrée", a renchéri Cyril Chabanier (CFTC), se félicitant que les syndicats aient "été entendus par le président".


Les syndicats présents se sont dits également rassurés par le "Conseil national de la refondation". "Le CNR, il nous a dit que ce serait une méthode, pas un machin supplémentaire, ça nous rassure", a rapporté Laurent Berger. "Ce ne sera pas une nouvelle institution. Le CNR va coordonner, planifier, faire travailler ensemble les différents acteurs. Ses membres seront différents en fonction des sujets", selon Cyril Chabanier.

UNE POTENTIELLE MAJORITÉ POUR LE PARTI PRÉSIDENTIEL


Selon notre sondage Ifop-Fiducial pour LCI, le dernier avant le premier tour dimanche, le camp macroniste domine l'Assemblée et pourrait même remporter la majorité absolue. En termes d'intentions de vote, l'alliance de gauche la dépasse très légèrement. L'abstention pourrait quant à elle grimper jusqu'à 54%.

LES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER VOTENT POUR LE SECOND TOUR


À partir de midi ce vendredi, le vote en ligne pour le second tour des législatives a été ouvert pour les Français de l'étranger. Retrouvez les résultats du premier tour ci-dessous.

UNE LUTTE POUR LA PRÉSIDENCE DU RN ?


Le vice-président du Rassemblement national et maire de Perpignan Louis Aliot a indiqué vendredi sur Sud Radio qu'il pourrait être candidat à la présidence du RN. Celle-ci est pour le moment occupée par Jordan Bardella, qui entend aussi la briguer, semblant annoncer une lutte au sein du parti. L'édile lepeniste avait déjà brigué la tête par intérim du parti.


"Pour l'instant, je n'ai pris aucune décision", a-t-il précisé, déclarant : "Je ne me désintéresserai pas de l'avenir de mon parti. Et s'il le faut, en fonction des lignes politiques qui seront choisies, oui je pourrais me porter éventuellement candidat."


Le parti doit réunir à l'automne un congrès qui élira son président. La tête du mouvement a été confiée à Jordan Bardella le temps de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, une mission qui doit s'achever en septembre.

DÉJEUNER AVEC LES LEADERS DES ORGANISATIONS SYNDICALES


Le président de la République a prévu de déjeuner à 13 heures à l'Elysée avec les différents leaders des organisations syndicales, afin notamment de préciser son projet de Conseil national de la refondation. Une invitation déclinée par Philippe Martinez, représentant CGT. "Cela ressemble à un déjeuner de campagne à deux jours du premier tour des élections législatives", a-t-il expliqué aux Échos. 


Seront présents à cette rencontre, selon l’Élysée, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Frédéric Souillot, tout nouveau secrétaire général de FO, François Hommeril, président de CFE-CGC et Cyril Chabanier, président de la CFTC.


Depuis sa réélection, c’est la première rencontre d'Emmanuel Macron avec les dirigeants syndicaux alors qu’il a promis de mettre à nouveau la concertation sociale au cœur de son second quinquennat.

GABRIEL ATTAL DÉNONCE UN "PROGRAMME CACHÉ" DU CÔTÉ DE LA NUPES


Défendant les projets d'Emmanuel Macron et sa volonté de réduire la dette, le ministre délégué du Budget, Gabriel Attal a assuré sur franceinfo que l'objectif du camp présidentiel était "de faire en sorte qu’ils dépensent moins et qu’ils gagnent plus", réfutant l’idée que le gouvernement refuse de donner des chiffres avant les législatives. "Le programme caché est du côté de la Nupes", a, a contrario, dénoncé l'ancien porte-parole du gouvernement, assurant que les mesures que l'alliance de la gauche propose va amener à une hausse d'impôts "pour tous les Français". 

J-L. MÉLENCHON N'A AUCUNE CHANCE D'ÊTRE PREMIER MINISTRE, POUR M. LE PEN


"Jean-Luc Mélenchon a moins de chance d'être Premier ministre que moi de gagner au Loto sans jouer", a estimé Marine Le Pen sur BFM-TV, "pour la politique, c'est pas le mensonge". Revenant sur la déclaration du chef de file de la Nupes qui a affirmé que "la police tue", Marine Le Pen a expliqué que "ça devrait le discréditer". "Les policiers devraient avoir le droit à la présomption de légitime de défense, c'est à ceux qui se plaignent des policiers de démontrer l'inverse", a proposé la candidate à sa réélection dans le Nord-Pas-de-Calais pour le Rassemblement national. 

ROBERT MÉNARD DÉNONCE LE PARACHUTAGE D'ÉRIC ZEMMOUR


L'édile de Béziers s'est étonné du parachutage d'Eric Zemmour dans le Var, regrettant qu'il souhaite renouveler la politique de cette façon. 

PAS DE MAJORITÉ POUR LA MAJORITÉ


Le maire de Béziers a dénoncé un "problème d'incarnation" de la part du camp présidentiel. Rappelant qu'il avait certains accords avec Emmanuel Macron, mais aussi "suffisamment de désaccords", celui qui a soutenu Marine Le Pen lors de la présidentielle mais qui n'est pas encarté au RN, a espéré que le président n'obtienne pas la majorité. 


Dans le même sens, il a dénoncé le manque de cohérence de la part de certains membres d'Ensemble !, prenant l'exemple de Richard Ferrand qui, dans l'entre-deux-tours, avait assuré ne pas avoir les mêmes idées mais les mêmes valeurs que Jean-Luc Mélenchon et qui l'accuse aujourd'hui d'être une "menace pour la démocratie".

"LA POLICE TUE", DE "L'ÉLECTORALISME" POUR R. MÉNARD


Dénonçant l'alliance de la Nupes, qu'il qualifie de "problématique", Robert Ménard a regretté par exemple qu'il n'y ait pas de référence à l'Ukraine alors même que la guerre touche le continent européen pour la première fois depuis la guerre en ex-Yougoslavie. "Est-ce que la politique, c'est tout faire et n'importe quoi pour gagner ?", s'est insurgé le maire de Béziers. Par la même occasion, il a dénoncé les mots de Jean-Luc Mélenchon qui assurait que "la police tue", assurant qu'il avait fait cette déclaration par "pur électoralisme". 


"Vous croyez que je ne suis pas choqué par cette fille qui a été tué dans cette voiture ? Ça me trouble tout le temps, en plus elle était dans cette voiture par mais les mots ont du sens", a encore réagi l'élu.

LE MANQUE DE MOBILISATION DE MARINE LE PEN


"C'est une défaite moins humiliante qu'il y a cinq ans", observe Robert Ménard à propos de la campagne de la présidentielle de Marine Le Pen, s'étonnant d'autant plus son retrait durant cette campagne des législatives. "Elle a commis une erreur", souligne le maire de Béziers, "il fallait peut-être par rapport à M. Mélenchon qui est un vrai problème".


À propos de Jean-Luc Mélenchon, Robert Ménard assure que "c'est impossible, il ne sera pas premier ministre". Reconnaissant une "dynamique", il a insisté : "Personne ne peut imaginer qu'ils peuvent avoir une majorité parlementaire, c'est pas sérieux". "Il ment. Comme il le sait qu'il ne sera pas élu, il peut faire un nombre de promesses qu'il ne pourra pertinemment ne pas tenir", a dénoncé le maire de Béziers.

ABSTENTION 


Interrogé sur la mobilisation des habitants de sa ville pour les élections législatives, Robert Ménard observe peu de mobilisation. "Ce qui est dommage, parce que ce n'est pas annexe, il y a besoin d'équilibre dans ce pays et une Assemblée aux ordres des uns ou des autres me semblerait pas souhaitable", explique-t-il, assurant qu'une période de cohabitation serait intéressante.


Face à cette probable forte abstention, Robert Ménard s'étonne que le Rassemblement National qui a eu plus de 40% des intentions de vote à la présidentielle n'ait eu que 6 députés. Il demande donc que la proportionnelle soit mise en place.

INVITÉ POLITIQUE


À 8 h 30 sur LCI, le maire de Béziers, Robert Ménard sera l'invité de l'Interview politique, face à Elizabeth Martichoux.

BONJOUR


Bienvenue dans ce live politique, où vous pourrez suivre la campagne des élections législatives, à 2 jours du premier tour et en ce dernier jour de campagne. Ce soir à minuit, la période de réserve commence et les candidats ne pourront plus s'exprimer avant la publication des résultats, dimanche.

Jeudi, à trois jours du premier tour des législatives, à l'occasion d'un déplacement dans le Tarn sur le thème de la sécurité en zone rurale, Emmanuel Macron est monté au front dans un long discours depuis le village de Puycelsi, fustigeant les "extrêmes" qui "proposent d'ajouter de la crise à la crise en revenant sur les grands choix historiques de notre Nation".

Pour soutenir le programme économique de Jean-Luc Mélenchon, des dizaines d'économistes, dont Thomas Piketti, ont affirmé, dans une tribune au JDD, que "face à la précarité endémique, à la guerre et à la transition écologique, prétendre qu’il n’y a pas d’alternative aux politiques économiques actuelles est mensonger et dangereux"

Pris dans la nasse du match entre l'exécutif et la gauche, le Rassemblement national tente, lui, de se frayer un chemin. Avant de se rendre sur un marché à Agde (Hérault) jeudi, Marine Le Pen, candidate RN dans le Pas-de-Calais, a ironisé sur la visite de M. Macron dans le Tarn. "Il peut faire les pieds au mur avant les élections" mais il a "zéro crédibilité" sur la sécurité, a-t-elle fait valoir.


La rédaction de TF1info

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