Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

EN DIRECT - Spéciale pouvoir d'achat : Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, invitée de LCI

La rédaction de TF1info
Publié le 7 juin 2022 à 7h30, mis à jour le 7 juin 2022 à 23h17
JT Perso

La plus haute juridiction administrative donne raison à la coalition des partis de gauche sur les attributions dans la présentation des résultats des législatives.
Retrouvez les dernières informations sur les élections.

E. BORNE CRITIQUÉE POUR SES MOTS À UNE FEMME EN FAUTEUIL ROULANT


La Première ministre Elisabeth Borne était sous le feu des critiques ce mardi, pour avoir maladroitement conseillé sur France Bleu à une auditrice victime d'un "très grave accident", qui s'est retrouvée en fauteuil, de reprendre le travail. La chef de l'exécutif lui a proposé de "l’accompagner pour reprendre une activité professionnelle", avant de se reprendre : "Peut-être, ce n’est pas le moment de parler de cette reprise professionnelle".


"J’adore quand madame la Première ministre dit de reprendre une vie professionnelle, mais vous savez qu’on est en fauteuil...", a répondu son interlocutrice, privée de l’allocation adulte handicapée (AAH) à cause des revenus de son mari.


Sur Twitter, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon l'a accusée d'être une "technocrate brutale", qui "humilie une femme en fauteuil". De son côté, le communiste Fabien Roussel a critiqué une cheffe de l'exécutif "insensible", avant d'appeler à voter "les 12 et 19 juin pour la déconjugalisation de l’AAH".

QUELLES PROPOSITIONS POUR LE POUVOIR D'ACHAT ?


Principale préoccupation des Français lors de la campagne présidentielle, le pouvoir d'achat s'invite dans celle des législatives. À cinq jours du premier tour, que proposent les principales formations politiques pour faire face à l'inflation ? Tour d'horizon dans l'article ci-dessous.

L'ÉCOLOGISTE MATTHIEU ORPHELIN ARRÊTE LA POLITIQUE


Matthieu Orphelin, ex-tête de liste du bloc de gauche aux régionales dans les Pays de la Loire, va démissionner de son mandat de conseiller régional et arrêter la politique pour s'"engager autrement", a-t-il annoncé mardi à l'AFP.


L'ex-député marcheur, qui a annoncé en février ne pas solliciter de nouveau mandat à l'Assemblée, va quitter le conseil régional "dans les prochaines semaines ou les prochains mois" et s'"engager autrement en faveur de l'écologie", a-t-il déclaré à l'AFP, confirmant une information de Ouest-France. Cette annonce intervient quelques jours après la parution de son livre "A quand l'écologie en grand? Ce qu'il reste à faire" (Rue de l'Echiquier).

LE COURRIER DE R. DATI CONTRE G. LE GENDRE CLASSÉ SANS SUITE


La justice a classé sans suite le courrier que lui avait adressé, en pleine campagne législative, l'élue parisienne Rachida Dati (LR) mettant en cause Gilles Le Gendre (LREM) dans des affaires de harcèlement moral et sexuel, selon le parquet de Paris mardi, sollicité par l'AFP.


Pour les faits qualifiés de non-dénonciation de délits ou crimes et de destruction de preuve, son courrier reçu mardi a été classé sans suite faute d'infraction. Quant aux soupçons de harcèlement moral et sexuel, évoqués au sujet de l'ancien président du groupe parlementaire LREM à l'Assemblée nationale, le parquet n'a donné aucune suite en l'état, faute d'avoir reçu une plainte. 

LA RÉFORME DES RETRAITES PAS "BÊTABLOQUÉE" À 65 ANS, SELON O. GRÉGOIRE


Le projet d'une retraite à 65 ans, promesse d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, a-t-il été enterré par le gouvernement ? "Notre projet de retraite n'est pas bêtabloqué sur l'âge légal à 65 ans, ce n'est ni un totem ni un tabou. Ce qui nous obsède, c'est d'élever le minimum vieillesse à 1100 euros", a répondu sur LCI la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire.

QUELLES MESURES POUR LES ÉTUDIANTS ?


Interrogée sur les aides pour les étudiants, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a indiqué que les deux repas par jour à 1 euro au Crous pour les boursiers "font partie des mesures qui sont sur la table, pour possiblement les continuer". "Il y aura des mesures spécifiquement les étudiants dans le projet de loi sur le pouvoir d'achat", qui sera présenté fin juin si les macronistes obtiennent la majorité à l'Assemblée Nationale, a-t-elle promis. 


"Les étudiants boursiers ont bénéficié du chèque inflation de 100 euros du précédent gouvernement, et bénéficieront très clairement du chèque alimentation exceptionnel qui est prévu à la rentrée", a-t-elle poursuivi, renvoyant aussi au site gouvernemental 1 Jeune 1 Solution, plateforme de renseignements sur les aides possibles. La solidarité à la source, soit le versement automatique des aides, une promesse d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, "ne sera pas attaquée dès cet été mais dans les mois qui viennent", a-t-elle ajouté.

LES AIDES PROMISES PAR LE GOUVERNEMENT POUR L'ALIMENTATION


"Une indemnité alimentaire exceptionnelle sera versée à la rentrée, pour que les Français qui voient leur panier de courses augmenter au quotidien puissent être soulagés vite, efficacement et justement", un chèque dont la valeur est en train d'être arbitrée, en fonction du nombre de personnes et d'enfants dans le foyer, a expliqué sur LCI la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire, faisant suite aux annonces d'Elisabeth Borne ce mardi. "On aura une proposition dès cet été, qui sera dans le projet de loi, qui sera effectif dès la rentrée", a-t-elle rappelé.


"On réfléchit à ce que les plus fragiles puissent avoir, au delà du chèque, un accompagnement pour bénéficier d'un panier bio, local, de bonne qualité", a-t-elle ajouté. "En un mot, à la rentrée un chèque qui dépendra du nombre de personnes dans le foyer, (...) mais aussi d'ici la fin de l'année un chèque sur la qualité pour ceux qui en ont le plus besoin."


À sa connaissance, ce deuxième volet ne sera peut-être pas "présenté dès cet été". Quant au premier, elle n'a pour l'heure dévoilé aucun montant ni de nombre de bénéficiaires : "on sera à la hauteur de nos responsabilités", a-t-elle seulement assuré.

CARBURANTS : UNE MESURE "CIBLÉE" POUR LES GROS ROULEURS


Au sujet de la ristourne de 18 centimes sur les carburants, maintenue pour l'heure par le gouvernement, sera prolongée. "On n’est bien conscient du fait qu’il faut poursuivre cette ristourne mais aussi qu’il y a des gros rouleurs, qui font parfois 50 à 100 km par jour", a expliqué sur LCI la porte-parole Olivia Grégoire. "Nous sommes en train de travailler sur un dispositif qui s'adresserait spécifiquement à eux, pour mieux les adapter compte tenu de leurs trajets", a-t-elle ajouté, promettant une mesure "ciblée" pour les gros rouleurs. 


Toutefois, "gouverner c'est prévoir et dire la vérité" : "Ceux qui promettent de bloquer les prix racontent des mensonges aux Français. Oui, on a une grande transition écologique à mener. (...) Il va falloir que l'on aille vers plus de véhicules électriques. Cela coûte moins cher de rouler avec une voiture électrique", a-t-elle ajouté, citant une promesse d'Emmanuel Macron sur le leasing, "une location à 100 euros pour permettre aux Français qui en ont besoin d'aller vers l'électrique". 

DES MESURES CONCRETES DÈS LE MOIS D'AOÛT, PROMET O. GRÉGOIRE


Le projet de loi sur le pouvoir d'achat sera présenté le 29 juin au Conseil des ministres, a annoncé le gouvernement. "Quand cela arrivera-t-il concrètement dans la poche des Français ? Au mois d'août", a indiqué sur LCI la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire. 


"Le gouvernement a mis 30 milliards d'euros depuis septembre 2021 sur la table pour le bouclier tarifaire", a-t-elle avancé. "Nous allons continuer pour que dès cet été des mesures soient poursuivies : le blocage des prix du gaz de l'électricité, la ristourne de 18 centimes par litre. Mais aussi d'autres mesures : l'indexation des retraites, plus 4% en plus des 1,1%, (...) soit 5,1% d'indexation de leur retraite sur une inflation à 5,2%, tout cela versé dans leur retraite fin août sur la retraite de juillet", a promis la porte-parole.  

REFUS D'OBTEMPÉRER : J.-L. MÉLENCHON "CARICATURE" SELON O. GRÉGOIRE


Au sujet de la mort de la passagère d'une voiture victime de tirs policiers lors d'un contrôle à Paris, une passe d'armes a eu lieu entre la majorité et Jean-Luc Mélenchon, qui a affirmé que "la police tue". Des propos "outranciers" pour Elisabeth Borne ; l'Insoumis a répondu que la Première ministre était une "technocrate sans cœur". 


"Je partage la position d'Elisabeth Borne. Quand on est responsable politique, il faut garder le sang-froid, la responsabilité. À chaque occasion, Jean-Luc Mélenchon a tendance à se vautrer dans l'outrance et la caricature", a estimé sur LCI Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, qui a vu chez l'Insoumis "un dérapage". 


"On va essayer de faire les choses dans l'ordre et dans le respect des principes républicains, qui peuvent déranger Jean-Luc Mélenchon. On va laisser la justice faire son travail. À l'aune de la lumière qui se fera faite sur les faits, des décisions seront prises", a-t-elle poursuivi. Elle a critiqué "cette hystérisation du débat politique, prônée par Jean-Luc Mélenchon", à ses yeux. 


"Ce qui me frappe, c'est que peu importe la question, la réponse du côté de Jean-Luc Mélenchon c'est que c'est toujours la faute des forces de l'ordre, du côté de Marine Le Pen celle des jeunes des quartiers", a-t-elle poursuivi.

LA CAMPAGNE DES MACRONISTES À PETITS PAS ?


La majorité présidentielle frileuse à faire campagne ? "La campagne se fait sur le terrain, les ministres sont sur le terrain", a assuré sur LCI Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement. "Il y a des débats, la majorité présidentielle est représentée, et notre programme ne change pas", a-t-elle poursuivi, défendant des "mesures rapides, efficaces, justes". "C'est toute la signature d'Elisabeth Borne : on bosse, on décide et on explique, dans le bon ordre", a-t-elle ajouté.

EMMANUEL MACRON EN CAMPAGNE EN SEINE-SAINT-DENIS MERCREDI


Le président Emmanuel Macron se rendra mercredi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour un déplacement sur le thème de la pratique sportive, notamment de la jeunesse, a annoncé l'Elysée mardi.


A quatre jours du premier tour des législatives, le chef de l'Etat enchaînera ainsi une troisième visite sur des thèmes sociaux, après l'hôpital à Cherbourg et l'école à Marseille la semaine dernière.


Emmanuel Macron doit inaugurer, a indiqué l'Elysée, un "dojo solidaire", l'occasion de "faire un point sur le déploiement des infrastructures sportives de proximité qui émergent dans les quartiers grâce au 'Plan 5000 terrains'". Il doit aussi assister à des démonstrations de breakdance.

LE PROGRAMME ÉCONOMIQUE DE LA NUPES SOUS LE FEU DES CRITIQUES


"Oui, vous pouvez nous faire confiance" pour gérer l'économie et le budget de l'Etat, a assuré Jean-Luc Mélenchon mardi, s'entourant d'économistes pour présenter le programme d'économie "régulée" des gauches unies. 


Au total, "250 milliards seront injectés, et lorsqu'ils auront fini leur circuit - utilisés en investissements, distribués en salaires, utilisés en équipements -, à l'autre bout 267 milliards remonteront en taxes et en cotisations sociales", a-t-il assuré. "Nous avons organisé, planifié, pensé ce que nous allions faire", a-t-il martelé.


Le programme économique de la Nupes est pourtant pris pour cible par ses adversaires, qui attaquent sa crédibilité, comme l'explique l'article ci-dessous.

LA NUPES, "NUANCE POLITIQUE" SELON LE CONSEIL D'ÉTAT 


Le Conseil d'Etat demande à considérer la Nupes comme "une nuance politique". Les candidats de l'union de gauche reprochaient à Gérald Darmanin de ne pas les avoir regroupés sous une même étiquette en vue des législatives. 


"Le juge des référés du Conseil d’État enjoint aujourd’hui au ministre de l’Intérieur de prendre en considération la NUPES comme une nuance politique à part entière dans la présentation des résultats qui sera faite des élections législatives des 12 et 19 juin 2022. Il estime en effet que comptabiliser les partis politiques de cette coalition séparément peut porter atteinte à la sincérité de la présentation des résultats électoraux", a arbitré le Conseil d'Etat dans un communiqué, donnant raison à Jean-Luc Mélenchon qui l'avait saisi en référé.


"Le ministère de l'Intérieur prend acte de la décision du Conseil d'État sur le nuançage des candidats aux élections législatives. Il procédera à la modification de la grille des nuances afin de créer la nuance NUPES", a réagi le ministère de l'Intérieur sur Twitter. "VICTOIRE ! (...) Les manœuvres de #Darmanin sont désavouées !", a commenté pour sa part le candidat de la Nupes insoumis Manuel Bompard.

MELENCHON JUGE LA PREMIERE MINISTRE "SANS COEUR"


Après que la Première ministre Elisabeth Borne a qualifié de "choquant" les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police, ce dernier lui a répondu sur Twitter. "4 morts en 4 mois. La mort d'une jeune femme de 21 ans abattue d'une balle dans la tête : pas grave pour Borne. Pour elle, moi seul suis un problème. Borne, Première ministre technocrate sans coeur, sans compassion humaine, sans principe républicain sur la force publique", a écrit le leader insoumis.

LE PEN APPELLE DE NOUVEAU SES ELECTEURS A L'AIDE


"Aidez-moi à vous aider" : Marine Le Pen a enjoint les électeurs de voter lors du premier tour des élections législatives, face à la situation "dramatique" du pays, lors d'un déplacement dans le Loiret.


"Je viens dire aux Français que nous avons besoin d'eux, car le match n'est pas terminé", a lancé la finaliste de la présidentielle, lors d'une visite de soutien aux candidats RN du Loiret, à Corbeilles en Gâtinais. "Il est possible, au moment où nous nous parlons, qu'Emmanuel Macron n'ait pas une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Encore faut-il que les Français se déplacent pour aller voter, et notamment ceux, et ils sont très nombreux, qui sont opposés à la politique toxique d'Emmanuel Macron", a lancé la députée du Pas-de-Calais. 

ELISABETH BORNE DÉNONCE LES PROPOS "OUTRANCIERS" DE MÉLENCHON


Interrogée sur France Bleu, Elisabeth Borne dénonce les propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon au sujet des policiers, après les affaires de refus d'obtempérer. 


"Je trouve très choquant la façon qu’a Jean-Luc Mélenchon de s’en prendre systématiquement à la police avec des propos totalement outranciers", réagit la Première ministre. "Je rappelle que les policiers exercent une mission difficile au service des Français."


La cheffe du gouvernement ajoute que si les faits qui se sont produits ce week-end sont "évidemment tragiques", "on ne peut pas avoir, comme Jean-Luc Mélenchon, une présomption de culpabilité vis-à-vis de la police". 

MÉLENCHON DIVISE LA GAUCHE

JACOB : "DANS 15 JOURS ON CREERA LA SURPRISE"


Le patron des Républicains Christian Jacob a assuré que son parti allait "créer la surprise" aux législatives des 12 et 19 juin et "être un acteur déterminant" pour peser dans le prochain quinquennat.


"Ceux qui disent 'les pauvres, ils vont disparaître' en seront pour leurs frais", a de son côté assuré le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, alors que LR a enregistré à la présidentielle un revers historique avec 4,8% des voix. Même si "on ne va pas tout renverser et avoir une majorité", LR "a une carte à jouer sur la valeur autorité, la valeur travail", a-t-il ajouté. 

LR NE DONNERA PAS DE CONSIGNE DE VOTE SI LEURS CANDIDATS SONT ELIMINES AU PREMIER TOUR


LR ne donnera pas de consigne de vote au soir du premier tour des législatives le 12 juin si ses candidats ne sont pas qualifiés, dans le cas d'un duel entre LaREM et Nupes, a assuré le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau.


"Beaucoup de nos électeurs voteront sans doute Macron face à la Nupes mais nous ne donnerons pas de consigne de vote car les consignes de vote ça ne fonctionne plus, ça énerve même les gens. Les gens sont autonomes", a-t-il estimé sur France 2.

JACOB (LR) FUSTIGE "UN COMBAT DE COQS" ENTRE MACRON ET MÉLENCHON


Le patron de LR Christian Jacob dénonce ce mardi le "combat de coqs entre le président de la République et Jean-Luc Mélenchon, chacun se faisant la courte échelle" dans cette campagne des législatives. 


La droite, qui aborde le scrutin fortement affaiblie, se voit malgré tout en "acteur déterminant de cette élection", assure Christian Jacob, entre le risque "d'un autre quinquennat pour rien" ou "le blocage du pays avec les extrêmes". 

ZEMMOUR VEUT QUE LES POLICIERS "SOIENT FIERS"


Eric Zemmour a affiché sur Twitter sa vision du monde "incompatible" avec celle de Jean-Luc Mélenchon, expliquant que si l'Insoumis souhaitait que les policiers aient "honte", lui veut qu'ils "soient fiers".

LE PEN ESTIME QUE MELENCHON EST "TOUJOURS DU COTE DES VOYOUS"


Jean-Luc Mélenchon est "toujours du côté des voyous", "jamais des forces de l'ordre", a estimé Marine Le Pen en défendant la "présomption de légitime défense" pour la police. "Jean-Luc Mélenchon est toujours du côté des voyous, des criminels, il n'est jamais du côté des forces de l'ordre", a affirmé sur franceinfo la finaliste de la présidentielle, qui dispute à l'insoumis la place de premier opposant à Emmanuel Macron.


Après un contrôle à l'issue duquel un conducteur a été grièvement blessé et une passagère tuée par des tirs policiers samedi à Paris, l'Insoumis avait dénoncé "une police (qui) tue" et exerce "un abus de pouvoir inacceptable". "Ce n'est pas parce qu'il y a quelqu'un qui est mort que les policiers ont commis quelque chose de critiquable", a estimé la représentante du Rassemblement national.

MELENCHON PREMIER MINISTRE


"La Constitution ne dit pas au président vous devez faire ceci ou cela. (...) Mais quand une élection législative a lieu, on nomme celui qui a été mandaté par les autres pour être Premier ministre", a réaffirmé Jean-Luc Mélenchon ce mardi sur France Inter. S'il ne désigne pas quelqu'un de la Nupes, "on ne votera pas la confiance", a ajouté le leader Insoumis. "A quoi bon créer une crise politique alors qu'on a tant de problèmes à régler ? (...) Mais je pense que le président sera raisonnable."

BONJOUR


Bienvenue dans ce live politique, où vous pourrez suivre la campagne des élections législatives, à 5 jours du premier tour.

Le premier tour des élections législatives se tiendra dimanche pour les Français résidant en métropole. Quelques jours avant, les résultats sont tombés pour celui des Français de l'étranger avec la défaite de Manuel Valls dans la 5e circonscription, regroupant comprenant notamment l'Espagne et le Portugal. Par ailleurs, les candidats de la majorité présidentielle sont arrivés en tête de ce vote, selon des résultats définitifs publiés ce lundi. L'alliance de gauche Nupes s'est très souvent placée en deuxième position.

Des élections qui pourraient enregistrer un taux d'abstention important. "Il n'y a pas d'envie des électeurs de construire une majorité dans un sens comme dans l'autre", a estimé sur LCI Jérôme Jaffré.  "En 2017, il y avait eu une très forte abstention, mais la démobilisation post-présidentielle avait joué à plein. Cette fois, les électeurs n'ont pas envie d'aider Macron à avoir une très forte majorité, ils n'ont pas envie de faire de Mélenchon le Premier ministre du pays, et ils ne voient ni chez LR ni chez RN une force capable d'être majoritaire. Donc les électeurs n'éprouvent pas de passion pour le scrutin."

Lire aussi

De leur côté, l'ancien président socialiste François Hollande et la présidente de la région Occitanie Carole Delga, tous deux opposés à la Nupes, se sont déplacés ce lundi soir à Tulle, en Corrèze, pour soutenir Annick Taysse, candidate dissidente à l'alliance de gauche. Aux côtés de son suppléant Philippe Brugère, elle se présente comme candidate de la "gauche progressiste" dans la première circonscription de Corrèze, où François Hollande avait déjà fait le déplacement la semaine passée pour la soutenir.


La rédaction de TF1info

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info