Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, était l’invité de Marie Chantrait dans "L'Événement du dimanche LCI" ce dimanche 5 mai.
Il est notamment revenu sur le conflit au Proche-Orient et la mobilisation des étudiants pour Gaza.
Ce qu'il faut retenir de cet entretien.

Ce live est à présent terminé. 

FIN DE L'ÉMISSION

C'est la fin de L'Événement du Dimanche sur LCI, merci d'avoir suivi cet entretien dans ce direct.

COMMENT RASSEMBLER LA GAUCHE ?

Alors que la Nupes n'a pas tenu ses promesses de rassembler la gauche et que Jean-Luc Mélenchon critique ouvertement les responsables politiques qui furent ses alliés, qui pourrait rassembler la gauche aujourd'hui ? Fabien Roussel a évité la question, préférant répondre qu'il voulait un "espoir nouveau". Sur le plateau de LCI, le Secrétaire national du PCF a dit vouloir rassembler "au-delà de la gauche, avec toutes celles et ceux qui partagent le projet des Jours heureux", le programme porté par le communiste au moment de l'élection présidentielle. 


S'il ne regrette pas la présence de nombreuses listes de gauche aux élections européennes, présentes en ordre dispersé, il appelle au contraire de ses vœux à ce qu'il y ait "le plus de députés de gauche et écologistes possibles" au Parlement européen, en souhaitant "bonne chance à chacune de ses listes". "On ne se fait pas concurrence."

ROUSSEL SUR LA LISTE DU PCF

Sur LCI, Fabien Roussel a annoncé qu'il sera sur la liste de Léon Deffontaines pour les élections européenne pour "défendre la liste du monde du travail, qui portera le combat de la fiche de paie". Interrogé au sujet du vote du Rassemblement national, crédité à 32% des intentions de vote, le Secrétaire national du PCF a accusé la tête de liste du parti d'extrême droite d'être une "arnaque", un "faussaire de la question sociale". "Au Parlement, on les rencontre : ils ne votent pas la hausse su Smic, ils ne votent pas la hausse des salaires, ils ne défendent pas les services publics. Par contre, ils s'en prennent à la fraude sociale", a-t-il listé sur le plateau de LCI.

ROUSSEL VEUT UN "DROIT DE VOTE" DES SALARIES

Face à l'exorbitante rémunération de Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, Fabien Roussel a fait deux propositions. D'abord celle de limiter les écarts de salaire, pour qu'ils n'aillent pas au-delà d'un rapport d'1 à 20 au sein d'une même entreprise. Et ensuite, d'accorder aux salariés des entreprises "un droit de vote sur la production et la répartition des richesses". "Ils participent à cet effort, c'est à eux qu'on demande de pas être augmenté, de travailler plus", a-t-il souligné sur le plateau de LCI, appelant à "faire confiance aux ouvriers". 

UNE TRÊVE POUR LES JO ?

Alors que les menaces de grève se multiplient à l'approche des JO de Paris 2024, Fabien Roussel a refusé d'appeler à une trêve des mouvements sociaux, préférant lancer un message au "président de la République et son gouvernement". "Je lui demande qu'il fasse une trêve à la guerre sociale qu'il mène à l'encontre des salariés", a lancé le Secrétaire national du PCF sur le plateau de LCI. "Le gouvernement smicardise la France, puis il dit maintenant, on va accueillir les JO, mais pas un kopeck de plus", a-t-il ironisé, en référence aux chiffres sur le nombre de salariés au Smic, qui a atteint un maximum historique en 2023.

ABAISSEMENT DE LA MAJORITÉ PÉNALE

Interrogé au sujet de la demande de la droite d'abaisser la majorité pénale à 16 ans, Fabien Roussel a préféré ne pas s'exprimer, expliquant entendre "des sons de cloche divers". "Je veux comprendre, travailler avec les personnes concernées", a-t-il répondu sur le plateau, et avoir ce débat "avec les juges, les magistrats". Sur le plateau de LCI, le Secrétaire national a toutefois regretté que "l'équilibre répression prévention" ne soit plus respecté en France. Il a toutefois indiqué clairement être opposé à une suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants délinquants. "Quelle est l'efficacité ?", s'est-il interrogé, préférant réfléchir à "un accompagnement pour que les mesures de justice soient réellement mises en œuvre". 

VIOLENCE CHEZ LES JEUNES

Au sujet des "drames qui se sont succédé" ces dernières semaines, Fabien Roussel remarque que des "signes montrent que ceux qui commettent ces violences sont de plus en plus jeunes avec une libération de la violence". Si bien qu'aux yeux de l'ancien candidat à l'élection présidentielle,  "ce ne sont plus des faits divers, mais des faits de société". Sur le plateau de LCI le secrétaire national du PCF a donc d'abord appelé à "étudier et comprendre" les causes profondes de ce phénomène, comprendre "pourquoi une part de notre jeunesse n'a plus de repère". 


S'agissant des mesures pour endiguer ce phénomène, Fabien Roussel a confié qu'il était pour l'augmentation "du temps des enfants à l'école", par exemple "pour que les enfants ne fassent plus les devoirs à la maison, mais à l'école". Il ne souhaite toutefois pas que "nos écoles soient des casernes" et limiter ces mesures aux établissements dans les quartiers les plus difficiles. Si le député du Nord veut "beaucoup plus de professeurs, d'encadrants, de personnel", c'est pour que l'école "fasse de ces enfants des citoyens". 

ROUSSEL TACLE L'EUROPE

Notant que la majorité des candidats de gauche ont mis les questions internationales au cœur de leur campagne pour les élections européennes, Fabien Roussel a voulu "parler du pouvoir d'achat des Français". "Avec Léon Deffontaines", tête de liste du Parti communiste français aux élections européennes, "nous voulons rappeler que cette Europe fait du mal au pouvoir d'achat des Français, elle augmente la facture d'électricité, elle fait la pression sur les salaires, elle pourrit notre industrie". "Allons sur le social !", a-t-il lancé sur le plateau de LCI.

ROUSSEL AU SUJET DE LFI

Interrogé au sujet des prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur la guerre que mène Israël à Gaza, Fabien Roussel a répondu ne pas vouloir "commenter les autres responsables politiques". "Ce n'est pas mon sujet", a lancé le député du Nord, "ça fait longtemps que le divorce a été prononcé."

ROUSSEL "DÉNONCE" LES PROPOS "INADMISSIBLES"

Si Fabien Roussel reconnait que des "propos inadmissibles" ont pu être tenus lors des blocus des universités, le Secrétaire national du Parti communiste français n'a pas voulu "s'émouvoir parce que des étudiants se mobilisent. "Ils se mobilisent sur un sujet international grave, dont on parle dans le monde entier, et la communauté internationale n'agit pas", a-t-il lancé sur le plateau de LCI. "Qu'il y ait dans ces mouvements des propos antisémites, qui interdisent la prise de parole aux Juifs, qui parlent d'Israël au lieu du gouvernement israélien, ce sont des choses graves", a-t-il relevé.


Le député du Nord a ensuite appelé à la "clarté" à ce sujet, taclant notamment certains élus Insoumis. "Nous nous sommes clairs : ces deux peuples sont nourris aujourd'hui par la haine et la vengeance. Nous avons donc besoin que les Européens, la France, prennent des initiatives fortes."

BLOCUS À SCIENCES PO

Interrogé au sujet des blocus dans les universités, Fabien Roussel a refusé de condamner les occupations, affirmant que si les étudiants se mobilisent à travers le pays, "c'est parce que la France est en dessous de ce qu'elle devrait faire", à savoir "reconnaitre la Palestine comme État. "Emmanuel Macron ferait mieux d'agir efficacement, politiquement et diplomatiquement contre le gouvernement de Netanyahou pour que le massacre cesse à Gaza", a ajouté le député du Nord.

FABIEN ROUSSEL

Le secrétaire national du Parti communiste sera sur LCI ce midi. 

FABIEN ROUSSEL SUR LCI

Bonjour. Le patron du PCF, Fabien Roussel, est l'invité ce dimanche de L'Événement du Dimanche LCI. Il répondra aux questions de Marie Chantrait, entourée de nos experts. Un entretien à suivre à partir de midi sur le canal 26, ainsi que dans ce direct. 

Tous les dimanches à 12h, "L'Événement du dimanche LCI", notre rendez-vous politique incontournable, fait intervenir les meilleurs experts… François Lenglet, Ruth Elkrief, François Clemenceau et Nicolas Domenach. Une heure d’entretien sans concession avec les ministres, chefs de partis, les leaders d’opinion, les grands patrons durant laquelle toutes les questions seront posées afin de prendre le temps d’aller plus loin.

Ce dimanche 5 mai, c'est le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, qui a répondu aux questions de Marie Chantrait. 


V.M

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