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EN DIRECT - Jean-Luc Mélenchon estime que la crise politique "se dénouera par des élections"

La rédaction de TF1info
Publié le 5 juillet 2022 à 7h30, mis à jour le 6 juillet 2022 à 9h08
JT Perso

Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi que la crise née des élections législatives "se dénouera par des élections" législatives, que la gauche unie peut à ses yeux remporter.
À la veille du discours de politique générale d'Elisabeth Borne, les socialistes, écologistes et communistes voteront avec LFI une motion de censure contre le gouvernement.
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Ce live est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations politiques du mercredi 6 juillet dans cet article.

LA CRISE POLITIQUE "SE DÉNOUERA PAR DES ÉLECTIONS"


Jean-Luc Mélenchon estime que la crise née des élections législatives, et qui pourrait perdurer à travers un "blocage" au Parlement, "se dénouera par des élections" législatives, que la gauche unie peut à ses yeux remporter.


Pour préparer ces nouvelles élections législatives, le leader insoumis propose à ses partenaires de la Nupes de lancer "une grande initiative politique", par exemple "une grande marche contre la vie chère" en septembre, lors d'une conférence au siège du Parti ouvrier indépendant (POI) à Paris.


Le chef de file des Insoumis assure que la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qu'il a menée, "est passée très près de la victoire" aux législatives de juin. Ce qui a validé à ses yeux sa stratégie : "Quand on vous a dit 'on peut gagner, élisez-moi Premier ministre', ça voulait dire que c'était tout à fait possible".

ANNIE GENEVARD SUR LCI


"La majorité relative de la majorité présidentielle va nous conduire à faire avancer nos propres propositions et c'est ça qui sera tout l'enjeu de ce futur quinquennat pour nous", poursuit la députée Les Républicains. "Si nos propositions ne sont pas entendues, nous prendrons alors nos responsabilités."


"Je crois que Les Républicains n'ont pas vocation à disparaitre de l'espace politique. Un centre extrême ne nourrit que les bords", ajoute-t-elle.

MOTION DE CENSURE


Les Républicains ne rejoindront pas la motion de censure de LFI, assure Annie Genevard, présidente par intérim des Républicains, sur LCI. "Pour le coup, ce serait un blocage des institutions gratuit sans que cela débouche sur quelque chose d'intéressant politiquement."

ELISABETH BORNE AU JT DE TF1


Au soir de son discours de politique générale devant le Parlement, ce mercredi, Élisabeth Borne sera l'invitée de Gilles Bouleau lors du 20H de TF1.

LOI POUVOIR D'ACHAT


La loi pouvoir d'achat bientôt mise en place ? "Je le souhaite, oui. C'est très important pour nos compatriotes", répond Franck Riester. Dans le cas inverse, "ils ne comprendraient pas qu'à cause d'une opposition stérile et caricaturale, nous ne pouvons pas revaloriser les prestations sociales, de trouver les dispositifs pour faire face à la transition écologique", énumère le ministre sur LCI. "Si nous avons une responsabilité pour tendre la main aux oppositions, elles ont, elles aussi, une responsabilité immense" de ne pas bloquer l'Assemblée nationale.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL


"Nous devons combattre les idées du Rassemblement national, mais nous respectons le choix des Français", ajoute Franck Riester. En charge des relations avec le Parlement, "je dois être en lien avec les députés, quelle que soit leur couleur politique", poursuit-il. Mais ce qui est clair, appuie le ministre, "nous ne voulons pas de tractation ou de compromis avec le RN ou La France Insoumise. Notre volonté est simple : travailler avec les partis de gouvernement, texte par texte."

NÉGOCIER À L'ASSEMBLÉE


La motion de censure promise par la Nupes "n'est pas surprenante, même si un peu dommage", admet Franck Riester, ministre délégué chargé des relations avec le parlement, sur LCI. "Je ne crois pas d'ailleurs qu'il y ait une majorité à suivre cette motion", poursuit-il. "Nous avons pris acte qu'il n'y avait pas d'accord de coalition possible. Il nous apprend maintenant à travailler sur chaque texte, à mettre en œuvre le projet présidentiel, en trouvant des compris avec les oppositions."

"JE NE PEUX RIEN FAIRE, RIEN ENTENDRE"


Sans majorité absolue, l'Assemblée sera-t-elle bloquée ? "Ne bloquons pas la photographie politique à celle d'aujourd'hui. Peut-être que les cœurs et les têtes vont s'ouvrir en regardant l'intérêt du pays", répond celui qui a quitté Les Républicains pour Ensemble. "Les oppositions doivent être en responsabilité, c'est-à-dire ne pas bloquer le fonctionnement des institutions", appuie-t-il.  Et "le gouvernement ne peut pas jouer le jeu de "Je ne peux rien faire, je ne rien entendre"", poursuit-il.

LA CONFIANCE DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE


Le gouvernement "n'a pas besoin de demander la confiance à une Assemblée où l'opposition est majoritaire", admet le député de l'Oise, Eric Woerth, invité sur LCI. L'élu attend toutefois "beaucoup du discours" d'Elisabeth Borne devant les députés, demain. "La première ministre doit être habile et (...) doit donner une forme de calendrier pour la première année", appuie-t-il.

MOTION DE CENSURE : LA NUPES SE MET D'ACCORD


Les partis membres de la Nupes se sont entendus pour un texte commun et déposeront donc une motion de censure à l'encontre d'Elisabeth Borne. Le texte sera déposé mercredi à 14h30, annonce l'intergroupe Nupes. 

"MOTION DE DÉFIANCE"


Julien Bayou, député et secrétaire général d'EELV, annonce que son groupe votera la motion de censure contre la Première ministre aux côtés de la France insoumise.

MOTION DE CENSURE : DES HÉSITATIONS AU SEIN DE LA NUPES

MOTION DE CENSURE


Après avoir pris connaissance qu'il n'y aurait pas de vote de confiance, les oppositions se questionnent sur le dépôt d'une possible motion de censure. Mathilde Panot l'avait annoncée sur Twitter, et une réunion intergroupe de la Nupes doit se tenir ce matin pour se mettre d'accord sur la décision à prendre.


Du côté de la droite cependant, le vote de cette motion de censure n'est pas envisagé. "Une motion de censure avant d'avoir commencé, ça me parait totalement puéril et inutile", jugeait ce matin le patron des LR à l'Assemblée Olivier Marleix sur LCI. 


De même, la présidente par intérim des Républicains, Annie Genevard, a affirmé sur BFM que le groupe ne voterait pas la motion de censure de LFI. "L'objectif de LR n'est pas de réaliser un coup politique, la Première ministre n'engagera pas la confiance et on la comprend", a-t-elle déclaré.

REMANIEMENT


"Les débauchages individuels, c'est fini, ça ne sert à rien", a estimé mardi le nouveau porte-parole du gouvernement Olivier Véran au lendemain de l'annonce de la nouvelle équipe de la Première ministre Elisabeth Borne. 


"C'est démonétisé", a-t-il ajouté, interrogé sur France Inter pour savoir si l'exécutif avait tenté de faire entrer par exemple des Verts dans le nouveau gouvernement. "Est-ce que vous croyez que, parce que vous allez attraper un député écolo ou un député communiste ou un député Les Républicains, tout d'un coup le groupe qui l'entourait va se dire 'c'est super, il a pris le copain, on va venir bosser avec le gouvernement' ? Non. Ils vont immédiatement ostraciser le député en question et vous aurez une prise de guerre", mais "ça n'aura pas d'impact ni sur la politique conduite, ni sur le cadre de la majorité", a développé Véran. 

POSITIONNEMENT DE LR


Interrogé sur le positionnement du groupe LR à l'Assemblée nationale, Olivier Marleix s'est montré relativement conciliant à l'égard du gouvernement. "Il faudra que le gouvernement fasse la démonstration que les mesures profitent aux Français. La discussion est très ouverte mais il faut qu'il prenne acte de nos conditions", commence-t-il. "On est là pour obtenir des avancées pour les Français. Le gouvernement n'est pas en mesure de faire voter tout seul des textes donc il va falloir qu'il écoute les oppositions qui ont décidé d'être utiles au pays", souligne le député LR d'Eure-et-Loir, président du groupe LR. "Je n'ai pas raison de croire que l'exécutif ne prendra pas sa part de responsabilité pour créer les conditions du dialogue", conclut-il. 

DAMIAN ABAD


"On est sur une affaire plus compliquée. Ce n'est pas qu'une accusation à la légère, c'est une série d'accusations. Je pense que c'est un choix responsable du président de la République et de la Première ministre de ne pas reconduire" Damien Abad au gouvernement, estime Olivier Marleix. "Il y a un immense problème de confiance des Français à l'égard des hommes et des femmes politiques", met en avant le député LR d'Eure-et-Loir, président du groupe LR. 


"Je vais demander, dans les jours qui viennent, aux collaborateurs du groupe à l'Assemblée nationale, d'être extrêmement vigilant sur les questions de probité. Sur ces questions de comportements, je leur demanderai de me signaler les bruits pour que l'on puisse avoir des explications. C'est un sujet essentiel", ajoute-t-il. 

SE RENDRE AUDIBLES 


"Nous faisons le pari pour nous rendre audibles de mettre des propositions sur la table", argue mardi Olivier Marleix ce mardi sur LCI. "On n'a pas rencontré un immense succès ces cinq dernières années [...] parce que tout le monde vivait dans une espèce de fascination à l'égard du président de la République. Cette fascination commence à s'estomper. Les Français vont donc être plus attentifs à des gens qui cherchent à mettre des propositions raisonnables sur la table pour faire avancer le pays", ajoute le député LR d'Eure-et-Loir, président du groupe LR. "Nous ne serons pas dans la course au bruit, nous ne sommes pas là pour mettre du désordre à l'Assemblée nationale", conclut-il. 

LR, UNE "OPPOSITION RÉSOLUE MAIS RAISONNABLE" ?


"Nous serons une opposition résolue mais responsable", affirme ce mardi Olivier Marleix. "On attend de savoir ce qu'Elisabeth Borne va nous dire. On veut avoir l'assurance d'un changement de méthode, un peu plus d'écoute", argue le député LR d'Eure-et-Loir, président du groupe LR. "On attend aussi des orientations sur le fond. Le pays a d'immenses défis à relever, la question de la dette qui fait que notre pays est sur le fil [...], la question du dysfonctionnement de nos services publics, la question de l'autorité...", ajoute-t-il. "En un mot, comment on enraye le déclin de ce pays ?", conclut-il. 

ERIC COQUEREL 


"Celles et ceux qui essaient de mettre sur le même plan ces deux cas de figure dont d'une mauvaise foi criante", a commenté Manuel Bompard, interrogé sur Europe 1 sur le cas d'Eric Coquerel, sous le coup d'une plainte pour harcèlement sexuel. "La justice fera son travail et au vu de la nature des faits, est-ce que oui ou non un principe de précaution doit être appliqué", souligne encore l'un des cadres de la France insoumise.

UN NOUVEAU TEXTE COVID 


Le premier texte de la législature sera un texte sur le Covid. Attendu dans l'hémicycle à compter du 11 juillet avec des mesures limitées comme le pass sanitaire aux frontières face au regain épidémique, le projet de loi devra d'abord passer devant la commission des Lois aujourd'hui, à partir de 15h30. Les oppositions entendent s'en saisir pour contester plus largement la politique sanitaire du gouvernement.

PORTE-PAROLAT


Olivier Véran a initié son rôle de porte-parole ce matin en défendant la formation du nouveau gouvernement, dont certains choix sont questionnés. Interrogé sur France inter sur l'élargissement du périmètre du ministère de l'Intérieur vu comme une promotion alors même que le ministre avait été mis sur la sellette lors de la finale de la Ligue des Champions au Stade de France, Olivier Véran a assuré que "Gérald Darmanin a très bien effectué ses missions comme ministre de l'Intérieur".


"Le ministère de l'Intérieur est chargé de la réforme des institutions et de la question des collectivités. Or ces deux enjeux concernent un certain nombre de territoires ultramarins", a encore justifié Olivier Véran.

BONJOUR


Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'actualité politique. Vous pourrez suivre ici les premiers pas du gouvernement d'Elisabeth Borne, la veille de sa Déclaration de politique générale.

Dix-neuf entrants et cinq partants : deux semaines après les législatives, le gouvernement a été remanié lundi, manière de lancer pleinement un quinquennat qui s'annonce périlleux, comme l'illustre le renoncement d'Élisabeth Borne à solliciter mercredi la confiance du Parlement. Avant cela, une partie de la nouvelle équipe exécutive se retrouve ce mardi 5 juillet à l'Élysée sur le thème du pouvoir d'achat.

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