Guerre Israël-Hamas : Borne demande une trêve humanitaire, débat tendu à l'Assemblée

par La rédaction de TF1info
Publié le 23 octobre 2023 à 13h00, mis à jour le 23 octobre 2023 à 19h21

L'Assemblée nationale débat ce lundi de la situation au Proche-Orient, au titre de l'article 50-1 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire une déclaration donnant lieu à une discussion dans l'hémicycle.
Des échanges qui se tiennent dans un climat tendu, notamment entre l'exécutif et La France insoumise.

Ce live est à présent terminé. 

"L'ANTISÉMITISME N'A PAS SA PLACE DANS NOTRE RÉPUBLIQUE"

Au niveau des répercussions possibles de la crise en France, Elisabeth Borne a assuré de "l'engagement inlassable à lutter contre l'antisémitisme" de son gouvernement. "L'antisémitisme, comme toutes les haines, n'a pas sa place dans notre République", a-t-elle insisté. "Nous le combattons fermement, résolument", a-t-elle ajouté, rappelant le message adressé aux préfets et forces de l'ordre de renforcer la sécurité dans les lieux "sensibles" de la communauté juive, notamment les lieux de culte et les écoles. 


"Depuis le 7 octobre, plus de 300 personnes ont été arrêtées pour des actes ou menaces antisémites. La plateforme Pharos a reçu plus de 4000 alertes", dont "plus de 300 ont été transmis à la justice afin que les auteurs soient retrouvés et sanctionnés", a-t-elle rappelé. "Nous n'avons pas la main qui tremble, dans les mots comme dans les actes nous sommes d'une fermeté absolue face à l'antisémitisme. En ligne comme dans la rue nous ne laisserons rien passer", a assuré la Première ministre. Elle a ensuite fustigé des "récupérations électoralistes" sur le conflit, "c'est irresponsable, c'est manquer à ses devoirs les plus élémentaires de citoyens". 


"Avec le gouvernement, nous choisirons toujours la voix de la responsabilité pour aborder ce débat, et défendrons toujours le chemin de la justice et de la paix. C'est la singularité et la grandeur de la France de conserver une position indépendante, et d'être l'amie des Israéliens comme des Palestiniens", a-t-elle conclu.

"PENSÉES POUR TOUTES LES VICTIMES, SANS DISTINCTION"

Quant à la situation des civils à Gaza, Elisabeth Borne a affirmé que "les Palestiniens sont aussi des victimes du Hamas qui les utilisent comme boucliers humains" et déplorant un "désastre humanitaire et à la mort de milliers de civils palestiniens". "Nos pensées vont à toutes les victimes de ce conflit, sans distinction. Nous demandons des trêves humanitaires pouvant mener à terme à un cessez-le-feu et l'accès immédiat et sécurisé de l'aide vers Gaza", a répété la cheffe du gouvernement. 


Elle a par ailleurs souligné "une volonté commune d'éviter un embrasement régional et trouver les conditions d'une paix durable", en vue d'une "solution politique, qui passe par la solution à deux États". Elle a assuré que Paris est "mobilisé" en ce sens et que la visite d'Emmanuel Macron mardi à Israël "sera l'occasion de porter nos propositions et plaider inlassablement pour éviter l'escalade". "La France continue à parler à tous et n'est alignée sur personne. Elle fait entendre sa singularité dans le concert des Nations", a-t-elle ajouté, contredisant les propos de Marine Le Pen.

E. BORNE "SCANDALISÉE"

La Première ministre Elisabeth Borne est revenue à la tribune pour clôturer ce temps de débat, saluant "la quasi-totalité des orateurs et oratrices" et un débat "digne". Elle s'est dite toutefois "scandalisée" par "l'obstination" de Mathilde Panot à "ne pas condamner le Hamas, ne pas exprimer l'évidence : c'est un groupe terroriste coupable de crimes abjects sur des populations civiles". Elle a aussi accusé la présidente du groupe LFI de "cynisme" et de "déformer" ses propos, y voyant une "stratégie constante d'exacerbation des tensions et de division des Français". À l'inverse, elle a salué une condamnation "pratiquement sur tous les bans" de "l'attaque terroriste barbare qui a touché Israël". "Collectivement, nous affirmons le droit d'Israël à assurer sa défense, dans le respect du droit international", a-t-elle déclaré.

FIN DE LA PRISE DE PAROLE DE CATHERINE COLONNA

En conclusion, Catherine Colonna a résumé la position de la France en quatre points : "condamnation sans équivoque des attaques terroristes du Hamas", "réponse à l'urgence humanitaire pour venir en aide aux populations civiles de manière durable", "action diplomatique pour éviter un embrasement de la région", "restauration de perspectives de paix autour de la solution de deux États". "Nous devons avoir le courage de retrouver le chemin de la paix", a-t-elle exhorté, y voyant un "devoir".

"ÉVITER UN EMBRASEMENT DE LA RÉGION"

La cheffe de la diplomatie a aussi souligné une "urgence diplomatique", celle "d'éviter un embrasement de la région, qui est possible, le risque existe", à la fois au sud Liban mais aussi en Irak, au Yémen, et "partout où certaines puissances soufflent sur les braises". "Nous passons tous les messages utiles à tous les acteurs concernés car aucun groupe ne doit estimer qu'il ne pourrait tirer parti de la situation actuelle", a insisté Catherine Colonna. 

"DE LA SÉCURITÉ POUR ISRAËL, UN ÉTAT POUR LES PALESTINIENS"

"Les Palestiniens doivent avoir un État pour pouvoir vivre libre et en sécurité, tout comme Israël doit pouvoir vivre libre et en sécurité", a appuyé la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna. "Les Palestiniens veulent vivre dans la dignité, loin des atrocités des terroristes du Hamas, vivre en paix avec les Israéliens côte à côte et non pas face à face. La position de la France est constante, nous la réaffirmons avec force : il faut de la sécurité pour Israël, un État pour les Palestiniens. Les deux font un tout indissociable", a-t-elle insisté. "La seule solution viable est la solution à deux États, vivant en paix et sécurité côte à côte."

"DES TRÊVES HUMANITAIRES SONT NÉCESSAIRES"

En vue de garantir les accès humanitaires, "des trêves humanitaires sont nécessaires", qui doivent "ensuite mener à un cessez-le-feu", a martelé Catherine Colonna, répétant par ailleurs que "les terroristes du Hamas ne représentent pas le peuple palestinien ni la cause palestinienne". Elle a rappelé que la France a débloqué 20 millions d'euros supplémentaires pour affronter cette "crise humanitaire" passant par les agences de l'ONU et les ONG, destinés aux "populations civiles" directement, contrôlés pour éviter tout "détournement". "Nous sommes prêts à accroître cet effort si nécessaire", a-t-elle avancé, soulignant que "la situation humanitaire est terrible".


"De premiers convois sont passés, il doit y en avoir d'autres, il faut pouvoir répondre de manière durable aux besoins. La France y travaille en lien avec ses partenaires. Cela suppose une trêve humanitaire", a-t-elle répété. Quant aux personnes qui souhaitent quitter l'enclave palestinienne, "elles doivent pouvoir le faire sans en être empêchés", notamment les agents français et leurs familles : "nous y travaillons", a-t-elle assuré.

"LES POPULATIONS CIVILES N'ONT PAS À PAYER LE PRIX DES CRIMES" DES TERRORISTES

Quant à l'offensive du Hamas, elle visait à "détruire Israël", a souligné Catherine Colonna, dénonçant "un groupe qui ne se soucie aucunement de répondre aux aspirations légitimes des Palestiniens et les tient au contraire en otages". "Face à cette attaque terroriste, la France a fait part de sa solidarité avec le peuple israélien meurtri. Ceux qui refusent de qualifier le Hamas de terroristes se fourvoient", a-t-elle accusé. "C'est une évidence, le Hamas est un mouvement terroriste qui commet des actes terroristes", a-t-elle poursuivi, ciblant LFI, qui a refusé de poser ce mot sur le groupe islamiste palestinien. "Il est troublant que vous ne parveniez pas à prononcer le mot 'terroriste' ?", a-t-elle lancé, à destination de Mathilde Panot. "C'est honteux."


Rappelant que 30 Français avaient été tués et sept autres disparus, elle a répété que la France demandait la libération des otages et fait "tout son possible pour cela". "Rien ne peut justifier le terrorisme, face à lui Israël a le droit de se défendre pour que ceci ne se reproduise jamais, personne ne peut lui dénier ce droit", a poursuivi la cheffe de la diplomatie française. Mais "sa réponse doit être juste, conforme au droit international, (...) en particulier humanitaire". "En toute circonstance, les principes moraux et éthiques doivent être respectés, nous le rappelons aux Israéliens. (...) Les populations civiles n'ont pas à payer le prix des crimes commis par des groupes terroristes", a insisté Catherine Colonna. "Israël, dans sa réponse légitime à l'attaque terroriste dont elle a été victime, doit protéger les populations civiles en application du droit humanitaire."

"RELENTS ANTISÉMITES"

La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a pris la parole pour apporter son soutien à la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, ciblé selon elle par des "propos indignes, abjectes et irresponsables, aux relents antisémites", après avoir été mise en cause par un message de Jean-Luc Mélenchon, lui reprochant d'"encourager le massacre" à Gaza en se rendant en Israël.

MARINE LE PEN

"Il est certain que ces attaques (du Hamas) sont un crime contre les hommes et la paix" qui devrait être "condamné sans réserve", débute la présidente des députés Rassemblement national Marine Le Pen. Elle estime que la riposte d'Israël est "tout à fait légitime", "je considère même que c'est un devoir de l'Etat israélien de défendre sa population".


A ses collègues d'"extrême gauche", Marine Le Pen lance qu'"on ne demande pas à des terroristes de cesser le feu mais de déposer les armes et libérer les otages. C'est tout". 

RENAISSANCE CONDAMNE LES "PETITS PROFITEURS DE L'ANTISEMITISME ELECTORAL"

Mathieu Lefèvre, l'orateur du groupe Renaissance qui s'est rendu en Israël aux côtés de Yaël Braun-Pivet ce week-end, défend la présidente de l'Assemblée nationale, accusée par Jean-Luc Mélenchon d'être allée "camper à Tel Aviv pour encourager le massacre" à Gaza. "Nous ne sommes pas allés camper" malgré ce que dit Jean-Luc Mélenchon "depuis les profondeurs antisémites abjectes de l'histoire". 

"Nous sommes venus nous incliner devant la douleur" du peuple israélien, ce qu'auraient dû faire "tous les républicains de ce pays", a-t-il déclaré. "L'histoire condamnera ceux qui font résonner ses heures sombres" et les "petits profiteurs de l'antisémitisme électoral".

"CHAQUE PAROLE COMPTE"

Dans la lignée des groupes de gauche, l'orateur du groupe communiste Fabien Roussel demande "que la France appelle à un cessez-le-feu immédiat". "Le droit à la légitime défense d'Israël n'autorise pas les crimes de guerre."


Selon le leader du Parti communiste français, "les prémices des pires affrontements sur notre sol sont déjà visibles", or le "le racisme comme l'antisémitisme n'ont pas la place dans notre pays, encore moins les propos faisant l'apologie du terrorisme", a-t-il ajouté à destination de LFI. "Chaque parole compte, chaque décision pèse", a dit Fabien Roussel.

"LA FRANCE EST EN RETARD"

"La France est en retard, elle est brouillonne, confuse, et par conséquent, elle est inaudible", estime la cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain, remarquant par exemple qu'Emmanuel Macron se rend sur place longtemps avec de nombreux chefs d'Etats occidentaux. Elle déclare que quiconque assure un "soutien inconditionnel à la riposte de Netanyahu commet une faute grave".


EELV souhaite que la France œuvre pour une "pause humanitaire" qui permette d'"aboutir à un cessez-le-feu", et pense qu'elle doit tout faire pour que les Etats-Unis, pro-Israéliens, n'utilisent pas leur droit de veto à l'ONU pour aller à l'encontre d'un cessez-le-feu.

"N'IMPORTONS PAS ICI LES HAINES"

Dans son intervention, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a invité "les Françaises et les Français à faire de leur peine, leur douleur, le moteur d'un engagement pour la paix. N'importons pas ici les haines." "Nos paroles, nos actes, chacun à son niveau, doivent être exemplaire" pour ne pas transformer ce conflit en "guerre irrémédiable entre musulmans et juifs", a-t-il ajouté. "Sachons cultiver la fraternité et la concorde qui maintiennent la paix ici et la rendra possible là-bas." Dans un message à ses alliés insoumis, il a poursuivi : "Chaque responsable politique devrait faire sienne cette exigence morale."

LES REPUBLICAINS S'EN PRENNENT AUSSI A LFI

"Honte à ceux qui refusent" d'appeler les membres du Hamas "terroristes", "honte à ceux" qui qualifient "ces criminels résistants", à ceux qui font "sauter les digues de l'antisémitisme et l'apologie du terrorisme", déclare à la tribune l'oratrice du groupe Les Républicains, la députée Michèle Tabarot.


Par ailleurs, le groupe LR a appelé le gouvernement à "lever l'aide au développement" apportée par la France à Gaza, sans que cela n'empêche l'aide humanitaire.

MATHILDE PANOT

Regrettant que la France s'aligne sur la position des Etats-Unis et soutienne le gouvernement "d'extrême droite" israélien, Mathilde Panot accuse aussi le gouvernement de racisme. "La France de Darmanin est devenu le pays où le seul crime de Benzema est de s'appeler Karim", dit-elle en référence à la polémique qui a opposé le ministre de l'Intérieur au footballeur français. "Il n'y a qu'en France" où écrire un tweet de soutien à Gaza est "criminalisé".


"Nous sommes dépeints en antisémites par des irresponsables", "nous nous tiendrons comme nous l'avons toujours fait, auprès de nos concitoyens de confession juive", a-t-elle ajouté, assurant que son mouvement condamne "tous les crimes de guerre, tous sans exception".

MATHILDE PANOT

La cheffe des députés LFI Mathilde Panot prend la parole au nom de son groupe. Depuis le début du conflit, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon reproche au gouvernement de ne pas réclamer de "cessez-le-feu" et de prendre le parti d'Israël. "Seul un cessez-le-feu immédiat permettra de sauver des dizaines de milliers de vies innocentes", estime la députée, de libérer des otages. "Vous avez affiché un soutien inconditionnel au gouvernement israélien", reproche-t-elle à la Première ministre, qui vient de déclarer qu'Israël "avait le droit de se défendre".


"Pourquoi la France est-elle incapable de dénoncer d'une même force les crimes du Hamas de ceux du gouvernement Netanyahu ?", demande Mathilde Panot. Elle estime que "la France doit peser de tout son poids pour obtenir une résolution" demandant un cessez-le-feu à l'ONU.

MACRON SERA DEMAIN EN ISRAËL

Lors de son intervention, Elisabeth Borne a rappelé la position de la France dans le conflit. C'est elle que le président de la République portera à partir de demain, au cours d'une visite en Israël et dans la région.

COMMENT EVITER L'EMBRASEMENT REGIONAL ?

Elisabeth Borne assure que le rôle de la France est d'"éviter un embrasement régional" dans la région, via la "mise en place d'un processus politique pour une solution à deux Etats". Selon elle, il n'y aura "pas de paix durable sans une perspective politique pour les Palestiniens". "La France est l'amie d'Israël, des Palestiniens, des pays arabes dans la région", "une position qui nous donne un rôle pivot pour aider à tracer le chemin de la paix", dit la Première ministre. 

LA FRANCE RECLAME UNE "TRÊVE HUMANITAIRE"

"Nous demandons une trêve humanitaire" pour l'acheminement de l'eau, de fioul et de nourriture "sous l'égide des Nations unies", a dit la Première ministre, réclamant aussi "la sécurité des personnels humanitaires" pour la faire parvenir dans Gaza. Elle a indiqué que la France avait voté une aide supplémentaire de 10 millions d'euros et qu'elle allait envoyer un avion de fret humanitaire.

HOMMAGE A YAËL BRAUN-PIVET

La Première ministre a tenu à adresser son "soutien et celui de [son] gouvernement à la présidente de l'Assemblée nationale après les accusations ignobles proférées à son encontre", par Jean-Luc Mélenchon. 

ELISABETH BORNE

Alors que le gouvernement est accusé par la gauche de prendre le parti d'Israël, la cheffe du gouvernement confirme qu'"Israël a le droit de se défendre" mais qu'"il n'y a pas de vies qui valent moins que d'autres". "Les civils doivent être épargnés, la réponse militaire doit se faire dans le respect du droit international", notamment pour acheminer l'aide humanitaire, estime Elisabeth Borne. "Notre amitié et notre solidarité avec le peuple israélien nous oblige à formuler cet appel : Israël ne doit pas tomber dans le piège du Hamas."

ELISABETH BORNE

La Première ministre rappelle que cette action "préméditée qui visait à atteindre Israël et sa population en son cœur" a fait plus de 1400 victimes, dont 30 du côté français. "Minimiser, justifier voire absoudre le terrorisme c'est accepter qu'il frappe à nouveau demain, en Israël, en France ou partout ailleurs", ajoute-t-elle, en direction de LFI qui refuse de qualifier le Hamas d'organisation "terroriste". "Ceux qui confondent le droit palestinien à disposer d'un Etat et la justification du terrorisme" "commettent une faute politique et stratégique", "les Palestiniens ne sont pas le Hamas, le Hamas n'est pas le peuple palestinien", déclare Elisabeth Borne. 

COMMENT VA SE DEROULER LE DEBAT ?

La Première ministre Elisabeth Borne s'exprimera en premier. Prendront ensuite la parole les orateurs de chaque groupe représenté dans l'hémicycle. Puis le gouvernement conclura la séance.

BONJOUR

L'Assemblée nationale débat à 16 heures de la situation au Proche-Orient, suivez les discussions en direct.

Un débat sans vote sur la situation au Proche-Orient se tient ce lundi 23 octobre à 16 heures à l'Assemblée nationale. Le gouvernement a décidé d'organiser cette discussion au titre de l'article 50-1 de la Constitution, mais celle-ci s'annonce tendue. La semaine dernière déjà, la Première ministre Elisabeth Borne avait accusé LFI de s'être exclu du "champ républicain" avec ses positions sur la guerre Israël-Hamas, et la situation s'est encore envenimée ce week-end. 

Le débat se tient à la veille d'un déplacement d'Emmanuel Macron en Israël et au lendemain d'un déplacement dans ce même pays de la présidente de l'Assemblée nationale, accusée par Jean-Luc Mélenchon de "camper à Tel-Aviv pour encourager le massacre" à Gaza. L'opposition de gauche, qui a critiqué ce déplacement, devrait demander des comptes à Yaël Braun-Pivet ainsi qu'au gouvernement qu'il estime être dans un soutien inconditionnel à Israël.

Devant l'Assemblée, le gouvernement devrait, lui, redire sa position résumée dimanche par la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna : "Condamner le Hamas et son action terroriste, éviter l’embrasement dans la région et pour cela rappeler qu'il faut un horizon politique autour de la solution à deux États, rappeler que le droit international humanitaire doit être respecté, et bien sûr obtenir un accès humanitaire d’urgence pour les populations civiles à Gaza".


La rédaction de TF1info

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