Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN
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EN DIRECT - Gouvernement : la reconversion de l'ex-ministre Djebbari recalée par la HATVP

La rédaction de TF1info
Publié le 24 mai 2022 à 7h30, mis à jour le 25 mai 2022 à 7h51
JT Perso

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a recalé un projet de reconversion de l'ex-ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.
Il souhaitait s'engager avec l'armateur CMA-CGM.
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DES CENTAINES DE PERSONNES CONTRE "LE GOUVERNEMENT DE LA HONTE"


Entre 200 et 300 militants de gauche, dont l'écologiste Sandrine Rousseau, se sont réunis à Paris, ce mardi, contre le "gouvernement de la honte", à l'appel de l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique. Dans l'assistance, des pancartes et des chants ont appelé à la démission de Damien Abad ou du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.


"Les femmes ne sont plus dans une situation où elles se taisent. L'ère de l'impunité est terminée sur les violences sexuelles", a lancé Sandrine Rousseau, place Saint Augustin, dans le 8e arrondissement.

HARCÈLEMENT MORAL : LE GROUPE PS FAIT APPEL 


Le groupe des députés PS à l'Assemblée a indiqué à l'AFP avoir "fait appel il y a deux mois" d'une condamnation aux prud'hommes à près de 400.000 euros pour harcèlement moral et licenciement nul de son ancienne secrétaire générale Valérie Rabault.


Nommée en avril 2018 à ce  poste, puis placée en arrêt maladie au mois d'octobre en raison d'un "état dépressif réactionnel avec asthénie majeure", cette dernière avait dénoncé dans la foulée des faits de harcèlement moral qu'elle affirmait subir. Par courrier de son avocat, elle se disait mise à l'écart de ses missions ou des échanges au sein du groupe, et objet de remarques désobligeantes, ce que le groupe PS conteste.


Suite à deux visites médicales, elle avait été licenciée pour inaptitude et impossibilité de reclassement, par courrier du 4 juin 2021.

AFFAIRE ABAD : LA RÉACTION DE JEAN-LUC MÉLENCHON


Interrogé sur l'affaire Abad lors d'un déplacement à Metz, Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il ne nommerait pas dans son gouvernement un homme faisant l'objet d'accusations de violences sexuelles, s'il était désigné Premier ministre au terme des législatives. "Cela me paraît assez évident", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.


"Si le gouvernement décide, pour des raisons qui lui appartiennent, que Damien Abad doit rester membre du gouvernement, je suppose qu'il faudra qu'il explique pourquoi", a insisté le leader de La France Insoumise. Ce dernier n'a toutefois pas appelé le ministre à démissionner : "nous ne sommes ni juges, ni policiers, on ne va pas leur dire ce qu'ils doivent faire".

CATHERINE COLONNA À BERLIN POUR SA PREMIÈRE VISITE


La nouvelle cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, a réservé mardi à l'Allemagne sa première visite à l'étranger, "une évidence" selon elle tant la "relation franco-allemande est plus que jamais nécessaire".


"Venir à Berlin en premier geste était une évidence, la coopération franco-allemande est plus que jamais nécessaire par temps de crise", a estimé la ministre des Affaires étrangères lors d'une déclaration commune avec son homologue allemande, Annalena Baerbock.


La nouvelle ministre s'est dite "résolue à poursuivre cette concertation dans le sillage de la relation de confiance nouée" par le gouvernement avec son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian.

GLYPHOSATE : MONTCHALIN SE JUSTIFIE, MÉLENCHON S'OFFUSQUE


"Montchalin ment", s'est offusqué Jean-Luc Mélenchon, après que la nouvelle ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin a justifié n'avoir pas voté en 2018 l'interdiction du glyphosate, "pour ne laisser personne sans solution".


"En tant que députée j'avais fait un choix tout à fait assumé, que nous ne voulons pas faire cavalier seul (...) sinon, c'est notre économie, ce sont nos producteurs, nos agriculteurs, que nous laissons dans la panade", a-t-elle expliqué. 


Le leader de la France insoumise a dénoncé un mensonge sur Twitter. "L'interdiction du glyphosate, ça devait être tout de suite. Macron a cédé pour dans 3 ans, puis pour dans 5 ans. Et dans 5 ans, juste un réexamen de la situation. Macron ne pèse rien en Europe", a-t-il déploré.

REFUS DE LA NOMINATION DE J-B. DJEBBARI CHEZ l'ARMATEUR CMA-CGM


La Haute autorité pour la Transparence de la Vie publique a recalé un des projets de reconversion de l'ancien ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Celui-ci souhaitait obtenir chez l'armateur CMA-CGM le poste de vice-président exécutif "en charge du pôle spatial que la société envisage de créer". 


Mais la HATVP a refusé. Celle-ci a pointé des "risques déontologiques substantiels", selon un avis publié mardi. L'Autorité dénonce les risques de remise en cause du fonctionnement "indépendant et impartial de l'administration" et rappelle de plus que le ministre a rencontré "au moins à huit reprises" des dirigeants du groupe CMA-CGM au cours des trois dernières années. L'Autorité craint donc que si l'ancien ministre rejoint le pôle exécutif, il soit suspecté de conflits d'intérêts.


L'ex-ministre avait déjà obtenu un feu vert de la HATVP pour siéger au conseil d'administration d'une start-up spécialisée dans la construction de véhicules à hydrogène.

RASSEMBLEMENT FÉMINISTE CONTRE DAMIEN ABAD


L'observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique et le collectif NousToutes ont appelé à manifester ce mardi 24 mai dans la soirée pour protester contre la nomination de Damien Abad au gouvernement, accusé de viol par deux femmes, dont deux plaintes ont été classées sans suite. 


Par ailleurs, les militantes fustigent le maintien de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur alors qu'il avait été visé par une plainte pour viol. Le parquet de Paris avait requis un non-lieu le 13 janvier dernier après des accusations portées depuis 2017. La juge d'instruction doit encore décider si elle rend une ordonnance de non-lieu, soit la réouverture des investigations.

EN MARCHE S'ATTAQUE AUX CANDIDATS DISSIDENTS 


Les quatre principaux cadres d'Ensemble !, le mouvement réunissant les partis qui soutiennent Emmanuel Macron, ont publié plusieurs communiqués visant les différents candidats dissidents aux législatives, susceptibles de faire de l'ombre aux candidats officiels. 

"Si d’autres candidats se revendiquent comme appartenant à la majorité présidentielle, il s’agit alors d’une usurpation. Des procédures seront engagées à leur encontre car cette confusion ne peut persister, et il est plus que regrettable que certains cherchent à semer le doute chez les électeurs", prévient le communiqué. 

Plusieurs candidats, à l'instar de Stéphane Vojetta, député sortant dans la 5e circonscription des Français de l'étranger, ont été exclu du parti parce qu'ils continuaient à se présenter alors qu'ils n'avaient pas été investi officiellement.

J. BARDELLA REVOIT À LA HAUSSE LES AMBITIONS DU RN AUX LÉGISLATIVES

Ils ne sont que 8 pour le moment à l'Assemblée Nationale, Marine Le Pen déclarait vouloir obtenir "au moins 60 députés" lors des prochaines législatives alors même que le RN se déclare comme la première force d'opposition et que 569 candidats ont été investis sur 577 circonscriptions.

Sur Franceinfo, Jordan Bardella a revu à la hausse les ambitions de son parti, demandant plutôt aux Français 150 députés. "Notre objectif, c’est d’avoir des députés RN partout. Je dis aux Français : c’est votre responsabilité que de nous donner de la force pour défendre. Ne laissez pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron", a souligné le président par intérim du Rassemblement national. Sur ce titre d'ailleurs, Jordan Bardella a expliqué que cela durerait jusqu'au 10 septembre, à cette date, Marine Le Pen "dira si elle souhaite ou non conserver la direction du mouvement". 

En cas de triangulaire, notamment dans la circonscription d'Eric Zemmour, Jordan Bardella a estimé qu'il préfèrerait Eric Zemmour à Emmanuel Macron. Le jugeant trop radical, Jordan Bardella a assuré qu'il ne parviendrait pas à gagner une présidentielle. Celui-ci affirmait que l'objectif du RN était de le "tuer", une situation que Jordan Bardella juge "cocasse". "Eric Zemmour a passé 8 mois à faire en sorte d’empêcher la qualification de Marine Le Pen au second tour. Il ne faut pas être mauvais perdant. Marine Le Pen est la leader de l’opposition", a insisté Jordan Bardella.

AMÉLIE DE MONTCHALIN ASSURE AVOIR DES "CONVICTIONS TRÈS FORTES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE"

"Je n'ai jamais eu ma carte à EELV mais j'ai des convictions très fortes sur le changement climatique et sur la biodiversité", a assuré la nouvelle ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, ajoutant ne pas vouloir mener une "écologie politique mais une politique écologique" pour permettre aux Français de vivre mieux avec l'écologie. À propos de son vote contre l'interdiction du glyphosate, pour lequel elle avait voté contre, Amélie de Montchalin assure : "J'assume", arguant avoir agi pour une que la mesure soit plutôt adoptée au niveau européen. 

Elle a par ailleurs rappelé qu'elle s'occupait au sein de son ministère du logement et des transports, mais que l'équipe gouvernementale serait peut-être amenée à être étoffée après les législatives.

E. MACRON A DEMANDÉ À AGNÈS PANNIER-RUNACHER DE NE PAS SE PRÉSENTER AUX LÉGISLATIVES


La nouvelle ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher avait un temps voulu se présenter aux législatives à Lens. Finalement, le président de la République l'en a dissuadée, soulignant qu'en cas de défaite, elle aurait dû démissionner. "J’ai eu une discussion à ce sujet avec le président de la République en effet", a-t-elle reconnu sur BFM-TV, expliquant que Marine Le Pen avait recueilli "plus de 65% au second tour" de la présidentielle dans cette circonscription "gagnée par le RN en 2017". "C’est un combat de long terme à mener dans le bassin minier dans le Pas-de-Calais", a-t-elle encore justifié.


Revenant sur l'affaire Abad, Angès Pannier-Runacher a expliqué que ce n'était pas à elle de juger. "S'il y a un nouvel acte de procédure judiciaire, la Première ministre en tirera les conséquences", a-t-elle précisé. 

AFFAIRE DAMIEN ABAD : S. ROUSSEAU FAVORABLE À "UN PRINCIPE DE PRÉCAUTION" POUR "RESPECTER LA PAROLE DES FEMMES"


"La question n'est pas d'aller contre la présomption d'innocence, mais de faire un principe de précaution", indique Sandrine Rousseau, candidate Nupes pour les législatives, invitée d'Elizabeth Martichoux sur LCI, mardi, à propos des accusations de viols présumés contre Damien Abad, nouveau ministre des Solidarités. 


"On aurait pu imaginer qu'Elisabeth Borne ou Emmanuel Macron dise qu'il y a une suspicion, donc on va laisser six mois le temps de l'enquête. On saisit le procureur, la Haute autorité pour la transparence pour la vie, même les parlementaires. Si au bout de six mois, il n'y a rien, il revient dans le gouvernement. Ça, ça aurait été un message fort. Ça respectait à la fois la présomption d'innocence et la parole des femmes. (...) Là, ce n'est pas la bonne démarche. On est après #MeToo, on sort d'une ère de l'impunité. Aujourd'hui, il y a un message fort à envoyer, un message politique." 

"UNE SOLIDARITÉ GOUVERNEMENTALE" POUR O. DUSSOPT

Interrogé sur l'affaire Abad et s'il le soutenait, le ministre du Travail Olivier Dussopt a répondu sur RTL qu'il y avait "une solidarité gouvernementale évidente, nous sommes une équipe. Mais il faut différencier ce qui relève d'une solidarité et l'appréciation que peut ou doit porter la justice. Dans tous les cas, je n'ai que connaissance que de deux plaintes classées sans suite, la justice s'est ainsi prononcée, ce n'est pas à moi d'en dire plus". 

Interrogé sur la réforme des retraites, Olivier Dussopt a assuré que ce que propose Jean-Luc Mélenchon ne tenait pas financièrement. "On ne peut pas promettre une réforme qui couterait 50 milliards d'euros pas an", a-t-il dénoncé, assurant de son côté qu'il souhaitait que des concertations se tiennent avant de fixer la réforme. Le début des négociations est prévu pour septembre et octobre, selon le ministre du Travail. Il a par ailleurs annoncé la prolongation des aides aux entreprises pour la signature des contrats d'apprentissage, au moins jusqu'à la fin de l'année.

AFFAIRE DAMIEN ABAD : "LE MESSAGE QU'ENVOIE LE GOUVERNEMENT AUX FEMMES EST DÉLÉTÈRE", JUGE S. ROUSSEAU


"Ce n'est pas une position médiane. Ils maintiennent le ministre dans le gouvernement. Il y avait une rumeur qui le précédait chez les Républicains, plusieurs cadres disaient qu'il fallait attention à son comportement", rappelle Sandrine Rousseau, candidate Nupes dans le 13e arrondissement de Paris, invitée d'Elizabeth Martichoux sur LCI, mardi, à propos des accusations de viols présumés portées à l'encontre contre Damien Abad, nouveau ministre des Solidarités. 


"Le gouvernement envoie le message : 's'il se dit innocent, on va le croire'. (...) Ce n'est pas parce qu'il se dit 'innocent', qu'il l'est. Là, le message envoyé aux femmes est compliqué et délétère", regrette l'ancienne finaliste de la primaire écologiste.

O. GRÉGOIRE RAPPELLE QUE C'EST À LA JUSTICE DE TRANCHER 


La porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a rappelé sur France 2 que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles restait la priorité. "On s'en remet à la justice dans les affaires où c'est parole contre parole", a-t-elle expliqué, confronté aux chiffres de la justice qui classe majoritairement sans suite les plaintes pour viols ou pour agressions sexuelles. 


Olivia Grégoire est aussi revenu sur le texte ou les textes que le gouvernement devrait faire passer sur le pouvoir d'achat. Alors que les concertations se poursuivent, le texte devrait être finalisé avant le second tour pour une présentation au Conseil des ministres juste après le second tour des législatives. Concernant la réforme des retraites, Olivia Grégoire a expliqué que les concertations allaient également reprendre et que la réforme serait présentée "dans les prochains mois, sans brutalité". 

INVITÉE POLITIQUE


L'écologiste et candidate aux législatives sous la bannière de l'union de la gauche, Sandrine Rousseau sera l'invitée à 8h30 d'Elizabeth Martichoux. 

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'actualité politique. Retrouvez ici les dernières informations sur la campagne des législatives, à un peu moins de trois semaines du 1er tour.

Cette nouvelle organisation permettra-t-elle de combler retard en matière d'écologie ? Trois jours après la nomination du gouvernement, des associations pour la défense de l'environnement ont en tout cas rencontré lundi 23 mai la Première ministre Elisabeth Borne et les deux ministres chargées de la transition, qui ont vanté une organisation "inédite" alors que la France est en retard sur ses objectifs climatiques.

Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires, portera l'ensemble de la déclinaison territoriale des politiques de transition écologique, notamment en matière de logement, transports, et biodiversité. Quant à Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, elle aura pour mission de sortir des énergies fossiles. En outre, le secrétaire général à la planification écologique, Antoine Pellion, devra coordonner l'ensemble de la politique gouvernementale.

Par ailleurs, un projet de loi sur le pouvoir d'achat, "priorité du quotidien" des Français, sera présenté en Conseil des ministres avant les législatives des 12 et 19 juin, a annoncé lundi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire. Le texte sera "présenté à la Première ministre dans les prochains jours" a-t-elle dit.

Sur le front des embauches, "le plein emploi est à portée de main", a estimé la Première ministre, Elisabeth Borne, lors de la passation de pouvoir lundi avec son successeur au ministère du Travail, Olivier Dussopt. Le seuil du plein emploi est fixé à un taux de chômage entre 5% et 5,5%. Il était de 7,3% au premier trimestre 2022.

"Celles qui ont le courage de parler"

Accusé de viols, Damien Abad, le nouveau ministre des Solidarités, dans une déclaration à la presse dans sa circonscription de l'Ain, s'est dit "innocent" lundi et n'envisage pas de démissionner. "Le gouvernement est aux côtés de celles qui, suite à une agression ou à du harcèlement, ont l'immense courage de parler", a dit lundi la porte-parole du gouvernement après des accusations relayées par la presse de deux femmes. Mais "l'établissement de la vérité, c'est à la justice de le faire".

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