Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Législatives : après l'accord avec le PCF, les discussions entre LFI et le PS se poursuivent

La rédaction de TF1info
Publié le 3 mai 2022 à 7h30, mis à jour le 6 mai 2022 à 6h15
JT Perso

Source : RUTH ELKRIEF 2022

Le PCF a annoncé ce mardi avoir trouvé un accord avec la France insoumise.
Le PS et LFI discutent toujours de leur côté d'une éventuelle alliance.
Suivez les dernières informations sur les élections législatives.

Merci d'avoir suivi ce live, désormais terminé. Retrouvez dans ce nouveau direct les dernières informations de mercredi 4 mai sur la réélection d'Emmanuel Macron et les élections législatives à venir. 

BONNE NOUVELLE


Sur Twitter, Benoît Hamon a salué le projet d'union des gauches aux législatives, estimant qu'il s'agissait là d'une "sacrément bonne nouvelle". 

DATE LIMITE


Les discussions entre  le PS et LFI se poursuivent mardi soir, après l'accord signé entre les Insoumis et le PCF un peu plus tôt dans la journée. Des discussions toujours compliquées. "Notre échange est cordial", mais "il reste des points de blocage à la fois sur le fond, mais essentiellement sur les circonscriptions", a déclaré le négociateur de LFI Manuel Bompard devant le siège de son parti où ont lieu les tractations.


Il a prévenu : les négociations "ne continueront pas demain. C'est la date limite qu'on s'est fixée. Ce n'est pas une date limite pour mettre la pression. Il nous faut la capacité de rentrer définitivement en campagne dans de bonnes conditions".

RECONQUETE INVESTIT 550 CANDIDATS


Le parti d'Eric Zemmour a indiqué dans un communiqué investir 550 candidats aux élections législatives. Le communiqué indique que Reconquête a reçu 1426 candidatures pour devenir député, et que ses représentants sont issus des Républicains (176), du Rassemblement national (159), de la société civile ou d’un premier engagement politique (215). Ils seront réunis samedi à Paris pour un séminaire de formation autour d'Eric Zemmour.

ACCORD PCF & LFI, C'EST FAIT 


Dans un communiqué publié ce mardi soir, le Parti communiste dit "avoir convenu des points d’accords" avec la France insoumise. "Nous souhaitons fédérer sur la base d’un programme ambitieux, toutes les forces qui le partagent, en respectant leur pluralité et leur autonomie. Pour la clarté, nous souhaitons le faire autour d’une bannière commune “Nouvelle union populaire écologique et sociale”", indique le PCF. 


"Pour que cet accord soit efficace et pour répondre à l’immense attente de nos concitoyen·nes, nous nous donnons tous les moyens pour que les discussions entamées avec les autres forces aboutissent", continue le PC tout en espérant "tenir un événement commun de lancement le samedi 7 mai".

CAZENEUVE MENACE DE QUITTER LE PS EN CAS D'ACCORD ENTRE LE PS ET LFI


L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve n'est pas favorable à un accord entre le Parti socialiste et La France insoumise en vue des élections législatives, écrit-il dans un texte publié sur Facebook.


"En politique, savoir qui l’on est et ce que l’on veut, c’est aussi avoir une idée claire de ce que l’on n’est pas et de ce que l’on n’acceptera jamais de devenir", indique le ténor socialiste, avant de lister ce qu'il pense être des concessions inacceptables de la part de son camp, à savoir les positions pro-russes de Jean-Luc Mélenchon, son "communautarisme", sa haine envers les policiers ou encore ses libertés vis-à-vis de l'Union européenne. Il fustige aussi le "populisme et une personnification d’un autre temps" du leader de La France insoumise.


"Se présenter devant les électeurs fiers de nos valeurs et sous nos couleurs au premier tour, en vue de nous rassembler avec les autres formations de la gauche républicaine et les écologistes au second, c’est le choix de la dignité. Toute autre option signerait le reniement de nos convictions et l’oubli de nos réalisations, un manquement à notre histoire, un renoncement à l’avenir", poursuit celui qui est favorable à un accord avec les seuls communistes et écologistes.


Bernard Cazeneuve menace de quitter le Parti socialiste si sa famille politique ne se ressaisit pas, selon ses termes.  

UN CONSEILLER REGIONAL RN PRIVE D'INVESTITURE EN PACA


Philippe Vardon, conseiller régional RN en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, a fait part de son "incompréhension" face à la décision du parti de Marine Le Pen de le priver de son investiture pour les législatives. Le Conseil national du Rassemblement national a en effet décidé lundi d'accorder son investiture à un autre candidat dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, où Philippe Vardon entend se présenter, a indiqué à l'AFP un responsable départemental du parti.


Il avait réclamé lundi que la question des alliances aux législatives avec Reconquête!, auxquelles la direction de son parti est hostile, soit tranchée en Conseil national. "Balayer aussi brutalement toute perspective d'union, ou même simplement de discussion, revient tout bonnement à sacrifier le RN dans le sud", avait-il écrit dans une lettre au président par intérim du RN, Jordan Bardella.

INVESTITURE 


Selon nos informations, la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron pour son second mandat, aura lieu ce samedi, soit le 7 mai, à 11 heures. 

DAMIEN ABAD INVITÉ A DEMISSIONNER DE LA PRESIDENCE DU GROUPE LR A L'ASSEMBLEE


L'un des vice-présidents de LR, Gilles Platret, a estimé que le patron des députés LR Damien Abad "s'honorerait à démissionner de sa présidence" du fait de son rapprochement avec Emmanuel Macron. "La ligne des Républicains est claire : indépendance et donc aucune entrée dans la majorité présidentielle. Dès lors, le président du groupe LR à l’Assemblée, qui n'est hélas pas sur cette ligne, doit clarifier sa situation", a-t-il indiqué sur Twitter, en postant le lien d'une interview à franceinfo.


Selon lui, "on ne peut pas aujourd'hui avoir un président de groupe qui ne respecte pas une ligne d'indépendance pour le groupe". Damien Abad fait l'objet de spéculations sur un possible ralliement à la macronie, décuplées depuis la révélation d'une rencontre récente avec Thierry Solère, ex-LR devenu conseiller d'Emmanuel Macron. La semaine dernière, il avait été l'un des deux seuls à s'abstenir en comité stratégique de LR lors du vote d'une motion affirmant l'"indépendance" de LR face à Emmanuel Macron.

DANIEL FASQUELLE (LR) NE SERA PAS CANDIDAT AUX LEGISLATIVES


Le maire du Touquet et trésorier des Républicains Daniel Fasquelle indique dans un communiqué qu'il ne sera pas candidat aux élections législatives, préférant se consacrer à son mandat local. Elu à l'Assemblée en 2007, il avait laissé sa place en 2020 pour s'occuper de sa ville. 


Avant le second tour de l'élection présidentielle, il avait été vivement critiqué par certains membres des Républicains après avoir pris position en faveur d'Emmanuel Macron et appelé "à un rassemblement autour d'un projet ambitieux pour la France".

UNE PREMIERE SALVE D'INVESTITURES LAREM DEVOILEE DANS LA SEMAINE


Selon les informations de TF1 et LCI, une première salve d'investitures sera dévoilée mercredi ou jeudi par la majorité. Les candidats, qu'ils soient issus de La République en marche ou de ses alliés MoDem, Horizons ou Agir, seront tous sous une étiquette commune et pas sous la bannière de leur parti initial. Une deuxième liste sera divulguée un peu plus tard, la semaine prochaine probablement.

UN ACCORD EN APPROCHE


Selon le PCF, un accord pour les législatives avec la France insoumise est sur le point d'être "finalisé".

LFI PROCHE D'UN ACCORD AVEC LE PS ?


Manuel Bompard (LFI) a concédé que les discussions avec le PS bloquaient toujours, sur le programme et les circonscriptions. De son côté, le chef des négociateurs socialistes Pierre Jouvet s'est dit mardi "à quelques pas d'un accord historique".

BAYROU APPELLE A EVITER LES "GUERRES DE CLANS" DANS LA MAJORITE


Le président du MoDem François Bayrou a appelé la majorité à "construire ensemble dans les mots et dans les actes" la victoire aux élections législatives de juin et à éviter toutes "guerres de clans".


"Est-ce qu'on peut imaginer qu'on se fasse la guerre à l'intérieur de la majorité dans des circonstances aussi graves?", s'est interrogé sur France Inter le haut commissaire au Plan.


Traversée par des mouvements d'humeur des chefs de file de ses différentes chapelles, la majorité tente de se mettre en ordre de marche pour les élections législatives en planchant sur les investitures de ses candidats, dont une première liste est attendue pour le milieu de semaine.


Interrogé notamment sur l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, avec qui le président et la majorité sont en froid, il a indiqué : "Je n'ai pas toujours été d'accord avec Édouard Philippe, c'est de notoriété publique, mais enfin on a à construire ensemble et cette nécessité-là devrait s'imposer à tous, dans les mots et dans les actes".

REPRISE DES NÉGOCIATIONS A LFI


Eric Coquerel se montre confiant, ce matin, à l'heure où reprennent les discussions entre le PS et LFI. À la question "un accord est-il possible dans la journée?", le député LFI répond "Je l’espère".

TAHA BOUHAFS CANDIDAT LFI ? "IL Y A UNE CABALE MONTÉE CONTRE LUI"


Adrien Quatennens défend Taha Bouhafs, qui pourrait être investi par La France insoumise aux élections législatives. Ce militant a précédemment été condamné à 1500 euros d'amende, notamment pour injure publique, pour avoir traité la syndicaliste policière Linda Kebab d'"Arabe de service".


"Cette expression est malheureuse", reconnaît Adrien Quatennens. "Le débat politique peut se passer de ce genre de qualifications. Il a été condamné, il a fait appel. Taha Bouhafs n'est pas raciste, c'est un militant antiraciste, des quartiers populaires. Il y a une cabale montée contre lui."

ACCORD PS-LFI : "IL FAUT QUE CELA AILLE VITE"


Une délégation socialiste se rend au QG de La France insoumise à partir de 10h pour tenter de conclure un accord. "Il faut que cela aille vite, aujourd'hui, demain grand maximum", demande Adrien Quatennens. "Il faut que ça accélère. Le 7 mai, nous allons présenter nos candidats, il faut avancer."

DES SOCIALISTES OPPOSÉS À L'ACCORD AVEC LFI : "CE N'EST PAS NOTRE PROBLÈME"


Plusieurs cadres ou anciens dirigeants du Parti socialiste refusent un accord avec La France insoumise. "Ce n'est pas notre problème", répond sur LCI Adrien Quatennens. "Les délégations avec lesquelles nous discutons font vraisemblablement partie de celles qui ne veulent pas rester pieds et poings liés à l'héritage de François Hollande."


"À deux élections présidentielles, un programme de rupture clair est mis très en avant loin devant les autres", se réjouit le député LFI du Nord. "Cela montre que c'est plutôt de ce côté que se joue l'avenir en France et pas du côté d'une social-démocratie qui s'accommoderait de ce système."

L'ALLIANCE DE GAUCHE PEUT "BIEN SÛR" REMPORTER LES LÉGISLATIVES


Adrien Quatennens estime "bien sûr" que l'Union populaire peut obtenir la majorité à l'Assemblée nationale et envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon. "Rien que les résultats de Jean-Luc Mélenchon nous placent en capacité d'être au second tour dans plus de 400 circonscriptions", déclare-t-il sur LCI. "Et nous sommes en train d'élargir ce pôle populaire. Un autre monde est encore possible, nous pouvons gouverner. C'est autour de la stratégie de l'Union populaire et de son programme que se fait le rassemblement."

QUELLE POSITION EUROPÉENNE POUR L'ALLIANCE DE GAUCHE ?


La France insoumise propose une "désobéissance aux traités européens", mais ne veut pas sortir de l'Union européenne, assure Adrien Quatennens sur LCI. "Si les traités européens font blocage à ce que vous aurez décidé souverainement, alors notre gouvernement lèvera ces blocages", promet-il. "Nous voulons permettre une réorientation."

DES DISCUSSIONS "PARFOIS COMPLIQUÉES" ENTRE INSOUMIS ET SOCIALISTES


"Nous ne sommes pas candidats à un simple accord électoral", indique sur LCI Adrien Quatennens, coordinateur de La France insoumise et député du Nord, alors que les discussions continuent avec les socialistes et les communistes, et qu'un accord a été trouvé avec les écologistes.


"Avec EELV, nous avons un programme de gouvernement partagé. Avec les socialistes, les discussions sur le fond peuvent être parfois plus compliquées", poursuit-il, évoquant des "incompréhensions" sur la "désobéissance aux traités européens".

UN ACCORD PS-LFI DANS LA JOURNÉE ?


La répartition des circonscriptions entre insoumis et socialistes "n'est pas simple", admet sur Public Sénat Clémentine Autain, députée LFI, alors que les discussions doivent reprendre à 10h. "J'espère que nous réussirons, à l'issue de cette journée, à avoir un grand accord."


"Nous sommes à quelques pas", assure de son côté Pierre Jouvet, porte-parole du PS, au micro d'Europe 1. "J'espère que nous allons y parvenir. [...] Les gauches ne sont pas si irréconciliables que cela."

ÉRIC ZEMMOUR BIENTÔT CANDIDAT AUX LÉGISLATIVES ?


Éric Zemmour se dit "très tenté" par une candidature aux élections législatives. Il annoncera sa décision d'ici à la fin de la semaine, et assure avoir déjà étudié plusieurs circonscriptions potentielles, où il a fait "des scores supérieurs à 20 %" à la présidentielle.

LES SOCIALISTES ATTENDUS CHEZ LES INSOUMIS


Les discussions entre La France insoumise et le Parti socialiste continuent. Les représentants du parti à la rose sont attendus au QG des Insoumis à 10h, d'après un négociateur socialiste à TF1-LCI.

ADRIEN QUATENNENS SUR LCI


Le coordinateur de La France insoumise et député du Nord, Adrien Quatennens, est l'invité d'Élizabeth Martichoux à 8h30 sur LCI (canal 26).

BIENVENUE


Bonjour et bienvenue sur TF1info pour suivre l'actualité politique, à 40 jours du premier tour des élections législatives, et neuf jours après la réélection d'Emmanuel Macron à la tête de l'État.

Alors que La France insoumise et Europe Écologie-Les Verts ont signé un accord, dans la nuit de dimanche à lundi, les discussions se poursuivent avec le PS et le PCF pour tenter de s'entendre en vue d'une union à gauche pour les élections législatives. Les négociations se sont poursuivies tard dans la nuit, lundi, et devraient reprendre mardi matin pour tenter de trouver un accord final qui pourrait voir les quatre partis de gauche s'entendre pour tenter faire élire le plus de députés possibles en juin prochain. 

Des discussions qui créent des dissensions, notamment au sein du Parti socialiste. Lundi soir, Dominique Versini, adjointe de la maire de Paris Anne Hidalgo et candidate du PS pour les législatives dans la 5e circonscription de Paris, a annoncé qu'elle retirait sa candidature en raison de la "complexité du contexte politique".

Le président Emmanuel Macron, de son côté, va chercher à obtenir la majorité absolue lors de son scrutin et a dit son souhait d'"un retour au calme et à la concorde" après la bataille présidentielle, évoquant "un paquet à l'été" pour les premières mesures sur "le pouvoir d'achat, sur l'école et la santé". 

De son côté, le candidat malheureux à la présidentielle de Reconquête!, Éric Zemmour, a indiqué lundi hésiter encore pour se présenter aux législatives, même s'il est "très tenté". Concernant son point de chute, le polémiste a indiqué avoir "regardé les circonscriptions" dans lesquelles il a "fait des scores de plus de 20 %" au premier tour de la présidentielle, évoquant le Var ou encore Paris.

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Du côté de l'extrême droite, Marine Le Pen, qui a pris plusieurs jours de repos avant de se lancer dans la bataille des législatives défend son projet sur le pouvoir d'achat qui vise selon elle "à corriger les injustices et à mettre la valeur travail au centre de tous nos grands choix de société". 


La rédaction de TF1info

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