EN DIRECT - Grève du 7 mars : trafic très perturbé à la SNCF et RATP

Publié le 27 février 2023 à 7h00, mis à jour le 6 mars 2023 à 6h59

Source : JT 20h WE

Les grèves qui vont toucher la SNCF et la RATP mardi 7 mars s'annoncent très suivies.
La circulation des trains en France sera "très fortement perturbée" pour les TGV comme pour les TER, et "très perturbée" dans le métro et le RER en Ile-de-France.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

Ce direct est à présent terminé. Suivez avec nous l'actualité liée à la réforme des retraites et à la mobilisation du 7 mars dans cet article.

PREVISIONS MARDI 7 MARS


Coté RATP, ceux trains sur trois en journée circuleront sur la ligne 4 du métro parisien et le trafic sera normal sur les lignes 1 et 14 (automatisées). Pour les autres lignes, la plupart ne fonctionneront qu'aux heures de pointe, à l'exception de la 6 qui comptera un train sur trois aux heures de pointe et un sur quatre aux heures creuses. Certaines stations pourraient être fermées, avertit la RATP.


En moyenne 3 bus sur 4 circuleront sur l’ensemble du réseau, même si certaines lignes pourraient être fermées, indique la RATP.

PREVISIONS MARDI 7 MARS


Voici ce qui vous attend pour l'international :


+ Eurostar : 2 trains sur 3

+ Thalys : 2 trains sur 3

+ Liaisons France Italie : 1 aller-retour

+ Liaisons France Allemagne : pas de circulation

+ Liaison France Suisse : 1 train sur 5

+ Liaison France-Espagne : pas de circulation

PREVISIONS MARDI 7 MARS


TER : 1 train sur 5 en moyenne

Le trafic TER sera très fortement perturbé dans toutes les régions. Le détail des plans de transports régionaux sera communiqué par SNCF Voyageurs dans chacune des régions. Les clients sont invités à se renseigner sur la circulation de leur train sur l’appli SNCF et sur leur site TER.

PREVISIONS


Pour le trafic en Ile-de-France : 


RER A et B, lignes H K U : 1 train sur 3

RER A : Zone SNCF entre Nanterre Préfecture et Poissy / Cergy.

RER B : Zone SNCF entre Paris Nord et Mitry-Claye / Aéroport CDG 2. Interconnexion suspendue en gare de Paris Nord, changement de train en gare de Paris Nord.


RER C et D, lignes J L N et R : 1 train sur 5

RER C : aucune circulation entre Paris Austerlitz et Pontoise/Saint-Quentin en Yvelines/Versailles Rive Gauche.

RER D : interconnexion suspendue entre Châtelet-les Halles et Paris gare de Lyon, pas de train entre ces deux gares.


RER E, ligne P : 1 train sur 10

RER E : aucune circulation entre Haussmann St Lazare et Pantin.

Ligne P : aucune circulation sur les axes Meaux La Ferté - Milon, Meaux - Château Thierry, Tournan - Coulommiers et Gretz - Provins.

PREVISIONS


Voici ce qui vous attend coté TGV :


TGV INOUI et OUIGO : 1 train sur 5 en moyenne

Axe Nord TGV INOUI : 1 train sur 5 (1 train sur 2 sur Paris<>Lille)

Axe Est TGV INOUI : 1 train sur 5

Axe Atlantique TGV INOUI : 1 train sur 5

Axe Sud Est TGV INOUI : 1 train sur 3

OUIGO : 1 train sur 4

Province à province : 1 train sur 10

PREVISIONS


Le trafic sera très perturbé à la SNCF et la RATP mardi, prévient la direction. "SNCF Voyageurs recommande aux voyageurs qui le peuvent d’annuler ou reporter leurs déplacements prévus ce jour, et de privilégier le télétravail", précise le groupe dans un communiqué.


"SNCF Voyageurs recommande aux voyageurs qui sont dans l’impossibilité de différer leur déplacement de vérifier la circulation des trains la veille lundi 6 mars à 17h sur les sites et applications SNCF."

ON FAIT LE POINT


TF1info fait le point sur les actions prévues dans les différents secteurs d'activité.

JOURNÉE "TRÈS DIFFICILE"


Invité sur France 3, dans l'émission Dimanche en politique, le ministre des Transports Clément Beaune a prévenu que la journée de mobilisation du 7 mars allait entraîner de "très grandes difficultés" dans les transports en commun, à la SNCF et la RATP. Il y aura de "très forts impacts et une vraie galère pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler", a-t-il encore alerté. 


Des difficultés qui, selon le ministre, pourrait se poursuivre après le 7 mars, les mouvements de grève étant reconductible. "À la SNCF, à la RATP, les choses ne s'arrêteront surement pas le soir du 7 mars ou le matin du 8 mars. On discute avec les syndicats, aussi des conditions de travail. J'ai demandé aux PDG de la SNCF et de la RATP d'avoir des discussions", a-t-il précisé.


Du côté du transport aérien, Clément Beaune estime que le trafic sera réduit "de 20%" dans les aéroports parisiens et de "30% dans les aéroports de régions".

QUID DU RÉGIME SPÉCIAL DES SÉNATEURS ?


Interrogé sur la possibilité de supprimer le régime spécial des sénateurs, Bruno Retailleau botte en touche : "On va montrer l'exemple et on va réformer le régime autonome. Le régime autonome du Sénat n'est pas un régime spécial, il est équilibré et il n'a pas besoin d'une subvention publique de l'État."

RÉGIMES SPÉCIAUX 


"Est-ce justifié qu'on parte plus tôt quand on est un chauffeur de bus de la RATP, que lorsque qu'on est chauffeur de bus à Nantes ou Marseille ?", interroge-t-il. "Posez la question aux Français, les régimes spéciaux, ce n'est pas ce qu'ils préfèrent."

"UN TEXTE AVEC DES VRAIS VECTEURS DE DROITE"


Répondant à Olivier Dussopt qui affirme, dans Le Parisien, que la réforme est "de gauche", Bruno Retailleau rétorque : "Nous en ferons, avec nos amis au Sénat, un texte avec des vrais vecteurs de droite. On veut lutter contre la fraude, on veut être plus efficace sur les emplois séniors."

"NOUS FERONS TOUT POUR QUE CETTE RÉFORME SOIT ADOPTÉE"


Laurence Rossignol, vice-présidente PS du Sénat, a déclaré vouloir tout faire pour empêcher l'adoption de la réforme. L'invité du grand jury lui a répondu en direct sur LCI : "Nous ferons tout pour que cette réforme soit adoptée."

"C'EST LA MAJORITÉ DE MACRON QUI A CHOISI DE VOTER NOTRE RÉFORME"


"Le Sénat n'est la caution de personne, il vote depuis 4 ans une réforme dont l'architecture a été largement reprise par le projet du gouvernement. Ce n'est pas nous qui votons la réforme de Macron, c'est la majorité de Monsieur Macron qui a choisi de voter notre réforme", raconte Bruno Retailleau, interrogé sur le fait que la droite jouerait le jeu du gouvernement. 

"IL FAUT BLOQUER LES BLOQUEURS" 


Alors que l'intersyndicale appelle à mettre la France "à genoux" dès le 7 mars, le président du groupe Les Républicains au Sénat a donné son avis sur le principe d'une réquisition pour contourner les blocages : "ce que fait la CGT est une forme de privatisation. C'est inacceptable, bien sûr que j'appelle à la réquisition", avant d'ajouter : "il faut bloquer les bloqueurs". 

BRUNO RETAILLEAU INVITÉ DU GRAND JURY 


Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, est l'invité du Grand Jury sur LCI-RTL-Le Figaro, alors que le Sénat examine le projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites. 

LES ROUTIERS SE MOBILISENT


Les principaux syndicats appellent à "mettre la France à l'arrêt" ce mardi 7 mars contre la réforme des retraites. Une mobilisation à laquelle vont se joindre les routiers, pourtant discrets depuis le début du mouvement. Certains pourraient entamer des actions dès ce dimanche.

RÉGIMES SPÉCIAUX


Certains régimes spéciaux pourraient bientôt n'être que de simples souvenirs. Dans le cadre de la réforme des retraites, le Sénat a voté dans la nuit de samedi à dimanche l'extinction de plusieurs d'entre eux. Cette mesure ne s'appliquera qu'aux nouveaux embauchés... pour l'instant.

"CLAUSE DU GRAND-PÈRE"


Le Sénat à majorité de droite a voté samedi soir l'extinction de plusieurs régimes spéciaux, dont ceux de la RATP et des énergéticiens, prévue dans l'article premier de la réforme des retraites, seulement pour les futurs embauchés.


Le vote a été acquis par 233 voix "pour" et 99 "contre". Il est prévu que les agents recrutés à compter de septembre 2023 soient affiliés au régime de droit commun pour l'assurance vieillesse. Les salariés concernés déjà en poste conservent leurs avantages. C'est la "clause du grand-père".

"SORTIR DE L'HYPOCRISIE"


Le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a haussé le ton samedi contre les syndicats qui souhaitent mettre la "France à l'arrêt" mardi contre la réforme des retraites, expliquant que ce sont "les Français qu'ils vont bloquer" et "les travailleurs qu'ils vont mettre à genoux". 


En marge d'une visite au Salon de l'Agriculture, M. Attal a appelé les opposants à la réforme à "la responsabilité" et à "sortir de l'hypocrisie". 


"Quand j'entends les responsables expliquer qu'ils veulent bloquer la France, en réalité c'est les Français qu'ils vont bloquer. Quand j'entends certains qui disent qu'ils veulent mettre l'économie à genoux, c'est les travailleurs qu'ils vont mettre à genoux", a-t-il fustigé.

undefinedundefinedBERTRAND GUAY / AFP

BAISSES DE PRODUCTION


Les agents d'EDF, en grève reconductible contre le projet de réforme des retraites, ont procédé dans la nuit de vendredi à samedi à plusieurs baisses de production d'électricité, de près de 3.000 mégawatts, soit l'équivalent de trois réacteurs nucléaires, a-t-on appris auprès de la CGT et sur le site d'EDF.


Cette grève reconductible, prélude à la journée de "mise à l'arrêt" de la France prévue le 7 mars, a débuté dès vendredi après-midi chez les énergéticiens avant l'examen entamé samedi au Sénat de l'article 1 sur la suppression des régimes spéciaux de retraite. 


Les quatre unités de production nucléaires de Tricastin (Drôme) étaient touchées samedi par des baisses de charge d'environ 2 mégawatts, selon le site internet d'EDF. L'unité de Flamanville 2 était "toujours aux mains des grévistes pour le quart de matin", a affirmé la CGT samedi, tandis que Saint-Alban 2 (Isère) a connu également une baisse de production dans la nuit.


Côté gaziers, la tranche 6 de la centrale thermique de Martigues (Bouches-du-Rhône) "est toujours arrêtée par les agents grévistes", occasionnant une baisse de "460 mégawatts retirés du réseau", selon la CGT.

REPRISE DES DÉBATS


Le Sénat a entamé samedi l'examen d'une des mesures les plus sensibles du projet de réforme de retraites, sur la fin de plusieurs régimes spéciaux, une suppression combattue par la gauche. Électriciens et gaziers, concernés par cette disparition, ont débuté dès vendredi une grève reconductible, qui entraîne des baisses de production d'électricité dans plusieurs centrales nucléaires, et quelques centrales hydrauliques, sans entraîner de coupures pour les clients.  


L'article 1er du projet de réforme prévoit l'extinction progressive des régimes spéciaux des industries électriques et gazières, de la RATP, de la Banque de France ou des clercs et employés de notaire. Seront concernés les agents recrutés à compter de septembre 2023, qui seront affiliés au régime de droit commun pour l'assurance vieillesse.  La gauche a déposé quelque 350 amendements sur le sujet, qui devrait être au menu du Sénat toute la journée de samedi voire dimanche.


Le groupe écologiste a d'emblée défendu, mais en vain, une motion de renvoi en commission de l'article litigieux. "Il mérite d'être plus largement débattu" car les personnels sont bien "exposés à des facteurs de pénibilité", a soutenu leur oratrice Raymonde Poncet Monge. "Ce n'est pas une question nouvelle" et "aujourd'hui les différences par rapport au régime général ne se justifient plus" quant aux conditions de travail, a rétorqué le ministre du Travail Olivier Dussopt. La motion a été repoussée par 251 voix contre 91.

"BLOQUEZ TOUT CE QUE VOUS POUVEZ"


"Bloquez tout ce que vous pouvez" à partir du 7 mars, a exhorté vendredi soir le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon devant des étudiants à Paris. Et après la mobilisation syndicale du 7 mars, celles des femmes le 8, celles des jeunes le 9 et celle pour le climat le 10, le triple candidat à la présidentielle a dit former "le vœu qu'on appelle très vite à un autre rassemblement de masse ! Un samedi !"


Signe des importantes perturbations à prévoir le 7 mars, le ministre des Transports Clément Beaune a appelé vendredi tous les Français qui le peuvent à télétravailler. L'opérateur des transports franciliens Ile-de-France Mobilités a annoncé offrir le covoiturage aux passagers inscrits sur certaines plateformes. À la veille de cette grève, la Première ministre Elisabeth Borne interviendra sur France 5 dans l'émission "C à vous".

ENLISEMENT


Les débats sur la réforme des retraites se sont enlisés vendredi au Sénat avant même d'atteindre l'article premier sur l'extinction des régimes spéciaux. Le bras de fer social se tend déjà : une grève reconductible a débuté dans la filière énergie. 


Le mouvement chez les électriciens et gaziers a démarré vendredi avec des baisses de production d'électricité dans plusieurs centrales nucléaires pour protester contre "le débat qui s'ouvre au Sénat" sur les régimes spéciaux, a annoncé la CGT. Ces baisses de production, très encadrées par le gestionnaire du réseau de lignes à haute et très haute tension RTE, n'entraînent généralement pas de coupures pour les clients.


Dans l'hémicycle, après le rejet dans la matinée d'une demande de référendum portée par la gauche, les discussions ont repris en fin d'après-midi à un rythme de sénateur et se poursuivront tout le week-end. 

APPEL AU TÉLÉTRAVAIL


Le ministre des Transports Clément Beaune a appelé vendredi tous les Français qui le peuvent à télétravailler le mardi 7 mars, journée de mobilisation contre la réforme des retraites.


Le ministre recommande ainsi à "toutes celles et ceux qui ont la possibilité de télétravailler à s’en saisir", alors que les perturbations s'annoncent très importantes dans les transports publics. "On a vu lors des journées précédentes que les Français se saisissaient de ces nouveaux outils", a observé le ministre devant la presse, en marge d'un déplacement à Limoges.

GAZIERS ET ÉLECTRICIENS EN GRÈVE


La grève reconductible dans l'énergie a débuté dès vendredi après-midi avec des baisses de production d'électricité dans plusieurs centrales nucléaires, "compte tenu du débat qui s'ouvre au Sénat" sur l'article 1 concernant la suppression des régimes spéciaux de retraite, a annoncé la CGT.


Dans ces conditions, "les agents d'EDF des centrales nucléaires se mettent en grève et baissent dès cet après-midi la production d’électricité", a indiqué la CGT. Le site d'EDF répertoriait des baisses de charge dans plusieurs centrales nucléaires.

APPEL AU TÉLÉTRAVAIL


En déplacement à Limoges, le ministre des Transports Clément Beaune a appelé "tous les Français qui le peuvent à télétravailler" le 7 mars. "On a vu lors des journées de mobilisation précédentes que les Français se saisissaient de ces nouveaux outils, mais tous ne le peuvent pas, j'en suis conscient", a-t-il ajouté. 


Les transports devraient être perturbés à l'occasion de la nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites, lors de laquelle les syndicats ont appelé à "mettre la France à l'arrêt".

OPÉRATION PORTS MORTS


La Fédération nationale des Ports et Docks de la CGT a appelé, ce vendredi, à amplifier le mouvement contre la réforme des retraites. Le syndicat appelle ses membres à "participer massivement aux manifestations" du 7 mars, à observer un "arrêt de travail de 48h les 7 et 8 mars 2023 dans les ports" et à participer à une opération "ports morts" le 8 mars.

LES CHOSES SÉRIEUSES COMMENCENT AU SÉNAT


Le Sénat à majorité de droite va entrer dans le dur de la réforme des retraites cet après-midi, avec à l'horizon un débat attendu en soirée ou samedi sur l'extinction des régimes spéciaux, que des LR voudraient accélérer. Après le rejet d'une demande de référendum portée par la gauche dans la matinée, les sénateurs attaqueront l'examen des articles à partir de 17h, et poursuivront les débats tout le weekend. 


Ils débutent par l'article liminaire, sur les prévisions de déficit, puis viendra l'article premier sur la disparition progressive des régimes spéciaux de la RATP, des industries électriques et gazières (IEG), de la Banque de France ou des clercs et employés de notaire.


Le chef des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui jeudi a promis de voter le texte "mais une réforme modifiée", compte appuyer sur ce point. Beaucoup plus loin dans le texte (à l'article 7), il porte un amendement contre la "clause du grand père". Contrairement au gouvernement, le sénateur vendéen souhaite que la suppression progressive des régimes spéciaux s'applique à des salariés déjà en poste, et pas seulement aux futurs embauchés.

REJET


Le Sénat à majorité de droite a largement rejeté vendredi une demande de référendum portée par la gauche sur la réforme des retraites du gouvernement prévoyant le recul de l'âge légal à 64 ans. Les sénateurs, qui reprendront à 17h l'examen de la réforme, ont repoussé par 251 voix contre 93 cette "motion référendaire", défendue par le chef du groupe PS Patrick Kanner au nom des trois groupes de gauche, socialiste, communiste et écologiste.


Patrick Kanner a fustigé une réforme de "rentabilité, quoi qu'il en coûte", menée par "les forces de droite face aux Français, en opposition frontale". Il a accusé le gouvernement de "piraterie parlementaire", en pointant le temps contraint au Parlement par la procédure choisie par l'exécutif. "Le bon sens, c'est retirer cette réforme, à défaut d'avoir le courage de la présenter devant les Français", a-t-il estimé.


En réponse, le ministre du Travail Olivier Dussopt a défendu la "légitimité" de la "démocratie représentative et du Parlement pour débattre des retraites" et de leurs "dispositions techniques", écartant un référendum et sa "question binaire".

CRAINTES


Les syndicats ont appelé à mettre "la France à l'arrêt" le 7 mars. La CGT et Solidaires ont également évoqué la mise en place de grèves reconductibles dans plusieurs secteurs. Et notamment dans les raffineries et les dépôts de pétrole, ravivant la crainte de pénuries de carburants pour les automobilistes.

COUP DE POUCE


Le gouvernement pourrait accepter de modifier son texte dans un sens plus favorable aux femmes et aux enfants. Explications dans le 20H : 

Retraites : un coup de pouce pour les mères de famille ?Source : JT 20h Semaine

"CASSER LA BARAQUE"


Les représentants de l’intersyndicale comptent sur une mobilisation "inédite" le 7 mars contre le projet de réforme des retraites. L’intersyndicale, réunie jeudi à La Ricamarie, dans la Loire, a appelé à "casser la baraque" lors de la mobilisation du 7 mars. "On est uni et le 7 mars, on met la France à l’arrêt", a résumé Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT. "Cela passe par une mobilisation inédite le 7 mars, je compte sur vous pour casser la baraque et que ce soit inoubliable."

"ICI, ON SE RESPECTE"


"Discutons, amendons, mais à la fin votons ce texte. C'est œuvrer pour l'intérêt général", lance Gabriel Attal aux sénateurs, qui entament l'examen de la réforme des retraites ce jeudi après-midi. 


"Je sais qu’ici, par delà les divergences politiques, on s’écoute, je sais qu'ici, on débat, je sais qu’ici, on se respecte", ajoute le ministre des Comptes publics. "Ici, il n’y a pas de ZAD, il n’y a que la République. Je souhaite qu’après le vacarme et l’obstruction des extrêmes s’ouvre le temps de la sagesse et de la raison."

BORNE A REÇU RETAILLEAU ET LARCHER


Ce mercredi, selon les informations de TF1-LCI, la Première ministre Elisabeth Borne a reçu à 12h le président du Sénat, Gérard Larcher, et le patron du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, à Marseille, pour parler de la réforme des retraites.

GRÈVE DES "POMPISTES" DES AÉROPORTS


Les avitailleurs de la France entière, chargés d'alimenter les avions en carburant, sont appelés à se mettre en grève reconductible dès lundi soir contre le projet de réforme des retraites, a indiqué la CGT, qui se présente comme le premier syndicat dans l'ensemble de ce secteur d'activité.

VÉRAN 


"Nous ne voulons pas bloquer le pays, nous voulons que le 7 mars, les Français puissent amener leurs enfants à l'école, où aller faire leurs courses. (...) Le passage de la grève aux blocages (...) ne nous semble pas nécessaire. Il reste un désaccord [le passage à 64 ans, ndlr] que nous assumons."

L'AVERTISSEMENT DE VÉRAN 


"Mettre la France à l'arrêt, ce serait une facture salée pour les Français", prévient Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, alors que les syndicats de la SNCF ont annoncé un appel à la grève reconductible à partir du 7 mars.  

RÉFORME APPROUVÉE AU SÉNAT


Les sénateurs, majoritairement de droite, ont approuvé mardi en commission le projet de réforme des retraites du gouvernement, dans une version amendée prévoyant notamment une disposition en faveur des mères, a-t-on appris de sources parlementaires.


Le texte sera examiné dans l'hémicycle à partir de jeudi et jusqu'au 12 mars. La majorité de droite est favorable au report de l'âge de départ de 62 à 64 ans, mesure phare du texte. 

AURELIEN PRADIE


Le député Aurélien Pradié, déchu de son poste de vice-président des Républicains (LR), a exprimé mardi sur France Inter sa crainte que la droite devienne "peu à peu complice" du gouvernement et promis d'entamer "un chemin collectif" pour reconnecter son parti aux Français. 


Revenant sur son éviction du poste de numéro 2 de LR il y a dix jours pour son opposition à la réforme des retraites si elle ne tenait pas en compte les carrières longues, M. Pradié a "regretté" cette décision du patron de LR Eric Ciotti, assurant ne pas l'avoir comprise.


"Je pense que virer quelqu'un qui dit quelque chose qui vous dérange, ce n'est pas une preuve de rassemblement", a-t-il déploré, promettant toutefois de rester fidèle à sa famille politique et écartant ainsi un départ du parti.


"J'ai envie de pouvoir me regarder dans la glace", a ajouté le député, convaincu qu'il "vaut toujours mieux payer le prix du courage et de la liberté que payer celui de la compromission".

MARINE TONDELIER


La secrétaire nationale d’Europe Écologie – Les Verts (EE-LV) soutient "évidemment" le mouvement annoncé le 7 mars contre la réforme des retraites, a-t-elle déclaré sur France 2.


"Mais responsabilité de quoi? Responsabilité de laisser détruire nos droits sociaux, de laisser les gens s’épuiser au travail, de mourir avant l’âge de leur retraite? Je n’accepterai jamais de leçons de moral de ce gouvernement sur la responsabilité", a-t-elle ajouté alors que l'exécutif appelle à la "responsabilité" concernant le 7 mars.

JEAN-PIERRE RAFFARIN 


"Le Sénat veillera à être exigeant", "mais aussi constructif", a indiqué ce mardi Jean-Pierre Raffarin, sur France Info, estimant "qu'on aura un bel exercice de démocratie".


"Il faut être attentif aux propositions du Sénat, il faut bien avoir des alliés quand même quand on veut faire passer un texte avec une majorité", a ajouté l'ex-Premier ministre et ancien sénateur de Vienne, ne se disant "pas opposé" à un "accord de coalition avec LR (Les Républicains)".

BRUNO RETAILLEAU


"Bien sûr qu'on la votera", a déclaré ce mardi Bruno Retailleau, patron des sénateurs Les Républicains (LR), sur CNews au sujet de la réforme qui arrive au Sénat. "On va la modifier, l'amender", a toutefois souligné le sénateur de Vendée, précisant vouloir "réparer quelques injustices, notamment [celles] pour les femmes, les mères de famille".


"On veut que ces femmes qui ont mis au monde des enfants puissent avoir une surcôte", détaille-t-il, estimant que "le paradoxe, c'est que ce sont elles qui payent la réforme aujourd"hui". Car les "trimestre de majoration de maternité" sont "neutralisés avec cette réforme".

DUPONT-MORETTI


Selon Eric Dupond-Moretti, "la réforme des retraites est une question d'équité et de justice pour les générations qui viennent".


"Il y a trois solution, où on augmente le temps de travail, où on taxe les entreprises, où on baisse les retraites", a listé le ministre de la Justice pour mieux défendre la position du gouvernement sur BFMTV-RMC.

LA NUPES EN MEETING A AMIENS


L'Insoumis François Ruffin ou encore les chefs socialiste Olivier Faure et écologiste Marine Tondelier ont tenu meeting lundi à Amiens pour "réactiver la mobilisation" et "pousser pour le 7 mars", date du blocage auquel appelle l'intersyndicale contre la réforme des retraites.


Devant les 500 personnes réunies dans la salle Valentin-Haüy, Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, a rendu hommage à Coluche: "Cette réforme des retraites est une mauvaise blague. C'est l'histoire d'un mec, normal, le président de la République, qui croit que parce qu'il a été élu au second tour contre Marine Le Pen, il peut faire passer une réforme des retraites".


Elle a assuré, alors que l'examen du texte au Sénat commence cette semaine après un passage devant l'Assemblée qui a occasionné des divergences de méthode au sein de la Nupes: "On est unis et solidaires dans la rue, à l'Assemblée et au Sénat, et dans les meetings tous les soirs en France".

LES SENATEURS ENTRENT EN PISTE


La réforme controversée des retraites arrive mardi au Sénat pour un premier examen en commission. La majorité de droite, favorable à un report de l'âge de départ à 64 ans, entend bien cependant compléter la copie du gouvernement.


Privé d'un vote de l'Assemblée nationale par l'obstruction des députés de La France insoumise, l'exécutif table sur le Sénat pour conférer une légitimité démocratique à une réforme dont la gauche et les syndicats exigent le retrait.

TRANSPORTS 


Tous les syndicats de la SNCF appellent à une grève reconductible à partir du 7 mars. "Alors que le projet arrive au Sénat, il est impératif de renforcer le mouvement, écrit la CFDT Cheminots dans un communiqué publié ce lundi, rejoignant ainsi la CGT-Cheminots, l'Unsa-Ferroviaire et SUD-Rail. Les annonces faites ce week-end, laissant entendre que le gouvernement envisage comme possible 'd’accélérer la suppression des régimes spéciaux', montrent que les débats au Sénat vont être cruciaux et que la capacité à toujours faire pire est bien réelle".

"MEETING DE LUTTE" DEVANT LE SÉNAT


Un "meeting de lutte" est prévu par l'intersyndicale ce lundi à 17h face au Sénat, en prévision de la journée de mobilisation prévue le 7 mars prochain. "Pesons sur les débats, nous ne les laisserons pas tranquilles, et ensemble, 7 mars, mettons la France à l'arrêt !", écrit-elle sur un visuel partagé par les syndicats. Le texte de l'exécutif doit arriver au Sénat ce mardi, après un passage chahuté à l'Assemblée nationale.

LES SYNDICATS APPELLENT À SE MOBILISER POUR LES FEMMES LE 8 MARS


L'intersyndicale appelle dans un communiqué à retirer le projet de réforme, "qui pénalise particulièrement les femmes" selon elle. Accusant le texte de porter des "régressions importantes pour l'ensemble des femmes", elle appelle à "se saisir du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, pour dénoncer partout l’injustice sociale majeure de cette réforme des retraites envers les femmes". Les organisations prévoient déjà une nouvelle grande journée de mobilisation la veille, le 7 mars.


"Les femmes perçoivent des pensions de droit direct inférieures de 40% à celles des hommes, elles sont deux fois plus nombreuses à travailler jusqu'à 67 ans (fin de la décote), et 40% d’entre elles partent en retraite avec une pension incomplète", étayent les syndicats dans ce document. Le report de l'âge de départ à 64 ans mais aussi l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation, comme le prévoit le texte de l'exécutif, "ne fera qu’aggraver la situation économique des femmes", accusent-ils.

PARENTS VIOLENTS


La réforme des retraites arrive ce mardi 28 février au Sénat, d'abord en commission, puis dans l'hémicycle à partir du 2 mars. À cette occasion, la sénatrice centriste Annick Billon a déposé deux amendements visant à amputer les retraites des parents condamnés pour violences sur leurs enfants ou ne s'acquittant pas de leurs obligations financières.

"UN DÉBAT SEREIN AU SÉNAT"


"J’attends sans impatience ni inquiétude le fait que l’on puisse avoir un débat serein au Sénat", a insisté sur Public Sénat le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau. "On a besoin que les choses soient posées sans invectives, crier et menacer. Le Sénat va peut-être remettre de l’ordre dans les idées et l’église au milieu du village", a-t-il estimé. "Cela va aussi permettre d'aller au fond des dossiers", comme la pension à 1200 euros ou le départ à 43 ou 44 annuités pour les carrières longues. "J'espère que cela permettra d'avancer sur des projets et d'éclairer sur les enjeux de cette réforme", a-t-il encore appuyé.

"LE GOUVERNEMENT FAIT LE CHOIX DU CHAOS SOCIAL"


"Il y a un bras de fer qui se joue entre le monde du travail et le gouvernement”, et "c'est malheureux que le gouvernement fasse le choix du chaos social" alors que "la très grande majorité des Français" ne veulent pas du texte, a estimé sur franceinfo le député du Nord et secrétaire national du PCF Fabien Roussel. 


Il a réitéré son soutien à la mobilisation et au blocage auxquels appellent les syndicats le 7 mars : "il faut que tout le pays s'y mette, et si le gouvernement ne lâche pas et entretient ce bras de fer, il faudra prolonger, mais c'est aux syndicats de le dire". "Le gouvernement, s'il fait le choix d'aller jusqu'au bout, il peut fracturer le pays, (...) c'est grave d'abîmer la démocratie à ce point", a-t-il accusé.

F. ROUSSEL FUSTIGE UN "BLOCAGE COMPLET DU PARLEMENT"


Alors que la Nupes est accusée d'avoir ralenti les débats à l'Assemblée, Fabien Roussel s'est défendu sur franceinfo : "Nous avons été exemplaires dans notre manière d'aborder ce débat", a tonné le député du Nord et secrétaire national du PCF. "Je ne suis pas la Nupes, je suis communiste", a-t-il même lancé.


"Les députés communistes et du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine), les Ultramarins, ont déposé des amendements visant à améliorer cette réforme des retraites, mais comme nous voulions aller au débat sur l'article 7 (qui prévoit l'allongement de l'âge de départ à la retraite), nous avons fait tomber tous nos amendements. Nous nous sommes même censurés, interdits de parler", a-t-il déclaré. 


Il a fustigé "la responsabilité d'une partie" des députés insoumis qui ont maintenu leurs amendements, s'en prenant notamment à Jean-Luc Mélenchon selon qui a "il fallait qu'il n'y ait pas de débats, je trouve ça vraiment regrettable". Mais aussi "la responsabilité énorme du gouvernement qui a tout fait pour qu'il n'y ait pas ce débat sur l'article 7, qu'on n'y arrive pas, il y avait une sorte de complicité" pour mener à un "blocage complet du parlement", a accusé l'élu. "Les Républicains ne voulaient pas non plus qu'il y ait de vote sur l'article 7", a-t-il aussi lancé. 

SÉNATEURS COMMUNISTES : "PAS D'OBSTRUCTION"


Les sénateurs communistes "sont indépendants dans leur choix" sur le texte, a estimé sur franceinfo Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du PCF. Mais il est certain en revanche qu'ils vont aborder le projet de loi "en toute sérénité, avec des amendements de fond, pas d'obstruction mais des amendements pour montrer qu'il est possible d'avoir une réforme des retraites progressiste", a-t-il ajouté, évoquant notamment "l'augmentation des pensions" ou encore "la prise en compte de la pénibilité au travail". 

"LA NUPES A FACILITÉ LE TRAVAIL DU GOUVERNEMENT"


"La Nupes a facilité le travail du gouvernement en faisant de l'obstruction parlementaire. (...) Cela fait du bruit, mais ce bruit-là sert le gouvernement, Emmanuel Macron est très content du spectacle offert par la Nupes", a accusé sur BFMTV le président du RN Jordan Bardella. La stratégie des députés de gauche a "empêché le débat sur le fond", a-t-il estimé.


Quant aux protestations, "s'il y a des blocages, c'est la responsabilité du gouvernement" mais "j'ai des réserves sur les blocages, qui pénalisent les Français les plus modestes", a ajouté l'eurodéputé, plaidant à nouveau pour un référendum. "Ce texte de loi n'est pas une fatalité, nous allons nous battre au Parlement", a-t-il insisté.

"UN BAZAR INDESCRIPTIBLE"


Le président du RN Jordan Bardella a estimé sur BFMTV que le texte sur les retraites est "devenu un bazar indescriptible". "Plus aucun Français ne comprend ce qui va l'attendre dans les prochaines années", a-t-il critiqué. "Le gouvernement a menti sur les 1200 euros pour l'ensemble des personnes arrivant à la retraite, alors qu'on s'est aperçus que c'était pour les carrières complètes à temps plein", a-t-il notamment accusé. "On nous a dit qu'on n'ira pas au-delà de 43 annuités, on s'est aperçu que c'était faux et qu'en réalité toute une tranche d'âge sera encore concernée par les 44 annuités", a-t-il poursuivi.


"Cette réforme, c'est la baisse des pensions, car en décalant l'âge de départ à la retraite, (...) beaucoup de Français vont devoir partir avec une décote. Il y en avait 6% il y a dix ans, il y en 13% aujourd'hui, et ce chiffre va évidemment augmenter", a aussi estimé l'eurodéputé. 

DES DÉPUTÉS IVRES EN SÉANCE ? "FAUT PAS EXAGÉRER"


Selon le Journal du Dimanche, les consommations d'alcool ont bondi à l'Assemblée nationale, en particulier pendant les débats sur la réforme des retraites, au point que le sujet a été abordé le 8 février lors de la réunion du bureau de l'hémicycle. 


Interrogé sur CNews, l'un des membres de ce bureau, le vice-président RN de l'Assemblée Sébastien Chenu a minimisé cette tendance. "Les députés qui arrivent ivres en séance, il ne faut pas exagérer !", a lancé le député du Nord. "Il y a beaucoup d'alcool dans l'Assemblée qu'il n'y en avait dans les années passées, c'est fini le temps des grands repas, des députés qui picolaient le midi. N'accablons pas les députés", a-t-il poursuivi, fustigeant "des choses un peu fantasmatiques".


"Je préfèrerais toujours un Philippe Séguin qui avait une faiblesse pour le Whisky à un donneur de leçon macroniste qui est d’une nullité épouvantable, mais d’une sobriété absolue", a ensuite raillé l'élu.

E. MACRON "S'EST BEAUCOUP CACHÉ", ACCUSE S. CHENU


"Le président s'est beaucoup caché, planqué. C’est sûr que quand on ne rencontre pas les Français, on ne peut pas les entendre", a raillé sur CNews Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président de l’Assemblée nationale. "S'il n'a pas compris que le pays était remonté comme une pendule contre sa réforme des retraites, c'est qu'il n'a décidément rien compris non plus aux Français", a-t-il accusé.

"VIOLENCE VERBALE"


Invité sur France 2, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin a accusé l'Assemblée Nationale d'avoir été "dans un jeu de déconstruction véritable, qui d'une certaine manière très inquiétée les Français et créé un climat de révolte sur le parlementarisme" pendant les débats sur les retraites. 


À l'inverse, "les sénateurs ont l'occasion de montrer ce que c'est qu'une assemblée responsable et compétente", a-t-il jugé. "De manière générale, il faut  se méfier de toute la violence verbale que l'on a eue à l'Assemblée nationale, car la violence c'est la destruction de l'autre. Or être constructif, c'est tenir compte de l'autre", a préconisé le chef du gouvernement sous Jacques Chirac.

LES OUVERTURES D'OLIVIER DUSSOPT SUR LE TEXTE


"Nous savons qu’il y a une opinion majoritairement défavorable", a reconnu le ministre du Travail Olivier Dussopt sur BFMTV dimanche. "Nous ne sommes pas dans le déni", a-t-il assuré, avant de se dire ouvert à l'idée d'accélérer la suppression des régimes spéciaux, en vue de l'examen du texte au Sénat. La mesure actuelle du texte est "trop timide" selon lui : "Nous voulons accélérer la convergence des régimes spéciaux sur le régime général dès 2025". 


"Avoir des âges de départ différenciés entre les femmes et les hommes, ce n'est pas très juste", a-t-il aussi avancé. "Nous sommes d'accord et ouverts", a ajouté le ministre après la proposition du patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, qui avait indiqué dans un entretien au Parisien "souhaiter voter" la réforme "après l'avoir modifiée", en proposant notamment "soit une surcote de 5 % pour les mères de famille qui auraient atteint à la fois une carrière complète et l’âge légal, soit un départ anticipé à 63 ans".

BIENVENUE


Bonjour et bienvenue sur ce live consacré à la bataille de la réforme des retraites. Retrouvez ici les dernières informations sur le texte porté par l'exécutif et les contestations qu'il rencontre.

De l'ouverture et des appels à "l'enrichissement". Alors que le Sénat doit se pencher sur la réforme des retraites à compter de mardi 28 février, le gouvernement multiplie les signaux positifs, notamment à l'égard du parti Les Républicains. En visite au Salon de l'Agriculture, le président Emmanuel Macron a ainsi appelé la chambre haute à "enrichir" le texte "avec ce qui lui paraît être utile", semblant donner presque un blanc seing à son gouvernement pour toper avec le parti de droite lors des futurs débats de la réforme phare de son second quinquennat, une descente dans l'arène dont il s'était jusqu'alors gardé.

Dix jours après la fin des discussions à l'Assemblée nationale, émaillées d'échauffements et invectives dans l'hémicycle, parfois prolongés jusque dans les couloirs du Palais-Bourbon, l'heure est à l'apaisement. Car outre sa réputation d'assemblée calme, voire compassée, le Sénat affiche un triple avantage pour l'exécutif : elle ne compte ni de parlementaire de La France insoumise, ni du Rassemblement national, ni d'Aurélien Pradié - le député qui s'était opposé aux instances de LR, selon lui trop bienveillantes envers la macronie.

"Ça va laisser des stigmates dans la majorité"

Cette main tendue présidentielle intervient après que le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, avait indiqué dans un entretien au Parisien "souhaiter voter" la réforme "après l'avoir modifiée", en proposant notamment "soit une surcote de 5 % pour les mères de famille qui auraient atteint à la fois une carrière complète et l’âge légal, soit un départ anticipé à 63 ans". "Nous sommes d'accord et ouverts", lui a répondu Olivier Dussopt dimanche sur BFMTV, en convenant qu'"avoir des âges de départ différenciés entre les femmes et les hommes, ce n'est pas très juste".

Toutefois, ce pas de deux qui s'esquisse entre l'exécutif et LR laisse songeurs plusieurs pontes de la macronie. "Ça va laisser des stigmates dans la majorité", prédit une parlementaire proche d'Edouard Philippe, dont les troupes se sentent moins bien traitées que celles des Républicains. En privé, un membre du gouvernement va plus loin : "C'est sûr que s'il y a un rapprochement (durable) avec LR, les ministres comme moi partiront, mais de leur propre chef", prévient-il.

L'étape du Sénat, si elle se révélait apaisée, ne soldera par ailleurs pas définitivement le dossier : le texte devra forcément repasser par l'Assemblée. Avec, entre temps, une inconnue de taille : la mobilisation du 7 mars, pour laquelle syndicats et gauche ont appelé à "mettre la France à l'arrêt".


La rédaction de TF1

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