Reçus par Elisabeth Borne, les syndicats ont dénoncé une "réunion inutile", la Première ministre ayant exclu le retrait de la réforme.
Cette dernière estime néanmoins avoir eu "un échange important" avec l'intersyndicale.
Suivez les dernières informations.

ON FAIT LE POINT


Onzième journée de mobilisation contre les retraites ce jeudi. Le 20H de TF1 fait le point sur les perturbations attendues.

Grève du 6 avril : transports, stations-service... Quelles perturbations ?Source : JT 20h Semaine

EXPLICATIONS


La porte de sortie de crise entre le gouvernement et les syndicats était très étroite et la rencontre à Matignon entre Elisabeth Borne et les syndicats n'a pas permis de trouver une solution. Une réunion où a été abordée la réforme des retraites et qui a duré moins d'un heure. Retour sur cette journée sous tension dans le 20H de TF1.

Réforme des retraites : le bras de fer continueSource : JT 20h Semaine

"GARDER SES NERFS"


Le secrétaire général de la CFDT a appelé mercredi Emmanuel Macron "à garder ses nerfs" après plusieurs attaques du chef de l'État ou de son entourage visant l'attitude du premier syndicat français dans le conflit sur les retraites. 


"J'appelle au calme. J'appelle à garder ses nerfs. J'appelle le président de la République à ne pas balancer des petites phrases (...) sinon il va finir par se mettre à dos l'ensemble des organisations syndicales", a déclaré Laurent Berger sur BFMTV visiblement excédé contre ces propos. 


Depuis la Chine où le chef de l'État est en déplacement, l'entourage d'Emmanuel Macron a ciblé mercredi l'intersyndicale et en particulier la CFDT et son secrétaire général qui ont parlé à la sortie d'une réunion avec Elisabeth Borne de "crise démocratique" à propos du conflit sur les retraites.

"CRITIQUES INJUSTES"


Le préfet de police de Paris Laurent Nuñez a regretté dans une lettre à ses troupes des "critiques injustes" et "voix diffamantes" à leur encontre, tout en les appelant à "apporter une réponse toujours proportionnée" lors des opérations de maintien de l'ordre.


Des accusations de violences policières ont visé ces dernières semaines le forces de l'ordre, notamment de la part de politiques de gauche, à propos de l'encadrement par les forces de l'ordre des manifestations contre la réforme des retraites.


"Depuis plusieurs jours, des voix diffamantes s'élèvent (...) pour remettre en cause tour à tour votre métier, vos unités, votre vocation", écrit le préfet dans cette lettre datée du 3 avril et consultée mercredi par l'AFP. "Vous avez essuyé des critiques dont je sais le caractère injuste et des injures publiques intolérables", ajoute-t-il dans ce courrier, où il remercie les policiers pour leur "engagement soutenu depuis plus d'un mois et demi", "dans des conditions d'exercice particulièrement éprouvantes".

SOUTIEN


Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a assuré mercredi que "la justice n'est pas laxiste" et a apporté son soutien aux policiers "face à la force et la violence illégitimes des casseurs", lors d'un congrès du syndicat policier Alliance. "Je ne confondrai jamais la force légitime dont vous pouvez vous servir pour assurer notre sécurité et la force et la violence illégitime des casseurs", a déclaré le garde des Sceaux à la tribune du congrès, organisé à Tremblay-en-France, au nord de Paris. 


Ce soutien du ministre intervient alors que des actions violentes de forces de l'ordre, lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites ou contre le projet de retenue d'eau dans les Deux-Sèvres, ont suscité de vives polémiques. Eric Dupond-Moretti a réaffirmé que "le problème de la police n'est pas la justice", faisant écho au mouvement de manifestation de policiers qui, en mai 2021, scandaient justement le contraire.

APPEL À ELISABETH BORNE


Le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a demandé à Elisabeth Borne, qui recevait mercredi après-midi les organisation patronales, de "mieux prendre en compte" les négociations entre syndicats et patronat. "On a essayé de tracer des perspectives sur ce sur quoi on pouvait négocier dans les mois qui viennent, avec une demande assez forte (des organisations patronales, ndlr) d'une nouvelle méthode pour mieux prendre en compte les partenaires sociaux", a déclaré le patron des patrons à l'issue de sa rencontre avec la Première ministre.


"Laissez-nous négocier" avec les syndicats, "ça prend probablement un peu plus de temps que d’autres méthodes, mais c'est sûrement plus efficace", a plaidé Geoffroy Roux de Bézieux, en citant l'accord sur le partage de la valeur, que le gouvernement entend reprendre dans une loi. Pour lui, "le pays n’est pas bloqué au sens économique du terme" par les grèves et les actions de blocage contre la réforme des retraites : dans le secteur privé "nos entreprises tournent".


Les trois dirigeants du Medef, de la CPME, François Asselin, et de l'U2P, Jean-Christophe Repon, ont redit leur soutien à la réforme des retraites, contestée par les syndicats, et affirmé "attendre la décision" du Conseil constitutionnel, le 14 avril.

RÉFÉRENDUM


Le député communiste André Chassaigne partage se réjouit du référendum d'initiative partagée (RIP), soumis au Conseil Constitutionnel. Une démarche qu'il pense voir aboutir et recueillir un large soutien populaire. Si l'élu affiche sa confiance, les chances de réussite de ce "RIP" apparaissent en pratique assez minces.

PAS DE RETOUR À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS


Dans un communiqué commun publié sur Twitter, l'intersyndicale affirme qu'elle ne "retournera pas à la table des concertations sur d'autres dossiers" après l'échec de la réunion avec la Première ministre Elisabeth Borne. "Nous refusons de tourner la page et d'ouvrir, comme le propose le gouvernement, d'autres séquences de concertation sur des dossiers aussi divers que le plein emploi ou le partage des richesses", a assuré l'intersyndicale avant de réaffirmer que "nous ne retournerons pas à la table des concertations comme si de rien n'était et appelons une fois encore au retrait pur et simple du texte". 


Les syndicats en appellent enfin "à la sagesse du Conseil constitutionnel" qui doit désormais examiner la réforme et donnent rendez-vous demain "pour dire non à cette réforme injuste et brutale".

SANCTIONS


Le Bureau de l'Assemblée nationale a décidé de sanctionner des dizaines de députés pour leur comportement au cours de la séance, qui a vu Elisabeth Borne recourir au 49.3 pour faire adopter sans vote la réforme des retraites le 16 mars dernier. Sont concernés des dizaines d'élus insoumis qui avaient entonné la Marseillaise, mais également le LR Aurélien Pradié. Ils écopent de la sanction la plus basse prévue par le règlement de l'institution.

SNCF


Sur Twitter, la SNCF a indiqué que la "circulation des trains sera perturbée" demain en raison du mouvement social. L'entreprise invite les voyageurs à "consulter les horaires de [leurs] trains sur les sites/applis SNCF" et à "annuler ou reporter [leurs] déplacements". 


En moyenne, 3 TGV sur 4 circuleront ainsi que 1 TER sur 2. Le trafic devrait également rester "légèrement perturbé" vendredi, indique dans une réponse à un internaute sur Twitter la SNCF.

BRAV-M


Après un vote, la commission des lois de l'Assemblée nationale a classé la pétition pour la dissolution de la Brav-M sans suite. L'unité parisienne est accusée de violences policières lors des manifestations contre la réforme des retraites. Le texte avait recueilli plus de 260.000 signatures.

SONDAGE


Selon un sondage publié par Toluna Harris Interactive pour RTL et AEF Info, l'opposition à la réforme des retraites reste largement majoritaire en France "bien qu'en très légère baisse", selon l'institut avec 68% des personnes interrogées se déclarant contre la mesure. Dans l’ensemble, cette réforme est toujours qualifiée très négativement par les Français, avec 27% d'entre eux qui estiment que la loi est "juste". 


Interrogés sur les manifestations et grèves contre la réforme des retraites, 2/3 des Français (67%) indiquent toujours soutenir ce mouvement de contestation, malgré une légère baisse de 3 points. 11% déclarent désormais y être indifférents (soit une hausse de 4 points).


Le sondage montre également que près d'un Français sur 5 indique approuver le fait que certains aient recours à la violence, alors que près de trois sur quatre (73%) considèrent que la réforme des retraites sera promulguée et appliquée au final. 

"TOUJOURS DISPONIBLE"


Sur Twitter cet après-midi, Elisabeth Borne est revenue sur "l'échange important" qu'elle a eu ce matin avec l'intersyndicale, autour notamment de la réforme des retraites, et qui a tourné court. Elle dit mesurer "les colères qui peuvent s'exprimer" et croire "toujours autant à la nécessité du dialogue social face aux défis que connaît le monde du travail". Et la Première ministre d'affirmer qu'elle restera "toujours disponible".

TRANSILIEN ET ÎLE-DE-FRANCE


La SNCF a publié ses prévisions de trafic pour demain pour les lignes de transilien et les transports en Île-de-France. 


Côté tramway, le trafic sera normal à quasi-normal.


Côté RER, le service sera normal à quasi- normal sur le RER B. Comptez trois trains sur quatre sur le RER 1 et deux trains sur trois sur les C et E. Enfin, sur le RER D, deux trains sur cinq en moyenne seront en circulation. 


Côté Transilien, la SNCF prévoit six trains sur sept en moyenne sur la ligne P et trois trains sur quatre sur la N. Sur les lignes H, J, L et U comptez deux trains sur trois et un train sur deux sur les lignes K et R où les trains ne circuleront toutefois qu'en heures de pointe.

ON FAIT LE POINT


Voici les précisions de perturbations pour demain mises à jour : 

MOBILISATION


L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de mobilisation jeudi 6 avril contre la réforme des retraites. Selon les informations de TF1/LCI, les services de renseignements prévoient entre 600 et 800.000 manifestants. 11.500 forces de l'ordre seront mobilisées à travers la France dont 4200 à Paris.

"LAISSER LES DÉFICITS S'ACCUMULER"


Interpellé au Sénat lors des questions au gouvernement, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a défendu une nouvelle fois la réforme des retraites, estimant que retirer le texte "signifie laisser les déficits s'accumuler". "Il n'y a que vous qui pensez que les marches seraient plus faciles à gravir dans quelques années. Cela signifie des pensions de retraite qui décrochent", a-t-il lancé aux opposants à la réforme.


Il est également revenu sur la réunion entre l'intersyndicale et Elisabeth Borne ce matin, estimant qu'il s'agissait d'une "étape importante" alors que "l'échange entre le gouvernement, la Première ministre et les organisations syndicales a été respectueux". 

RENCONTRE


L'entourage du président de la République a fait savoir qu'il comptait recevoir les syndicats après la décision du Conseil constitutionnel sur la réforme des retraites. L'intersyndicale a été reçue ce mercredi par la Première ministre Elisabeth Borne, mais a qualifié ce rendez-vous d'"échec".

RATP


La RATP a communiqué ses prévisions de trafic pour demain. L'entreprise prévoit un trafic quasi-normal sur le réseau RER ainsi que sur le métro, à l'exception de quelques lignes. Le trafic sera normal sur les réseaux de Bus et Tramway. 


Dans le détail pour le métro : le trafic sera normal à quasi normal sur les lignes 1, 2, 3bis, 6, 7, 9, 10 et 12. Sur la ligne 3, un train sur deux sera en circulation, tout comme sur la ligne 5 le matin, alors que seul un train sur trois y circulera l'après-midi. Sur la ligne 13, la RATP prévoit deux trains sur trois le matin et un train sur deux l'après-midi, alors que les métros n'y circuleront qu'entre 6h et 20h. 


Pour les autres axes, en raison de travaux, la ligne 4 sera fermée à 22h15 et la ligne 11 à 22h tout comme la ligne 14. La ligne 8, de son côté, ne fonctionnera qu'entre 5h30 et 23h et la ligne 6 "risque d'être perturbée par le parcours de la manifestation prévue l'après-midi", prévient la RATP. 

DÉCHETS


Fortement perturbée depuis début mars par les mouvements sociaux contre la réforme des retraites, la collecte des déchets avait repris mercredi dans les métropoles de Rennes et Nantes, où il faudra toutefois plusieurs semaines pour venir à bout des tonnes d'ordures accumulées. Dans la banlieue de Rennes, les deux sites du groupe Suez, bloqués depuis le 13 mars par des grévistes, ont été dégagés mardi après-midi après une intervention des forces de l'ordre, sans heurts.


L'entreprise, chargée de la collecte des déchets sur 43 communes dans le cadre d'un marché public avec Rennes Métropole, a donc pu reprendre ses activités, selon un communiqué conjoint des deux entités.


Mais la reprise se fera "progressivement" car "les volumes de déchets à collecter sont importants", soulignent-elles. "Les camions se remplissent plus vite que d’habitude, ce qui allonge les temps de trajet et les opérations de collecte", expliquent Rennes Métropole et Suez, qui en appellent à "la patience des usagers".

ENTRE 600.000 ET 800.000 MANIFESTANTS ATTENDUS JEUDI


Selon nos informations, les services de renseignement prévoient entre 600.000 et 800.000 manifestants au niveau national ce jeudi 6 avril pour la onzième journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndicale. Une vigilance particulière est prévue dans plusieurs villes de l'ouest de la France, ainsi qu'à Nice et à Marseille.

MANIFESTATION PARISIENNE


Les commerces situés sur le parcours de la manifestation parisienne, ce jeudi 6 avril, sont invités à "fermer", indique la préfecture de police dans un communiqué. "À défaut, il est fortement préconisé de les protéger."

MACRON RECEVRA LES SYNDICATS


Le président de la République recevra les syndicats après la décision du Conseil constitutionnel sur le projet de loi réformant les retraites, attendue le 14 avril, a annoncé son entourage depuis la Chine où il est en déplacement. 


Ce mercredi, ils ont été reçus par la Première ministre Elisabeth Borne, mais ont qualifié cette rencontre d'"échec". 

MOBILISATION DU 6 AVRIL


Quelque 11.500 policiers et gendarmes seront mobilisés ce jeudi 6 avril pour la onzième journée à l'appel de l'intersyndicale. Un peu moins que lors de la dernière mobilisation (13.000).

APRÈS LES SYNDICATS, LE PATRONAT


Après avoir rencontré les représentants de l'intersyndicale dans la matinée, Élisabeth Borne recevra ceux des organisations patronales à 17h à Matignon. Sont attendus Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), François Asselin (CPME) et Jean-Christophe Repon (U2P).

ARC DE TRIOMPHE


Après la banderole de la CGT "64 c'est non" déployée sur l'Arc de Triomphe ce mercredi matin, le monument a été fermé au public pendant environ une heure et bloqué par des salariés du secteur culturel, a appris l'AFP de sources concordantes. Il "a rouvert à 12h", a précisé à l'AFP le centre des monuments nationaux.

MÉLENCHON ACCUSE BORNE D'ÊTRE "RADICALISÉE"


Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, accuse la Première ministre Élisabeth Borne d'être "radicalisée" et "murée dans le déni de réalité". La cheffe du gouvernement "transforme une crise sociale en crise politique par son obstination", indique-t-il sur Twitter.

ENSEIGNANTS


"Autour de 20%" des enseignants du primaire seront en grève jeudi pour la onzième journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites, prévoit le Snuipp-FSU, premier syndicat dans les écoles maternelles et élémentaires.


Cette estimation est plus faible que celle de la précédente journée de mobilisation, le 28 mars, qui était de 30%. "On sent que ça devient de plus en plus compliqué de faire grève pour les collègues" car "les retraits de salaire commencent à peser", entraînant "un sacrifice financier", a expliqué à l'AFP la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David.

L'ÉLYSÉE CONTESTE L'EXISTENCE D'UNE "CRISE DÉMOCRATIQUE"


L'entourage d'Emmanuel Macron a contesté l'existence d'une "crise démocratique" évoquée par les syndicats, affirmant que le projet de réforme des retraites avait été "porté, expliqué et assumé" par le président français.


"Qu'un président élu avec une majorité élue, certes relative, cherche à mener à bien un projet qui a été porté démocratiquement, ça ne s'appelle pas une crise démocratique", a dit l'entourage présidentiel en marge d'un déplacement en Chine. "On ne peut pas parler de crise démocratique quand le projet il a été porté, expliqué et assumé", a-t-il insisté en réponse aux syndicats après l'échec de leur rencontre avec la Première ministre Elisabeth Borne.


"On est en train de vivre une grave crise démocratique, on avait une crise sociale qui se transforme en crise démocratique", avait notamment déclaré Laurent Berger (CFDT) à l'issue d'une réunion de l'intersyndicale avec la cheffe du gouvernement à Matignon.

Urgent

É.BORNE : "J'AI ENTENDU LE DÉSACCORD", MAIS LA RÉFORME EST UNE "NÉCESSITÉ"


Élisabeth Borne s'exprime après avoir rencontré les syndicats. "Il était important, dans le moment que nous vivons, de parler avec l'ensemble de l'intersyndicale", assure la Première ministre depuis Matignon. "C'était un échange respectueux, chacun a pu s'exprimer et s'écouter. J'ai entendu le désaccord sur le relèvement de l'âge, j'ai pu leur redire ma conviction de la nécessité de cette réforme."


"D'autres sujets ont également été évoqués", poursuit la cheffe du gouvernement. "Je pense aux carrières longues, à la pénibilité, à l'emploi des séniors, même si nos désaccords sur l'âge n'ont pas permis d'en discuter de façon approfondie. Cette réunion marque néanmoins une étape importante. Les organisations syndicales sont disponibles pour travailler ultérieurement sur ces sujets. Je n'envisage pas d'avancer sans les partenaires sociaux."

ARC DE TRIOMPHE


"64, c'est non" : la CGT Culture a déployé ce mercredi matin une banderole sur l'Arc de Triomphe pour s'opposer au report de l'âge légal de départ à la retraite.

ÉLISABETH BORNE VA S'EXPRIMER


Après sa réunion avec les syndicats, la Première ministre Élisabeth Borne va s'exprimer dans quelques instants, indique Matignon. Une déclaration à suivre sur LCI (canal 26).

"NOUS NE PASSERONS PAS À AUTRE CHOSE"


Élisabeth Borne "propose pleins de choses, sauf de retirer la réforme des retraites", indique sur LCI Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. "Nous ne passerons pas à autre chose tant que cette réforme ne sera pas retirée. Nous avons fait le choix de quitter la salle et d'abréger cette réunion qui ne servait à rien."


"Ce qui nous met en colère, une colère froide, c'est que nous savons que le résultat de cette politique profite au Rassemblement national", déplore-t-elle. "Le gouvernement fait comme si de rien n'était. Voir une politique sociale, une casse de nos institutions, qui profite à un parti politique dangereux pour la démocratie, est gravissime."

DEPUIS MATIGNON, LES SYNDICATS DÉNONCENT "UNE GIFLE"


Les représentants de l'intersyndicale ont échangé avec la Première ministre Elisabeth Borne ce mercredi matin. Ils ont quitté Matignon au bout d'une heure, déplorant le maintien de la réforme. Une "grave crise démocratique" pour la CFDT, tandis que la CGT parle d'une "gifle".

L'intersyndicale reçue à Matignon : la réaction de Laurent Berger et Sophie BinetSource : TF1 Info

"UNE RÉUNION INUTILE", DÉPLORE LA CGT


"Nous sommes venus demander le retrait de la réforme des retraites. La Première ministre nous a adressé une fin de non-recevoir et choisit de nous renvoyer dans la rue", déclare Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. "Nous avons choisi de mettre fin à cette réunion inutile dès lors que la Première ministre nous a indiqué qu'elle continuerait à gouverner contre le pays."


"Notre présence prouve notre sens des responsabilités et du dialogue", poursuit Sophie Binet. "Nous avons trouvé face à nous un gouvernement radicalisé et déconnecté. C'est une gifle au visage des millions de Français dans la rue. Nous devons poursuivre la mobilisation jusqu'à ce que le gouvernement comprenne qu'il n'y a pas d'autre issue que le retrait de cette réforme."

"LE RETRAIT DE LA RÉFORME ? LA RÉPONSE EST NON"


"C'est la première fois que nous étions reçus depuis le 10 janvier. C'est bien tard", regrette le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger après la réunion entre l'intersyndicale et la Première ministre. "Nous avons réclamé ensemble que les 64 ans ne s'appliquent pas. Nous avons demandé à la Première ministre de confirmer si elle retirait cette réforme comme nous le demandions. La réponse est non."

Urgent

FIN DE LA RÉUNION SYNDICATS-BORNE : "UN ÉCHEC"


Fin de la réunion entre l'intersyndicale et la Première ministre après 1h d'entretien. "Nous lui avons redit à quel point sa réforme est injuste et brutale. À aucun moment, nos propositions alternatives n'ont été prises au sérieux", déplore Cyril Chabanier, président de la CFTC, qui assure que la réunion est "un échec."


"À la crise sociale s'ajoute aujourd'hui la crise démocratique. Nous avons redit à la Première ministre qu'il ne saurait y avoir d'autre issue démocratique que le retrait du texte. Elle a répondu qu'elle souhaitait maintenir son texte. Une décision grave. Nous refusons de tourner la page et nous ne retournerons pas à la table des négociations comme si de rien n'était."

L'INTERSYNDICALE À MATIGNON


La réunion entre l'intersyndicale et Élisabeth Borne à Matignon pouvait "durer cinq minutes", avaient prévenu les représentants syndicaux. Elle se poursuit depuis 10h à Matignon.

La réunion entre Élisabeth Borne et l'intersyndicale, le 5 avril 2023, à Matignon.
La réunion entre Élisabeth Borne et l'intersyndicale, le 5 avril 2023, à Matignon. - Bertrand GUAY / POOL / AFP

L'INTERSYNDICALE À MATIGNON


Une photo de famille. Les représentants des syndicats ont posé devant Matignon avant leur rencontre avec Élisabeth Borne.

Les représentants des syndicats à Matignon, le 5 avril 2023.
Les représentants des syndicats à Matignon, le 5 avril 2023. - Bertrand GUAY / AFP

Urgent

LES SYNDICATS ARRIVENT À MATIGNON


Les représentants des syndicats arrivent ensemble à Matignon pour être reçus par la Première ministre Élisabeth Borne et le ministre du Travail Olivier Dussopt. Une première depuis le début du mouvement social.

L'INTERSYNDICALE À MATIGNON


Les représentants des principaux syndicats seront reçus dans quelques instants à Matignon par la Première ministre Élisabeth Borne. Sont attendus Laurent Berger (CFDT), Sophie Binet (CGT), Frédéric Souillot (FO), François Hommeril (CFE/CGC), Cyril Chabanier (CFTC), Laurent Escure (UNSA), Benoît Teste (FSU), Murielle Gilbert et Simon Duteil (Solidaires).

LES 64 ANS, "PREMIÈRE INTERVENTION" DES SYNDICATS À MATIGNON


Les représentants des syndicats sont attendus dans les prochaines minutes à Matignon. La réforme des retraites, et notamment le report de l'âge légal à 64 ans, sera leur "première intervention", indique le président de la CFTC Cyril Chabanier sur RFI. Si la Première ministre Élisabeth Borne refuse de l'évoquer, "ça va être compliqué d'aborder les autres sujets".

UNE RÉFORME "AU PIRE MOMENT"


"Cette réforme a été faite au pire moment", estime sur France Inter l'ancien Premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve. "Les Français ont subi des crises à répétition. Ceux qui ont été en première ligne vont devoir être les premiers contributeurs à l'effort. C'est très injuste. Le report de l'âge va frapper les plus vulnérables."

En direct

MAINTIEN DE L'ORDRE : LES EXPLICATIONS DE GÉRALD DARMANIN


Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin va s'expliquer ce mercredi devant l'Assemblée nationale et le Sénat sur le maintien de l'ordre, notamment lors des manifestations contre la réforme des retraites. Suivez ces auditions dans notre direct ci-dessous.

MOBILISATION DANS LA LOIRE


Une manifestation à l'initiative de la CGT a eu lieu ce mercredi matin sur l'A72, dans la Loire, au niveau de Saint-Étienne, rapportent nos confrères de France Bleu. La mobilisation a pris fin peu avant 8h, selon la préfecture.

À QUOI S'ATTENDRE CE JEUDI ?


L'intersyndicale organise ce jeudi 6 avril une onzième journée de mobilisation contre la réforme. À quelles perturbations s'attendre dans les transports ?

MARINE LE PEN RÉCLAME TOUJOURS "RÉFÉRENDUM" OU "DISSOLUTION"


"Il y a deux possibilités : soit on utilise le référendum, soit la dissolution", estime sur France 2 Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale. "Il y a une crise politique, le gouvernement n'a plus la confiance des Français."


"Un changement de Première ministre aurait dû avoir lieu le lendemain de la motion de censure", poursuit la finaliste des deux dernières élections présidentielles. "Là, s'il le fait, ce sera la conséquence des violences. C'est le pire signal que peut lancer le président de la République."

CLÉMENT BEAUNE APPELLE LA MAJORITÉ À "TRAVAILLER AVEC LA GAUCHE"


Le ministre des Transports Clément Beaune demande à la majorité de "ne pas s'enfermer dans un dialogue avec Les Républicains, appelant la "gauche modérée" à "sortir des griffes de Jean-Luc Mélenchon" et à "travailler" avec le gouvernement, dans un entretien à Libération.


Malgré un désaccord persistant sur la réforme des retraites, "je souhaite que l’on puisse continuer à travailler avec des forces politiques de gauche", déclare le ministre, alors qu'Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d'élargir la majorité. "Je suis convaincu qu’il existe encore une gauche modérée, de compromis, ce ne sont pas des mots sales."

LES SOCIALISTES À MATIGNON


Avant de recevoir les syndicats, la Première ministre Élisabeth Borne a commencé ses entretiens avec les responsables politiques. Elle a discuté hier avec le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à propos de "la situation politique" du pays.

L'INTERSYNDICALE À MATIGNON


Les représentants de l'intersyndicale sont attendus à 10h à Matignon pour discuter avec la Première ministre Elisabeth Borne. Si le gouvernement compte sur ce "dialogue vital", les syndicats ont d'ores et déjà prévenu : "ça peut durer cinq minutes", selon la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

AU PROGRAMME MERCREDI


Les membres de l'intersyndicale seront reçus mercredi matin à Matignon pour discuter de la réforme des retraites. Elisabeth Borne dit se tenir à l'écoute "de tous les sujets" qu'ils souhaiteront aborder. Mais certains participants prédisent une réunion express si la Première ministre ne souhaite pas retirer la loi.

UNE REFORME "INDISPENSABLE" POUR LE MEDEF


Sur BFM, Geoffroy Roux de Bézieux, opposé à une suspension de la réforme des retraites comme le réclament les syndicats. "Sans âge légal, il n'y a plus de réforme. Ce équivaut au retrait du texte. Il n'y a donc pas de pause possible", a-t-il dit.


Le patron Medef sera reçu demain à Matignon, après les représentants syndicaux. "On dira [à Elisabeth Borne] qu'on soutient cette réforme. Elle est imparfaite, elle est douloureuse pour ceux qui vont la subir", a-t-il estimé, affirmant qu'elle était "indispensable pour l'équilibre du régime des retraites".

EXXONMOBIL 


Le groupe pétrolier Esso-ExxonMobil a annoncé mardi le redémarrage de la production de sa raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon, qui avait été mise à l'arrêt le 25 mars dernier, faute de pétrole brut à raffiner en raison de la grève au terminal pétrolier du Havre contre la réforme des retraites.


"La reconstitution de nos stocks de pétrole brut et la confirmation de la suspension du mouvement au terminal pétrolier du Havre permettent d'avoir la visibilité suffisante pour confirmer les opérations de redémarrage qui ont été lancées cet après-midi", a indiqué à l'AFP la direction du groupe.

OLIVIER FAURE


Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, reçu à son tour par la Première ministre pour évoquer la "situation générale" du pays, a affirmé à son arrivée qu'il allait demander "le retrait" de la réforme.


"Il y a aujourd'hui un blocage démocratique, donc nous sommes venus demander le retrait. Et s'il n'y a pas de retrait, il faut rendre la parole aux Français", a-t-il déclaré avant sa rencontre.

MARINE TONDELIER

 

La secrétaire nationale du parti écologiste EELV Marine Tondelier, reçue mardi par Elisabeth Borne, a prévenu la Première ministre que "sans retrait" de sa réforme des retraites, "il n'y aurait pas de paix". 


"On lui a dit qu'il n'y aurait pas de paix sans retrait. Et quand je dis ça, ce n'est pas une menace de ma part, ce sont les faits, c'est l’état d’esprit du pays", a déclaré Mme Tondelier à l'issue de son entretien, à la veille d'une rencontre de Mme Borne avec les syndicats. "Je pense qu'on est dans une impasse et que tant qu'il n'y aura pas de retrait sur cette mesure des 64 ans, on ne passera pas à autre chose", a ajouté la leader écologiste.

L'UNION ÉTUDIANTE VEUT "DURCIR LE MOUVEMENT"


Le nouveau syndicat étudiant l'Union Étudiante, qui comprend 17 sections locales de l'Unef et huit membres de la direction nationale, affirme, lors d'une conférence de presse, vouloir durcir le mouvement de contestation contre le gouvernement.

3 TGV SUR 4 EN CIRCULATION JEUDI 


La SNCF prévoit de faire rouler 3 TGV sur 4 ainsi que 1 TER sur 2 jeudi pour la 11e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, a annoncé le groupe public mardi.


Le trafic sera donc en nette amélioration par rapport aux journées précédentes, y compris en Ile-de-France où le trafic sera quasi normal sur le RER B et où 3 trains sur 4 circuleront sur le RER A.

TRAFIC PERTURBE SUR LES TRANSILIENS JEUDI 


Côté SNCF, le service sera "normal à quasi-normal" jeudi 6 avril sur le RER B (interconnexion assurée), ainsi que les Trams T4, T11, et T13, annonce la SNCF sur son site


Pour le reste, il faudra prévoir : 


- 3 trains sur 4 sur le RER A, la ligne N, et P

- 2 trains sur 3 sur le RER C, E, la ligne H, J, L et U

- 1 train sur 2 sur la ligne K, et R ;2 trains sur 5 sur le RER D (interconnexion assurée). 


Concernant les grandes lignes, les prévisions n'ont, pour l'heure, pas été communiquées. 

PRÉVISIONS RATP POUR JEUDI


"À la suite d’un préavis appelant à une journée de grève interprofessionnelle le jeudi 6 avril 2023, la RATP prévoit un trafic quasi normal sur le réseau RER", écrit la RATP dans un communiqué. "Le réseau métro prévoit un trafic quasi normal à l’exception de quelques lignes. Le trafic sera normal sur les réseaux Bus et Tramway", écrit encore la RATP. 

LR PLAIDE POUR UN CHANGEMENT DE MÉTHODE


Face à Élisabeth Borne mercredi, les dirigeants des Républicains appelleront à un changement de méthode, a affirmé mardi le patron des députés LR Olivier Marleix.


"Le principal message qu'on fera passer à la Première ministre" est qu'"il faut vraiment que ce gouvernement apprenne à travailler autrement", a affirmé lors d'un point presse Olivier Marleix, qui se rendra à Matignon avec son homologue au Sénat Bruno Retailleau et le président des LR Eric Ciotti. "La question de la méthode est vraiment essentielle", a-t-il ajouté, en déplorant la "précipitation" de l'exécutif sur plusieurs textes.

VERS DES ANNULATIONS DE VOLS JEUDI


La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) demande aux compagnies aériennes d'annuler 20% de leurs vols dans plusieurs aéroports français en régions ce jeudi, à l'occasion d'une journée d'action contre la réforme des retraites.


Ces annulations préventives, requises quasi-quotidiennement depuis près de trois semaines, concerneront 20% des vols à Marseille-Provence, Toulouse, Bordeaux et Nantes, en raison de la grève de contrôleurs aériens. L'aéroport parisien d'Orly, qui était jusqu'ici lui aussi visé par des demandes d'annulations de vols, n'est cette fois-ci pas concerné.

PLAINTE


Un journaliste reporter d'images, Amar Taoualit, 24 ans, a annoncé avoir déposé plainte ce mardi à l'IGPN pour des "violences en réunion" à Paris, dont il accuse des policiers de la Brav-M lors d'une manifestation le 16 mars. Sur les images, des manifestants sont encerclés par des policiers casqués de la Brav-M. Alors qu'Amar Taoualit filme les manifestants, un policier lui intime de "dégager". "Rentre chez toi !", Casse-toi de là !", "Laissez-nous travailler !", lui ordonnent ensuite plusieurs policiers.


Le journaliste est alors aspergé, au moins à une reprise, de gaz lacrymogène, puis repoussé brusquement par les policiers, avant de tomber à terre. Il proteste régulièrement, en indiquant sa profession, en montrant sa carte de presse et en disant faire son travail. "En s'attaquant aux journalistes, la Brav-M veut passer sous silence ses propres exactions. Il s'agit d'une atteinte extrêmement grave contre la liberté de la presse" qui impose des "sanctions immédiates", a déclaré à l'AFP Me Pierre Brunisso, l'un des avocats du journaliste.

RÉQUISITIONS


Le gouvernement a décidé de nouvelles réquisitions de grévistes dans l'industrie pétrolière afin d'endiguer les pénuries de carburants, notamment en Ile-de-France, à quelques jours du week-end de Pâques, a appris ce mardi l'AFP auprès du ministère de la Transition énergétique.


Des réquisitions sont en cours, notamment à la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime), la plus grande de France, "qui expédie du carburant dans l'oléoduc Le Havre-Paris vers l'Ile-de-France et le Centre-Val de Loire depuis hier matin, grâce à la réquisition de quelques personnes par relève (3 à 4 maximum)", a indiqué le ministère.

LA DÉFENSEURE DES DROITS AUPRÈS DE LA PRÉFECTURE DE POLICE


La défenseure des droits Claire Hédon sera présente jeudi dans la salle de commandement de la préfecture de police à l'occasion pour la 11e journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, l'avait déjà invitée en salle de commandement lors de la précédente manifestation, mais elle avait décliné pour des raisons d'agenda.


Dans l'histoire récente de la préfecture de police, ce sera la première fois que le numéro un de cette institution indépendante sera présent dans la salle où la préfecture de police pilote le maintien de l'ordre lors des manifestations. À plusieurs reprises, alors que les critiques se multiplient contre le recours de la force jugé excessif des forces de l'ordre, Laurent Nuñez a affirmé n'avoir "rien à cacher".

"UNE PHASE VITALE DE DIALOGUE"


"Nous sommes dans une phase de dialogue importante et vitale", insiste Olivier Véran. "Quand les gens se parlent, ne sont pas d'accord, mais sont là pour servir l'intérêt général, il en sort toujours quelque chose de bien."

"L'APPLICATION" DE LA RÉFORME "TRAVAILLÉE AVEC LES SYNDICATS"


"Nous attendons avec sérénité et écoute la décision du Conseil constitutionnel", prévue le 14 avril prochain, déclare le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Si le texte est validé, viendra le temps de "l'application concrète de la loi par les décrets", qui "doit être travaillée avec les syndicats", assure-t-il.

RENCONTRE BORNE-SYNDICATS : OLIVIER VÉRAN SOULIGNE "UNE VOLONTÉ D'ÉCOUTE"


Avant la rencontre entre Élisabeth Borne et les représentants de l'intersyndicale, "nous ne nous inscrivons pas dans l'optique d'une réunion écourtée", déclare le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, à l'issue du Conseil des ministres. "Nous sommes, côté gouvernement, dans cette volonté de dialogue, d'écoute."


Sur la table des discussions, "il y aura la réforme des retraites et les questions liées au travail", précise-t-il. "Si la porte de la Première ministre est ouverte, c'est avec la volonté d'avancer."

RENCONTRE BORNE-SYNDICATS : "UN ESPRIT D'OUVERTURE"


La Première ministre Élisabeth Borne recevra mercredi l'intersyndicale "dans un esprit d'ouverture, avec la volonté de se parler", déclare le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, à l'issue du Conseil des ministres.

LES DÉPUTÉS COMMUNISTES VERS L'ÉLYSÉE


Six élus communistes sont en route vers l'Élysée pour adresser une lettre à Emmanuel Macron afin de demander l'abandon de la réforme des retraites.

Réforme des retraites : les députés communistes en route vers l'ElyséeSource : TF1 Info

LA LETTRE DE LA NUPES À EMMANUEL MACRON


La Nupes va envoyer à 11h une délégation à l'Élysée pour adresser une lettre à Emmanuel Macron. "Votre refus d'entendre le peuple attise sa colère et crée une crise sociale, politique et démographique sans précédent", écrivent-ils. "Sauf à prendre la responsabilité d'une fracture durable de notre société et de notre pacte social, [...] nous vous demandons de renoncer à votre funeste projet en le retirant."


Ce renoncement serait "une démonstration de sagesse", font valoir les élus de gauche, qui réclament également "un référendum", et demandent "solennellement" au chef de l'État "d'accepter de (les) rencontrer".

BLOCAGE DU PÉRIPHÉRIQUE NANTAIS


Un bouchon de plusieurs kilomètres ralentit le trafic du périphérique nantais dans le cadre des actions menées par des manifestants, indique Bison Futé. "Une manifestation sociale est en cours sur la RN844 à hauteur de la porte de la Chapelle sur le périphérique est [...]", écrit l'organisme Bison Futé, précisant qu'"un bouchon de 15 kilomètres s'est formé en amont de la coupure d'axe dans le sens extérieur."


Plusieurs barrages filtrants ont lieu dans la zone, d'après la même source. Ces perturbations affectent également le réseau de bus, selon le gestionnaire du réseau Tan.

RÉUNION BORNE-SYNDICATS


Les contours de la réunion entre syndicats et gouvernement se précisent. Élisabeth Borne accueillera mercredi matin, à 10h, les représentants de l'intersyndicale à Matignon. Laurent Berger (CFDT) et Sophie Binet (CGT) seront présents, tandis que FO, la CFE/CGC, la CFTC, l'UNSA, la FSU et Solidaires seront également présents.


À 17h, la cheffe du gouvernement s'entretiendra avec les représentants des organisations patronales.

FEYZIN


Des salariés de la raffinerie TotalEnergies de Feyzin, au sud de Lyon, se mobilisent contre la réforme des retraites, indiquent nos confrères du Progrès. Selon la même source, la CGT bloque la sortie du site, et donc les exportations de carburants.


La situation a été débloquée en début de matinée par les forces de l'ordre, d'après BFM Lyon.

Urgent

GRÈVE DES ÉBOUEURS À PARIS


À Paris, les éboueurs sont à nouveau appelés à une "grève reconductible et indéterminée à partir du 13 avril" par la CGT. Le mouvement avait été suspendu le 29 mars dernier, "faute de grévistes", fait savoir le syndicat qui a déposé un préavis de grève.


Les salariés sont appelés à se mobiliser une fois de plus, pour une durée de 55 minutes (en début ou fin de service) à 24 heures, "pour le retrait de la réforme des retraites".

LE MEDEF TOUJOURS FAVORABLE À LA RÉFORME


La réforme des retraites est "douloureuse", mais "indispensable", indique sur France Inter Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef. "Nous continuons à la soutenir, à la défendre. Nous avons besoin d'augmenter la quantité de travail." Mais "la méthode" du gouvernement "n'était pas bonne", assure-t-il, soulignant "la colère" dans le pays.

LE RN, GRAND VAINQUEUR DE LA SÉQUENCE ?


Le Rassemblement national "a clairement le vent en poupe" à la suite de l'épisode sur la réforme des retraites, malgré sa "faible implication" dans la séquence, selon une étude de la Fondation Jean-Jaurès publiée ce mardi. "L'envolée du Rassemblement national est [...] spectaculaire pendant cette séquence des retraites, les intentions de vote augmentant de 7 points, si de nouvelles élections législatives devaient avoir lieu", détaille le groupe de réflexion.


La Fondation Jean-Jaurès base une partie de son analyse sur un sondage Ifop pour le JDD réalisé en ligne les 20 et 21 mars, qui indique que 26% des électeurs opteraient pour le parti d'extrême droite en cas de nouvelles législatives, alors qu'il avait réalisé un score de 19% en juin 2022. Dans ce même scénario prévisionnel, la Nupes se stabilise à 26% (son score au premier tour des législatives 2022), tandis que la majorité Renaissance chute à 22% (-4 points).

CONSULTATIONS


La Première ministre Élisabeth Borne poursuit ce mardi ses entretiens avec des responsables de formations politiques. La cheffe du gouvernement doit recevoir à la mi-journée Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, avant de s'entretenir dans l'après-midi avec Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS.

Bonjour et bienvenue sur TF1info pour suivre l'actualité autour de la réforme des retraites en ce mardi 4 avril.

Une Première ministre "à l'écoute" malgré des "points de désaccords". C'est le message qu'a voulu faire passer Elisabeth Borne, lundi, avant une rencontre avec l'intersyndicale prévue pour mercredi, où le sujet brûlant de la réforme des retraites sera abordé. "Je serai à l’écoute de tous les sujets que les organisations syndicales voudront aborder et j'espère qu’on pourra bien prendre le temps de parler de tous ces sujets", a affirmé la Première ministre lors d'un point presse en marge de la présentation des 150 premiers lauréats du Fonds vert.

La réunion s'annonce toutefois tendue, alors que la nouvelle patronne de la CGT, Sylvie Binet, a demandé lundi sur France Inter "le retrait de la réforme" et prévenu que, si la réponse est non, le rendez-vous avec Elisabeth Borne "risque d'être très rapide".

Lundi, le chef de file des sénateurs centristes Hervé Marseille (UDI), premier parlementaire à être reçu lundi par Elisabeth Borne pour tenter de sortir de la crise des retraites, a, de son côté, demandé à la Première ministre d'être "davantage à l'écoute" des syndicats réformistes comme la CFDT. Les deux co-présidents du groupe Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires), Bertrand Pancher et Christophe Naegelen, ont pour leur part demandé à la cheffe du gouvernement de "suspendre son projet" pour "apaiser la situation" et "ouvrir de véritables négociations avec les parlementaires et les responsables syndicaux", ou sinon de lancer un référendum.


La rédaction de TF1

Tout
TF1 Info