EN DIRECT - Réforme des retraites : le trafic SNCF et RATP sera aussi très perturbé mercredi

Publié le 6 mars 2023 à 6h45, mis à jour le 7 mars 2023 à 6h26

Source : JT 20h WE

Un mardi noir s'annonce à la SNCF et la RATP pour la journée de mobilisation du 7 mars.
La circulation sera aussi très perturbée le lendemain.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

Ce live est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations du mardi 7 mars sur la réforme des retraites et la sixième journée de mobilisation dans cet article.

BORNE NE VEUT PAS D'UNE "FRANCE À L'ARRÊT"


Invité de C à Vous sur France 5, Elisabeth Borne s'est exprimée sur la grève reconductible appelée par les syndicats à partir de ce mardi 7 mars. "Une France à l'arrêt, c'est mauvais pour nos concitoyens. Il y a un droit à faire grève, mais employer des mots comme 'mettre l'économie française à genoux', ça me paraît grave", a commenté la Première ministre. 

LE PARCOURS DE LA MANIFESTATION PARISIENNE


Le cortège s'élancera mardi 7 mars à 14h du Boulevard Raspail et se rendra jusqu'à Place d'Italie. L'arrivée est prévue à 19h.

SONDAGE


Les Français semblent résignés, selon cette enquête, mais l'appel des syndicats à mettre la France à l'arrêt est soutenu par 63 % des Français.

TROIS TERMINAUX MÉTHANIERS ARRÊTÉS POUR "SEPT JOURS"


Trois des quatre terminaux méthaniers qui permettent d'importer du gaz naturel liquéfié (GNL) en France, ont été mis à l'arrêt pour une semaine, a indiqué lundi soir la CGT Elengy, qui proteste contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Le rôle du terminal méthanier est de stocker, regazéifier et injecter le gaz dans le réseau de transport. 


L'arrêt de ces trois terminaux situés à Fos-sur-Mer (Bouches du Rhône) pour deux d'entre eux, et à Saint Nazaire (Loire Atlantique) pour le troisième, bloque l'alimentation en gaz du réseau de distribution GRT Gaz, le déchargement des navires méthaniers et le remplissage des citernes de GNL. 

SONDAGE SUR "LA FRANCE À L'ARRÊT"


Selon L'"observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites 2023", lancé par l’institut Toluna Harris Interactive, RTL et AEF,  la majorité des Français (63%) estiment que l’appel des syndicats à "mettre la France à l’arrêt" est une bonne chose. Ils sont près de 8 sur 10 (76%) chez les moins de 35 ans. 


Cette 4e vague révèle qu'ils sont, d’autre part, favorables à la reconduction de la grève dans les transports (59%). 

LA RAFFINERIE DE DONGES ANNONCE UNE GRÈVE RECONDUCTIBLE


Une intersyndicale CGT-FO-CFDT réunie en assemblée générale lundi à la raffinerie TotalEnergies de Donges, près de Saint-Nazaire, a appelé à une grève reconductible à partir de 5h mardi, contre la réforme des retraites.


"Je pense qu'il est temps aujourd'hui de durcir le mouvement pour faire reculer le gouvernement sur son projet de réforme qui est, on le rappelle, injuste, brutal et inégal, donc allons-y !", a déclaré Adrien Vaugrenard, délégué syndical CFDT, précisant que les salariés se réuniront à nouveau à Donges pour un "point d'étape vendredi à 13h30".


Cette intersyndicale n'est pas habituelle puisqu'en octobre, durant les négociations sur les salaires chez TotalEnergies, les deux organisations syndicales majoritaires, la CFE-CGC et la CFDT avaient signé un accord, tandis que la CGT appelait à poursuivre à la grève.

QUEL TRAFIC À LA SNCF ?

Voici les prévisions mises à jour ce lundi en vue de mardi : 


☑️ Pour les RER A et B : un train sur 3 en moyenne (idem pour les lignes H, K, U)

☑️ Pour les RER C et D : un train sur 5 en moyenne (idem pour les lignes J, L, N, R)

☑️ Pour le RER E : un train sur 10 en moyenne (idem pour la ligne P)

À LA SNCF, "FORTEMENT PERTURBÉ"


La circulation des trains sera "très fortement perturbée" demain, sur l’ensemble des lignes opérées par Transilien SNCF Voyageurs, indique la SNCF. Et le trafic s'améliorera peu au lendemain de cette nouvelle journée d'action : "le trafic restera très fortement perturbé le mercredi", prévient la SNCF. 

DES PERTURBATIONS MERCREDI SELON LA RATP


Alors qu'une journée noire se profile dans les transports le mardi 7 mars, la RATP a annoncé que le trafic sera également très perturbé mercredi 8 mars sur le métro et RER. 

LE DISPOSITIF POLICIER POUR LA MANIFESTATION DE PARIS


Le préfecture de Police a publié sur Twitter le parcours de la manifestation du mardi 7 mars à Paris. Celle-ci débutera à 14h Boulevard Raspail et se terminera à Place d'Italie sur les coups de 19h. La circulation sera évidemment très perturbée dans ce périmètre. 

EXPLICATIONS


Les sénateurs ont adopté ce lundi un amendement créant un CDI senior dans le cadre de l'examen de la réforme des retraites.


Pour quoi faire ? Dans quel but ? TF1info vous explique.

LIGUE DES CHAMPIONS


Le PSG va s'envoler pour la Bavière dès ce lundi 6 mars, et non pas mardi, à la veille de la rencontre face au Bayern Munich. Pour s'éviter toute complication, liée à la "journée noire" du 7 mars contre la réforme des retraites, le club parisien a anticipé son voyage en Allemagne.

PLAINTE CONTRE LOUIS BOYARD

 

Dans un communiqué de presse, la région Ile-de-France annonce qu'elle porte plainte contre le député LFI Louis Boyard, pour "incitation au délité d’entrave et incitation à la violence". Dimanche, à quarante-huit heures du nouveau round de contestation, l'élu Insoumis a lancé un "blocus challenge" consistant à poster sur les réseaux sociaux "la plus belle photo" du blocage de sa faculté ou de son lycée et, ainsi, gagner une visite à l'Assemblée nationale. 


Des déclarations "inacceptables", selon Valérie Pécresse, la présidente de la région francilienne. "Le droit de manifester doit respecter le droit d’étudier, peut-on lire dans le communiqué. Appeler aux blocages des lycées, c’est risquer l’affrontement". "Les déclarations pyromanes de Louis Boyard sont irresponsables. Les lycées sont des sanctuaires et la violence n’a rien à y faire", conclut la Région.

QUELLE SITUATION DANS LES ÉCOLES ?


Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, prévoit que plus de 60% des enseignants du premier degré seront grévistes ce mardi, a-t-il indiqué lundi à l'AFP. 


Le taux de grévistes le plus élevé chez les enseignants date du 19 janvier, lors de la première journée d'action, avec 42,35% dans le primaire et 34,66% dans le secondaire selon le ministère. Les syndicats avaient eux recensé jusqu'à 70% d'enseignants grévistes dans le primaire et 65% dans les collèges et lycées. 

UN CDI DE "FIN DE CARRIÈRE"


Le Sénat a voté ce lundi, contre l'avis du gouvernement et malgré l'opposition de la gauche, la création d'un nouveau type de contrat à durée indéterminée de "fin de carrière" pour favoriser le recrutement de salariés âgés d'au moins 60 ans. 


Les sénateurs ont adopté par 202 voix contre 123 un amendement en ce sens porté par les rapporteurs LR René-Paul Savary et Elisabeth Doineau (centriste) au projet de réforme des retraites, dont la mesure principale porte de 62 à 64 ans l'âge de départ.  

UN BRAS DE FER... POUR RIEN ?


Les syndicats se préparent à "mettre la France à l'arrêt" ce mardi 7 mars pour protester contre la réforme des retraites. Invité de LCI lundi, le politologue Jérôme Jaffré estime toutefois que leur victoire - un retrait de la réforme - est "peu probable". "Même les acteurs qui mènent la lutte pensent que ce sera très difficile", indique-t-il.

LES ROUTIERS SUR LE TERRAIN


Des barrages filtrants, à l'initiative des routiers, provoquent lundi des ralentissements et bouchons près de plusieurs métropoles, à l'instar de Lille ou Rouen.

"IL FAUT ARRÊTER DE PRENDRE LES GENS POUR DES CONS", LANCE LAURENT BERGER


À la veille de la journée noire du 7 mars, le secrétaire national de la CFDT Laurent Berger demande une réponse à Emmanuel Macron. "Le président de la République ne peut pas rester sourd. On ne peut pas avoir ce silence maintenant qui dure depuis deux mois avec juste des petites phrases appelant à la responsabilité des uns et des autres sans prendre en compte le problème", dit-il lundi sur France Inter.


Le leader syndical regrette aussi l'absence de discussions avec le gouvernement. "On est dans un conflit où pour l'instant on n'a été reçus dans l'intersyndicale collectivement par personne de la part du gouvernement", déplore-t-il. "On n'a pas de déficit d'explication, il faut arrêter de prendre les gens pour des cons (...). Ce n'est pas un problème de pédagogie comme on l'entend cette réforme. C'est un problème d'injustice sociale. C'est un problème d'inégalités. Il y a aujourd'hui un mouvement social de grande ampleur qui s'exprime (...) et il faudra une réponse politique."

L'EXÉCUTIF "TIENDRA L'OBJECTIF" D'UN RÉGIME ÉQUILIBRÉ EN 2030


"Nous tiendrons l'objectif" d'un régime des retraites équilibré financièrement en 2030, assure lundi sur France 2 le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre la projet de réforme de l'exécutif.  "Nous voulons que le compte soit bon à l'horizon 2030 et nous allons nous donner les moyens pour que le compte soit bon", explique-t-il. "Nous sommes en discussion avec les sénateurs", qui examinent actuellement le projet, pour que les mesures qui grèvent financièrement la réforme soient compensées par d'autres.

"QUAND ON EST À BOUT D'ARGUMENTS, ON FINIT PAR DIRE N'IMPORTE QUOI", TACLE LAURENT BERGER


"C'est grossier, c'est nul, c'est petit, c'est à bout d'arguments", peste le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, invité de France Inter lundi, au sujet de la phrase polémique du porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, sur les répercussions des manifestations et potentielles grèves reconductibles. 


Quant à la qualification de "réforme de gauche", vantée par le ministre du Travail, Olivier Dussopt, il estime que "c'est bizarre" alors que la majorité a fait "un deal" avec Les Républicains. "Quand on est à bout d'arguments, on finit par dire n'importe quoi."

"ON PEUT FAIRE PLUS FORT QUE LE 31 JANVIER", LANCE LA CFDT 


"Je pense qu'on peut faire plus fort que le 31 janvier dernier (2,8 millions de manifestants, selon le CGT, ndlr)", estime le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, invité de France Inter lundi, rappelant qu'il s'agissait "déjà la plus grosse mobilisation depuis le début des années 90." "J'appelle les salariés, les citoyens et les retraités à venir manifester massivement", ajoute-t-il. 

"MACRON EST PLUS À MÊME D'ÉCOUTER JEFF BEZOS QUE LES FRANCAIS QUI TRAVAILLENT", PESTE F. RUFFIN


"Ça fait des mois que 7 Français sur 10, 9 salariés sur 10, les syndicats unis, disent non à cette réforme. (...) Apparemment tout ça le président Macron et Elisabeth Borne ne veulent pas l'entendre, donc qu'est-ce qu'il faut faire ?", fustige le député LFI François Ruffin, invité d'Europe 1 lundi. "Monsieur Macron, est plus à même d'écouter Jeff Bezos (le patron d'Amazon, ndlr) que les Français qui travaillent. (...) Tout le monde regrette qu'il faille en arriver là, mais maintenant oui, il faut mettre la France à l'arrêt."

O. DUSSOPT "MAINTIENT" SES CHIFFRES SUR LES 1200 EUROS


"Il n'y aura pas de perdants. Dès lors qu'on sauve le système par répartition, tout le monde est gagnant", répète le ministre du Travail, Olivier Dussopt, invité de franceinfo lundi. "Je maintiens tous les chiffres que j'ai dits" sur la pension à 1200 euros. "Il n'y a ni mensonge ni gonflette. Sur les 17 millions de retraités, 1,8 millions vont avoir une revalorisation et la moitié aura une revalorisation entre 70 et 100 euros par mois. Sur les nouveaux retraités, un sur 4 va avoir une pension plus importante."

O. DUSSOPT S'EXPLIQUE SUR LA QUALIFICATION "RÉFORME DE GAUCHE"


"C'est une période d'opposition. Il y a moins de dialogue que traditionnellement", indique le ministre du Travail, Olivier Dussopt, invité de franceinfo lundi. "Aujourd'hui, nous sommes dans un temps parlementaire." Il explique par ailleurs ce qu'il a voulu dire par "réforme de gauche". "J'ai dit ça parce qu'(une réforme de droite) serait une réforme sans aucune mesure d'accompagnement. (...) C'est peut-être pour ça qu'elle est bien construite. Elle est nécessaire, juste et équilibrée."

CHEZ LES OPPOSANTS, "L'ESPOIR DE LA VICTOIRE N'EST PAS LÀ"


Dans les enquêtes d'opinion, "il y a toujours une très forte majorité pour penser que le texte sera adopté et entrera en vigueur", indique sur LCI le politologue Jérôme Jaffré. Chez les opposants, "l'espoir de la victoire n'est pas là", et "c'est un point intéressant pour l'exécutif".


Toutefois, "si nous entrons dans une période de blocage assez longue, les sondeurs demandent si les Français estiment que les mouvements doivent continuer ou s'arrêter', poursuit-il. "Actuellement, le soutien est là, mais la durée est limitée - 15 jours à trois semaines."

LE 7 MARS "NE CHANGE PAS LE CARACTÈRE NÉCESSAIRE DE LA RÉFORME", ASSURE O. DUSSOPT


La journée noire du 7 mars "ne change pas le caractère nécessaire de la réforme", estime le ministre du Travail, Olivier Dussopt, invité de franceinfo lundi. "Ça ne change pas notre volonté de l'améliorer." "Les désaccords peuvent s'exprimer, la mobilisation sociale est légitime. Mais il y a un certain nombre d'expressions, 'mettre l'économie à genoux', qui ne sont pas entendables", ajoute-t-il. 

UN RETRAIT DE LA RÉFORME "PEU PROBABLE"


Le gouvernement pourrait-il retirer son projet de réforme ? "Extrêmement difficile et peu probable", estime sur LCI le politologue Jérôme Jaffré. "Même les acteurs qui mènent la lutte pensent que ce sera très difficile", poursuit-il. "Il faut deux conditions : que l'exécutif se divise - le président de la République lâche sa Première ministre et le gouvernement, mais c'est exclu, car Emmanuel Macron porte la réforme - ou un embrasement général du pays."

"JUSQU'À PRÉSENT, CE CONFLIT A ÉTÉ ASSEZ DOUX"


Avec la "France à l'arrêt" ce mardi 7 mars, "on rentre dans le dur", estime sur LCI le politologue Jérôme Jaffré. "Jusqu'à présent, ce conflit social a été assez doux : des manifestations et peu de gênes." Toutefois, "le gouvernement n’a pas grand-chose à lâcher, les Français n'ont entendu qu'une seule chose : les 64 ans au lieu de 62 ans."

F. RUFFIN VEUT "EN FINIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE" AVEC LA RÉFORME


"Je souhaite que demain ça soit très fort", assure le député LFI François Ruffin, invité d'Europe 1 lundi, à la veille d'un 7 mars noir. "Que ce soit très fort très vite dans les jours qui viennent pour en finir le plus rapidement possible avec cette histoire."

LA GRÈVE À LA SNCF "PARTIE POUR DURER" ?


"On est parti pour durer", prévient lundi sur franceinfo Laurent Brun, secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots, première organisation syndicale à la SNCF, à la veille de la journée noire du 7 mars. "On voit bien que le gouvernement en face n'est pas parti pour écouter. Donc on ne sait pas comment les choses vont se terminer."

"LE DÉBAT DE FOND A PLEINEMENT EXISTÉ", SE DÉFEND O. FAURE


"Il y avait parfois de la véhémence, des sorties de routes, que tout le monde a condamné. Mais le débat de fond a eu lieu à l'Assemblée nationale", assure le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, invité de Public Sénat lundi. "Il a pleinement existé."

O. FAURE NE VOIT "AUCUN LIEN AVEC LA GAUCHE"


Alors que le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a vanté une réforme "de gauche", le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s'érige en faux contre cet argument. "C'est une réforme qui va faire de nombreux perdants : les femmes, les précaires, ceux qui ont commencé à travailler tôt, qui ont les métiers les plus pénibles. Je ne vois aucun lien avec la gauche", martèle-t-il sur l'antenne de Public Sénat lundi.

O. VÉRAN RÉAGIT AU "BLOCUS CHALLENGE" DU DÉPUTÉ LFI L. BOYARD


Invité de France lundi, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, fustige le "Blocus Challenge" lancé par le député insoumis Louis Boyard, consistant à bloquer les lycées et les universités le 7 mars. "Ce que vous êtes en train de faire là, ce n'est pas vous (...) qui allez en payer les conséquences, ce sont les Français dans leur quotidien", prévient-il. "Appeler à tout bloquer, c'est une remise en question de la légitimité de nos institutions après avoir perdu les élections à plusieurs reprises."

O. VÉRAN S'EXPLIQUE SUR SA PETITE PHRASE POLÉMIQUE


"Mon message est mal passé, j'aurais dû le formuler autrement", reconnaît le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, invité de France 2 lundi, après une phrase polémique sur les répercussions des manifestations et potentielles grèves reconductibles. "Mais nous avons d'autres urgences à gérer que la seule réforme des retraites", assure-t-il. "Une France à l'arrêt dans la durée a un impact pour le quotidien des Français et a un impact pour l'économie de notre pays."

"NOUS AVONS SU ÉVOLUER DANS L'ÉCOUTE DES FRANÇAIS", SE DÉFEND O. VERAN


"Il y a eu de l'écoute, du changement de texte à plusieurs reprises. Nous avons su évoluer dans l'écoute des Français", se défend le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, invité de France 2 lundi, à la veille de la journée noire du 7 mars. "Nous ne souhaitons pas que les Français soient victimes d'un blocage dans la durée", ajoute-t-il, expliquant "faire la différence entre ceux qui contestent et ceux qui bloquent."

LE SÉNAT VOTE LE LANCEMENT D'UNE ÉTUDE SUR LA CAPITALISATION


Le Sénat a voté dimanche en faveur du lancement d'une étude sur l'ajout d'une dose de capitalisation collective dans le système par répartition, à l'occasion de l'examen de la réforme des retraites. L'amendement, déposé par le sénateur LR Jean-François Husson, a été adopté avec 163 "pour" et 126 "contre".


À l'inverse du système par répartition, le système par capitalisation prévoit que salariés et employeurs investissent leurs cotisations dans des fonds d'investissement, des actions, des obligations, etc.. Au moment de la retraite, l'employé touche une pension liée aux performances passées de ces investissements. Les sénateurs demandent que le rapport soit remis par l'exécutif au Parlement avant octobre.

L'ENSEIGNEMENT AUSSI À L'ARRÊT ?


Les enseignants seront aussi à nouveau en grève, avec des syndicats qui ont appelé à "fermer totalement les écoles, collèges, lycées". Des blocages lycéens sont également attendus même si la mobilisation peine à prendre dans la jeunesse. Organisations étudiantes et lycéennes ont donné rendez-vous le 9 pour "durcir le mouvement".

LA MOBILISATION DÉJÀ EN COURS DANS LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE


Dans l'énergie, les syndicats ont ouvert le bal des mobilisations dès vendredi avec des baisses de production dans plusieurs centrales nucléaires. La  Confédération générale du travail (CGT) a promis "une semaine noire". Côté carburant, le syndicat a également appelé à la grève reconductible dans les raffineries, avec pour objectif de "bloquer l'ensemble de l'économie". Sur les routes, la mobilisation des routiers sera scrutée.

PRÉVISIONS TRAFIC À L'INTERNATIONAL POUR LE 7 MARS


Eurostar : 2 trains sur 3

Thalys : 2 trains sur 3

Liaisons France-Italie : 1 aller-retour

Liaison France-Allemagne : pas de circulation

Liaison France-Suisse : 1 train sur 5

Liaison France-Espagne : pas de circulation

PRÉVISIONS RER POUR LE 7 MARS


RER A et B, lignes H K U : 1 train sur 3


RER A : Zone SNCF entre Nanterre Préfecture et Poissy / Cergy.


RER B : Zone SNCF entre Paris Nord et Mitry-Claye / Aéroport CDG 2. Interconnexion suspendue en gare de Paris Nord, changement de train en gare de Paris Nord.


RER C et D, lignes J L N et R : 1 train sur 5


RER C : aucune circulation entre Paris Austerlitz et Pontoise/Saint-Quentin en Yvelines/Versailles Rive Gauche.


RER D : interconnexion suspendue entre Châtelet-les Halles et Paris gare de Lyon, pas de train entre ces deux gares.


RER E, ligne P : 1 train sur 10


RER E : aucune circulation entre Haussmann St Lazare et Pantin.


Ligne P : aucune circulation sur les axes Meaux La Ferté - Milon, Meaux - Château Thierry, Tournan - Coulommiers et Gretz - Provins.

PRÉVISIONS TER POUR LE 7 MARS


Le trafic TER sera très fortement perturbé dans toutes les régions. Le détail des plans de transports régionaux sera communiqué par SNCF Voyageurs dans chacune des régions. Les clients sont invités à se renseigner sur la circulation de leur train.


TER : 1 train sur 5 en moyenne

PRÉVISIONS SNCF POUR LE 7 MARS


À la SNCF, le préavis de grève commence lundi à 19h, avec un train sur cinq en moyenne pour les TGV Inoui et Ouigo ainsi que pour les TER. Le trafic des trains Intercités sera quasi-inexistant pour la journée noire du 7 mars.


TGV INOUI et OUIGO : 1 train sur 5 en moyenne

Axe Nord TGV INOUI : 1 train sur 5 (1 train sur 2 sur Paris<>Lille)

Axe Est TGV INOUI : 1 train sur 5

Axe Atlantique TGV INOUI : 1 train sur 5

Axe Sud Est TGV INOUI : 1 train sur 3

OUIGO : 1 train sur 4

Province à province : 1 train sur 10

TRANSPORTS : "L'UNE DES JOURNÉES LES PLUS DIFFICILES"


De très fortes perturbations sont prévues le 7 mars dans les transports urbains et ferroviaires, l'ensemble des syndicats ayant appelé à la grève reconductible à la RATP et à la SNCF, à partir de mardi. Pour le ministre des Transports, Clément Beaune, il s'agira d'"une des journées les plus difficiles qu'on ait connues". 

LA CGT RECENSE 265 RASSEMBLEMENTS LE 7 MARS, UN RECORD


Les Français doivent se préparer à vivre 24 heures d'un pays "à l'arrêt" comme l'ont promis les syndicats, dont le moral est gonflé par le succès des précédentes mobilisations. Ceux-ci veulent faire mieux que le 31 janvier, où la police avait recensé 1,27 million de participants et l'intersyndicale plus de 2,5 millions dans les rues de France. La CGT a recensé 265 rassemblements. Un record. 


"Début janvier, les gens se mobilisaient de façon résignée. Mais aujourd’hui, vu l'ampleur du mouvement, ils sont de plus en plus nombreux à croire possible un recul du gouvernement", a analysé le leader de la CGT Philippe Martinez dans les colonnes du Journal du Dimanche. De source policière, entre 1,1 et 1,4 million de manifestants sont attendus dans la rue, dont 60 à 90.000 à Paris.

LE SÉNAT ADOPTE L'ARTICLE 2 SUR "L'INDEX SENIORS"


Le Sénat a discuté dimanche de "l'index seniors", dans le cadre de l'examen de l'article 2 de la réforme des retraites. Rejetée mi-février par l'Assemblée nationale, la création de cet indicateur sur l'emploi des plus de 55 ans a été approuvée dans la nuit, uniquement pour les entreprises comptant plus de 300 salariés.


L'article a ainsi été adopté par 244 voix contre 96, au bout de plus de 7 heures de débats. Le gouvernement s'en est remis à la "sagesse" des sénateurs, qui ont supprimé l'obligation de cet index pour les entreprises de plus de 50 salariés, seuil qui avait été ajouté par les députés le mois dernier lors du passage du texte dans l'hémicycle.


L'index sera obligatoire dès novembre 2023 pour les entreprises de plus de 1000 salariés, et pour celles de plus de 300 salariés à partir de juillet 2024. Les employeurs seront passibles de sanctions financières en cas de non-publication de cet index, mais aucune obligation de résultat n'a été fixée en matière d'emploi des seniors.

"BLOCUS CHALLENGE"


Le député insoumis Louis Boyard a invité dimanche sur Twitter les jeunes à bloquer leurs lycées ou leurs universités le 7 mars, jour de grève nationale. Ce qui a suscité l'ire de la majorité, et plus particulièrement de l'exécutif. "Le pire de ce que devient notre débat politique", a notamment réagi le ministre des Transports, Clément Beaune.

LES FRANÇAIS, MÉFIANTS, FONT LE PLEIN


En vue de la grève dans les raffineries et les dépôts pétroliers le 7 mars, possiblement reconductible, les automobilistes anticipent en faisant leur plein d'essence. Ils craignent de revivre les pénuries de la fin d'année. 

Grève : les Français, méfiants, font le pleinSource : TF1 Info

LES ROUTIERS PREMIERS À BLOQUER ? 


"On ne réussit pas à se faire entendre avec les manifestations, où on amené des millions des personnes dans la rue. Maintenant, il faut taper fort, il faut taper sur l'économie", explique au micro de LCI Bruno Lefèvre, secrétaire général adjoint de la Fédération de routiers. "On essaie par tous les moyens de faire reculer le gouvernement sur ce projet de contre réforme des retraites."

Grève : les routiers, premiers à bloquer ce lundi matin ?Source : TF1 Info

LES ROUTIERS PREMIERS À BLOQUER ? 


Barrages filtrants, opérations escargot... À la veille de la journée noire du 7 mars, les chauffeurs, jusque-là silencieux lors des premières mobilisations contre la réforme des retraites, rejoignent le mouvement avec des actions à travers la France.

Ce sera la sixième journée d'action contre la réforme des retraites. Les syndicats comptent mobiliser mardi 7 mars davantage encore que le 31 janvier, où la police avait recensé 1,27 million de participants et l'intersyndicale plus de 2,5 millions. De source policière, entre 1,1 et 1,4 million de manifestants sont attendus, dont 60.000 à 90.000 à Paris.

Le projet de loi poursuit son parcours parlementaire. Après l'Assemblée nationale, il est désormais examiné au Sénat, qui a voté ce week-end la fin de plusieurs régimes spéciaux et devait se pencher dans la foulée sur l'emploi des seniors, après avoir rejeté une série d'amendements de suppression venant de la gauche. Refusé mi-février par l’Assemblée nationale, au grand dam du gouvernement, l'index senior prévoit une obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés de publier des indicateurs sur l’emploi des plus de 55 ans. 

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La rédaction de TF1info

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