EN DIRECT - Réforme des retraites : "Il faut réinventer la démocratie sociale", estime François Bayrou sur LCI

Publié le 16 avril 2023 à 7h00, mis à jour le 17 avril 2023 à 6h56

Après la promulgation de la réforme des retraites, François Bayrou a estimé ce dimanche sur LCI qu'il fallait "réinventer la démocratie sociale en France".
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Ce live est à présent terminé. 

Ce live est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations du lundi 17 avril sur la réforme des retraites dans cet article.

"UNE IMPASSE"


François Bayrou regrette que l'aspect "vital" de la réforme des retraites n'ait pas été suffisamment expliqué aux Français. 

FRANÇOIS BAYROU


Le président du Modem estime ce dimanche sur LCI qu'"il faut réinventer la démocratie sociale en France".

CLÉMENT BEAUNE RÉPOND À LAURENT BERGER


Interviewé sur le plateau de BFM ce dimanche, le ministre délégué aux Transports a répondu à Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Ce dernier reprochait à Emmanuel Macron d'avoir fait preuve de "mépris" en promulguant la réforme des retraites si rapidement. "Le mot est fort", a-t-il déclaré, avant de reconnaître : "On a besoin de marquer de la considération, du respect (...) de retrouver le dialogue".


Le ministre a ensuite brièvement évoqué l'allocution du président de la République, prévue lundi à 20h. "Il aura à cœur d'être concret (...) il donnera le cap sur les mois qui viennent", a-t-il affirmé. 

CE QUE L'ON SAIT SUR L'ALLOCUTION D'EMMANUEL MACRON À VENIR


Le président de la République s'exprimera face aux Français le lundi 17 avril, à 20 heures. Selon le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, cette allocution d'Emmanuel Macron intervient "dans une logique d'apaisement", pour "faire le bilan" des trois mois de crise, et "regarder aussi ce qui a avancé à côté des retraites". 


L'Élysée n'a pas précisé si la prise de parole serait en direct ou en différé. L'intersyndicale a déclaré qu'elle s'exprimerait à son tour à l'issue de cette allocution. 

UNE JOURNÉE DE LA "COLÈRE CHEMINOTE" JEUDI ?


Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont appelé samedi à une "journée d’expression de la colère cheminote" jeudi prochain. Cette journée serait une "étape de préparation" à celle du 1er mai, attendue comme un temps fort de la mobilisation.

STÉPHANE SÉJOURNÉ SOUHAITE "UNE MÉTHODE DIFFÉRENTE" POUR LES RÉFORMES À VENIR


Le secrétaire général de Renaissance était l'invité de Dimanche en Politique, ce 16 avril. "Personne ne veut refaire la retraite bis", a-t-il affirmé. Pour lui, il est nécessaire de changer de méthode à l'avenir, et de "plus consulter" les citoyens. "Je veux tuer l'idée qu'il faudrait un virage à gauche ou à droite et l'idée que la France serait sur pause après la réforme des retraites", a-t-il ajouté sur France 3. 

UNE ALLIANCE ENTRE NUPES ET LIOT POUR LA MOTION DE CENSURE ?


Invitée de FranceInter ce dimanche, la députée Clémentine Autain a indiqué l'intention de redéposer une motion de censure contre le gouvernement d'Élisabeth Borne. Elle a indiqué que pour ce faire, la NUPES avait pris attache avec le groupe LIOT. Une alliance qui pourrait selon elle changer la donne. "On peut penser que vu la situation, les choses pourraient être différentes dans un prochain vote éventuel d'une motion de censure", a-t-elle déclaré. La motion de censure précédente avait pour rappel été rejetée à neuf voix lors du vote le 20 mars.

À NANTES ET RENNES, DE LOURDS DÉGATS SUITE AUX MANIFESTATIONS


Depuis vendredi soir, les villes de Rennes et de Nantes ont été au cœur des manifestations anti-réforme. Des dégradations ont eu lieu dès l'annonce de la promulgation de la loi. Les violences ont ensuite continué durant la journée de samedi. En effet, les choses ont rapidement dégénéré à Rennes, entre manifestants et forces de l'ordre. 


Loïc (prénom d'emprunt) a témoigné auprès de nos confrères du Point : "La violence est toujours condamnable, mais ce n'est que du matériel, observe Loïc (prénom d'emprunt). La vraie violence, elle est sociale ! Quand on passe en force une réforme aussi impopulaire, c'est violent pour l'ouvrier qui n'ira pas jusqu'à la retraite, qui va mourir avant."

DE NOMBREUX TAGS ANTI-REFORME AUTOUR DU CHÂTEAU DE VILLERS-COTTERÊTS


Dans la nuit de samedi à dimanche, 12 tags au total ont été retirés des alentours du château royal de Villers-Cotterêts, rapporte l'Union. Certains étaient à l’encontre du président de la République et de la réforme des retraites. Le lieu, ciblé par les tags, va accueillir le projet présidentiel de cité internationale de la langue française. Une plainte par être déposée et une enquête ouverte, précisent nos confrères.

LE RÉALISATEUR DOMINIK MOLL DENONCE LE "MÉPRIS" DE MACRON


Le réalisateur de La Nuit du 12 recevait le 7 avril dernier le César des Lycéens, face au ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye. Une vidéo, devenue virale ce week-end, montre Dominik Moll critiquer le gouvernement sous les yeux du ministre. "Je pense que ça ne doit pas être facile tous les jours d’exercer cette fonction au sein d'un gouvernement et avec un président dont les paroles et les actes sont un peu le contraire de ce que devrait transmettre l’école", a notamment affirmé le réalisateur à Pap Ndiaye.


Il a ensuite dénoncé "un gouvernement et un président qui préfèrent imposer plutôt que dialoguer, qui préfèrent donner des leçons plutôt que faire de la pédagogie, qui préfèrent parfois le mépris au respect et à l'écoute, qui préfèrent cliver et diviser plutôt qu'unir, qui préfèrent les intérêts particuliers au bien commun".

CLÉMENTINE AUTAIN ANNONCE UNE NOUVELLE MOTION DE CENSURE


"Le gouvernement savait que certaines dispositions seraient retoquées par le Conseil constitutionnel. Ils ont donc menti à la représentation nationale. Nous redéposerons une motion de censure et le résultat pourrait être différent", a déclaré la députée LFI Clémentine Autain, lors de son interview à Questions politiques. 

POUR CLÉMENTINE AUTAIN, LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL EST "ASSEZ IRRESPONSABLE"


Invitée de l'émission Questions politiques sur France Inter, Franceinfo et Le Monde, la députée LFI Clémentine Autain a déploré la décision du Conseil constitutionnel. "Il y a de l'irresponsabilité dans le choix du Conseil constitutionnel de décider de valider un texte qui est rejeté par l'écrasante majorité des Français, qui n'a pas l'aval des syndicats." 


Avant d'ajouter : "La démocratie sociale, ça existe (...) sinon, ça veut dire qu'un homme seul peut décider au mépris du peuple, au mépris de la majorité."

MARINE LE PEN S'ENGAGE À "RÉPARER LA DÉMOCRATIE"


Évoquant les prochaines élections présidentielles, Marine Le Pen a détaillé : "Il faudra réparer la démocratie dans notre pays, et je m'engage à le faire. Pour qu'il y ait un renouveau démocratique. Et ce renouveau démocratique passera par la proportionnelle à l'Assemblée nationale, par le référendum d'initiative citoyenne sur tous les sujets, il n'y a aucune raison qu'on limite les sujets dont les Français peuvent se saisir." 

MARINE LE PEN : "JE N'AI PAS ÉTÉ EN RETRAIT"


Interrogée par les internautes en direct lors du Grand Jury, Marine Le Pen a déclaré qu'elle n'avait pas été en retrait. "C'est une petite musique que j'entends depuis le début. Mais c'est faux. Nous avons été dès le départ de cette réforme des retraites exactement où nous devions être." 

"EMMANUEL MACRON A CRÉÉ LE CHAOS"


"J'ai des inquiétudes parce qu'il a créé le désordre, il a créé le chaos. Il va demander, en quelque sorte, à la police de régler les conséquences du chaos qu'il a engendré. Mais ça ne peut pas tenir, ce n'est pas viable dans une démocratie", a affirmé Marine Le Pen. 

MARINE LE PEN : "LA FRANCE INSOUMISE ESSAYE D'EXISTER PAR SES AGITATIONS"


Demain, au moment de l'allocution du Président, la France Insoumise a appelé à un concert de casseroles devant les mairies. Réagissant à cette information, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a déclaré : "La France Insoumise essaye d'exister par ses agitations pour faire oublier quelque part la responsabilité qui est la leur."

"UNE RUPTURE PROFONDE DE CONFIANCE"


Marine Le Pen a déploré un manque de confiance envers le gouvernement. "C'est ça aussi cette réforme des retraites : c'est une rupture profonde de confiance entre le peuple aujourd'hui et le président de la République", a-t-elle affirmé.

QUELLE SOLUTION POUR SORTIR DU CONFLIT SELON MARINE LE PEN ?


Pour Marine Le Pen, il y aurait "trois solutions pour sortir du conflit autour de la réforme des retraites" : le référendum, la dissolution de l'Assemblée nationale et la démission du président de la République. "Je crois qu'il ne peut pas s'extraire d'une de ses trois solutions, s'il veut respecter encore une fois l'esprit de nos institutions", a-t-elle affirmé.

UN "ESPRIT DE PROVOCATION" CHEZ EMMANUEL MACRON


"Je pense que la manière dont il a promulgué, avec une vitesse tout a fait inhabituelle, et assez puérile il faut bien le dire, cette réforme des retraites, démontre qu'il est encore dans un état d'esprit de provocation. Qu'est-ce que je voudrais dire à Emmanuel Macron ? Que dans la Ve République telle qu'elle a été conçue par le Général de Gaulle, on ne peut pas gouverner contre les Français", a déclaré Marine Le Pen, invitée au Grand Jury.

MARINE LE PEN : "EMMANUEL MACRON PREND UN PLAISIR ÉTONNANT À BRUTALISER LE PEUPLE FRANÇAIS"


Alors que le Président s'exprimera demain soir sur la réforme des retraites, Marine Le Pen a affirmé, invitée au Grand Jury : "La réalité c'est qu'Emmanuel Macron prend un plaisir étonnant à jeter les Français les uns contre les autres, à brutaliser le peuple français, et en réalité à gouverner contre le peuple français. Il s'en fait presque une gloire."

MARINE LE PEN : "IL VA BIEN ET C'EST LE PRINCIPAL"


Interrogée sur l'état de santé de son père, hospitalisé hier soir, Marine Le Pen a affirmé que "les nouvelles (étaient) rassurantes". "Vous l'avez dit, mon père va glorieusement sur ses 95 ans, donc ça nécessite de temps en temps quelque passages à l'hôpital pour faire des réglages en quelque sorte, mais il va bien. Je remercie tous ceux qui se sont inquiétés de son état de santé. Je ne l'ai pas encore vu (...) mais il va bien et c'est le principal".

MARINE LE PEN, INVITÉE DU GRAND JURY CE DIMANCHE 


Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais et présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, est l'invitée du Grand Jury ce dimanche 16 avril.


Suivez l'interview en direct à partir de 12h. 

DE NOUVELLES JOURNÉES DE MOBILISATION


Plusieurs nouvelles journées de mobilisation sont d'ores et déjà prévues. Samedi 15 avril, la CGT a annoncé qu’elle appelait à deux autres journées de lutte contre la réforme des retraites. Un communiqué du syndicat indique que "les temps forts" auront lieu "les 20 et 28 avril". Le 1er mai sera également une journée symbolique de la mobilisation, à l'appel des syndicats. 

LAURENT BERGER VEUT "CASSER LA BARAQUE" LE 1ER MAI


Interrogé sur les journées de mobilisation à venir, Laurent Berger a affirmé au Parisien qu'il appelait à "casser la baraque" en "nombre de manifestants dans la rue" pour la journée internationale des travailleurs. Concernant les échanges avec le gouvernement, le leader syndical a déclaré : "Il y a un délai de décence, jusqu’au 1er mai."

OLIVIER DUSSOPT : "LA DÉMOCRATIE CE N'EST PAS A GÉOMÉTRIE VARIABLE"


Invité sur Europe 1, Olivier Dussopt a déclaré : "Peut-être qu'il y a une forme de symbole à attendre trois ou quatre jours, mais il faut toujours s'en référer au droit. Il n'y a pas de brutalité dans le fait d'appliquer la loi." 


Avant de poursuivre : "Je suis assez frappé, et je ne parle pas de Laurent Berger ni de la CFDT, je parle plutôt des responsables politiques, soit l'extrême gauche soit l'extrême droite, qui pendant quinze jours nous ont expliqué que le Conseil constitutionnel était l'institution dotée de toutes les vertus démocratiques. Ce que je crois. Mais qui parce que la décision ne leur a pas été favorable il ne faudrait pas l'appliquer, ne pas en tenir compte. La démocratie ce n'est pas à géométrie variable. Ce texte est voté par le parlement, il est arrivé au bout de son cheminement." 

LA DATE DU 1ER SEPTEMBRE EST-ELLE RÉALISABLE ?


La réforme des retraites devrait être appliquée à partir du 1er septembre, selon le texte de loi. Néanmoins, le délai pourrait s'avérer plus long que ça. La prochaine étape, soit la publication des décrets d'application, pourrait prendre du temps. 


Au total, une trentaine de décrets devront être analysés par le Conseil d'État et validés par les caisses de retraites. Une fois les décrets validés, il faudra former les salariés des caisses de retraite et mettre à jour les logiciels informatiques, comme le rapporte Grégory Thomas, délégué CFTC de la caisse de retraites d'Île-de-France, à nos confrères de RTL. 

LE GOUVERNEMENT "DÉTERMINÉ À ACCÉLÉRER" LES RÉFORMES


À la veille de l'allocution d'Emmanuel Macron, le gouvernement semble pressé de placer le dossier des retraites derrière lui. "Nous sommes déterminés à accélérer" les réformes, a assuré la Première ministre Élisabeth Borne. Devant le parti Renaissance, elle a prôné "humilité" et "respect" pour "être à l'écoute de nos compatriotes".

MANUEL BOMPARD VEUT "FAIRE CRAQUER" LE GOUVERNEMENT


"Ce texte n'a aucune légitimité", martèle auprès du Journal du Dimanche Manuel Bombard, coordinateur de La France insoumise. "Le Conseil constitutionnel a surtout montré à quel point les institutions de la Ve République sont au service de la monarchie présidentielle et non du peuple souverain."


Pour poursuivre le combat, "nous faisons une proposition à l'ensemble des forces syndicales, associatives et politiques qui le souhaitent", poursuit le député insoumis. "Réunissons-nous dans les prochains jours, au niveau national comme des départements, pour préparer ensemble la suite de la mobilisation. Mettons nos forces en commun pour les faire craquer."

LAURENT BERGER DÉNONCE UN "MÉPRIS À L'ÉGARD DU MONDE DU TRAVAIL"


Dans les colonnes du Parisien, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dénonce "le mépris" d'Emmanuel Macron "à l'égard du monde du travail et la déconnexion avec la réalité" après la promulgation de la réforme des retraites. "Il n'a pas fait le choix de l'apaisement. Du début à la fin, c'est le mépris. Ce sentiment conduit à la colère. Le 1er mai, je souhaite que l'on 'casse la baraque'."

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Emmanuel Macron s'adressera dès lundi aux Français, après la promulgation express de la réforme des retraites qui a indigné syndicats et oppositions samedi et montré la volonté du président de relancer vite son deuxième quinquennat, entravé par la crise sociale et politique.

Le gouvernement se dit d'ores et déjà prêt à agir dans d'autres domaines. "Nous sommes déterminés à accélérer" les réformes après celle des retraites, a assuré Élisabeth Borne lors d'un discours prononcé samedi devant le Conseil national du parti Renaissance, deux jours donc avant l'allocution présidentielle. "Nous voulons bâtir la France du plein-emploi", "garantir l’égalité des chances", "agir" pour la santé et encore l'éducation, a martelé la Première ministre. 

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La rédaction de TF1info

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