Gérald Darmanin va s'exprimer ce mercredi sur le maintien de l'ordre lors des manifestations contre la réforme des retraites et aux abords de la méga-bassine de Sainte-Soline.
Le ministre de l'Intérieur sera entendu dans la matinée par l'Assemblée nationale, puis par le Sénat.
Suivez ces auditions en direct.

L'heure des explications. Sous le feu des critiques, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin va devoir s'expliquer devant les parlementaires sur l'emploi de la force par les policiers et les gendarmes, tant lors des manifestations contre la réforme des retraites que lors des violents affrontements à Saint-Soline (Deux-Sèvres). Le locataire de la place Beauvau est attendu à 9h devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, puis à 11h devant celle du Sénat.

Comme il le fait depuis dix jours, à mesure que les manifestations contre la réforme des retraites se sont durcies, Gérald Darmanin va tenter de démontrer que policiers et gendarmes ne font pas un usage excessif de la force. Il répétera que si violence il y a, elle est le fait des "casseurs" et de l'ultragauche qui veut, selon lui, "mettre à bas la démocratie".

Ce live est à présent terminé. 

"TERRORISME INTELLECTUEL"


Interpellé par les sénateurs sur ses accusations de "terrorisme intellectuel" contre l'extrême gauche, Gérald Darmanin maintient ses propos. "Oui, quand on dit que les policiers doivent se faire rééduquer mentalement comme le fait Jean-Luc Mélenchon, c'est une forme de terreur et de terrorisme intellectuel", persiste le ministre de l'Intérieur.

INCENDIE DE LA MAIRIE DE BORDEAUX


"À ma connaissance, aucune information n'est remontée pour dire que c'était l'ultra droite qui était responsable" de l'incendie de la mairie de Bordeaux, a assuré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin devant les sénateurs.

ZAD : DARMANIN CRAINT D'AUTRES CONTESTATIONS


"La ZAD créée des cellules-souches pour d'autres contestations et d'autres violences, parfois des contre-sociétés, avec la déscolarisation des enfants, l'entrisme dans des conseils municipaux, on fait démissionner des maires dans certains départements", affirme Gérald Darmanin. 


"Nous essayons de rompre avec une forme de lâcheté ou de complaisance qu'il y a eu avec l'ultra-gauche", a-t-il assuré. "Je pense qu'on est arrivés à un point extrêmement critique et c'est un point européen, ce n'est pas qu'un point français, en Grèce, en Italie, en Allemagne", a déclaré le ministre.

"ULTRAS"


"Non, nous ne considérons pas que la menace principale est l'ultra-gauche, c'est la menace islamiste, avec 41 attentats déjoués depuis 2017", a affirmé Gérald Darmanin devant les sénateurs. "Il y a eu 9 attentats déjoués de l'ultra-droite depuis 2017, et quand même un d'ultra-gauche à la fin de l'année 2020", a-t-il expliqué, invitant à ne pas "comparer" les ultras.

SECOURS EMPÊCHÉS À SAINTE-SOLINE


"Le travail journalistique a permis de démontrer que c'était une fake news", a rappelé Gérald Darmanin, regrettant qu'il ait "fallu cinq jours d'insultes et d'atteintes à l'honneur des gendarmes". Le ministre de l'Intérieur a ensuite détaillé la chronologie des événements et le parcours des secours.

ARMES SAISIES À SAINTE-SOLINE 


"Lors des contrôles, il y a eu 62 couteaux saisis, 67 boules de pétanque, 13 haches, 5 matraques, 6 bidons d'essence, 20 aérosols ou bonbonnes de gaz et 7 mortiers d'artifice", détaille Gérald Darmanin devant la commission des lois du Sénat. "Un moment festif se préparait en tout pacifisme, comme chacun pourra le constater", ironise le ministre de l'Intérieur. "On me dit que des armes de guerre ont été utilisées par les casseurs", souligne Gérald Darmanin.

FORCES DE L'ORDRE PRIS À PARTIE


Comme devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, Gérald Darmanin présente aux sénateurs des vidéos "pas toujours favorables aux forces de l'ordre". Le ministre de l'Intérieur montre des images sur lesquelles les policiers et gendarmes sont pris à partie à Lyon et Dijon, ou encore la vidéo de la façade d'un immeuble parisien qui prend feu le 23 mars.

GÉRALD DARMANIN AU SÉNAT


"Il n'y a pas problème de maintien de l'ordre" mais "d'ultra-gauche", affirme Gérald Darmanin devant la commission des lois du Sénat. "Ce n'est pas un problème de maintien de l'ordre et de policiers, c'est un problème de violences urbaines et de guérilla, qui n'a rien à voir avec le maintien de l'ordre classique", déclare-t-il.


"Il y a un moment de violences qui naît notamment à partir du 16 mars lorsque l'ultra-gauche décide de prendre en otage le mouvement social, où d'accentuer les exactions notamment de l'écologie radicale à Sainte-Soline", souligne-t-il. "L'ultragauche décide d'infiltrer le mouvement social et d'essayer d'en prendre la direction", déclare-t-il encore devant les sénateurs.

INTERPELLATIONS


"Depuis le 16 mars, 1191 individus ont été interpellés, 1169 placés en garde à vue et 193 individus on été déferrés", indique Gérald Darmanin. "18 personnes sur ces individus interpellés étaient des fichés S", précise le ministre.

MANIFESTATIONS NON DÉCLARÉES


Gérald Darmanin a rappelé aux députés que "participer à une manifestation interdite constitue une infraction qui est punie d'une amende de quatrième classe" et que "constituer un attroupement ou un rassemblement de personnes sur la voie publique susceptible de troubler l'ordre public permet aux forces de police d'interpeller les personnes", citant l'article 431-3 du code pénal.


"Si vous pensez, mesdames et messieurs les députés, que le droit est mal fait, puisque moi j'applique le droit, n'hésitez pas à le changer", a-t-il lancé devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.

DARMANIN DÉFEND LES FORCES DE L'ORDRE


"Les policiers et gendarmes ne font que répliquer à des gens qui sont violents. Ce ne sont jamais eux qui, en premier, iraient dans les rues à Sainte-Soline, trouveraient des personnes dans un champ et les attaqueraient", a déclaré Gérald Darmanin, après avoir rappelé que les policiers et gendarmes disposent de la "force légitime".

LIGUE DES DROITS DE L'HOMME


"Le tribunal de Poitiers lui-même n'a pas reconnu le statut d'observateur à la LDH", a fait remarquer Gérald Darmanin aux députés de la commission des lois. Le ministre de l'Intérieur souligne que l'association a "attaqué l'arrêté de la préfète qui empêchait le transport d'armes" et a "appelé à manifester malgré l'interdiction".


"Je ne connais pas la subvention donnée par l'Etat, mais ça mérite d'être regardé dans le cadre des actions qui ont pu être menées", a ensuite laissé planer le ministre de l'Intérieur devant la commission des lois du Sénat, rappelant que l'association est financée par les collectivités locales. 

"LES POLICIERS ET GENDARMES ONT APPLIQUÉ L'ÉTAT DE DROIT"


"Les policiers et les gendarmes sont là pour protéger les biens et pas simplement les personnes, et pour faire respecter les décisions de justice", a affirmé le ministre de l'Intérieur au sujet de la manifestation non déclarée contre une retenue de substitution à Sainte-Soline.


"Il ne nous appartient pas de penser que notre opinion personnelle est supérieure à une décision de justice", a-t-il déclaré pour justifier l'action des forces de l'ordre. "Les policiers et les gendarmes ont appliqué l'état de droit, ils ont appliqué des décisions de justice prises par des juges indépendants".

BRAV-M


Interpellé sur la Brav-M (Brigade de répression de l'action violente motorisée), Gérald Darmanin indique qu'il ne s'agit pas d'une "unité". "C'est des personnes qui sont des compagnies d'intervention, évidemment formées au maintien de l'ordre, qui utilisent des motos non pas pour intervenir mais qui se déplacent pour ensuite intervenir", a-t-il expliqué.


"La victoire du maintien de l'ordre, de l'ordre républicain, c'est comment on va très vite, aussi vite, voire plus vite, que les personnes qui ont décidé de se décomposer en petits groupes à travers Paris, mettre des feux ici, attaquer des bâtiments là", a-t-il défendu.


"C'est tout ce qui ressemble à l'autorité, tout ce qui ressemble à la République qui est attaqué par ces casseurs d'ultragauche", a-t-il affirmé, invitant les députés à "aller voir la Brav-M" et "passer une journée avec eux".

LES DÉPUTÉS INTERPELLENT DARMANIN


"Le chaos s'est abattu sans distinction sur tous les manifestants, pour l'essentiel venus tranquillement et en famille", a déclaré la députée LFI Clémence Guetté, évoquant un "désastre humain" avec "250 blessés parmi les manifestants et les forces de l'ordre et des dizaines de mutilés.


"Il n'est pas normal que les manifestants soient blessés, parfois grièvement, pour avoir exercé leur droit constitutionnel de manifester", a souligné la députée EELV Sandra Regol, "par exemple quand ils sont nassés et gazés illégalement."


Le député LFI Thomas Portes a accusé Gérald Darmanin d'être "le ministre de la matraque". "Faudra-t-il un nouveau Malik Oussekine pour enfin vous faire revenir à la raison ?", l'a-t-il interpellé.


Éric Ciotti (LR) a quant à lui dénoncé "un déchaînement de violence de l'extrême gauche contre nos forces de police", qui s'inscrit dans une "stratégie de déstabilisation, de destruction, des institutions de la République". "Les barbares qui étaient là n'avaient qu'un objectif : tuer des gendarmes et des policiers et créer le chaos", a-t-il affirmé, après avoir évoqué "un bilan extrêmement lourd" pour les forces de l'ordre.

LES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE


"Les Soulèvements de la terre, contrairement à ce que j'entends, n'est pas une association. Il n'y a donc pas d'atteinte à la liberté d'association, c'est un groupement de fait", s'est défendu Gérald Darmanin après avoir engagé une procédure de dissolution du collectif écologiste.


"Les Soulèvements de la terre, pour une très grande partie, font partie des gens qui étaient déjà suivis par les services de renseignement depuis Notre-Dame-Des-Landes", indique le ministre, avant d'évoquer des "appels au soulèvement et à la violence contre les institutions républicaines ou les forces de l'ordre".

41 ENQUÊTES JUDICIAIRES À L'IGPN


"41 enquêtes judiciaires sont ouvertes à l'IGPN et 4 à l'IGGN" depuis le début des contestations, recense Gérald Darmanin. "Par ailleurs, sans que les magistrats s'en soient saisis, j'ai demandé trois enquêtes administratives traitées par l'IGPN et une par l'IGGN", a-t-il ajouté.

NOUVEAU SCHÉMA DE MAINTIEN DE L'ORDRE


"Nous avons rédigé un nouveau schéma de maintien de l'ordre", indique Gérald Darmanin. "C'est la première fois en France que ce schéma est rédigé et écrit", a-t-il salué, précisant qu'il a été "validé par le Conseil d'Etat".

42 PROJETS CONTESTÉS EN FRANCE


"Les services de renseignements évoquent 42 projets contestés de même que Sainte-Soline sur le territoire national", indique Gérald Darmanin. "Ces contestations sont extrêmement nombreuses avec une présence plus forte dans l'ouest et le sud-ouest de la France", a-t-il précisé.


"Nous savons déjà que nous aurons des volontés d'installer des ZAD et manifestations extrêmement violentes contre les forces de l'ordre et les symboles de l'Etat", a prévenu le ministre de l'Intérieur. 


"Sur les 42 projets, 17 sont qualifiés par les services de renseignements comme étant susceptibles d'entraîner une radicalisation des actions", a-t-il affirmé.

SAINTE-SOLINE : "IL Y AVAIT PRÉMÉDITATION"


Gérald Darmanin a présenté les tracts distribués avant la manifestation de Sainte-Soline, avec des consignes comme "ne pas donner son identité, ne pas avoir de carte d'identité sur soi'", "se présenter directement dans les hôpitaux sans passer devant les services de secours qui seraient sur site" ou encore "toujours payer en argent liquide". "On voit bien qu'il y avait une organisation", a affirmé le ministre de l'Intérieur, parlant de "préméditation".

SECOURS EMPÊCHÉS À SAINTE-SOLINE


Les secours n'ont pas été empêchés d'intervenir par les forces de l'ordre à Sainte-Soline, dément Gérald Darmanin. "Tout le monde a désormais compris que ce n'était absolument pas le cas", a assuré le ministre de l'Intérieur, avant de dresser la chronologie des événements et du parcours des secours.

SAINTE-SOLINE : "200 PERSONNES RADICALISÉES"


"L'ultragauche était extrêmement présente à Sainte-Soline", déclare Gérald Darmanin. "À peu près 200 personnes radicalisées à l'ultragauche ou à l'écologie radicale suivies par les services de renseignement étaient sur site", affirme le ministre de l'Intérieur.


"Sur les 8000 manifestants, les services du ministère de l'Intérieur pensent qu'un millier d'opposants membres de l'ultra-gauche française et d'Europe étaient venus chercher cet affrontement", rapporte Gérald Darmanin. "Plus de 800 objets qu'on peut qualifier d'armes, cocktail molotov et armes blanches, ont été saisies", a-t-il encore détaillé.

USAGE DE DRONES À SAINTE-SOLINE


À Sainte-Soline, "les gendarmes n'ont pas pu faire voler les drones", indique Gérald Darmanin devant les députés. "En revanche, les casseurs ont fait usage de ces drones", a affirmé le ministre de l'Intérieur, observant un "renversement de l'usage de l'outil médiatique et de surveillance : les casseurs surveillent les gendarmes mais les gendarmes ne pouvaient pas surveiller par la loi les casseurs".

INCIDENTS DEPUIS LE 16 MARS


Depuis le 16 mars, le ministère de l'Intérieur recense 1851 interpellations, 299 atteintes contre des institutions publiques, 132 atteintes de permanences parlementaires, 33 plaintes de membres du gouvernement ou élus ou menaces ou outrages, 2500 incendies de voie publique, 58 incendies de véhicules et 13 incendies de bâtiments.

DARMANIN SOULIGNE LA "POUSSÉE DE L'ULTRA-GAUCHE"


Auditionné par la commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur souligne une "poussée extrêmement forte de l'ultra-gauche" depuis la journée de mobilisation contre la réforme des retraites du 16 mars. "Si j'étais provocateur, je dirais qu'ils ont voulu prendre en otage le mouvement social."

GÉRALD DARMANIN DEVANT L'ASSEMBLÉE


"Les manifestations en tant que telles, le maintien de l'ordre en tant que tel, ne posent pas de problème", déclare Gérald Darmanin au sujet de la mobilisation contre la réforme des retraites lors de son audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale. "Ce qui pose problème, c'est la guérilla urbaine", affirme le ministre de l'Intérieur.

DARMANIN : "TOUT À FAIT NORMAL QUE LA JUSTICE SOIT SAISIE"


"Il est tout à fait normal, dans une grande démocratie comme la France, que le ministre de l'Intérieur rende compte devant les médias et devant le Parlement", a déclaré Gérald Darmanin ce mercredi matin sur BFMTV.


"Il est tout à fait logique d'être contrôlé devant les deux commissions des lois et donc j'ai évidemment dit oui tout de suite dès que l'on m'a invité à m'expliquer", a ajouté le ministre de l'Intérieur.


"C'est tout à fait normal que le ministre de l'Intérieur concentre les critiques lorsque les policiers et les gendarmes peuvent être critiqués", a encore affirmé Gérald Darmanin. "Et c'est tout à fait normal que la justice soit saisie."

SAINTE-SOLINE : 47 GENDARMES ET 200 MANIFESTANTS BLESSÉS


À 11h00, la commission du Sénat entendra Gérald Darmanin particulièrement sur les violents affrontements du 25 mars, à Sainte-Soline, entre gendarmes et opposants à une réserve d'eau pour l'irrigation agricole.


Selon les autorités, 47 gendarmes ont été blessés pendant ce rassemblement interdit. Parmi les manifestants, 200 blessés, dont une quarantaine gravement, ont été recensés par les organisateurs et l'un d'entre eux est toujours dans le coma. Selon le procureur de la République de Rennes, le pronostic vital de ce blessé de 34 ans dans le coma "demeure engagé".

DARMANIN CIBLE L'EXTRÊME-GAUCHE


Dans le JDD dimanche, le ministre a dénoncé "le terrorisme intellectuel de l'extrême gauche qui consiste à renverser les valeurs : les casseurs deviendraient les agressés et les policiers les agresseurs".


Dans son viseur, les militants et élus de la France insoumise, à commencer par Jean-Luc Mélenchon qui à ses yeux font preuve "d'une complaisance très inquiétante" à l'égard des violences de certains manifestants.

GÉRALD DARMANIN À 9H À L'ASSEMBLÉE, 11H AU SÉNAT


Sous le feu des critiques, Gérald Darmanin va devoir s'expliquer mercredi devant les députés puis les sénateurs sur l'emploi de la force par les policiers et les gendarmes tant lors des manifestations contre la réforme des retraites dans le pays que lors des violents affrontements à Saint-Soline (Deux-Sèvres).


Le ministre de l'Intérieur est attendu à 9h00 devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale puis à 11h00 devant celle du Sénat.

BIENVENUE


Bienvenue dans ce live consacré à l'audition de Gérald Darmanin sur la gestion du maintien de l'ordre devant l'Assemblée nationale et le Sénat ce mercredi 5 avril.

Dans son viseur, les militants et élus de la France insoumise, à commencer par Jean-Luc Mélenchon qui, à ses yeux, font preuve "d'une complaisance très inquiétante" à l'égard des violences de certains manifestants. Dans les colonnes du Journal du Dimanche, le ministre a dénoncé "le terrorisme intellectuel de l'extrême gauche qui consiste à renverser les valeurs : les casseurs deviendraient les agressés et les policiers les agresseurs".

Le député LFI Ugo Bernalicis, membre de la commission des Lois de l'Assemblée, très en pointe sur les dossiers de l'Intérieur, ne devrait pas manquer de lui répliquer. D'autant que les critiques sur le maintien de l'ordre ne viennent pas que de la gauche, mais aussi d'associations, d'avocats, de magistrats, ou encore d'un rapporteur spécial des Nations unies.

La défenseure des droits, Claire Hédon, s'inquiète également. L'institution indépendante a été saisie de 90 réclamations, principalement depuis quinze jours, après le recours par le gouvernement au 49.3 pour faire adopter le projet de réforme des retraites. Claire Hédon assistera d'ailleurs à la manifestation parisienne de ce jeudi 6 avril depuis le centre de commandement de la préfecture de police, à l'invitation de Laurent Nuñez.

À l'issue de l'audition du ministre, la commission des Lois de l'Assemblée devra se prononcer sur la pétition réclamant la dissolution de la BRAV-M - cette unité à moto spécialisée dans le maintien de l'ordre à Paris, et très décriée -, qui a déjà recueilli un peu plus de 240.000 signatures. Les députés LFI souhaitent que cet examen en commission soit reporté pour donner le temps à cette pétition de prospérer. Pour être recevable, elle doit atteindre les 500.000 signatures.

À 11h, la commission du Sénat entendra Gérald Darmanin plus particulièrement sur les violents affrontements du 25 mars, à Sainte-Soline, entre gendarmes et opposants à une réserve d'eau pour l'irrigation agricole. Selon les autorités, 47 gendarmes ont été blessés pendant ce rassemblement interdit. Parmi les manifestants, 200 blessés, dont une quarantaine gravement, ont été recensés par les organisateurs et l'un d'entre eux est toujours dans le coma. D'après le procureur de la République de Rennes, le pronostic vital de ce blessé de 34 ans "demeure engagé".

Le maintien de l'ordre dans l'Hexagone interpelle même au-delà des frontières. Le 24 mars, la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatović, s'est alarmée d'un "usage excessif de la force" envers les manifestants opposés à la réforme des retraites. Les "incidents violents" visant les forces de l'ordre "ne sauraient justifier l'usage excessif de la force par les agents de l'État", prévient-elle.


I.N avec AFP

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