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EN DIRECT - Postes clés de l'Assemblée nationale : les critiques fusent entre la gauche et la majorité

La Rédaction de TF1info
Publié le 29 juin 2022 à 7h30, mis à jour le 30 juin 2022 à 7h31
JT Perso

"Sordides combines" avec le RN pour les uns, respect de "toutes les sensibilités" pour les autres : l'élection à des postes clés à l'Assemblée nationale a tourné au vinaigre mercredi entre la gauche et la majorité.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations politiques du jeudi 30 juin dans cet article.

QUESTEURS


Les trois nouveaux questeurs de l'Assemblée nationale sont : Éric Woerth, Marie Guévenoux et Éric Ciotti.


Directement inspirés des questeurs romains, les questeurs tiennent les cordons de la bourse de l'institution

VICE-PRÉSIDENCE


L'Assemblée a élu cinq femmes et un homme aux 6 postes de la vice-présidence. Hélène Laporte (RN), Valérie Rabault (PS), Caroline Fiat (LFI), Sébastien Chenu (RN), Naïma Moutchou (Horizons) et Élodie Jacquier-Laforge (MoDem) deviennent vice-présidents.


Avec Hélène Laporte et Sébastien Chenu, le RN obtient deux postes de vice-présidents.


Voici le détail des résultats :

Helene Laporte : 284 voix

Valérie Rabault : 367 voix

Caroline Fiat : 297 voix

Sébastien Chenu : 290 voix 

Naïma Moutchou : 273 voix 

Élodie Jacquier-Laforge : 373 voix

UNE "DÉLÉGATION AUX DROITS DE L'ENFANT"


Les députés socialistes ont demandé à la nouvelle présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet mercredi la création d'une "délégation aux droits de l'enfant" à l'Assemblée et au Sénat. Soulignant notamment qu'en France, "au moins 50.000 mineurs" sont victimes de maltraitance chaque année, ils ont appelé qu'un "effort national sans précédent" soit fait pour renforcer les droits des enfants.


La création d'une délégation aux droits de l'enfant dans chacune des deux chambres permettrait de "nourrir le législateur" sur ces sujets et de "contrôler rigoureusement l'action du gouvernement" dans ce domaine. Dotées de prérogatives moins larges que les commissions permanentes, les délégations parlementaires font office d'organes de réflexion et de suivi sur des sujets précis.

LA DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME AMÉRICAINE EST "UN AVERTISSEMENT TRÈS SÉVÈRE"


La Première ministre Elisabeth Borne s'est rendue mercredi au siège du Planning familial, pour rappeler "l'importance de protéger le droit et l'accès à l'avortement en France". Lors de ce déplacement, elle a déclaré que "la décision de la Cour suprême des États-Unis a été un avertissement très sévère". "Cela nous montre que rien n'est jamais acquis pour les femmes sur les droits des femmes", a-t-elle continué. Précisant que le "chemin" pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution n'était pas encore tranché, Elisabeth Borne a rappelé son objectif : "Marquer que c'est un droit fondamental, le droit des femmes à disposer librement de leur corps est un droit fondamental".

LE DROIT A L'IVG DANS LA CONSTITUTION SERAIT UNE "DIVERSION POLITIQUE"


Marine Le Pen a accusé mercredi la majorité de vouloir faire une "diversion politique" avec sa proposition d'inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution. Auprès de franceinfo, elle a par ailleurs expliqué que la ligne de son parti, portée par elle depuis dix ans "est très claire : nous n'avons jamais remis en cause l'accès à l'IVG".


En cas d'inscription dans la Construction, la cheffe de groupe du RN souhaite que cela soit validé par référendum. En cas de vote du Parlement, Marine Le Pen avait précédemment dit dans un entretien au journal Le Figaro publié mercredi, qu'elle laisserait aux élus RN "dans l'Hémicycle une liberté de vote. Même si je sais que la quasi-unanimité des députés votera sur la ligne du mouvement"


"Chacun peut avoir son avis sur des sujets qui sont des sujets sensibles, des sujets de société, dont j'ai toujours dit d'ailleurs qu'ils devraient être réglés par référendum", a ajouté la responsable du parti d'extrême droite sur franceinfo.

MARINE LE PEN RÉFUTE TOUT "DÉRAPAGE"


Avant que Yaël Braun-Pivet soit élue présidente de l'Assemblée nationale, la séance a été ouverte par le doyen du nouvel hémicycle élu, le député RN des Bouches-du-Rhône José Gonzales. Son discours d'ouverture évoquant l'Algérie française où il est né puis ses propos en dehors de l'hémicycle où il a nié l'existence de crimes perpétrés par l'armée française en Algérie ont provoqué des réactions à gauche.


Mais pour sa cheffe de groupe, Marine Le Pen, "ce n'est pas un dérapage". Selon elle, José Gonzales "a fait un très beau discours, un discours très digne, très républicain". La responsable du Rassemblement national a par ailleurs que ce discours avait été "salué quasi unanimement par des applaudissements nourris de l'Assemblée nationale". "La gauche dit tout et n'importe quoi", a jugé Marine Le Pen.

DIX GROUPES À L'ASSEMBLÉE NATIONALE


En plus de l'ouverture de la nouvelle législature hier et de l'élection de la nouvelle présidente de l'Assemblée, les députés étaient chargés de faire parvenir les listes de leur groupe parlementaire. Les listes ont été publiées aujourd'hui au Journal officiel.


En tout, ce sont donc dix groupes qui se sont constitués, égalant le record de la précédente législature. Parmi eux, trois groupes seulement composent la majorité présidentielle. Alors que c'étaient 245 députés qui étaient estimés à Ensemble ! au lendemain du second tour, les macronistes sont finalement 250. Le seuil de la majorité absolue n'est toujours pas franchi cependant, puisqu'il manque encore 39 voix.


En plus des dix groupes, neuf députés sont non-inscrits. Parmi eux, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et six députés de gauche hostiles à la Nupes, regroupés en "pôle" autour de David Habib.

PROPOSITION DE LOI POUR BAISSER LES TAXES SUR L'ESSENCE


Le patron du PCF Fabien Roussel a annoncé qu'il allait déposer une proposition de loi pour "faire baisser immédiatement de 35 centimes les taxes sur l'essence" et pour "taxer les bénéfices des compagnies pétrolières".


Il a justifié sa mesure lors d'une interview sur Europe 1 en rappelant la situation d'inflation, qui toucherait selon lui en particulier "les travailleurs qui ont besoin de leur voiture pour se rendre à leur travail". "Nous sommes à quelques jours des départs en vacances, le litre d'essence flirte avec les 2,30 euros, 2,50 euros, c'est insupportable pour beaucoup de nos concitoyens", s'est indigné le député du Nord.

LES ECOLOGISTES REFUSENT QUE LE RN SIEGE AU BUREAU DE L'ASSEMBLEE


Le groupe écologiste à l'Assemblée nationale indique dans un communiqué qu'il n'acceptera "pas la formation d’un bureau de l’Assemblée nationale dans lequel siègerait le Rassemblement National". "En acceptant cela, nous franchirions une étape de plus dans l'entreprise de banalisation d’un parti dont la vision ethno-centrée de la politique vient bafouer les valeurs de la République", peut-on lire.

VOTE DE CONFIANCE ?


"À ce stade rien n'est arrêté et toutes les options sont sur la table", a indiqué une source à Matignon sur le vote de confiance auquel pourrait se soumettre la Première ministre Elisabeth Borne.

NI DETTE NI IMPÔT


Concernant les questions de budget, Stanislas Guerini a répété la ligne d'Emmanuel Macron : ni dette ni impôt. Il a défendu la suppression de la redevance au lendemain d'une grève de l'audiovisuel public qui dénonce une mesure qui pourrait impacter son financement. "Cette politique porte ces fruits, elle génère de la croissance et permet de faire décroitre la dette", a insisté le ministre. 


Sur cette même ligne, le ministre a refusé d'imposer les entreprises qui réalisent des "super profits", tout en assurant qu'elles devaient aider les citoyens, fortement impactés par l'inflation "Je ne suis pas favorable à augmenter les impôts. Selon lui, "c'est beaucoup plus efficace parce que c'est plus rapidement possible."

RENFORCER L'ATTRACTIVITÉ DES CARRIÈRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE


Stanislas Guerini a précisé qu'il souhaitait renforcer l'attractivité des carrières dans la fonction publique, ouvrant un chantier qui devrait aboutir en 2023. Pour ce faire, il a notamment proposé la possibilité de mieux salarier les agents en fonction de l'évaluation et de la qualité du service rendu. "Je suis un grand défenseur de l'intéressement et de la participation au sein de l'entreprise", a défendu le ministre. Il a refusé qu'il y ait une baisse des fonctionnaires, mais a expliqué que leur action devait être décentraliser, être plus sur le terrain, "au plus près de nos concitoyens".

VOTE DE CONFIANCE OU PAS ?


"Je pense qu'il est un peu tôt pour le dire", a précisé Stanislas Guerini, "Elisabeth Borne est en train de mener des consultations avec les présidents des différents groupes de l'Assemblée nationale pour voir s'il est possible de construire des majorités." C'est à l'issue de ces discussions qu'elle prendra cette décision, a déclaré Stanislas Guerini. "Ce qui compte, ce n'est pas ce qui a de la gueule ou ce qui n'a pas de la gueule, c'est qu'on continue à faire et à avancer", avance-t-il.


Le ministre a par ailleurs expliqué qu'il était "plutôt probable" qu'un remaniement ait lieu avant la déclaration de politique générale de la Première ministre, le 5 juillet prochain.

E. BORNE ET LE VOTE DE CONFIANCE


Concernant le vote de confiance et la possibilité pour Elisabeth Borne de ne pas s'y soumettre, "aucune décision n'est prise" a assuré Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, invitée ce mercredi matin sur BFM TV. 

5% D'AUGMENTATION DES SALAIRES DES FONCTIONNAIRES


"On prend des mesures pour protéger tous les Français", a assuré Stanislas Guerini. Concernant les fonctionnaires, le ministre a précisé que le dégel du point d'indice se combinait à une augmentation effective des salaires, entrainant une augmentation globale de 5% des salaires. Par ailleurs, Stanislas Guerini a déclaré qu'il n'y aurait plus aucun agent rémunéré au SMIC dès le mois de janvier.

DÉGEL DU POINT D'INDICE


Stanislas Guerini espère qu'il restera Ministre dans le prochain gouvernement. Concernant l'augmentation des salaires des fonctionnaires liée au dégel du point d'indice, le ministre explique qu'elle sera effective fin aout, pour la rentrée et non fin juillet, comme précédemment annoncé. Par contre, ce dégel sera présent sur la feuille de paie dès le mois de juillet, assure Stanislas Guérini.

STANILAS GUERINI SUR LCI


Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques est l'invité d'Élizabeth Martichoux à 8h30.

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans ce nouveau direct politique. Suivez avec nous l'actualité de ce mercredi 29 juin.

Journée historique à l'Assemblée nationale pour la séance inaugurale. Yaël Braun-Pivet a été élue au perchoir, mardi, devenant ainsi la première femme à accéder à ce poste. Une élection saluée par plusieurs membres de l'opposition, le chef du PCF, Fabien Roussel, tweetant : "Que ce fut long ! 77 ans après la conquête du droit de vote, suite à un amendement du député communiste Fernand Grenier, une femme devient enfin présidente de l'Assemblée nationale. Bravo Yaël Braun-Pivet. Et maintenant l'égalité salariale !"

Pour ce mercredi, la bataille pour la répartition des postes clés au sein de l'hémicycle se poursuit. Les six vice-présidents, les trois questeurs et les douze secrétaires de l'Assemblée nationale doivent ainsi être désigné, éventuellement, par scrutin. Le bureau régit le fonctionnement de l'Assemblée nationale et peut aussi décider de lever l'immunité d'un député. Il doit refléter la composition de l'Assemblée. Après un psychodrame en 2017 sur le questeur d'opposition, la majorité a revu les règles, établissant un système par points en fonction du poste à pourvoir, en vue de la répartition entre les groupes.

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Enfin, le Journal officiel doit publier la liste définitive des groupes qui composent l'Assemblée nationale. Une échéance importante, puisqu'elle va permettre d'établir définitivement le rapport de force qui se jouera au sein de l'hémicycle après la perte de la majorité absolue pour le parti présidentiel et alors que la Première ministre Elisabeth Borne continue ses consultations pour tenter de trouver des alliés à la majorité présidentielle, qui a perdu sa majorité absolue lors des législatives. 


La Rédaction de TF1info

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