Après les élections législatives, une France ingouvernable ?
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EN DIRECT - L'élection de Yaël Braun-Pivet au perchoir saluée par une partie de l'opposition

La rédaction de TF1info
Publié le 28 juin 2022 à 7h30, mis à jour le 29 juin 2022 à 7h31
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La seizième législature de la Ve République a débuté ce mardi à l'Assemblée nationale.
Pour la première fois de l'histoire, une femme, Yaël Braun-Pivet, accède au perchoir.
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Ce live est à présent terminé, vous pouvez retrouver les dernières informations politiques du mercredi 29 juin dans cet article.

MAJORITÉ ET OPPOSITIONS


La majorité compte finalement un total de 250 députés répartis dans les trois groupes LREM, MoDem et Horizons, à 39 voix de la majorité absolue, selon les listes officielles que l'AFP a consultées mardi. La nouvelle Assemblée nationale compte 10 groupes politiques, égalant le record de la précédente mandature. Les sept groupes hors majorité sont tous inscrits comme étant d'opposition, selon leurs déclarations politiques qui doivent être publiées mercredi au Journal officiel, avec la liste de leurs membres.


Le groupe LREM rebaptisé Renaissance est le plus important, fort de 168 membres et 4 apparentés. Pivot des macronistes, il prend "l'engagement de l'efficacité" et revendique de "porter un projet clair pour le pays".


Parmi les oppositions, le groupe LR a 61 députés, le groupe RN 90 (89 membres et une apparentée, Marie-France Lorho). À gauche, les LFI sont 75, les socialistes 31, les écologistes 23 et le groupe réunissant communistes et ultramarins a 22 députés. Enfin, le groupe "Libertés, indépendants, outre-mer, territoires" recense 16 membres. Il s'inscrit dans une "opposition républicaine, libre, indépendante et responsable". Une poignée de députés non-membres d'un groupe, comme le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, sont non-inscrits.

L'ÉLECTION DE YAËL-BRAUN PIVET SALUÉE


Plusieurs membres de l'opposition ont salué l'élection de Yaël Braun-Pivet, nouvelle présidente de l'Assemblée nationale. La députée LR Annie Genevard, qui espère être réélue à la vice-présidence, a salué sur LCP en la première femme présidente de l'Assemblée nationale "plus qu'un symbole : "ça marque une étape décisive, même si elle y accède par ses compétences, et pas seulement parce qu'elle est une femme". Annie Genevard a noté qu'elle "semble désireuse de faire vivre la démocratie au sein de l'Assemblée".


Le chef du PCF, Fabien Roussel, a tweeté : "Que ce fut long ! 77 ans après la conquête du droit de vote, suite à un amendement du député communiste Fernand Grenier, une femme devient enfin présidente de l'Assemblée nationale. Bravo Yaël Braun-Pivet. Et maintenant l'égalité salariale !"


Au sujet de la nouvelle titulaire du perchoir, le RN Sébastien Chenu a déclaré qu'il ne partait pas "avec un a priori défavorable". Selon lui, "sa première boussole doit être de préserver les droits de l'opposition".

PASSATION DE POUVOIRS


L'ancien président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, accueille la nouvelle présidente Yaël Braun-Pivet pour la passation de pouvoirs.

PREMIÈRE FEMME AU PERCHOIR


La députée de la majorité Yaël Braun-Pivet a été élue présidente de l'Assemblée nationale. C'est la première fois qu'une femme occupe ce poste. Avant elle, sous la Ve République, le perchoir avait été occupé par quatorze présidents, tous des hommes.

LA SÉANCE EST LEVÉE


La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, lève la première séance de la nouvelle législature.

E.BORNE FÉLICITE Y.BRAUN-PIVET


La Première ministre Elisabeth Borne félicite sur Twitter Yaël Braun-Pivet pour son élection à la présidence de l'Assemblée nationale. "Je sais que tu auras à cœur de garantir dans cette Assemblée le respect du pluralisme et le dialogue, au service de nos concitoyens", écrit la cheffe du gouvernement.

YAËL BRAUN-PIVET APPELLE À "CHOISIR LA VOIE DU DIALOGUE"


"La configuration de notre Assemblée est inédite, elle a le visage de la France", estime Yaël Braun-Pivet. Elle devra "débattre" plutôt que "se battre". "Notre Assemblée doit être une chance pour notre pays. Elle le sera si nous choisissons la voie du dialogue, pour bâtir du consensus, du compromis. Ouvrons ensemble un nouveau chapitre."

PREMIER DISCOURS DE YAËL BRAUN-PIVET


Dans son premier discours en tant que présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet rend hommage aux "grandes figures" féminines de l'histoire du palais Bourbon. Elle insiste aussi sur l'importance de "veiller à jamais" au droit à l'IVG, sous les applaudissements d'une partie des députés.

242 VOIX POUR YAËL BRAUN-PIVET


Yaël Braun-Pivet a recueilli 242 voix au second tour.

YAËL BRAUN-PIVET ÉLUE


À l'issue du deuxième tour, Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est élue présidente de l'Assemblée nationale, annonce le ministre des Relations avec le Parlement, Olivier Véran. Elle devient la première femme à accéder au perchoir.

PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE : LES DEPUTES RN NE PRENNENT PLUS PART AU VOTE


Sébastien Chenu, qui s'est retiré de la course à la présidence de l'Assemblée nationale, a indiqué que les 89 membres du groupe RN ne prendraient plus part au vote pour les prochains tours. "Nous ne prendrons pas part au vote, nous laissons cette majorité se débrouiller avec ses alliés, ses amis", a-t-il déclaré.


A propos de son abandon, il a expliqué : "Nous ne sommes pas en mesure de rassembler une majorité, laissons donc ceux qui sont en mesure peut-être de rassembler une majorité aller au second tour." 

PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE : LES RESULTATS DU PREMIER TOUR


Yaël Braun-Pivet est arrivée en tête du premier tour de l'élection pour la présidence de l'Assemblée nationale, avec 238 voix. Elle est suivie de Fatiha Keloua-Hachi (Nupes), 146 voix ; Sébastien Chenu (Rassemblement national),  90 voix ; Annie Genevard (Les Républicains), 61 voix et Nathalie Bassire (non-inscrite), 18 voix. 


Sébastien Chenu s'étant retiré, le second tour va se dérouler avec 4 candidats. Pour être élu il faut la majorité absolue, fixée à 277 voix. La majorité absolue de l'Assemblée nationale est de 289, mais certains députés élus, comme ceux nommés au gouvernement, ne peuvent pas prendre part au vote. 

HOMMAGE


La députée EELV Marie-Charlotte Garin porte la robe qu'avait Cécile Duflot lors des questions au gouvernement, et qui lui avait valu de nombreuses remarques machistes en 2012. "C'est tout un symbole de s'inscrire dans cette transmission-là", a expliqué l'élue à LCP. "Cette robe montre que les violences sexistes et sexuelles ne s'arrêtent pas aux portes de l'hémicycle. Ca va être notre responsabilité et notre combat, aux élues féministes, de défendre un hémicycle respectueux".

QUI EST LE PLUS JEUNE DEPUTE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ?


Il a accueilli les premiers députés venus voter à la tribune pour l'élection du président de l'Assemblée nationale : qui est Tematai Le Gayic, 21 ans, plus jeune député élu ?

QUI SONT LES CANDIDATS AU PERCHOIR ?


Quatre femmes et un homme sont candidats à la présidence de l’Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet pour la majorité présidentielle, Sébastien Chenu pour le Rassemblement national, Annie Genevard pour Les Républicains, Fatiha Keloua-Hachi pour la Nupes. Nathalie Bassire, non inscrite, est également candidate.

DEBUT DU VOTE POUR ELIRE LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE


Lors de cette première séance, les députés sont assis par ordre alphabétique dans l'hémicycle. Après tirage au sort, il a été acté que les parlementaires dont le nom débute par la lettre "e" seront les premiers à aller voter pour les candidats à la présidence de l'Assemblée nationale. 

OUVERTURE DE LA 16E LEGISLATURE


Avant de procéder au vote pour élire le président de l'Assemblée nationale, José Gonzalez félicite tous les députés pour leur élection et prononce un discours. 


Emu, le député RN né à Oran (Algérie) fait l'éloge de la représentation nationale, "symbole d'unité qui touche l'enfant d'une France d'ailleurs que je suis". "J'émets le souhait qu'elle éclaire nos débats et inspire nos décisions", ajoute-il.


Il se félicite ensuite de voir sous ses yeux l'installation d'"une Assemblée profondément renouvelée", et d'une "représentation nationale appelée à prendre une place plus centrale". Il se félicite en creux de l'élection de 89 députés RN alors que le mode de scrutin des législatives "a pu donner le sentiment amer à certains Français de ne pas être représentés". 

QUI EST JOSE GONZALEZ ?


À 79 ans, le doyen de l'Assemblée nationale José Gonzalez a la charge de présider la première séance. Candidat pour la première fois aux législatives, il a été élu dans les Bouches-du-Rhône sous l'étiquette du Rassemblement national.

OUVERTURE DE LA 16E LEGISLATURE


"Je déclare ouverte la 16e législature de l'Assemblée nationale", déclare depuis le perchoir José Gonzalez, doyen des députés et donc président de cette première séance de l'Assemblée nationale. 

UN 10E GROUPE A L'ASSEMBLEE


Un 10ème groupe politique a été lancé ce mardi à l'Assemblée nationale, regroupant notamment des élus d'outre-mer, des nationalistes corses et des centristes, s'inscrivant dans l'opposition, a annoncé son co-président Bertrand Pancher. Il s'intitule "Libertés, indépendance, outre-mer, territoires".

UN "PÔLE" DE CENTRE GAUCHE


Cinq députés défendant une "vision socialiste" se sont déclarés prêts à voter les mesures de pouvoir d'achat du gouvernement.

DROIT A L'AVORTEMENT


Gérard Larcher sur la constitutionnalisation du droit à l'avortement s'est montré prudent. Il a notamment appelé à ne pas faire de révision constitutionnelle sous le coup de l'émotion, tout en rappelant que toutes les neuf minutes, "il y a une femme qui meure des suites d'un avortement clandestin". Le sénateur a par ailleurs rappelé que ce droit était protégé en France par la loi Veil et la jurisprudence qui s'appuie sur l'article 2 de la Déclaration du droit de l'homme et du citoyen, texte inscrit dans le Préambule de la Constitution. Pas forcément contre, il a cependant rappelé qu'il fallati en débattre et faire "attention dans la rédaction du texte pour que ce ne soit pas une régression".

COMMISSION DES FINANCES DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE


Revenant sur ses propos dans une interview du Parisien, Gérard Larcher a souligné qu'il avait des différents avec le RN mais qu'il appliquait un "principe d'égalité". "Avec le RN, nous n'avons pas la même histoire, et nous ne partageons pas les mêmes valeurs, mais ce sont des élus de la République", a souligné le président du Sénat. Il a donc appelé à ce que les députés LR de la Commission des Finances ne votent pas pour un député RN à la présidence, tout en déclarant : "Ni Nupes, ni RN", comptant sur une désunion de l'alliance de la gauche.

POUVOIR D'ACHAT


Défendant le fonctionnement du Parlement et de la navette entre Assemblée et Sénat, Gérard Larcher a défendu l'enrichissement des textes. Sur la question du pouvoir d'achat, il a regretté que les comptes publics soient "mal tenus" et a appelé à "trouver des équilibres". "Il faut que nous trouvions la trajectoire pour revenir l'équilibre. Il faut des mesures les plus ciblées possibles", a appelé le sénateur.

UNE NOUVELLE MÉTHODE


Gérard Larcher appelle à "une révolution culturelle" dans la méthode de gouvernement et souhaite "redonner au Parlement toute sa place". Il souhaiterait notamment que les projets de lois soient examinés en amont des conseils des ministres par les différentes commissions du Sénat et de l'Assemblée nationale. Le sénateur a assuré que son groupe était disponible pour servir le pays, mais qu'il n'était pas question ni de coalition, ni de pacte de gouvernement, ni de rejoindre le gouvernement. "Pas de blocage mais opposition claire, indépendance et être utile au pays"


Un membre LR qui entrerait au gouvernement ne serait qu'un "débauchage individuel", a assuré Gérard Larcher.

INTERVIEW POLITIQUE


Après plusieurs propositions de la part du gouvernement pour que les Républicains rejoignent le président, Gérard Larcher a rappelé que LR avait choisi "d'incarner une opposition claire". "Texte par texte, nous devons trouver ensemble une nouvelle méthode", a expliqué le président du Sénat, "on a une ligne d'opposition claire, cela ne nous empêche pas de voter des textes".


Gérard Larcher a par ailleurs mis en avant les différences avec la majorité présidentielle, mettant en avant notamment les positions LR sur les questions budgétaires ou en matière d'immigration.

PORTRAIT


Yaël Braun-Pivet de la commission des Lois au ministère des Outre-mer, puis à la présidence de l'Assemblée nationale ? Nommée au gouvernement à la place de Sébastien Lecornu, parti aux Armées, cette fidèle macroniste quitte déjà son ministère pour briguer le perchoir, dont l'élection a lieu aujourd'hui.

GERALD DARMANIN APPELLE LES LR À REJOINDRE LE PRÉSIDENT


Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, ancien LR qui a rejoint Emmanuel Macron en 2017, a renouvelé son appel à sa précédente famille politique pour former une majorité. Les Républicains serait "le groupe le moins éloigné de nous".

Coalition : Darmanin lance un appel aux LRSource : TF1 Info
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INVITÉ POLITIQUE


Le président du Sénat et membre des Républicains Gérard Larcher sera l'invité de l'Interview politique d'Elizabeth Martichoux, à 8h30 sur LCI.

DARMANIN LANCE UN APPEL AUX RÉPUBLICAINS


Sur RTL, Gérald Darmanin a envoyé un message aux Républicains. "Les Français ont voulu cette assemblée nationale. Et si elle n'arrange pas le fait majoritaire, elle est plus conforme aux opinions des Français", indique-t-il, récusant tout commentaire sur "le vote du peuple". Et de poursuivre : "Ce qu'il nous manque, c'est l'humilité et la compréhension de ce que veulent les gens". 


"Les Français n'ont pas voulu que nous gouvernions seuls et je suis bien obligé de constater que le deuxième groupe avec lequel nous pouvons travailler, c'est le groupe des LR. On n'est pas d'accord sur tout, mais on est d'accord sur beaucoup de choses", analyse le ministre de l'Intérieur.

EN DIRECT


Bonjour et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'actualité politique du jour. Suivez ici les dernières informations.

Un "accord de gouvernement" est-il possible ou, au moins, des "majorités d'idées" à géométrie variable ? En quête d'une réponse, Elisabeth Borne, cheffe d'un gouvernement minoritaire, a entamé lundi la mission ardue que lui confie Emmanuel Macron pour la semaine.

Les députés, eux, prennent au même moment leurs fonctions : ils doivent élire ce mardi le président de l'Assemblée, puis négocier mercredi et jeudi la composition des principales instances de l'institution.


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