Le second quinquennat d'Emmanuel Macron
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EXCLUSIF - Réforme des retraites, crise énergétique, guerre en Ukraine... Emmanuel Macron répond à TF1 et LCI

Publié le 3 décembre 2022 à 12h37, mis à jour le 3 décembre 2022 à 13h46
JT Perso

Source : TF1 Info

Emmanuel Macron a accordé une interview à TF1 et LCI à l’occasion de sa visite d’État aux États-Unis.
Guerre en Ukraine, crise énergétique, réforme des retraites... l'occasion pour le président de la République d'aborder les grands sujets d'actualité du moment.
Un entretien diffusé dans le JT de 13H de TF1 et sur LCI (canal 26).

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

Merci de nous avoir suivis au fil de cet entretien exclusif d'Emmanuel Macron. L'échange sera à retrouver dans son intégralité à 17h sur LCI.

"ON VA CONTINUER DE TENIR"


"Je sais que les jours sont durs, que pour certains le coût de la vie pèse sur votre quotidien, mais quand on regarde tout le reste de l'Europe, nous sommes parmi ceux, si ce n'est ceux, qui nous en sortons le mieux. On va continuer de tenir, on va absorber ce choc, et il faut maintenant relancer les choses", a lancé en conclusion Emmanuel Macron, évoquant des "réformes" et une "politique d'investissement".


"L'année 2023 sera indéniablement maquée par un ralentissement de l'économie mondiale. (...) Plusieurs de nos voisins entrent en récession, pas la France. (....) Il faut continuer le travail et nous préparer à une reprise plus forte qui devrait arriver dans l'année 2024", a-t-il également assuré.


"Nous avons tout pour sortir plus fort, plus grand, de ce moment un peu difficile de notre histoire, et nous avons peut-être plus que beaucoup de nos voisins, donc nous allons y arriver", a lancé le président.

COUPURES D'ÉLECTRICITÉ : "PAS DE PANIQUE"


Emmanuel Macron a également été interrogé au sujet de coupures de courant programmées et ciblées cet hiver en cas de surcharge du réseau électrique sur lesquelles le gouvernement travaille actuellement. "Pas de panique, ça ne sert à rien", a-t-il réagi. "Il y a un travail fait le gouvernement, qui est légitime, pour préparer un cas extrême : la nécessité de couper l'électricité pendant quelques heures dans la journée si on venait à en manquer", a-t-il posé.


"C'est normal de préparer un cas extrême, parce que parfois l'impensable arrive", a-t-il défendu. "C'est la responsabilité du gouvernement, en lien avec tous les acteurs compétents, de préparer ces scénarios pour que tout le pays ne soit pas en désordre complet. Ce sont des scénarios fictifs mais il faut les préparer."


"Si tous ensemble nous tenons le plan de sobriété présenté par le gouvernement, (...) c'est-à-dire de réduire d'environ 10% par rapport à notre consommation habituelle, (...) et si EDF continue le travail, (...) alors oui nous pourrons passer cette période, même avec un mois de décembre et de janvier froids", a poursuivi le chef de l'État. "Cela dépend de nous", a-t-il insisté, appelant à "la responsabilité, mais pas la panique".  

REFORME DES RETRAITES : "OUI, NOUS DEVONS LA FAIRE"


"La négociation entre le gouvernement et les partenaires sociaux a vocation à s'achever dans les prochaines semaines" au sujet de la réforme des retraites, a par ailleurs affirmé Emmanuel Macron. "On verra les accords et les désaccords, sujet par sujet", a-t-il avancé, avant d'affirmer : "Il ne faut pas être bravache et dire j’irai au bout. Oui, nous devons faire cette réforme."


"Si on ne la fait, on laisse le système de retraites par répartition en danger. (...) Les besoins de financements sont massifs, ils vont continuer de s'accroître dans les prochaines années. Le seul levier que nous avons, c'est de travailler un peu plus longtemps", a défendu le président, décrivant "une réforme indispensable, mais qui doit être efficace et juste". 

"C'EST AU PEUPLE UKRAINIEN DE DÉCIDER"


Au sujet d'éventuelles négociations entre la Russie et l'Ukraine, Emmanuel Macron a estimé que l'étendue de l'Otan serait "un des sujets pour la paix", disant souhaiter fournir une "garantie pour sa propre sécurité à la Russie quand elle reviendra autour de la table" des négociations. 


Mais sans toutefois s'avancer sur les conditions souhaitées par Kiev : "Est-ce que vous pensez que lorsque nous avons eu à vivre la prise de l'Alsace et de la Lorraine, nous aurions aimé qu'un dirigeant du monde nous dise de faire ceci ou cela ? (...) C'est au peuple ukrainien de disposer de lui-même et de décider à quelles conditions, comment, quand, pas à nous", a-t-il insisté. Avant de poursuivre : "Mais nous voulons indiquer, sans être partie prenante au conflit, que l'on ne l'accepte pas. Mais une chose dépend de nous, c'est la sécurité du reste de l'Europe".

"JE REPARLERAI AU PRÉSIDENT POUTINE"


Sur le volet de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a expliqué en avoir échangé avec Joe Biden. Paris et Washington "partagent la même vision des choses" : "continuer à aider l'Ukraine à résister, face aux bombardements de leurs infrastructures civiles (...) et tout faire pour mettre la pression sur la Russie pour qu'elle revienne à la table des négociations", a-t-il détaillé.


Le chef de l'État a affirmé être prêt à échanger à nouveau avec Vladimir Poutine, mais après s'être entretenu avec Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), avec qui la France "œuvre" déjà, "pour protéger la centrale de Zaporijia", cible de bombardements. "Il y a une chose que nous faisons, c'est veiller à ce qu'il n'y ait pas d'escalade sur le nucléaire civil", a-t-il lancé.


"Je reparlerai au président Poutine après avoir eu le directeur général de l'agence, en particulier sur le sujet du nucléaire civil", a-t-il annoncé, estimant qu'il fallait se concentrer sur des "sujets précis" dans ce dialogue avec Moscou. Quant aux semaines à venir, l'enjeu est plus largement d'"aider l'Ukraine à résister, continuer à aider militairement, éviter l'escalade (...) et préparer le dialogue le jour où tout le monde reviendra autour de la table", a poursuivi Emmanuel Macron.

"CE VOYAGE D'ÉTAT EST UNE RÉUSSITE"


Emmanuel Macron est également revenu sur sa visite d'État de plusieurs jours auprès du président américain Joe Biden, qu'il a décrit comme "un ami". "C'est une visite qui a répondu à nos attentes" et qui a été "une réussite", a-t-il assuré, en clôture de ce déplacement. "C'est la première visite d'État sous l'administration BidenCela marque l'intérêt pour la France, et à travers nous pour l'Europe", a-t-il tout d'abord avancé. 


Il a assuré avoir "mis les pieds dans le plat" dans ses échanges avec la Maison Blanche, en particulier au sujet "des règles pour développer l'industrie verte sur le sol américain qui sont en train de nous faire beaucoup de mal", a-t-il fustigé, en référence à un plan massif de 370 milliards de dollars débloqué par Joe Biden pour subventionner la transition écologique dans le pays, qui pourrait entraîner le report de projets prévus initialement en Europe aux États-Unis. 


"Il faut que l'Europe redevienne un élément important de la vie politique américaine et de ses décisions", a ainsi exhorté Emmanuel Macron. Le chef de l'État a demandé "des exemptions" pour des produits européens et scruter "au cas par cas les subventions", pour que "la compétition soit juste" et qu'il "n'y ait pas de déséquilibre" d'un continent à l'autre. Des discussions à ce sujet sont "en cours", a-t-il assuré. "Nous (les Européens), on doit aller plus vite (...) et réinvestir davantage, en européen", a-t-il ajouté, appelant notamment à "faire beaucoup plus d'hydrogène dans notre pays" et dans la construction de batteries.

BIENVENUE


Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans ce live pour suivre avec nous l'interview exclusive accordée par Emmanuel Macron à TF1 et LCI. Un entretien à suivre dans le JT de 13H de TF1, puis en intégralité sur LCI (canal 26) à partir de 17h.

Au dernier jour de sa visite d’État aux États-Unis, Emmanuel Macron nous a accordé un entretien exclusif. Une interview diffusée ce samedi 3 décembre dans le JT de 13H de TF1 et sur LCI (canal 26). Interrogé par Marie Chantrait, envoyée spéciale aux États-Unis, le président de la République s'est exprimé sur des sujets de politique internationale, de la guerre en Ukraine aux relations franco-américaines, mais aussi nationale, évoquant notamment la crise énergétique, le pouvoir d'achat ainsi que la réforme des retraites.


La rédaction de TF1info

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