Comme de tradition, le président de la République a adressé ses vœux aux Français ce dimanche à 20 heures.
Emmanuel Macron a évoqué les réformes parfois "impopulaires" de 2023 et promis de "tenir le cap" pour "libérer, protéger, unir".

POUR LE PEN, MACRON "NE FERA RIEN"

Pour la députée RN, le chef de l'État "se noie dans ses mensonges, inventant un pays sans crise du pouvoir d’achat ou sans violence".

RÉCAP

Du bilan de 2023 à l'"année de détermination" et de "fiertés françaises" que le chef de l'Etat dessine pour 2024, voici qu'il faut retenir de son allocution. 

FAURE POINTE "L'ABSENCE DE PERSPECTIVES"

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure brocarde une intervention "où la grandiloquence du verbe cherche à masquer l’absence de perspectives".

"VŒUX TROMPEURS", POUR ÉRIC CIOTTI

Le chef des Républicains ironise sur la formule du chef de l'Etat, qui promet que la France aura "dix ans d'avance en 2027".

"MALÉDICTIONS" POUR MÉLENCHON

Sur Twitter, le chef de file des Insoumis a réagi.

"TRÈS BELLE ET TRÈS HEUREUSE ANNÉE"

"Je vous souhaite une très belle et très heureuse année 2024. Pour que la France puisse s'unir, agir et resplendir. Qu'elle soit digne de 'l'indéfinissable splendeur de ceux qui sont destinés aux grandes entreprises" parce que c'est nous", conclut Emmanuel Macron en citant Gustave Flaubert. 

UN "MILLÉSIME FRANÇAIS"

"Oui, 2024 sera un millésime français. C'est une fois par décennie qu'on commémore avec cette ampleur notre Libération. Une fois par siècle que l'on accueille les Jeux olympiques et paralympiques. Une fois par millénaire que l'on rebâtit une cathédrale. Et une fois par génération que le destin de la suivante se joue comme il se joue maintenant."

2024, ANNÉE OLYMPIQUE

"En 2024, cette fierté française sera aussi sportive", se réjouit le président de la République. "Les Jeux olympiques et paralympiques seront, chez nous, en France, et ainsi comme chez eux, en métropole et en outre-mer". 

80 ANS DU DÉBARQUEMENT

"En 2024, nous célébrerons aussi notre Histoire, continue-t-il. Quatre-vingts ans après 1944, nous serons fiers de notre passé et de nos héros aux destins mêlés". 

NOTRE-DAME

L'année qui débute cette nuit sera, selon Emmanuel Macron, celle de "nos fiertés françaises". À commencer, déclare-t-il, par la réouverture de la cathédrale Notre-Dame le 8 décembre prochain, reconstruite en cinq ans.

L'ÉCHÉANCE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

Emmanuel Macron évoque les élections européennes de juin, un scrutin qui doit permettre, selon le Président, poursuivre "le réarmement de notre souveraineté européenne face aux périls : arrêter la Russie et soutenir les Ukrainiens ou céder aux puissances autoritaires en Ukraine" et le chef de l'Etat d'égrener "continuer l'Europe ou la bloquer", "pour suivre la transition écologique et productive ou revenir en arrière", "affirmer la force des démocraties libérales ou céder aux mensonges qui sèment le chaos."

2024, "UNE ANNÉE DE CHOIX DÉCISIFS"

"2024 sera aussi une année de choix décisifs. Nous aurons à faire un choix d'une Europe plus forte et souveraine, à la lumière de l'héritage de Jacques Delors (décédé le 27 décembre, ndlr). Une Europe qui oeuvre à la paix au Proche-Orient et sur son propre continent, en continuant à soutenir le peuple ukrainien et avec lui, notre sécurité, notre liberté et nos valeurs". 

ENVIRONNEMENT

"La France, qui produit déjà de l'électricité parmi les plus décarbonées d'Europe, sortira totalement du charbon d'ici à 2027. C'est ce même combat que nous porterons à l'international avec notre pacte pour les peuples et la planète." Emmanuel Macron donne rendez-vous aux Français "dans les prochaines semaines" pour expliquer "comment la Nation relèvera ces défis". 

SIMPLIFICATION

"En 2024, nous aurons à accélérer encore nos efforts et simplifier drastiquement la vie de nos entrepreneurs, nos agriculteurs, nos commerçants, nos artisans, nos élus et en particulier nos maires, et pour de nombreux secteurs, dont celui du logement", déclare Emmanuel Macron.

2024, UNE "ANNÉE DE DÉTERMINATION"

"Je sais bien sûr les impatiences, même si les premiers changements sont visibles. Je sais que vous voudriez que nous fassions plus vite. C'est pour atteindre cet objectif que l'année 2024 doit être une année de détermination. Agir, et agir encore, dans l'intérêt de la Nation". 

IMMIGRATION

"En matière d'immigration, la loi votée en décembre, comme l'accord conclu au niveau européen, nous donnent des instruments nécessaires pour faire mieux respecter les principes de la République", déclare le chef de l'État à propos de la loi Immigration qui, selon lui, permettra "à la fois de lutter contre les passeurs et l'immigration clandestine, et mieux intégrer ceux qui ont vocation à demeurer sur notre sol : réfugiés, étudiants, chercheurs, travailleurs". 

DES RÉFORMES NÉCESSAIRES

"En 2023, la France est sans doute l'un des pays occidentaux qui, en dépit du contexte, a pris le plus de décisions, conduit le plus de transformations. Certaines, comme la réforme des retraites, étaient, je le sais, impopulaires. Je les assume, car je m'y étais engagé et elles étaient nécessaires au pays", déclare Emmanuel Macron, remerciant "particulièrement" "la Première ministre et son gouvernement". 

"Depuis sept ans, là où vous m'avez placé, je tâche de rendre la France plus forte et plus juste, de libérer, de protéger, d'unir. Tel est le cap et nous le tenons. Il en fut de même en 2023"

"La peur du retour de la guerre, du déclassement, de la perte de contrôle sont bien là", reconnait le président de la République se disant "pourtant convaincu que dans ce contexte de crise peut naitre le meilleur".

L'INFLATION

"Marquée encore par la tension géopolitique croissante, les conséquences des dérèglements climatiques sur notre territoire, des actes terroristes sur notre sol. Des divisions, des gestes de haine, parfois, des violences, à plusieurs occasions qui fragilisent la cohésion de la Nation. Enfin, l’inflation a sévi qui rend tout plus difficile : se loger, se déplacer, faire ses courses."  

UNE ANNÉE DE CONFLITS

2023 aura été marquée par la poursuite de la guerre en Ukraine, la guerre aujourd’hui au Proche-Orient et les bombardements sur Gaza ; par les attaques terroristes du 7 octobre en Israël où 41 Français ont été assassinés, et je pense ce soir à leurs familles comme je pense aux familles de nos compatriotes encore retenus en otages, nous ne les oublions pas.

L'ALLOCUTION DU PRÉSIDENT

"En vous présentant mes vœux, je veux commencer par exprimer notre gratitude à tous pour nos compatriotes qui, ce soir encore, protègent, soignent, aident, assurent la continuité de la vie de la Nation.  


Grâce à eux, nous pouvons passer ces moments d’une année à l’autre en famille et avec nos proches. Et en ces instants, je veux dire particulièrement mon affection à ceux qui sont malades ou resteront seuls."  

"UNITÉ"

Après une année 2023 riche en crises et polémiques, de la réforme des retraites à celle sur l'immigration en passant par les émeutes urbaines de l'été ou ses récents propos controversés sur Gérard Depardieu, son discours sera placé sous le signe de "l'unité", relève un conseiller.

BONSOIR

Ce dimanche, Emmanuel Macron doit adresser un message d'"unité" dans ses traditionnels vœux aux Français. Le chef de l'Etat, après avoir passé quelques jours au Fort de Brégançon, la résidence présidentielle sur la Côte d'Azur, va dévoiler, dans son allocution qui débute à 20H, à suivre sur TF1, MYTF1 et LCI (canal 26), le "nouveau cap" envisagé pour 2024. 

C'est un exercice imposé avant d'entrer dans une nouvelle année. Ce dimanche à 20 heures, le président de la République va adresser ses vœux pour l'année 2024. Un message au cours duquel Emmanuel Macron devrait insister sur les grands rendez-vous à venir. Ceux qui doivent rassembler les Français, comme les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la réouverture de la cathédrale Notre-Dame et le 80ᵉ anniversaire du Débarquement en Normandie.

Si cette allocution doit permettre d'envoyer un "message d'unité" après une année mouvementée, elle devrait aussi être l'occasion pour Emmanuel Macron d'insuffler un peu plus d'optimisme et de consensus. Mais aussi de révéler quelques-unes des "pistes des grandes réformes à venir", selon les confessions d'un conseiller présidentiel à notre service politique. De quoi amorcer la relance d'un quinquennat à la peine à quelques mois des élections européennes, avec un Rassemblement national favori dans les sondages.


La rédaction de TF1info

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